Pérou

Mercredi 17 mars (jour 54)

Nous avons beaucoup d’émotions sur le sens du voyage. On sent qu’on vient de perdre une semaine précieuse… On a besoin de travailler… apprendre… se sentir utile. On cherche des solutions. Mais d’abord, on doit aller à la banque car nous n’avons absolument rien sur nous. De plus, on doit se démêler dans la folie des bus de cette immense ville pour trouver un endroit pour faire du lavage. Martin stress avec le pick pocket des grandes villes, surtout que Lima n’a pas une bonne réputation. Nous découvrons en route notre première vrai épicerie depuis le début du voyage. Nous achetons des fruits car nous commencions à être carencés… Par contre les prix sont très nord Américains! En soirée, on se balade sur une rue piétonnière très animée par les vendeurs à chaque pas et les nombreux touristes. On goûte à une pâtisserie typique exquise qui est comme un gros beigne long fourré au caramel et trempé dans le sucre… chaud. C’est un régal à 25 cent (Churros).

Jeudi 18 mars (jour 55)

On perd encore du temps car un couple dans notre hotel nous a parlé d’un projet de bénévole avec les jeunes de la rue à Lima. On attend pour avoir plus d’informations et l’on tente de figurer le meilleur trajet possible dans le temps qu’il nous reste. On décide finalement de faire la côte du Pérou car la température est favorable, ensuite la Bolivie, le Chili si nous avons du temps et on terminera par le Pérou. On ne veut plus perdre de temps car ça nous a démotivé… Nous sommes près pour repartir à l’aventure de façon intensive! On part pour Pisco (5 heures de bus au sud de Lima)… jolie ville cotière avec un accueil plus qu’envahissant. Avant même d’être sortie de l’autobus, nous sommes encerclés de personnes qui nous proposent leur hotel et leur tour organisé. Heureusement, les gens sont très sympatiques. Après avoir choisi notre excusion pour le lendemain, on parle avec des jeunes à la Plaza de Armas. Les enfants sont farceurs et nous avons du plaisir à jaser avec eux. Nous leur offrons une carte du Canada à chacun, ils sont fiers et ne cessent de l’admirer. Ce fut une belle soirée en agréable compagnie!

Vendredi 19 mars (jour 56)

Visite de l’Isla Bellestas en avant midi. Nous avons la chance d’avoir une guide dynamique qui parle même le français.L’Île est un vrai Galapagos à un prix très abordable. Il y a des milliers d’oiseaux qui vivent sur l’île (condor, vautour, cormoran, pélican, mouette, fou de bassan, oiseau à pattes rouges et d’autres dont on ne se rappel pas leur nom…). L’île est tellement remplie de crottes de moineaux qu’elle est rendue complètement blanche. Il parrait qu’à chaque 4 ans ils engagent du monde pour récolter cette merde pour en faire de l’engrais pour les plantes… Qui aurait cru que leur marde était une petite richesse. Pendant la balade, il faut d’ailleur faire attention aux cadeaux qui tombent du ciel si l’on ne veut pas rapporter un souvenir dégoutant dans nos cheveux… De plus, l’île est le paradis des lions de mer (phoques). On peut en observer des milliers de très près. On entend leur cri résonner dans la caverne. Le spectacle est extraordinaire. Sans oublier un endroit particulier qu’il nomme la maternité où l’on peut observer une quantité énorme de bébés phoques qui apprennent à vivre dans le troupeau. WOW! L’Île est un paradis à ne pas manquer.

En après midi, la balade se poursuit par la visite du Parc de Paracas. Pour se rendre, on doit rouler dans un désert de sel où l’on voit à peine la route. Paysage très spécial. On commence par visiter un musée presqu’intéressant. Il y a des tombeaux avec des momies et nous sommes fascinés de voir les cranes très allongés des cadavres. Il parait qu’il mettait des bandeaux très serrés sur la tête des enfants pour allonger les cranes. Ça déterminait le rang social des individus mais ça devait aussi détruire certaine capacité cérébrale. Ensuite, on fait une promenade sur une plage magnifique et l’on dîne à un endroit de rêve… par contre les prix sont en fonction de la beauté du décor… Très exceptionnel!

Au retour, nous prenons immédiatement un bus en direction de Nazca (ville plus au sud à 5hrs de bus). Un monsieur veut nous convaincre d’aller dans son hotel et de prendre son tour organisé. Je suis froide et indifférente ce qui fait descendre beaucoup ses prix. Martin est presque gêné par ma façon de barguiner… Mais très content de payer si peu (avec la pratique on s’améliore. Maman tu serais fière de ta fille, je commence à être moins nièseuse)!

Samedi 20 mars (jour 57)

Très tôt le matin, on prend le taxi pour aller voir les lignes de Nazca en avion. Ce sont des symboles anciens gravés dans le sol depuis des miliers d’années. Différentes explications possibles pour justifier la présence des lignes (étoiles, extra terrestre…) C’est très trippant d’embarquer dans un petit avion six places pour admirer les différents symboles (araignée, singe, chien, lézard, spirale, astronaute, …). Le seul problème c’est d’être une petite nature et de passer la moitié du temps à observer le fond du sac… quand on est malade… Martin a par contre trouvé son expérience très trippante… Moi… entre deux vomis… le paysage était fascinant… Par chance que le tour durait seulement 35 minutes! On doit attendre notre bus pour la prochaine ville, Arequipa, jusqu’à 11h00 du soir donc on passe la journée à se balader dans la ville… on se fait évidemment quêter par les enfants (on s’habitue!). Martin réalise avec joie qu’internet n’est pas trop dispendieux alors il en profite. En soirée on écoute un film sur le Pérou dans une hotel et on écoute un groupe qui joue de la musique typique. On découvre un autre bon déssert typique (grosse galette de caramel et de coco) qu’il nomme alfajor… Mum! On passe la nuit à tenter de dormir dans le bus qui se rend à Arequipa (9hrs de bus près de ravins dans un autobus qui ne semble pas toujours sécuritaire… Je fais des cauchemars!)

Dimanche 21 mars (jour 58)

Mes inquiétudes étaient justifiées. À 6hrs du matin on se réveil pour réaliser que le bus est en panne sur le bord de la route… On doit transférer dans un autre bus qui passe et terminer le trajet debout. On arrive à Arequipa, grande ville entouré de volcan où l’on se trouve un hotel et un tour pour le lendemain. On visite la ville mais nous sommes extrêment fatigués (peu de dodo dans le bus!). Pendant le souper, on goûte à un thé de coca… Martin dit que ça va nous donner de l’énergie! Un peu amer mais intéressant de boire une boisson qui est interdite au Canada…

Lundi 22 mars (jour 59)

On part pour deux jours pour visiter la Valle del Colca et ses environs. Nous avons la chance d’avoir une guide dynamique et trippante avec un groupe multiculturel très agréable (3 Allemands, 2 Norvégiennes, 2 Anglaises, 1 Argentinienne, 1 Américain, 2 British Colombien et… 2 Québécois!). On doit rouler 5 heures dans une petite camionnette inconfortable sur une route cabosseuse non asphaltée. On fait plusieurs arrêts en route… D’abord pour prendre une pilule de glucose pour l’altitude… ensuite pour chiquer des feuilles de coca pour réduire les effets des hauteurs (à part engourdir la joue et donner mal au coeur nous ne voyons pas beaucoup d’effets!). Sur la route, nous avons la chance d’admirer l’animal typique du Pérou soit l’Alpaca (genre de lama). Il y a plusieurs troupeaux qui se promènent dans un décor enchanteur de volcans et de paysage sublime… vive la photo! On s’arrête pour dîner dans un resto typique où l’on mange de l’alpaca… C’est cruel de l’admirer dans la vallée puis ensuite de l’admirer dans notre assiette! Pendant une balade dans le village de Chivay, nous achetons un petit jeu de monopoly… nous trouvions trop cute de voir le même jeu qu’à Montréal mais avec tous les noms de villes du Pérou. Ensuite, nous partons se baigner dans un bain thermique propre avec un paysage spendide. Finalement, nous soupons dans un resto typique… avec un groupe de musiciens typiques…. qui jouent de la musique typique… pendant que nous dansons de façon typique… Tout le monde s’amuse et nous passons une agréable soirée!

Mardi 23 mars (jour 60)

On doit se lever à 5h30 pour les visites. On commence par arrêter dans un charmant village où les maisons sont toutes construites en pierre avec un toît (s’il y en a un!) en paille. Il fait froid et les enfants ont les petites joues rouges (il parrait que c’est l’altitude qui augmente les globules rouges). Les familles sont extrêmement pauvres mais ils sont beaux et attachants. Une enfant se balade avec son bébé alpaca en laisse. Nous sommes étonnés par la douceur de son pelage (nous avons acheté des petites tuques qui témoignent de la douceur!). Sur la route, on croise des troupeaux d’animaux de toutes sortes (vaches, moutons, chèvres, cochons, ânes) avec évidemment des chiens et des chats. Nous avons même la chance de voir des chinchilas sur le bord de la route. Les paysages du Canyon sont absolument grandioses, on apprend sur leur culture et c’est très intéressant. Malheureusement, lorsqu’on arrive au point culminant de notre excursion, il y a trop de brume pour observer les condors dans le creux de la vallée. Le paysage est par contre très beau et nous avons la chance d’en voir un plus loin lors de notre retour. Tout le monde dans le groupe est très épuisé alors on entend presque ronfler sur le pénible 5hrs de trajet de retour. En soirée Martin est fièvreux alors il se couche très tôt!

Mercredi 24 mars (jour 61) (un tier du voyage!)

Martin est encore faible et fièvreux. On prend ça relaxe puisque de toute façon notre train pour Puno est seulement à 9hrs du soir. On va à la banque, achat de petits souvenirs et évidemment… internet! Fidèle à eux-même, le train part avec quelques heures de retard. Tous les touristes sont entassés dans le même wagon avec les énormes pack sac qui prennent toute la place. Martin trouve le trajet pénible car la fièvre et le flux à fait gonfler ses hémoroïdes… être assi pendant de longues heures est une épreuve difficile.

Jeudi 25 mars (jour 62)

On se fait proposer un hotel qui semble intéressant dans le train et il inclus le transport d’une heure pour se rendre à Puno (puisque le train nous débarque à Juliaca). Évidemment, il y avait une attrape dans le deal mais nous commençons à avoir l’habitude alors chialer en espagnol se fait de mieux en mieux. Ils nous conduit donc dans une autre hotel au même prix mais avec nos conditions. Ensuite, il tente de nous vendre son tour organisé à un prix exceptionnel. Nous préférerions d’abord comparer avec d’autres agences dans la rue mais il menace que son prix unique n’est valide que pour immédiatement. Martin rage mais nous nous plions à sa culture où la confiance est très importante… Évidemment, après vérification, toutes les agences offraient les mêmes tarifs non exceptionnels. Martin est malade toute la journée alors j’en profite pour faire des petites emplettes de femme. C’est la ville de rêve pour tout le linge fait en laine d’alpaca (lama)… Vive les dépenses pendant l’absence de mon homme! Par contre, je dois aussi diner et souper seule dans des petits restos minables. La bouffe est typiquement dégueux mais très économique. Au Pérou, il faut absolument pomper notre eau car elle est très dispendieuse… Je réalise combien c’est une job plate quand mon homme est malade!

Vendredi 26 mars (jour 63)

On part en bateau pour la visite des îles du Lac Titicaca (frontière entre Pérou et Bolivie). Malheureusement, Martin est encore malade et il a de plus en plus de difficulté à marcher à cause des bourgeons dans son anus. Il passe presque que tout le trajet de bateau à dormir (3 heures). Nous faisons un premier arrêt sur une île flottante (Los Uros). Elle est entièrement faite de roseaux que les habitants (environ 10 familles) renouvellent régulièrement pour ne pas disparaître dans l’eau. Très spécial de marcher sur ce sol humide et moelleux. Les habitants construisent leur bateau, leur maison, leur brosse à dent, leur plancher avec cette paille et c’est même l’aliment de base de leur alimentation. Sur l’île, on peut admirer les enfants courir nu pied dans la paille avec leur petit visage crotté et la morve au nez. C’est une image précieuse que nous garderons longtemps dans notre coeur. L’aventure exceptionnelle se poursuit lors de notre arrivée sur l’île Amantani. C’est un village purement typique où il n’y a pas de voitures, de polices n’y d’électricité. Nous sommes hébergés dans une famille ayant 5 enfants et habitant dans l’équivalent d’un mini trois et demi où la « toilette » (trou dans la terre) mesure environ deux pieds carrés. La cuisine sans fenêtre est faite de terre et il est impossible de se mettre debout. Seul trois petites personnes peuvent y pénétrer en rampant et l’on peut faire cuire la nourriture au dessus d’un feu sans cheminée qui emboucane toute la minuscule pièce lors de la cuisson. Nous avons évidemment droit à leur cuisine typique très variée: Riz, riz, riz,… patates frites, oeufs frits et beignets frits pour les trois repas! Quelle alimentation équilibrée! En après-midi, nous faisons une balade sur l’île (très difficile d’ascencion car c’est le lac le plus haut au monde: 3700m!). Martin doit rester couché car ses malaises commencent à être douleureux. On se couche tôt mais la douleur empêche Martin de dormir. On jase une partie de la nuit pour lui changer les idées.

Samedi 27 mars (jour64)

Je mange comme une cochonne des beignes frits pour déjeuner (mauvais pour la santé mais bon au gout!). On fait nos adieux dispendieux à la famille qui réclame un petit supplément. On leur donne l’équivalent de 4 $. C’est énorme quand on sait qu’envoyer leur enfant dans un collège privé coûte seulement 5 $ par mois donc 50 $ par année. Désolé pour les parents qui dépensent une fortune pour les collèges privés du Québec. On se dirige ensuite vers la dernière île du Pérou qui se nomme Taquile. C’est une île intéressante à visiter car elle a conservé tous ses attraits typiques et elle est communiste. De notre côté, nous visitons la clinique de santé car Martin a l’anus en feu… Les seuls outils médicaux que l’on retrouve dans la clinique c’est des gants de plastique et une bombonne d’oxygène. Il n’y a même pas de porte dans la salle d’examen. Le personnel est tout de même très gentil et recommande à Martin de se faire enlever ses hémoroïdes le plus rapidement possible car il s’est formé des caillots de sang qui peuvent être dangereux. La consultation coûte un gros dollar can. On termine la visite de l’île et l’on doit faire trois heures de bateau avant de revenir sur la terre ferme. Martin doit s’asseoir sur un beigne pour éviter la pression. De retour à Puno, nous sommes acueillis dans l’hopital avec des prix pour touriste. Nous apprenons qu’il n’y aura pas de médecin disponible avant lundi…

Dimanche 28 mars (jour 65)

Nous partons en bus en direction de Cuzco. Dans le bus, nous avons l’occasion de voir le film (Alive). C’est l’histoire d’un avion qui crash dans les Andes et les survivants doivent manger les morts pendant 61 jours pour survivre… C’est très sécurisant comme film!). Rendu en ville, nous prenons tranquillement une balade (l’anus de Martin nous oblige à marcher lentement) et nous soupons dans un très bon (pour une fois) restaurant mexicain. Martin apprend qu’on se contract souvent l’anus dans une journée. Il insiste pour qu’on prenne conscience qu’on se le contracte en toussant, en riant, en descendant une marche en apitchoumant,… C’est précieux un anus dans une vie surtout avec des douleurs d’HOMME!

Lundi 29 mars (jour 66)

Journée hospital. On commence par régler les assurances puis on se rend à l’hospital du peuple qui coûte 5$ pour la chirurgie sauf… C’est comme le bordel dans les corridors, on se sent dans un zoo sans aucune logique. Tout le monde pousse à chaque comptoir sans savoir s’ils sont aux bons endroits. Les gens ouvrent les portent pendant les consultations, la propreté laisse à désirer et évidemment c’est impossible d’avoir l’opération la journée même… Martin capotte et sa patience commence à être à boutte lorsqu’il se fait pousser dans le cul par les grosses Madames pattes gauches trop pressées. On s’enfuit pour aller dans une clinique privée. Le service est express… ainsi que les prix… (quoique nettement moins pire qu’aux États Unis!). Après 30 minutes, Martin reçoit son épydurale pour effectuer l’opération pendant que je me grouille pour récupérer nos bagages à l’hotel. Je suis inquiète mais tout se déroule bien. Martin sort une heure et demi plus tard avec le sourire… Il ne sent plus ses jambes, c’est bizzard mais il est surtout inquiet de ne pas sentir son organe… Même après mon test personnel, il n’y avait aucune réaction! Le moral est bon sauf au moment du dégel vers 6h00pm. C’est un long calvaire qui commence. La souffrance est intense et les piqûres ne semblent pas faire effet. C’est atroce de voir son homme le visage défiguré par la douleur. Parfois c’est trop difficile je dois sortir de la pièce pour quelques minutes. Je commence à comprendre les hommes qui tombent dans les pommes lors de l’accouchement de leur femme. Mon Martin est courageux et endure l’enfer pendant plus de deux heures. Je suis soulagée de le voir s’endormir vers 8h30pm. Je peux veiller sur lui toute la nuit car ils m’ont organisé un lit dans la chambre.

Mardi 30 mars (jour 67)

La douleur commence à diminuer. On passe le temps en tappant à l’ordinateur, faisant l’album, jeux de dés, de cartes et siestes fréquentes. Le médecin vient vérifier, il ne comprend pas pourquoi des Canadiens ne parlent pas l’anglais, nous n’osons pas lui avouer que c’est seulement son anglais qui est horrible. D’ailleurs son espagnol est aussi mal articulé. Les douleurs viennent et partent pendant la journée. Martin est grincheux… Quand il est malade, il perd sa patience et rien n’est assez vite à son goût. Malheureusement, je ne peux pas lui taper les fesses pour le dompter. En soirée, il est heureux de parler à sa mère au téléphone bien que la balade fut un peu douleureuse. La douleur le réveil à deux reprises pendant la nuit. Lâche pas mon petit Pompon!

Mercredi 31 mars (jour 68)

Martin a une petite déprime. Il est écoeuré de se faire harceler par le personnel de l’hospital qui veulent constamment replacer les couvertures et surtout de se faire regarder les organes par tout le monde à chaque fois qu’il doit prendre un trempage pour son anus. C’est pénible l’hospital pour tout le monde et ici la langue est difficile pour se faire comprendre et les coutumes sont différentes. On ne boit pas leur thé et leur jus de papaye dégeux ainsi que leur croutons secs pour déjeuner… Évidemment du riz, du riz et du riz… Quoique pour la bouffe Martin n’en souffre pas trop car il refuse de manger par peur d’aller à la toilette alors je me tappe cette super bouffe! Pour se remonter le moral, nous jouons une game de notre super monopoly Péruvien. Martin gagne… Ça faisait partie de ma thérapie pour lui remonter le moral! Petite sieste pour récupérer en après-midi et l’on écoute La petite maison dans la prairie… ainsi que nos téléromans… Martin commence à maigrir à vu d’oeil… malheureusement, je m’ennuis tellement que je mange des cochonneries toutes la journée alors je prends les livres qu’il perd… Pas de gaspillage!

Jeudi 1 avril (JOUR 69)

Poisson d’avril pour notre 69ième jour de voyage… Pas le temps du 69 avec l’anus de Martin!

Martin doit aller à la toilette pendant la nuit… L’enfer recommence pour quelques heures. J’espère que les souffrances achèvent car c’est difficile de voir ceux qu’on aime souffrir. C’est dans ces moments qu’on réalise qu’on tient beaucoup à l’autre et qu’il est précieux pour nous. Nous avons beaucoup de temps pour réfléchir et discuter. On décide de rester une nuit de plus car les soins seront plus difficiles à l’hotel. On termine la soirée en écoutant un bon film couché côte à côte dans le petit lit en nous serrant la main… Nous rêvons au Machu Picchu qui nous attend très bientôt!

Vendredi 2 avril (jou 70)

Nous nous préparons pour quitter l’hospital. Nous réglons la facture. Ici chaque piqûre, chaque gant, chaque crème est payé directement par le patient. On se rend à l’hotel pour relaxer et guérir le plus rapidement possible. C’est de mieux en mieux à chaque jour. Il reste seulement les moments de toilettes qui sont vraiment pénibles et les déplacement qui sont très lents. On pense parfois qu’il est bizzard que ni lui, ni moi ayons eut besoin de dormir dans une hospital pendant toute notre vie et maintenant que nous sommes en voyage, nous devons nous taper chacune semaine dans des pays étrangés, tous les deux de façon plus ou moins direct avec la diarrhé… Shit!

En soirée, nous prenons notre première marche depuis une semaine… Nous voulions voir du monde alors nous sommes servit car c’est le défilé du vendredi Saint. C’est simple mais divertissant!

Samedi 3 avril (jour 71)

Journée tranquille de récupération. On commence à trouver le temps long mais il faut attendre que l’anus soit complètement guérit avant d’entreprendre nos aventures. Heureusement, nous sommes dans une ville où ils vendent des Churros (patisserie exquise du Pérou) alors nous avons quelques moments de bonheur intense!

À chaque fois que nous avons des moments morts dans le voyage, nous nous ennuyons de notre travail… Nous achetons des livres en espagnol sur l’ingénérie et l’éducation!

Dimanche 4 avril (jour 72)

Pendant que Martin se repose, je pars visiter un marché. Je suis la seule touriste alors on me regarde comme une extraterrestre… Pourtant c’est moi qui est traumatisée par leur marché et qui devrait les dévisager. Dans la section des vendeurs de bouffe, il y a des charcuteries extérieurs où s’entassent les pattes, les têtes, les organes, la peau et le poil du bétail tout sur le même bout de trottoir au soleil. Sans oublier la maman qui change la couche de son enfant sur le dessus de la viande et enroule son bébé dans une couverture souillée par le sang de la chair… Les odeurs de bouffe se mélangent dans mes narines pour faire une composition très peu appétissant. Je préfaire marcher dans la section des fruits ou des fleurs. Les fromages qui pourissent au soleil avec les mouches briseraient le coeur aux grands amateurs. Je comprends pourquoi ce n’est pas un marché pour les touristes!

En après-midi, nous faisons une balade sur la Plaza de Armas… Beaucoup plus artisanal et touristique. Nous faisons quelques petits achats pour avoir un souvenir de Cuzco. Nous marchons dans d’étroites ruelles avec des murs formés par des grosses pierres incroyablements ajustées les une avec les autres. C’est de l’art Inca qui a survécu à l’envahissement des Espagnols.

En soirée, Martin avale son premier vrai repas depuis plus d’une semaine… Vous devriez admirer sa nouvelle taille de guêpe! Espérons que le chocolat de Pâques ne fera pas trop de ravage…

Lundi 5 avril (jour 73)

Dernière journée de tétage… et de rétablissement… C’est le test ultime pour accoucher des étroncs sans trop de douleur. Bon courage à Martin! Balade en ville pour réserver notre fameux chemin des Incas (Machu Picchu). Nous rencontrons un Québécois qui décide de partager cette grande aventure dans le même groupe que nous… Préparation et exitation dans l’air!

Mardi 6 avril (jour 74)

Réveil très tôt pour la journée tant attendue! Le bus vient nous chercher et lorsque nous sommes complets pour le grand départ, la personne qui nous avait promis être notre guide débarque et est substitué par un bizard qui dort pendant tout le trajet. Ainsi il ne faut jamais se fier à ce qu’ils disent… Il y a toujours 50% de bullshit! Nous sommes déçus mais il faut vivre avec les événements. Pendant les 3 heures de bus, nous avons droit à des paysages sublimes que nous voyons de très près car la route est tellement étroite que les branches peuvent pénétrer dans le bus et le troupeau de chèvres que l’on croise nous oblige à arrêter. En fait la route est tellement médiocre que le chauffeur doit sortir à certains endroits pour s’assurer de ne pas tomber dans les ravins ou les rivères que nous traversons. Ça promet pour l’aventure! À notre arrivée, notre guide se réveille enfin et fait un speach qui le remonte dans notre estime… Il semble avoir à coeur son travail et nous répète que les 4 jours de marche ne sont pas une course mais un plaisir donc ne pas hésiter à prendre notre temps. La balade commence bien et notre groupe de 10 sembles intéressants. (2 Suisses, 3 docteurs Américains, 2 frères Américains ainsi que trois Québécois). Nous avons la chance de longer une magnifique cascade avec des paysages spendides de cactus et de plantes diverses. Malgré nos doutes de partager la balade avec un autre Québécois, il semble que le contact soit très agréable et nous trippons à bavarder tous ensembles… Moi avec les deux Martins!

Nous arrêtons dîner sur le terrain rudimentaire de l’école du village. Évidemment, je ne peux résister à la tentation d’aller discuter avec l’enseignante. Elle est seule pour assumer un groupe d’environ 13 élèves de 6 à 12 ans de tous les niveaux académiques. Certains jeunes ne peuvent venir à l’école car ils ont de trop grandes difficultés d’attention et elle n’a pas le temps et les connaissances pour les aider. Elle vit à temps plein dans le petit local où elle dort et fait sa bouffe… Elle serait ravit que je vienne lui donner un coup de main à la fin de mon voyage. Elle a déjà des projets en tête et je suis toute exitée de l’idée. Nous verrons les développements d’ici le mois de juillet. Couchée dans l’herbe en attendant le dîner, je fais la lecture d’histoire en espagnol ainsi qu’en Quéchua… Les enfants semblent accepter mon accent dans leur langue et me donne espoir de venir faire du bénévole bientôt dans leur petit village peu évolué.

L’après-midi se déroule rapidement car on s’amuse en marchant et en admirant la végétation. On arrive à notre premier campement. Pas la peine de chercher les toilettes, il suffit de se trouver un coin tranquille de son choix. Les animaux de la ferme se promène autour des tentes et nous laissent même des souvenirs odorifiques. Nous sommes gâtés par une entrée de pop corn et de thé de coca… Ça va compenser pour les repas typiques qui vont nous accompagner pendant tout le trajet… Devinez… Riz, riz, riz et légumes avec soupe aux riz et légumes! En soirée, les trois Québécois s’amusent de bons coeurs en jouant aux cartes et en rigolant. Il semble que la chimie soit bonne car personne se sent gêné et les nièseries sortent à flot surtout que nous nous amusons à parler à la française pour que les Suisses nous comprennent un peu. Belle journée, belle soirée… Bon dodo très tôt!

Mercredi 7 avril (jour 75)

Réveil très tôt (5h00) pour affronter la journée la plus tough du chemin des Incas. On commence la journée en affrontant un col à 4200m d’altitude. L’ascension nous prend 4hrs avec quelques poses-collations pour reprendre des forces. À quelques reprises, nous sommes accompagnés par la pluie alors nous devons enfiler un gros imperméable qui couvre notre pack sac alors nous avons des airs du Bossu de Notre-Dame. Heureusement, la végétation presque tropicale donne une récompense à nos yeux pour chaque effort pénible de nos jambes. Nous poussons un cri de joie lorsque nous arrivons finalement au sommet. Le seul problème c’est que nous avons acheté un chocolat avec l’emballage du Machu Picchu pour nous récompenser mais il est complètement horrible à avaler! Il nous reste ensuite une heure de descente où notre dîner bien mérité nous attend. MUMM quel bon riz! Certains groupes campent à cet endroit par contre pour nous, le supplice n’est pas terminé. Nous devons affronter un autre col de 4000m. Heureusement, nous avons la chance d’admirer une magnifique ruine en chemin. Ça change le mal de place! Pendant l’ascension, Martin notre ami défèque un besoin blanchâtre pendant que plus loin je fais 4 énormes besoins plutôt liquides. On se question sur le contenu de la nourriture qu’on nous serre! Encore une belle ruine à visiter et 3 heures de marche pour finalement arriver au campement à 18h00. Ça fait une énorme journée de 12hrs de forçage. Nous sommes complètement crevés. Fidèle à notre réputation de slow, nous arrivons les derniers au campement alors nous avons droit à la dernière tente installée dans la « souompe » et qui mesure à peine 5 pieds dans sa longueur. C’est une tente pour enfant… ou pour chien. La nuit promet d’être pénible. Nous avalons notre riz et notre thé de coca assis par terre sur le sol humide et tout le monde part se coucher très tôt profondément brûlé. Ouff! Nous allons le mériter le fameux Machu Picchu…

Jeudi 8 avril (jour 76)

La complicité du trio Québécois semble augmenter à chaque jour. Les épreuves permettent de créer des liens. On dirait qu’on se connaît depuis longtemps. Notre réveil à 5h30 nous parrait ridiculement tôt lorsque nous savons que c’est seulement une petite journée de 4 heures de marche qui nous attend. Par contre, le levé du soleil sur les montagnes valait la peine d’être matinal… De tout façon nous sommes courbaturés d’avoir dormi dans cette illogique petite tente! Notre marche est accompagnée de pluie intense et de bruine… Le paysage est donc moins spectaculaire mais avec de l’imagination et les folies grandissantes de notre petit trio, la balade a vraiment son charme. Nous devons passer dans des petits tunnels mystérieux et nous prenons notre temps pour apprécier chaque instant de ce moment magique du voyage. Par contre, nos porteurs ne sont pas aussi relaxes, c’est épatant de les voir courir dans les sentiers avec des charges énormes sur leur dos et surtout avec leurs petites sandales usées dans leurs pieds. C’est à croire qu’ils ont une force surhumaine et surtout… toujours le sourire! Nous visitons un ruine et arrivons pour dîner à des installations très modernes avec douches et cuisine. Malgré l’urgence des autres membres du groupe à se laver… Notre trio se convaint que nous devons puer et être sale pour dire bonjour au Machu Picchu demain matin. C’est un peu pour se sentir de vrais Incas qui on sués sur le chemin mais il faut aussi avouer que nous sommes gratteux pour payer la douche!

Nous réalisons maintenant pourquoi il fallait se lever très tôt ce matin. Plus nous passons de temps dans leur cafétéria touristique et plus nous dépensons en bouffe et en brevage donc plus de cote pour notre guide. Nous sommes donc de 11h30 à 4h30 à jouer aux cartes, aux dés et surtout à rire et se moquer de tout le monde qui passent. On chiale comme de vrais Québécois comme dirait l’autre Martin. Ensuite, le guide se décide à nous amener à une magnifique ruine. Nous jouons à la cachette et nous nous imaginons au temps des Incas. Malheureusement, mon Martin fait un sacrilège dans la ruine. Il doit de toute urgence évacuer ses besoins… La douleur est encore très présente et nous sommes un peu inquiet du sang qui coule. Pendant qu’il trône dans une des pièces de la ruine, je guette l’ennemi qui approche! Mon Martin retourne se reposer au campement pendant que je poursuis la découverte de d’autres merveilles avec l’autre Martin. Nous arrivons sur une petite terrasse exposée où nous sentons que nous dominons la montagne. L’imagination, les découvertes et le plaisir sont au rendez-vous. On rejoind mon Martin pour souper et passez une agréable soirée à observer et se bidonner de la grande « cruse » touristique multiculturelle. C’est comme un mélange de jeunes de tous les pays du monde qui se retrouvent au même endroit dans une ambiance chaleureuse, exitante et arosée d’alcool! Même notre guide qui s’est fait payer quelques verres commencent à être très drôle. C’est une belle soirée qui promet pour le grand moment du lendemain!

Vendredi 9 avril (jour 77)

Journée tant attendue! Pour faire changement, notre petit trio est près le premier après avoir avalé nos crêpes et notre cacao. Nous ne voulons pas manquer notre super levé du soleil alors à 5h00 nous marchons dans le sentier avec nos frontales. On se raconte des histoires d’incas et l’on réalise que nous sommes comme les trois aventuriers des Cités d’Or… L’autre Martin incarne Estébanne, mon Martin le bonhomme Inca dont j’oublie le nom et je suis Zia… Le moment est intense et nous sommes exités d’arriver à la porte principale du temple. Lorsque nous l’appercevons, nous nous donnons tous les trois la main pour vivre ce moment unique tous branchés ensembles… Alors attention… une … deux… trois… Zut! La brume nous cache complètement le site du Machu Picchu… Mais comme rien ne nous arrête et sous le regard déçu des autres touristes qui nous précédaient, nous commençons à nous exclamer sur la beauté de la ruine. Nous sortons notre super chocolat avec l’image du Machu Picchu pour fantasmer sur la vue. Notre bonne humeur est contagieuse et le monde commence à rire de la situation et même prendre des photos. Nous nous asseyons et décidons d’attendre que le ciel se découvre. Notre guide nous accuse de ne pas avoir fait assez de prière avec les feuilles de coca. Nous trouvons que nous avons fait pourtant offrande de plusieurs de nos besoins naturels.

On descend pour espérer avoir une meilleure vue. Le chemin est rempli de magnifiques orchidées qui semblent pousser comme de la mauvaise herbe. Les plans de Catleya mesurent jusqu’à 6-10 pieds de hauteur. En arrivant plus près, nous avons une vue brumeuse du site. C’est tout de même impressionnant.

On laisse notre équipage à l’entrée pour faire une visite guidée pour avoir plein d’info pertinente sur les Incas. En attendant, nos porteurs sont adossés à côté de nous sur une barrière rudimentaire lorsque nous entendons un craquement atroce. Nous voyons notre porteur dévaler plus de 20 mètres sous le son des branches qui cèdent sous son poids. Tout le monde se réjouit lorsque nous le voyons par miracle se relever dans le précipice. Nous sommes bouleversés et nous réalisons l’importance d’être très prudent près de leurs structures de protection très rudimentaires.

Ensuite, on observe le temple du soleil, de la terre, du vent et de l’eau, les éléments naturels sont importants pour eux. L’autre Martin est continuellement fasciné par tout ce qui est mystique et surnaturel. Mon Martin admire l’architecture impeccable des murs pendant que je suis épatée par la magnifique végétation. Nous sommes un trio très complémentaire et ça nous fait bien rire. Surtout lorsque nous devons mettre nos mains sur une pierre mystique en faisant un voeux. L’autre Martin a hâte de savoir qu’est-ce que ça va faire…. Mon Martin lui répond que ça va gonffler entre ses jambes! Heureusement que les autres ne comprennent pas le français. Pendant que le guide nous explique un autre symbole mystique ayant une force surnaturelle, je gronde mon Martin de ne pas trop rire de l’autre pour ne pas l’insulter dans ses croyances. Au même moment j’endends l’autre Martin demander au guide si la force est comme Star Wars… Je ne peux m’empêcher de pouffer de rire! Ce qui est super dans notre trio c’est que tout le monde se respecte et peut rire de lui même. Nous trippons vraiment ensemble. Qui aurait cru que trois pouvait former une équipe fantastique inoubliable pour la visite d’un moment si important de notre voyage.

Après les explications du guide, nous partons nous promener pour photographier les lamas de près et escalader la montagne qui surplombe le Machu Picchu. La montagne est très escarpée et même périlleuse par endroit mais c’est trippant. Nous sommes récompensés par la magnifique vue que nous avons au sommet. Nous discutons avec une dame Québécoise qui nous fait penser à Aline (maman de Martin), nous avons une pensée pour elle qui rêvait de vivre cette aventure avec nous!

Il est maintenant le temps de dire Adieux à cette merveille unique. Nous devons descendre jusqu’au village plus bas à pied car nous sommes encore trop… économe pour payer le bus. Pendant la descente, nous sommes complètement au bout de nos forces physiques et nous grognons à chaque pas lorsque nous appercevons un enfant Péruvien qui descend à tout allure. Nous réalisons au croisement de la route qu’il fait une course avec un bus rempli de vieux. Évidemment il va battre le bus et se faire quelques sous… Nous nous demandons s’il n’est pas le fils du chauffeur donc la game est gagnée d’avance, quoiqu’il nous épate avec sa rapidité.

Nous arrivons enfin à Agua Calientes pour dîner avant notre retour dans le train. C’est étrange de voir la rail du train qui est située à quelques pieds du resto. Les Martin s’encouragent à bouffer alors ils sont très gloutons. Nous sommes finalement assis dans le train du retour. Nous sommes les trois seuls assis. Il faut croire qu’un Québécois ça chiale plus fort. On bavarde, on joue et l’on fait le bilan de notre merveilleurse aventure commune sur le chemin des Incas. Nous avons un sourire épuisé mais comblé… Nous dormons dans la même chambre à notre arrivée à Cuzco… Le trio est devenu inséparable! Enfin une bonne douche chaude méritée car les odeurs commençaient à être vraiment très puissantes.

Samedi 10 avril (jour 78)

Un peu raqués au réveil mais reposé. Martin et moi partons visiter un musée Inca le Koricancha. C’est presqu’intéressant de voir la culture Inca qui se mélange avec celle d’Espagne. Il faut bien s’instruire un peu! En après-midi, on profite de notre dernière journée au Pérou pour les derniers achats de souvenirs et développer nos surperbes photos du Machu Picchu… Nous sommes vraiment contents du résultat. De plus, nous allons demander un remboursement pour le prix trop élevé de notre tour, la tente trop petite, et le changement de guide à la dernière minute (ça devient une mauvaise habitude!)… Nous réussissons à récupérer 10 $ US (Il faut croire que l’espagnol de Martin s’est amélioré). Nous soupons en regardant un film dans un resto pour touriste et nous rejoignons notre ami Martin pour lui montrer nos photos et lui souhaiter un bon voyage… On se revoit cet été!

Nous partons avec le bus local de 20h00 en direction de Puno pour traverser le lendemain en Bolivie… Pendant que nous dormons, nous nous fesons voler notre sac de voyage. Je suis triste et malgré les lumières allumées et notre recherche intensive, il nous est impossible de retrouver notre sac. Je me sens horriblement coupable puisque je dors toujours avec les jambes remontées car je suis incapable d’être assise normalement pendant des heures. Je pleure et je m’en veux de mon manque d’attention. Ce qui me rend triste c’est que nous gardions dans ce sac tous les négatifs de toutes nos photos de voyage ainsi que nos récentes photos du Machu Picchu. De plus, il y avait mon journal de voyage très précieux où je gardais tout notre budget et pensée de voyage. En plus de notre filtre à eau et mes gougounes… Je suis maintenant nu pied dans le bus! Nous réalisons ce drame vers minuit et nous parvenons à peine à dormir jusqu’à notre arrivée à Puno vers 5h30.

Dimanche 11 avril (jour 79)

Nous allons directement à la police pour touriste qui fait un rapport mais nous informe qu’ils ne peuvent rien faire pour nous aider. Nous sommes certains que les voleurs sont inscrits sur la liste des passagers et il faut simplement savoir qui étaient assis derrière nous et sortaient dans une ville avant nous. Puisqu’elle refuse de nous aider, nous allons chercher nous même. De toute façon le sac est précieux en photo et en écrit pour nous mais n’a aucune valeur pour le voleur… Nous allons payer s’il le faut. Nous décidons qu’il est plus résonnable que je reste à Puno avec tous les bagages et Martin part enquêter dans les villes entre Cuzco et Puno. Tout se passe très vite et je suis très triste. Je me retrouve à 7h00 du matin dans une petite chambre d’hotel froide sans fenêtre à pleurer seule en espérant que Martin sera prudent et qu’il retrouvera nos trésors de voyage.

Après mon flot d’émotions, je dois retourner au poste de police à 20 minutes de marche pour faire deux fois l’aller retour avec nos gros pack sac. Je passe la journée inquiète pour Martin en essayant de passer le temps en écrivant les récits du Machu Picchu pour mettre des beaux moments dans ma tête. Je sais que nous ne sommes pas blessés physiquement mais ça brise le coeur de perdre tous nos écrits et nos photos de voyage. De plus, ça va compliquer et surtout rendre plus dispendieux notre consommation en eau sans notre filtre. J’ai envi de sacrer et de crier… On s’attendait de se faire voler au moins une fois dans notre six mois mais ça écoeurre toujours pareil!

Lundi 12 avril (jour 80)

Ouf! Martin me téléphone le matin pour me dire qu’il n’a pas retrouvé notre sac mais je suis soulagée de savoir qu’il est en sécurité. Il a passé la journée à faire des démarches entre le poste de police et le poste de radio pour offrir une récompense au voleur… Quel non sens! Piteux, Martin doit revenir les mains vides à Puno vers 4h00pm. C’est bizard comment les obscacles peuvent rapprocher les gens. Nous nous sommes tellement ennuyés pendant cette journée que les retrouvailles ressemblent à une séparation de plusieurs mois (nous sommes vraiment téteux!). On passe le reste de la journée traquille dans Puno et nous achetons un nouveau livre pour écrire mes pensées de voyage. Nous stimulons notre mémoire en tentant de récrire tout ce que nous avons perdu. Quel défi!

Mardi 13 avril (jour 81)

Voir dans nos récits en Bolivie.

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