Montréal…

Ce n’est pas aussi paradisiaque que l’Amérique du Sud et certainement pas aussi chaud mais… il faut apprendre à vivre avec les évènements de la vie.

Notre premier objectif est de boucher les fuites intestinales de Jolène… Épreuve qui s’avère plus mouvementée que prévu. Ensuite, on espère le retour de notre petite van avec tous ses morceaux. On s’occupe de notre mieux pour passer les longues journées et surtout on tente de s’intégrer par tous les moyens dans du bénévolat de tout genre. Toutes ces péripétis Montréalaises qui n’étaient pas prévues pour notre sabbatique nous font passer par une série d’émotions passant du déni jusqu’à la motivation pour de nouveaux défis.

Patcher les fuites dans les hopitaux de Montréal

Notre premier rendez-vous est en direction de Cité de la Santé (Laval) pour avoir la possibilité d’une consultation avec un spécialiste en gastroentérologie. Par hazard, nous apprenons que Jolène a une flébite au bras droite à cause de la quantité d’injections (inutile) reçu à San Diego, heureusement, tout rentre dans l’ordre après quelques jours. Deux jours plus tard, le spécialiste nous informe que tout va bien et qu’il n’y a pas vraiment de raison pour faire de plus ample investigation (Bravo pour nous avoir rappatrié de toute urgence en première classe). Le seul problème c’est que les assurances refusent d’assurer s’il n’y a pas de verdicte d’établi. On apprend que ce genre d’examen se donne seulement à Ottawa… Après plusieurs recherche, l’Hotel Dieu peut aussi faire l’intervention. Après trois semaines de gossage, j’arrive à jeûn pour finalement connaître la source de mes fuites. (Il parait que 73 est une mauvaise année pour la tuyauterie). A part le fait qu’il faut une dose de Cheval pour endormir Jolène et que l’intervention se termine à froid pour éviter le coma… la médecine ne découvre aucune anomalie dans la bédaine… On me renvoye à la maison encore à moitié gelé. Il semble que les hospitaux rendent plus malade et faible et surtout ce fut inutile dans ce cas.

Maintenant que que la machine est bien huilé, on peut s’attaquer au (!!!) d’assurance qui refuse d’assurer avant trois mois à cause du risque profond que Jo représente… pour leur porte-feuille. On se bat et on se révolte dans tous les sens mais il semble que la machine burreaucratique soit plus puissante que nous. (Ça fait du bien de chioler un peu… un gros merci!). Il va falloir prendre notre mal en patiente pour encore deux mois.

La survie de notre Van

Pendant nos aventures à Montréal, notre Boîte Brune poursuit son voyage dans l’ouest en compagnie des parents de Jo. On se croise les doigts pour qu’elle leur soit fidèle.

Après seulement quelques heures, Pépito pogne les nerfs avec la batterie de la gentille van. Portant la maman avait rapidement appris à partir sur la compression. Il semble que l’âge d’or refuse de pousser une grosse boîte brune, il part acheter une batterie.

Tout semblait bien se rédouler pour les premières semaines sauf pendant la visite du Grand Canion. La clutch commence à éprouver certaines difficultés qui s’élèvent à 683 US!!! Et surtout du trouble pour les parents. Evidemment Murphy s’est chargé de la pan un vendredi soir, il a aussi ajouté une crevaison et un pneu de fini pour la modique somme de 200 US. Vive les vacances.

Pour ajouter une cerise sur le Sunday, le rack du toît (incluant les deux kayaks et les deux planches) part en vol plané sur l’autoroute 40 en Arizona. Quel spectacle de voir la maman courir sur l’autoroute à la poursuite des bateaux volants. Encore une bonne raison de chioler. D’après l’analyse d’un ingénieur mécanique très connu, on doit actionner la compagnie Thule pour leur mauvais design… ! On cherchait justement quelque chose pour occuper nos temps libres à Montréal.

Heureusement, la famille Gauthier semble avoir vécu une très belle expérience avec notre grosse Van malgré les quelques mésaventures survenues. Ils se sont fiés à notre dicton: Plus on souffre, meilleur sera le récit à notre retour.

S’occuper dans le froid alors qu’on rêve du soleil

Ça faisait un long bout que nous avions oublié la vie avec un frère et une belle soeur. Pauvre d’eux s’ils croyaient avoir un mois de tranquilité sans les parents sur son dos. Ils se retrouvent avec la soeur et le beau frère à temps plein. Je ne savais pas qu’avec les années le frère avait appris à faire la bouffe, la vaisselle, le lavage et même étudier. Il était presque fatiguant. Il semble que la distance rapproche car nous avons eu beaucoup de plaisir à partager du temps ensemble: Jouer au monopoli, louer des films, faire la bouffe de luxe, discuter longuement… cool le petit frère! Il était soulagé d’avoir sa chauffeuse et son soigneur après son opération pour ses dents de sagesse. C’était drôle de voir le petit frère avec ses bajoue d’écureuil… surtout son mauvais caractère habituel lorsqu’il souffre…

En général, Martin s’occupe à faire le site Web et trippotte sur internet pendant que Jolène cherche désespérement à s’occuper. Elle ne s’habitue pas à ne pas avoir une surcharge d’occupations dans sa journée. On rejoint quelques amis, on se met à date pour les films, fait des jeux de société et on commence même à préparer les décorations de Noël… faut être désespéré! Notre cerveau marche à 200% pour trouver un nouveau projet pour purger notre trois mois sans assurance.

La recherche de bénévolat… ça coûte cher!

Nos recherches se tournent d’abord vers l’Amérique Central. Nous contactons tous les organismes imaginables pour offrir nos services de bénévolat suite à la destruction causé par l’Ouragan Mitch. Nous proposions de payer la totalité des frais encouru par nos services (avion, bouffe, dodo, déplacement…) C’est difficile à croire mais personne n’était en mesure de nous diriger dans notre désir d’aider. Nous avions imaginé que l’organisme aurait accepté de couvrir les assurances médicales de Jo mais nous n’avons même pas eu l’occasion de le proposer. Tant pis pour eux.

Suite à nos vaines recherches du côté du Sud, on se retourne vers nos voisins du Nord. On recueille la liste de tous les organismes communautaires du Québec. Après avoir seulement récolté un gros compte de téléphone on se décourage un peu. On offre deux mois de bénévolat par deux professionnels auprès des jeunes dans le besoin mais personne ne trouve de place pour nous. Notre nom commence à être connu dans la région de Chibougamau mais sans espoir pour l’instant. Nous avons de la diffculté à réaliser qu’il serait plus facile de trouver une job qu’un endroit de bénévolat.

Il semble que le pusching soit indispensable pour aider les autres. La famille de Martin dans le Témiscamingue unissent leurs efforts pour nous trouver une et même deux places dans les écoles primaires et secondaire de la région. Nous sommes vendredi midi et ils nous attendent lundi matin. Nous sommes enfin parvenu à se bâtir un mini projet qui rencontre nos objectifs. OUF!!!

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