Ouest USA – (jours 41-80)

Vendredi 11 septembre (jour 41)
Nous sommes finalement à Vancouver. Enfin un clavier français ainsi qu’une souris pour écrire…merci Raymond! Journée de magasinage à la MEC (Mountain Equipment Coop). Ancrages et crampons pour l’escalade de glace et mountainering. Quel paradoxe d’être si gratteux pour les parcs et les campings à 5 $ et d’être pas trop r’gardant pour déplacer la décimale quand c’est pour du sport!

Samedi 12 septembre (jour 42)
On part en moto (soeur de Martin) trouver les pièces manquantes à notre boîte à soulier roulante (sans succès).
On envoie les emails…

Dimanche 13 septembre (jour 43)
On fait le tour du Stanley Park en vélo et roller-blade. Puis surf sur internet pour trouver un voilier qui nous traverserait de l’amérique centrale à l’Équateur.
Lundi 14 septembre (jour 44)
Jolène – Nous partons enfin pour Squamish (Mecque de l’escalade canadienne). Martin est séduit par ses anciennes amours d’il y a 5 ans…mais je reussis à le convaincre pour du nouveau: une crack 5.6 sans trop de protections dans la première moitié et aucune dans la deuxième…ca lui donne trop d’émotions et me supplie qu’on aille sur le terrain déjà connu…Je dois affronter une belle 5.10d de friction. Malgré mes souliers usés, je trouve ça trippant de tenir sur un mur presque lisse. Voyant mon succès, mon homme m’ammène dans un 5.11c… au secours! Après avoir triché quelques pieds, je ressens des vantouses sur le bout de mes orteils. Dans une grimpe de friction, c’est pas vraiment forçant, il faut juste monter très doucement de façon à ne pas perturber l’équilibre instable des forces. On termine la grimpe à la noirceur pour être fidèle à nos habitudes. Taco Bell pour souper (Martin en bavait).

Mardi 15 septembre (jour 45)
Martin – Toujours à Squamish, nous sommes prêts pour une grimpe de 300 mètres…une 5.7. Jolène leade plusieurs sections de la parois. Pour la première fois, elle pose des ancrages artificielles pour assurer notre protection (j’espère qu’elle m’écoutait quand je lui montrais comment faire ça…) c’est un drôle de feeling de percher son corps à 200 mètres du sol… sur 2 bouts d’Aluminium… installer par quelqu’un d’autre… qui en a jamais installé… Heureusement, il semble qu’elle a été une bonne élève!

Mercredi 16 septembre (jour 46)
Une autre grimpe dans les hauteurs, voisine de la veille, mais plus difficile, une 5.9. C’est plutôt une voie facile de friction avec des bolts (pour la protection) hyper slack et rouillées (installée dans les années 50).
Encore une fin de journée à la noirceur sans flashlight.
On se dirige vers le Parc Garibaldi au nord de Squamish pour essayer notre équipement de Mountainering. Jolène dort mal car je lui ai parlé de crevasses toute la soirée…

Jeudi 17 septembre (jour 47)
Le mont Garibaldi exige 20 km d’approche pour aller jouer dans la neige. On se dit que c’est peut-être mieux à Whistler. On nous dit que les crevasses sont immenses et dangeureuses et qu’on a besoin d’un guide (350$ par jour). Encore déçus.

On part à Porteau Cove (30km nord de Vancouver) pour la plongée. Il est tard (5h00pm) et on doit nager 30 minutes pour se rendre à l’épave de 150 pieds coulés à 80 pieds de profond. L’obscurité est impressionnante. Le bateau est immense, mais surtout le poisson de 6 pieds qui n’a pas l’air d’apprécier notre gros spot de lumière dans pleine face. De plus il a l’air méchant car il ressemble à un genre de requin.On a la frousse et on remonte à la surface en checkant notre derrière. On apprend par la suite que c’était un dog fish, et qu’il fait bien partie de la grande famille des requins mais qu’il est de ceux qui n’ont pas encore à leur menu des bouts de pieds…
Martin – Enfin j’ai vu d’autres choses que du sable et des roches (mes 6 plongées dans le Richelieu)

Vendredi 18 septembre (jour 48)
Il pleut donc pas de grimpe. Au site de plongée, il y a des démos de rescues des Gardes Cotières Canadiennes et Américaines avec un aéroglisseur (belle mécanique…). retour à Vancouver.

Samedi 19 septembre (jour 49)
Une autre plongée à Porteau Cove, car il y a 2 autres épaves à voir en plus d’un mur de pneus où la vie marine s’est attachée. Il y a une forêt d’anémones géantes de toutes les couleurs. C’est une Super plongée. Plein de crabes, d’étoiles de mer…
On fait ensuite sécher le stock ainsi que la van qui commence à puer…On espère que ces odeurs seront dissipées lorsque Mariette et Raymond prendront la relève.
Destination Squamish. On fait une célèbre surplombante 5.10a qui nécessite d’avoir un pied supérieur à la tête!
Jolène- Ce cher Martin qui m’invite à souper romantique au pied d’une chute. Chute je suppose car il était trop paresseux pour marcher le 5 minutes de randonnée qui nous y aurait conduit!

Dimanche 20 septembre (jour 50)
Jolène – Je monte mon album photo pendant que Martin surf sur Internet. Par chance que j’ai mes passe- temps car il communique plus avec l’ordi qu’avec sa blonde…
Chers lecteurs, on doit se consoler car c’est grâce à lui que nous avons autant de plaisir à communiquer avec vous.

Lundi 21 septembre (jour 51)
Organisation de la van. Installation d’une lumière au plafond de la van avec une assiette d’aluminium qui donne un cachet luxueux à notre spacieuse cuisine!
Souper avec Nathalie (soeur de Martin).

Mardi 22 septembre (jour 52)
Plongée à HorshoeBay. Rien de bien spécial à 25 pieds sous la mer. Le clou de la plongée survient lorsque nous décidons de remonter à la surface pour pallier à notre incontestable sens de l’orientation. Lorsque nous émergeons de l’eau, nous restons bouche-bée à la vue de deux tas de graisse qui nous regardent, intrigués. Les deux phoques se font dorés sur une roche saillante. Quel confort de dormir sur un lit de petites clames! Avec douceur nous parvenons à les approcher à 5 pieds… wow. Les merveilles de la plongée ne sont pas toujours aussi profondes que l’on croient.
Nous décidons ensuite d’aller grimper pour brûler des calories afin qu’à notre retour, on ne ressemble pas trop aux deux flaques de graisses que nous avons croisés!
La paroi brave les vagues de l’océan, c’est superbe. Après 3 montés surplombantes et un couché de soleil qui nous prive encore de sa lumière, on retourne à la van avec quelques angoisses de ne pas être sur le bon chemin!
Mercredi 23 septembre (jour53)
Préparation pour quitter Vancouver. Déjà on avait nos petites habitudes…Dernière douche chaude, dernier bol de crème glacée, dernier moment sur internet gratos… gros merci Nath.
Martin – Rendu au douane, on se fait fouillé…ouf ce n’était qu’une inspection du ministère de l’agriculture et de ché pas quoi! Ils nous obligent à manger nos oranges sur le champs pour pas qu’elles contaminent leur champs si précieux. Heureusement nous avions caché notre amie feuillue…
On va à San Juan Island à l’ouest de Seattle pour voir les baleines. Pour sauver 22$ US sur le coût du traversier, on démonte le rack du toit pour abaisser la hauteur de la van…on accroche un kayak sur le côté… quel style! Un autre 6 $ est sauvé en enfouissant Jolène dans les couvertes en espérant qu’elle n’aura pas trop manqué d’oxygène…Quels aventures de Gratos!

Jeudi 24 septembre (jour 54)
Nous partons à la recherche des baleines (orques). Sur le bord de la route, nous avons la chance d’en voir plusieurs. À toute vitesse, nous préparons notre équipement de Kayak pour aller les rejoindre. Arrivés sur le bord de la rive, il n’y a plus rien, où sont-elles passée en 3 minutes? On part à leur recherhe avec la van, on les revoit. On se donne plus de marge manoeuvre pour compenser notre temps de set-up car elles clanchent vraiment… Rendus dans l’eau, on peut les observer mais de loin. Les vagues et le courant de marée corsent notre retour à la rive.
En marchant dans la petite ville portuaire de l’île, il y a un Golden qui quête de l’affection sur le bord de la rue. Incapable de résister à ses pleurs et son besoin de caresses, nous décidons de parker la van à côté du poteau où ses maîtres l’ont attaché. On l’embarque dans van jusqu’au retour de ses maîtres. Nous apprenons plus tard que Zack raffole des patates frites (ce qui explique un peu sa légère obésité!) et qu’il vit heureux avec ses maîtres. Ils étaient très content qu’on ait pris soin de lui durant ce temps.

Vendredi 25 septembre (jour 55)
Nous faisons une autre balade en mer, mais cette fois à la recherche de phoques sur une banquise. Nous ne sommes pas décus d’observer une famille de 7 phoques qui se font bronzer la couenne au soleil (ils ont tous la même ambition ou quoi! Après un certain temps d’observation, l’odeur infecte des excréments d’oiseaux nous oblige à battre en retraite.
Jolène – En rinçant l’équipement Martin apprend qu’il y a un gang de jeunes décrocheurs qui font un projet spécial: traveling with school for a year. Je discute longuement avec la responsable du projet. Retour sur le continent.

Samedi 26 septembre (jour 56)
Séchage intense de tous nos wet suits (plongée et kayak). On passe plusieurs heures dans un magasin de plein-air à lire. C’est comme une bibliothèque qui sélectionne à l’avance nos livres préférés (photographie, enfants, kayaks, escalades…). En route, on réalise que le niveau des rivières que l’on planifiait de descendre sont trop bas.

Dimanche 27 septembre (jour 57)
On apprend que les seules choses qui sont de haut niveau dans la région c’est le spectacle bavavois dans la ville de Leavenworth (centre de Washington) et heureusement il semble y avoir de l’escalade. A Peanacle State Park la roche pour l’escalade est très bizard. Il y a des cavités énormes ainsi que des formes étranges sans oublier les parois qui ressemblent d’avantage à du sable qui s’effrite.

Martin leade une paroie sans connaitre la difficulté. Il tourne autour d’un pinnacle très exposé qui me donne la chienne, surtout que notre corde pend dans un nid de guêpes qui ne semblent pas apprécier notre présence parmis eux. Plus loin, nous grimpons une 5.8 double pitch en friction. Martin a la frousse de sa vie à cause des longs run out (longues distances sans bolt… protection). Pour suivre la tradition, nous revenons à la noirceur. On se lave au « fret » pis on part dormir dans notre 3* préférés (McDonald).

Lundi 28 septembre (jour 58)
On débute la journée en achetant le livre d’escalade de la région. C’est pratique de savoir sur quelle paroie on capotte, surtout que nous économisons 12$ sur le livre car il est imprimé à l’envers (on passe encore pour des gratteux). Les grimpes sont toutes sur le bord de la rue comme on aime, comme ca on ne doit pas trop marcher et s’orienter!.
Jolène – On commence par trois grimpes en top rope. Une super 5.9 très physique sur sur arrête, une 5.10d qui fait sacrer Martin et qui magane le bout de mes doigts mais vraiment cool ainsi qu’une facile 5.7. On traverse la rue pour 4 autres grimpes. Quelques craques forcantes et même une voix qui fait cracher Martin de rage. On roule quelques secondes pour de nouvelles grimpes mais cette fois nous sommes moins luckeux. On doit monter une grimpe tres facile et l’on se retrouve a pratiquer notre mountainering pour la descente (c’est mieux d’utiliser une corde pour la securité mais ce n’est pas vraiment abrupte) C’est notre journée record de 8 grimpes. Nous avons beaucoup forcé et c’est important pour digérer tout nos repas gastronomiques ainsi que nos désserts au chocolat. En soirée, Martin doit réparer ses souliers d’escalade s’il veut encore forcer demain. Il n’aura plus plus d’excuse pour éviter de forcer sur les parois de frictions.

Mardi 29 septembre (jour 59)
La van est encore capricieuse au démarrage. Qu’est-ce vous voulez, elle semble préférer qu’on la pousse pour la partir! Sans oublier la lumière de température qui flashe de temps de temps sans raison apparente (genre surchauffe du moteur). L’entrée de la première vitesse peut prendre quelques secondes, ce qui nous permet d’hériter de quelques coups de klaxon de gens trop pressé. Les humains sur la route se comportent comme des animaux sans compter ceux qui sont plus importants que les autres (citation de Raymond Gauthier 1991). Ce matin, le démarrage en poussant marche pas…heureusement, une gentille madame nous offre de nous booster. On va donc à Alphabet rock pour de la grimpe.
En fin de journée on va recoucher à la station d’essence BP. On se fait avertir que c’est pas un camping…On pousse la van de 50 mètres car elle ne part pas…ainsi nous ne sommes pas trop dans la rue, pas trop au BP!

Mercredi 30 septembre (jour 60)
Nous retournons à l’endroit de notre première grimpe dans la région (Pinnacle state park). Après photos et sueurs froides on décide de se torcher en profondeur sous la chaleur du soleil.
On roule vers Yakima (Sud de Washington) pour obtenir de l’info sur les monts Hood et Adams (12400′) pour faire du montainering et du kayak sur la rivière Tieton.
En soirée, on discute de nos craintes pour la prochaine partie du voyage (sans la van).

Jeudi 1 octobre (jour 61)
Jolène – Joyeux réveil aux abords de la rivière Tieton et d’un magnifique Golden qui saute sur le lit. Enfin je peux lire la lettre d’Anne-Marie comme à chaque premier jour du mois, cool!
Le son de la rivière nous angoisse, il y a du gros débit (R2+), l’eau est froide et il n’y a pas trop d’arrêt pour se rescuer en cas de pépin sans oublier les quelques arbres couchés dans l’eau (c’est une des plus grandes causes d’accidents mortels selon les livres encourageant que Martin aime lire dans les boutiques de plein-air…), il ne faut donc pas tomber…La fin de la rivière est une suite d’immenses vagues qui nous brassent de twoué sens! Les gens de la région appellent la rivière le grand flush… Nous avons compris pourquoi…
On est enfin prêt pour rouler en direction du Columbia River Gorge (frontière entre Washington et Oregon), le paradis de la plache à voile…

Vendredi 2 octobre (jour 62)
Martin – À Hood River (Gorge), c’est plate y’a pas de vent, on décide donc d’aller faire du montainering au mont Adams (11550 pieds) à 2 heures d’ici. Beaucoup de préparatifs, donc je fais l’organisation du stock pendant que Jolène chauffe le truck avec hâte dans les courbes. Rendu à la base, on demande au Ranger de veiller sur notre plante durant notre expédition car on est déjà haut (6000 pieds) et c’est froid. La neige nous tombe dessus avant même le départ…baptême de neige et du virage de soure (sic) de la van…
À 16h20, nous commençons l’ascension loadés comme des mulets (camping d’hiver et matériel d’escalade)… Visibilité de 20 mètres…neige mouillée…pus de soleil: à 19h00 on bivouac dans la trail drette là. Le réchaud refuse de faire sa job, on doit donc se réfugier dans nos sacs de couchage avec tuques et doudounnes pour avaler une pomme et du fromage. On prend soin de régler le cadran à 5h30am pour atteindre le sommet avant que la neige ne ramolisse trop et augmente les risques de chutes de roches.

Samedi 3 octobre (jour 63)
Après plusieurs tappes sur le cadran, nous nous réveillons à 8h00. Le froid nous a retenu dans un sommeil profond…On part après un merveilleux déjeuner au Slim-Fast avec du lait en poudre indissoluble…On décide d’aller se promener en léger sur le glacier et ne pas faire le sommet car c’est trop dangeureux à cette heure là (bonne excuse pour ne pas dire qu’on n’est pas assez en forme).
Jolène – À midi, je suis morte de fatigue et de douleur à chaque pas. J’ai un muscle d’étiré à l’aine. On prend un brake avec une merveilleuse sandwich au boeuf à chien en canne puis on revient à la tente car la visibilité est presque nulle. La descente est trippante, on se pitche dans la pente enneigée et on fait semblant d’avoir besoin d’utiliser nos piolets pour s’arrêter!

On prend la décision de tout packter à cause de la météo et de revenir au char.
Mais tout ne pouvait pas être aussi simple…Martin s’imagine un raccourci. Pour des raisons obscures et douteuses, j’accepte sa proposition. Après 3 heures de marche et de souffrance, on commence à douter, pour ma part je commence plutôt à paniquer. On peut remonter et espérer croiser la trail, mais si nous sommes vraiment perdu (difficile à s’orienter à cause de la visibilité)?! Il neige fort et on a peur que nos traces disparaissent. Il fera noir bientôt et je souffre à chaque pas. Martin lisait justement avant la randonnée que plus on souffre et que notre vie est misérable dans une aventure, plus l’histoire sera intéressante à raconter!! Wow quel façon de me remonter le morale… j’espère au moins que ça vous plait!!! La meilleure décision est donc de revenir exactement sur nos pas (monter de 2 heures, ouch!). Martin prend d’abord les deux pack sacs, mais c’est trop difficile car le terrain est accidenté. Mon adrénaline nous permet de revenir sur la trail principale, ouf. Complètement brûlé, Martin reprend mon pack sac, mais seulement que pour quelques minutes. Il est plus sage de recamper avant la noirceur totale. Nous sommes gelés et mouillés. On mange encore une pomme et du fromage. Quel journée!

Dimanche 4 octobre (jour 64)
L’air est glacial à notre réveil. Toute l’humidité de nos vêtements s’est transformée en frimas. Par contre le soleil est de retour, on a droit à une vue splendide. En suivant la trail, le retour est rapide et aisé…
On part rechercher la plante chez la gardienne! Bonne douche chaude dans un laundry.

Lundi 5 octobre (jour 65)
Comme le vent n’est toujours pas au rendez-vous, on s’enligne pour du kayak sur la White Salmon (R2-R3). Sa source est la fonte de la neige du mont Adams, donc glaciale. Le premier rapide est impressionnant.
Martin – je convains Jolène d’y aller la première. Elle s’en tire bien. Mon tour venu, j’ai peur en bas je chavire mais réussi à esquimauter, ouf car c’est froid.
Pour le reste, c’est le fun et le décor est superbe, une genre de « rain forest » amazonienne.
On fait sécher nos wetsuits en jouant de la musique sur un quai avec le soleil réconfortant.
En revenant à Hood River, le câble de la pédale à gaz lâche. Il fallait s’y attendre, nous qui croyions que Murphy nous avait oublié après 2 mois sans vrai problème!
Jolène – Martin va enfin pouvoir utliser son cerveau mécanique! Il patante une réparation temporaire avec une Vise-Grip pour qu’on puisse se rendre au garage. C’est très professionnel!

Mardi 6 octobre (jour 66)
On doit chercher longtemps la pièce qui manque pour réparer la van. En fait, nous ne l’avons jamais trouvé mais Martin utilise son imagination pour faire tenir le cable avec du hard ware. Pour ma part je joue à l’artiste en dessinant notre itinéraire sur le plafond de notre van.
En après midi il y a enfin du vent pour la planche. Le vent et le courant trop élevés m’empêche d’aller sur l’eau, lorsque le vent se calme et que tout le monde sort de l’eau, c’est à mon tour de tenter ma chance avec heureusement Martin qui me suit en kayak. Après quelques minutes je suis déja déporté très loin par le courrant et je démontre surtout du talent pour mes plongeaons à l’eau. On acoste à plusieurs miles de notre point de départ en marchant dans les marécages pour atteindre la route évidemment à la noirceur. Martin court pour chercher la van. Ce n’est jamais simple le sport en notre compagnie…

Mercredi 7 octobre (jour 67)
Il n’y a pas de vent à l’horizon. Nous partons pour le mont Hood (nord Oregon) pour une deuxième tentative d’atteindre un sommet sans se perdre (pas de raccourci hein Martin!). Sur place, nous apprenons que nous sommes dans une saison dangereuse pour les éboulements. Nous devrons partir très tôt demain matin…

Jeudi 8 octobre (jour 68)
Nous utilisons trop le snooze du cadran ce matin alors nous sommes sur la montagne vers 9h00. Le brouillard, la tempête et le vent froid nous tiennent aujourd’hui.
Jolène: Comme d’habitude, je grogne lors de l’ascension et je me demande le but de geler et me faire garnotter du verglas au visage. Être responsable de la bousole me permet d’oublier de chioler car je dois me concentrer sur mon cap tel qu’enseigné par Martin.
Après trois heures de souffrance, nous décidons d’enfiler nos crampons pour débuter le plaisir de la descente. C’est trippant d’utiliser les ancrages, les crampons et les piolets dans la glace… tout en suivant minutieusement mon cap. Quel surprise de sortir du brouillard et de découvrir que l’aiguille de ma bousole indique la porte de ma van… C’est dure de faire confiance mais ce fut heureusement efficace.
Nous sommes heureux de descendre en altitude pour retrouver des température raisonnable ainsi qu’une douche chaude. On se gate en mangeant de la bonne poutine pour souper. Comme chaque soir, nous jouons au jeu de société des prisonniers. Martin est heureux car il vient de gagner sa première game depuis des semaines.

Vendredi 9 octobre (jour 69)
La van par en la poussant ce matin mais ca commence à être une habitude… Sauf que ce matin nous réalisons que c’est de notre faute car nous abusons de sa batteris en soirée avec l’ordi et notre super lampe de cuisine. Il fait froid et nous sommes slow mais en fin d’après midi nous allons jouer dans la rivière Deschutes (nord Oregon).
Jolène: Je trippe dans les vagues énormes mais j’ai peur de tomber dans l’eau froide, je décide donc de prendre des photos de mon hommes qui s’amuse à surfer dans les grosses vagues. Il commence à avoir du talent et du courage! En partant, nous avons une crevaisons sur l’autoroute semi désertique… la vue est superbe. On met la roue de secour pour se rendre à la prochaine grande ville… 2-3 heures plus loin.

Samedi 10 octobre (jour 70)
Près de Bend (centre d’oregon), il y a Smith Rock le paradis de l’escalade. On doit d’abord patienter pour faire poser des nouveaux pneus à l’arrière. Des dépenses imprévus qui vont surement rassurer Mariette et Raymond de rouler dans la neige en toute sécurité.
En fin d’après-midi, nous allons grimper les montagnes magestueuses de Smith Rock ainsi que sa quantité impressionnante de monde le week end. Jolène leade une 5.7 relativement facile mais elle rase de mourir de peur. C’est la seule grimpe de la journée à cause de la noirceur mais on profite d’une bonne douche chaude qu’on peut prendre ensemble comme des amoureux (c’est la première depuis 70 jours). Martin se plain encore que je met l’eau trop chaude…
En soirée, Martin commence à faire des statistique pour comprendre ses échecs répétés à notre jeu de société.

Dimanche 11 octobre (jour 71)
Journée à Smith Rock. Nous allons à Rope de pope Block car il y a moins de monde. Nous avons une petite averse mais la grimpe est très intéressante. Nous faisons 5 grimpes de facile à difficile. Nous allons vous épargner les détails de chaque grimpe car s’est long et répétitif mais imaginez vous que c’est trippant, forcant et souvant épeurant… La corne commence à nous pousser au bout des doigts. Smith Rock est superbement aménagé pour les grimpeurs et c’est un beau parc touristique pour la ballade.

Lundi 12 octobre (jour 72)
Enfin moins de monde. On bat notre reccord de grimpes en faisant 7 voies. On fait des craques forcantes, du face épeurant et Martin s’améliore en leadant des niveaux plus difficiles. Nous rencontrons d’autres gens en voyage. Il semble que nous nous faisons remarquer dans le stationnement à cause de tous nos jouets sur le toit ainsi que notre plante qui fait sourire les gens. Belle journée épuisante comme nous aimons!

Mardi 13 octobre (jour 73)
Autre belle journée de grimpe à Smith Rock.
Dans ma première grimpe, je réalise que mes souliers glissent anormalement, j’ai l’impression que je ne peut plus m’améliorer en grimpant des voie plus difficile.
Martin- Pas trop vite la fille, çà lui a prit 78 grimpes pour réaliser que 2 pouces de trop dans des souliers d’escalade, c’est pas trop efficace.
Jolène: Plus tard, Martin a sa plus grande peur en escaladant une parois 5.10b nommée Wedding day. Je me demande si c’est la nom ou la difficulté qui l’a le plus traumatisé. Il va vivre ses premières chutes de leader…moi aussi suspendu à l’autre bout de la corde. Après quelques graphignes, il redescend manger un bagel pour prendre des forces pour la suite. A sa deuxième tentative, il va courageusement atteindre le sommet. De mon coté, je dois garder ma concentration malgré les chiens qui courent et le serpent qui me passe entre les jambes.

Mercredi 14 octobre (jour 74)
Dernière journée de grimpe à Smith Rock. Nous tentons désespérément de me trouver des souliers d’escalade à ma grandeur (sans succès). Nous grimpons la star de Smith Rock, la parois est toujours occupée. Ca valait la peine, la voie est spéciale avec ses énormes cavernes. Après la grimpe on me trouve finalement des souliers. Ils sont tellement beau que je vais surement coucher avec…
Avant notre départ, on profite d’une bonne douche chaude dans le parc. Après 4 jours de grimpes avec le même linge jour et nuit, ca ne donnait pas le gout de se pratiquer à faire des bébés. (On vous parle toujours de nos douches car ce sont des moments uniques et importants dans notre voyage… Désolé de vous ennuyer avec des détails aussi banals).
Nous roulons à la recherche de destinatin chaude (rare en cette saison). Nous entrons à Crater Lake de nuit (inutile de spécifier que c’était pour éviter les frais d’entrées) (Sud Oregon).

Jeudi 15 octobre (jour 75)
La nuit fut très froide et nous avons un réveil dans la brume alors nous n’avons pas la chance d’admirer une des septs merveilles du monde. On roule toute la journée pour traverser en Californie. On doit encore cacher notre plante pour éviter que les douanes agricoles nous confisque notre amie. On va coucher à Lassen Volcano (nord Califonie) (C’est rendu une mauvaise habitude de rentrer de soir dans les parcs…)

Vendredi 16 octobre (jour 76)
La nuit fut encore glaciale mais notre réveil ensoleillé est magnifique. Le parc est très beau. C’est un mélange de Yellowstone pour le mini geyser et la roche oranger avec un mini Mont St-Hélène avec son bout de montagne arraché par le volcan. En après midi on passe devant le chaleureux lac Tahoe et sa route qui passe sur une arrête exposée. On fait beaucoup de route mais on s’occupe en jouant à des jeux de sociétés en conduisant. On roule jusqu’à Yosemite où l’on pénètre de nuit (désolé…) J’ai hate que les nuits soient moins froides…

Samedi 17 octobre (jour 77)
Jolène – On passe une belle journée dans le magnifique paradis de granite de Yosemite. En avant midi on fait les touristes mais en après midi on ne peut résister à faire de l’escalade. Surtout que j’ai hate d’essayer mes nouveau souliers qui vont me grimper tout seul. C’est super, je découvre des mouves techniques qui tiennent par miracle sur la parois.

Dimanche 18 octobre (jour 78)
Vrai… vrai…vrai journée de touriste. On admire le lac Mono et on assiste à un petit film pour augmenter notre culture. Nous apprenons que les mouettes du Canada font le même voyage que nous sauf que leur unique arrêt se fait sur le lac Mono pour ingurgiter une quantité anormale de crevettes pour prendre des forces pour l’Amérique du Sud. Il parait qu’on devrait manger 25 baguettes de pain par jour pour pouvoir les imiter. Ensuite, on fait le tour du lac June ainsi que Mammoth Lake.
On se dirige ensuite à Bishop, capitale du sport climbing de la californie. Avec notre caisse de 12 et un sac de chips, on va d’abord se saucer dans un hot spring tant espéré dans les dernières semaines en hautes altitudes. Nous sommes donc nus dans un piscine chauffée en plein désert en buvant et mangeant des cochonneries. Nous passons 2 heures à se faire bouillir dans l’eau…notre peau commence à décoller!. Ca fini bien la journée sauf qu’on réalise qu’on a un sérieux problème avec les freins avants.

Lundi 19 octobre (jour 79)
On apprend la bonne nouvelle que nous devons mettre 800$ pour être sécuritaire, une chance qu’on a sauvé sur les parcs et les campings! Les pièces vont arriver vendredi, heureusement il y a le paradis d’escalade à explorer. On s’y rend donc (Owens river gorge). Pas trop sûr de savoir exactement où il faut descendre dans le canyon, on essaye un côte de roche-garnottes assez abrute. On marche pendant 2 heures pour trouver qu’une seule voie avec des bolts (protection). On espère découvrir un meilleur paradis la prochaine fois…

Mardi 20 octobre (jour 80)
Martin – C’est ma fête et Jolène a su comment fêter ca! D’abord une palpitante course au trésor avec plein de petits chocolats, puis un poême d’amour…gros gros merci mon amour! Ensuite, Taco Bell pour déjeuner, Jack in The Box pour diner et Internet dans l’après-midi en écoutant les Bérurier Noir (Punk français que Jolène ne peut jamais supporter, sauf aujourd’hui!!).

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