Voilier au Panama (hum!)

Pour nos fidèles lecteurs, les aventures se poursuivent dans une région tout à fait différente. Nous tenterons de vous faire partager nos joies ainsi que nos peines tout en vous faisant découvrir notre perception de ces pays lointains.

Une courte aventure à Panama

Samedi 23 janvier (jour 1)
Départ de Dorval très tôt le matin. Tout se déroule bien à part le véhicule qui transporte les valises qui dérape sur la glace et accroche l’aile de notre avion. Après un court délai nous sommes transférés sur une autre compagnie aérienne. Lors de notre escale à New York, nous avons déjà un avant goût des comportements excessifs des Panaméins. Ils ont vraiment le sang chaud: tout le monde se bouscule et crit pour embarquer les premiers dans l’avion. Ça commence bien!
Nous arrivons à la noirceur dans la ville de Panama. Par mesure de sécurité, nous prenons un taxi pour se rendre à notre hotel recommendé par l’agence touristique de l’aéroport. Dans le taxi, le chauffeur nous déconseille fortement cet hotel et nous amène à un autre endroit. Très naif… nous réaliserons plus tard qu’il a sûrement un pourcentage sur l’hotel qu’il nous recommande puisqu’il est ami avec tout le monde. C’est à notre tour de se faire crosser et ça ne fait que commencer.
Tranquilles dans notre chambre à eau froide, nous décidons de commender un léger repas (pizza et frites)… Nous réaliserons avec amusement que notre espagnol est à perfectionner car nous devons manger une pizza avec… des oeufs grillés. On apprend de nos erreurs! Bon dodo mérité.

Dimanche 24 janvier (jour 2)
Nous partons à la recherche d’un voilier pour commencer nos aventures. Les recherches s’avèrent difficiles surtout un dimanche où tout est fermé. Par contre, nous avons la chance d’être escorté par un policier en vélo pour nous rendre à la station d’autobus… Est-ce pour notre sécurité ou pour mieux nous crosser sur le prix de l’autobus?
En après midi, nous partons en randonné dans un parc nationnal de Panama. La végétation est imperssionnante mais se qui captive le plus notre attention ce sont les milliers de fourmis qui se promènent à la queue leu-leu avec un énorme bout de feuilles. On a aussi la chance d’observer plusieurs oiseaux exotiques. Il fait très chaud.
Dans la ville, c’est remarquable la quantité de taxis qui passent à chaque minute… chaque seconde. De plus, il faut s’habituer au bruit continuel du klaxon, qui semble être indispensable à leur survit, ainsi que le prix très variable.
En soirée, nous soupons par hazard dans le plus gros restaurant du pays. Il est sûrement aussi côté le plus k-10. Les prix sont abordables et il est spécial de souper au bord d’une immense fontaine et d’un ruisseau rempli de poissons.

Lundi 25 janvier (jour 3)
Tel que recommandé la veille, nous partons pour Balboa Yates Club. Une marina qui semble être un bon endroit pour nos recherches. C’est très gênant de parler au gens pour embarquer sur leur bateau. Nous prenons notre courage à deux mains et commençons à parler à deux Hollandais. Malheureusement, ils sont nos compétiteurs car ils recherches eux aussi un bateau pour traverser en Amérique du Sud. Nous partons marcher sur le quai et croisons par hazard un capitaine Québécois. Il reste à Vancouver et sa femme vient des Îles Fiji. Ils ont deux enfants (fille de 8 ans et garçon et 5 ans). Ils partent pour la Guadeloupe en passant par le Vénézuela. C’est la deal parfait pour tout le monde. Nous passons le reste de la journée pour les derniers préparatifs et j’ai la joie de connaître les premiers symptome du mal de mer en couchant sur les divants de la cuisine du voilier. C’est un voilier de 40 pieds en acier avec un seul mat.

Mardi 26 janvier (jour 4)
Nous apprenons que la traverse du canal de Panama va se faire jeudi matin. Nous profitons de la journée pour faire les préparatifs et connaître la petite famille. Les enfants sont adorables. Ils sont intelligents, sociables, drôles, généreux… La fille adore apprendre en notre compagnie, elle parle très bien le français. Le garçon est actif comme je les aime et attachant au maximum. En très peu de temps il y a une belle complicité entre nous et les enfants. La femmes est très douce et gentille. Elle semble épuisée par le voyage puisqu’elle vit sur la mer depuis 5 mois en ayant beaucoup de responsabilités. Elle a toujours un beau sourire et semble apprécier notre compagnie. Pour le capitaine, c’est plus délicat… à première vue il semble correct mais certain côté de sa personnalité sont… à discuter. Surtout son attitude avec sa femme et ses enfants. Nous verrons!

Dernière journée de préparatif sur le bateau. Je commence à m’habituer au mal de mer (on est encore ancré!!).
Les frais sur le bateau s’élèvent à 10 dollars us par personne incluant tout… même la bouffe. Ce n’est pas trop pire!

Jeudi 28 janvier (jour 6)

Finalement c’est le grand jour pour la traverse du canal. On se lève à cinq heure pour apprendre que le départ est annulé. Nous sommes 12 personnes sur le bateau pour la traverse alors tout le monde se pompe pour se révolter contre cette décision ridicule. C’est une erreur de leur part. Nous rassemblons nos énergies pour écrire une lettre en espagnol pour leur faire une plainte officielle, réclamant tous les frais encourus par ce retard. Il semble qu’un miracle se produise puisqu’à 11h00 nous traversons ce fameux canal qui comprend trois écluse pour s’élever au dessus des montagnes et trois autres pour redescendre de l’autre côté dans l’atlantique. La traversée exige certaines manoeuvres de cordes pour retenir le voilier au centre de l’écluse. Tout l’équipage fait une très bonne job. Il est trop tard pour exécuter toute la traverse alors on dort sur le lac, 160 pieds au-dessus du niveau de la mer.

Vendredi 29 janvier (jour 7)
Le départ est encore retardé alors on en profite pour se baigner et plonger avec les enfants nous avons beaucoup de plaisir. En après midi, nous complétons la traversée et débarquons une partie de l’équipage. Nous sommes donc maintenant 8 sur le bateau. La famille, un jeune couple venant d’Australie et de l’Angleterre ainsi que nous. Nous occupons la journée à parler, se faire bronzer, admirer les paysages, s’amuser et apprendre avec les enfants. Évidemment on se partage les tâches de cuisine et d’aide sur le voilier.
En relaxant après le soupé nos doutes sur le capitaine commence à se confirmer. Il n’est vraiment pas patient avec sa femme et ses enfants. Ils boient beaucoup de bières et nous confie son passé illicite. Il n’a pas ramassé son argent de la façon la plus honnête… Je commence à me sentir mal. Il y a trop de valeurs qui ne respecte pas les nôtres… surtout dans son attitude autoritaire et brusque avec sa famille. Je ne peux pas me sauver du voilier en pleine mer alors je donne toute mon énergie aux enfants pour compenser ce qu’ils peuvent vivre avec leur père. La mère n’est pas plus heureuse dans cette situation et elle se confie à nous… Sa cultutre est tellement différente qu’elle n’arrive pas à prendre des gestes concrets. Elle apprécie la relation que nous partageons dans notre couple. De son côté elle a vécu un mariage organisé. J’imagine qu’il y a des hauts et des bas.

Samedi 30 janvier (jour 8)
– Jolène: Nous partons en mer en direction des iles de San Blas. Il y a énormément de vent et de vagues. Après quelques minutes, je me sens déjà très mal. Je prends des « Gravoles » mais il est trop tard, je suis couchée sur le pont du voilier avec un énorme mal de coeur. J’aimerais être sur une autre planète. Je ne cesse de vomir c’est horrible. Tout l’équipage est malade sauf les trois hommes. Il y a du vomi partout dans la toilette. C’est une journée très chaude. Je me couche en petite boule près de mon homme qui s’amuse à piloter le voilier. Il arrive à avoir du plaisir tout en s’occupant de sa petite femme qui est malade toute la journée. C’est un vrai enfer en plus du soleil qui brule la peau. Heureusement certaines partiee étaient recouvertes mais Martin à le cou et le visage rouge et moi j’ai une partie du bras et du visage brulées. C’est la joie de vivre sur un bateau. Je commence à plaindre la mère et les enfants. Mes angoisses augmentent à chaque jour. Heureusement nous dormons à l’abris des vagues donc le mal de mer se passe.

Dimanche 31 janvier (jour 9)
On ne peut pas naviguer à cause du vent et des vagues. Le capitaine choisit de changer son itinéraire puisqu’il vient de réaliser que passer par l’Amérique du Sud est très difficile. On est découragé car il va passer par la Jamaïque alors le trajet va prendre plus d’un mois. Nous n’avons pas l’intention d’endurer la situation aussi longtemps. Autant pour le mal de mer que pour l’atmosphère qui se dégage. Pourtant nous sommes déchirés car nous adorons les enfants et nous ne voulons pas les abandonner ainsi. Nous cherchons un autre voilier mais n’en trouvons pas. Nous décidons de partir le lendemain matin pour revenir sur nos pas à Panama City. Il va nous reconduire sur le bord de la côte avec son dinguy pour pouvoir prendre l’autobus. Nous devons donc supporter patiemment la situation une autre journée. Avec nous la relation est correct mais avec la famille c’est…
Dans l’après midi, nous décidons d’aller tout le monde sur une petit île avec le dinguy. Nous aurons la plus spéciale et trippante après-midi. À notre arrivé, trois singes nous accueuillent. Le papa, la maman et son petit sur son dos. Au début nous avons peur mais ils sont rapidement apprivoisés. Ils partagent notre pic-nic. Nous avons pas le choix ils nous l’enlèvent des mains. Les enfants trippent ainsi que nous tous. En après midi, la maman tombe en amour avec Martin. Elle s’accroche sur son dos, le caresse et lui enlève ses poux. Martin trouve qu’elle put énormément. Nous sommes tous tordus de rire car elle refuse de le lâcher. Malheureusement, la fille du couple se fait mordre par le singe en tentant de lui retirer un bout de papier. Nous devons aller sur le bord du village pour trouver un médecin. L’histoire se termine bien puisque la morsure n’est pas grave. Pendant ce temps, le capitaine a négocié l’achat d’un bébé singe pour amener sur son bateau. C’est un acheteur impulsif qui oubli de considérer les opinions de sa femme et les conséquences de naviguer avec un singe à bord. Le singe est très « cute » mais son arrivé sur le voilier ne va pas améliorer les tensions déjà désagréables. Il est temps que nous partions car ça commence à être l’enfer…

Lundi 1 février (jour 10)
On se lève très tôt (5h30am) pour être certain de ne pas manquer le bus qui part du petit village en direction de Colon. Comme on pouvait s’y attendre, le capitaine ne veut pas se lever pour nous reconduire avec son zodiac sur le bord de la rive. On doit patienter une heure que Monsieur se lève. On fait des adieux émotifs à la mère et aux enfants qui en su rapidement gagner une place dans notre coeur. Après de longues heures de bus en tape cul, on marche dans Panama City pour se trouver un avion en direction de l’Amérique du Sud. À 9h00 pm nous sommes en direction de Quito, capitale de l’ÉQUATEUR. On arrive en plaine nuit mais notre petit guide du routard (livre très pratique en général…) nous conduit dans un hotel chaleureux pour les voyageurs.

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