Équateur

Quito

Mardi 2 février (jour 11)

Les douches et les toilettes sont communautaires dans notre chaleureux hôtel mais au moins il y a de l’eau chaude pour la première fois depuis notre départ. Par souci d’hygiène, les toilettes sont dépourvues de sièges, ce n’est pas toujours agréable pour les gros besoins. De plus, on réalise dans une posture délicate qu’on doit demander le papier de toilette à l’office qui ouvre seulement entre 8h00 et 17h00 (il faut être prévoyant si l’on veut s’essuyer!). Autre routine qu’on va devoir s’habituer (surtout Martin… job d’homme!) il faut pomper deux litres d’eau tous les matins, ça prend environ 15 minutes. Après la routine matinale, on part marcher dans la ville pour chercher de l’information touristique. Notre hôtel est située entre le vieux et le nouveau Quito. L’orientation est facile à cause de l’immense montagne qui domine la ville. On part donc dans le vieux (région recommandée d’être visitée de jour pour la sécurité). Notre premier contact avec la ville est très positif. C’est très contrastant avec ce que l’on peut s’imaginer au Québec. Il y a plein de gens partout dans les rues qui portent le costume typique des indiens. C’est très coloré et les visages souriants sont très accueillants. On voit la pauvreté sur les visages crottés des enfants avec leur linge déchiré et leur regard mendiant quelques sous… C’est déchirant pour mon coeur de psychoéducatrice! On voit des enfants de tous les âges nous supplier pour cirer nos gougounes. On ne parvient pas à refuser un jeune d’à peine 4 ans qui arrive près de nous en pleurant. Martin a les pieds tous noirs et ça nous coûte 1$ US, leur salaire d’une semaine… Il va faloir s’endurcir si l’on veut tenir le coup pendant six mois.

En marchant, nous sommes attirés par un rassemblement de personnes qui écoutent de la musique d’un groupe itinérant. Nous passons beaucoup de temps à les écouter avec tant d’émotions que nous avons des larmes aux yeux… Même Martin! La musique est intense et le son de la flûte de pan nous fait prendre conscience de la distance qui nous sépare de notre pays natal mais qui nous rapproche de notre grand rêve.

Pour dîner, Martin choisit une recommandation dans son livre (Fidèle à lui-même, il étudie en profondeur chaque page du guide…). Le repas est supportable mais la patte de poulet qui flotte dans la soupe nous coupe quelque peu l’appétit. J’y goûte en retenant la nausée…! La ballade se déroule bien malgré quelques petites manifestations dans les rues. Les gens font la grève mais nous ne savons pas la raison. C’est seulement impressionnant de voir les centaines de policiers qui observent en cas de désordre.

En revenant de notre tour de ville à l’heure de pointe, nous réalisons que la respiration est presqu’impossible. Les gens se promène avec des foulards sur le visage. Le taux de pollution est tellement élevé que les yeux nous chauffent et la respiration est pénible. On se dépêche de regagner l’hotel pour ne pas mourir… C’est donc une première journée remplie de découvertes et d’émotions qui promet pour le reste du périple.

Mercredi 3 février (jour 12)

On passe la journée dans le nouveau Quito. Très différent comme niveau social. Les mendiants sont plus rares mais les cafés internets sont présents à chaque coin de rue. On recueille de l’informations touristiques pour organiser nos visites. On passe aussi à la banque pour changer l’argent américaine en Sucre (monnaie du pays). Le seul problème c’est qu’un dollar américain vaut environ 7000 sucres. Nous sortons donc de la banque avec des millions alors on se sens très riche et la fermeture éclaire de notre money belt à de la difficulté à fermer à cause du motton d’argents…!

Otavalo

Jeudi 4 février (jour 13)

On laisse un des pack sac en remisage à l’hotel et nous partons au terminal terrestre pour prendre le bus en direction d’Otavalo (ville au nord de Quito reconnu pour son célèbre marché artisanal surtout le samedi). Au terminal, c’est la folie furieuse. Tous les gens crient pour nous attirer dans leur autobus. C’est très impressionnant. On marche très près l’un de l’autre en surveillant constamment nos sacs. Enfin dans l’autobus, nous avons plusieurs heures pour observer le magnifique paysage qui s’offre sous nos yeux. Quito étant une ville à 2700m d’altitude, nous pouvons admirer les pueblos dans le creux de la vallée, l’agriculture en montagne ainsi que la surprenante végétation.

À Otavalo, ça semble plus calme dans les rues… pour l’instant! Nous avons la chance d’être dans un agréable petit hotel (évidemment recommandé dans le livre de Martin). Il est temps de faire le lavage… comme dans le temps… avec une brosse et du savon comme les habitants des villages. Après quelques minutes de pénible frottage, je tire ma révérance aux femmes courageuses qui font cette tâche toute leur vie et Martin accepte de frotter pendant que je m’occupe du rinçage et de l’essorage! (pas trop souvent svp).

Vendredi 5 février (jour 14)

On commence par déjeuner dans un restaurant typique (je vais arrêter de baver Martin même si c’était encore écrit dans le livre… sa bible!). Pour manger on doit s’asseoir par terre sur des coussins et la bouffe est très bonne. Ensuite, on part dans un tour organisé pour visiter tous les petits villages indiens au bord de la ville. On peut admirer une magnifique chute qui comporte plusieurs rites indigènes célébrés le 24 juin avec beaucoup d’alcool. Ensuite on fait le tour de chaque village. Chacun pratique une spécialité: Tissage des chandails, des tapis, des ceintures, de la laine, le cuire, la musique, etc… On a la chance de les voir travailler à la sueur de leur front avec une technologie très rudimentaire. Ça torture l’esprit mécanique de Martin et ça le fascine de les voir se débrouiller avec si peu! On les voit même laver leur linge à la main dans des rivières ayant une eau de couleur douteuse. C’est le temps des grèves alors il y a des combats amicals de ballounes d’eau (attention aux inondations!). De plus, certaines rues sont barrées par les manifestants on doit faire de grands détours. En soirée, nous soupons avec le son mélodieux d’une orchestre typique de la région.

Samedi 6 février (jour 15)

C’est le grand jour du marché. Très tôt on se fait réveiller par le son des marchants qui préparent leur kiosque dans les rues. C’est vraiment épattant pour tous les sens. Les couleurs et la quantité de gens attirent nos regards, les cries continus des marchants irritent nos oreilles et l’odeur de le bouffe pénètre dans nos narrines. Nous n’avons jamais vu d’aussi gros bazard dans toute une ville. Tout le monde vend quelques choses et souvent les mêmes choses. On se promène plusieurs heures pour admirer l’artisanat, on se paye même le luxe de quelques achats mais il faut être raisonnable car nous avons peu ou pas d’espace dans nos bagages. Nous sommes surpris que les gens « barginnent » très peu, ou alors nous sommes vraiment très pourris. Ce qui nous surprend c’est aussi la quantité de chiens errants qui se vagabondent dans la ville. Ils se nourrissent des poubelles qui trainent dans les rues (ils n’ont pas vraiment le même souci écologique!).

En soirée, Martin m’ammène à un célèbre combat de coq bien que je sois perturbée avant même d’y pénétrer. J’ai les larmes aux yeux à l’idée que les coqs vont se battre avec des lames de rasoir sur les pattes. J’angoisse tellement que Martin songe à me ramener à l’hotel. Tout le monde font des paris sur les pauvres coqs… sniff! Pour ma part, je vote pour un combat nul sans mort. Mon rêve se réalise au troisième combat ou exceptionnellement, le temps s’est écoulé sans faire de vainqueur ni de mort. On part, c’est dégueux de voir l’homme tripper devant la violence animal. Martin se moque de mon coeur sensible!

Dimanche 7 février (jour 16)

Il parrait que c’est une journée spéciale. Martin se lève en vitesse pour magouiller dans la chambre de bain. Je lis un message: Viens me rejoindre au son de ton oiseau préféré. Lorsque j’arrive dans la toilette, deux ballounes d’eau m’attendent au dessus de la porte. De plus, il y a un gâteau en mousse avec des chandelles et des confétis dans la douche. Bon réveil!

Pour célébrer, on loue des chevaux pour faire un tour d’équitation en montagne. C’est une expérience inoubliable. La vue est évidemment à couper le souffle au sommet et surtout les chevaux sont fraingants pour la descente. Ils passent leur temps à trotter et gallopper. J’ai l’impression de liberté et d’une intense joie sur le dos du cheval. J’ai d’énormes fous de rire en entendant Martin grogner qu’il a mal à ses précieux organes et qu’il en perd le souffle. Son cheval s’arrête pas de trotter et moi je ne cesse de rire. En après midi, on fait la location de vélo de montagne. On se sent près des gens en roulant dans les petits villages pauvres d’indigènes. On va jusqu’à une forêt où l’on doit rouler en évitant les taureaux qui nous observent avec un air bizard. C’est une magnifique journée qui doit se terminer par un retour vers Quito car on doit prendre l’autobus toute la nuit (8hrs) en direction de la jungle!

La Jungle amazonienne

Lundi 8 février (jour 17)

On arrive à 4h30am à Lago Agrio (petite ville au nord de Quito où part plusieurs départs pour visiter la jungle dans le parc de Cuyabeno). L’attente dans l’obscurité est longue et angoissante. On voit les guides venir chercher leur groupe vers les 7h00. Un homme nous déconseille même de partir avec le guide avec qui nous avons réservé. On commence à trouver la situation désagréable. On cherche à trouver ce qui se passe. Vers 8h00, une femme nous apprend qui son mari est notre guide et qu’il va revenir plus tard… on part chez elle… on dort… on attend… on doit payer la totalité du tour si l’on veut partir…. nous sommes septique sur le tour… On part finalement à 2h00pm, nous sommes un groupe de six personnes (une Ontarienne, un couple d’Argentine et un gars du Chili). On doit se taper 1h30 de taxi suivit 1h30 de canoe pour se rendre sur le site de la jungle. Nous réalisons que nous ne sommes pas vraiment dans le parc mais l’organisation semble agréable. Nous avons une petite chambre privée avec notre douche et les moustiquaires pour la nuit. La bouffe est bonne et le guide est sympatique et compétent… Ça promet déjà mieux. Surtout après l’agréable randonnée de nuit dans la jungle. On doit bien s’habiller malgré la chaleur à cause des moustiques. Les sons exotiques comblent nos oreilles, c’est vraiment trippant. Notre guide nous présente déjà certaines espèces d’insectes à ne pas toucher. On a la chance de voir un Armadillo (mangeur de fourmis).

Mardi 9 février (jour 18)

Première vraie journée dans la jungle. Le matin on part pour un village typique indigène. Nous avons la chance de rencontrer une communauté qui vit uniquement des matières premières de la terre. Ils font tout eux-mêmes et s’organisent, peu de gens de la ville pourraient survivre. Ils font toutes leur nourriture à partir des plantes de la jungle, ils chassent, cultivent et élèvent la volaille. Ils sont loin de notre télévision et ordinateur avec leur maison en paille sans fenêtre. En marchant dans la communauté, nous avons le plaisir de goûter à différents fruits et aliments de la jungle. Nous goûtons même au fameux chicha des indigènes (boisson assez mauvaise!). On visite une école, une église ainsi qu’une hôpital… un plancher avec 4 murs avec des livres mangés par les termites, et des appareils médicaux qui ressemblent à des jouets Fisher Price!

Après le dîner, il y a toujours un moment pour la siesta (il faut trop chaud pour bouger… il pleut toujours). Comme nous n’avons pas cette habitude, Martin en profite pour jouer de la guitare avec l’instrument du chef cuisinier et moi je joue avec le bébé singe du guide. Il l’a adopté car sa mère a été mangé par les indigènes. Le singe aime seulement les femmes, il me tête les doigts et s’amuse à grimper sur moi. Il est tellement intime qu’il pisse et chie sur mon lit… Cool la jungle!

En après-midi, c’est la pêche aux pirhanas. Heureusement, une personne du groupe en pêche un donc on peut admirer les dents pointus qu’il possède. Certains vont faire la baignade dans la rivière. Mon homme refuse car je suis dans mes journées rouges… c’est injuste! Pour le retour au camp, nous utilisons les embarcations de la région. Genre de kayak cheap sculpter dans un arbre avec des petites rames aussi sculptées. C’est toute une aventure… Surtout que Martin veut absolument m’enseigner les techniques de canottage dans cette pyrogue rudimentaire. Nous avons beaucoup de plaisir.

Pendant les soupers, nous réalisons que nos talents en espagnol sont très limités. S’insérer dans la discussion et leurs jokes est parfois pénible. Ils acceptent volontiers d’être patient et nous parvenons même à échanger quelques jokes cochonnes (c’est internationnal!).

Mercredi 10 février (jour19)

En avant-midi, c’est le summum de l’expérience dans la jungle. Nous avons une balade de 5hrs avec le guide. Il faut lui faire confiance car sans boussole nous avions souvent l’impression d’être perdu dans le centre des tropiques. Nous pouvons écouter, goûter, voir, toucher, sentir et tripper dans la forêt. Notre excellent guide nous aide à observer toutes sortes d’insectes et d’animaux (fourmis conga, singes, papillons, araignées, …). On se promène sur une vraie liane de Tarzan, on se crème les mains dans un nid de termites, on voit des arbres avec de la sève couleur sang, sève de caoutchouc, on goûte à tout, on trippe toute la gang. Pour observer tous ces phénomènes, on doit franchir des ruisseaux et des mares de boue. Nous ne sommes pas près d’oublier la fin de la randonnée dans la grosse averse de pluie (rain forest), rempli de bouette dans un décor unique et enchanteur… wow!

Après la siesta (singe, guitare), on part visiter un indigène et sa famille. Nous voyons certains animaux bizards et nous goûtons à une chicha encore plus forte et dégueux aux bananes. Après, on apprend comment est fabriquée une sarbacane. Martin est impressionné de faire un trou aussi précis avec si peu de technologie. On peut même se pratiquer à chasser. Personne ne peut arriver à la cheville de l’indigène… c’est épatant la précision qu’il obtient. Finalement, on découvre les joies de la peinture naturelle en se faisant maquiller avec les fruits de la jungle.

Jeudi 11 février (jour 20)

En avant-midi, c’est une balade en canoe pour l’observation des oiseaux. Avec un gros soleil qui nous réchauffe (pour écoeurer les Québécois…!) nous avons le plaisir d’observer des toucans (comme sur les Frosted Flakes), des perroquets, des wood pickers, des perruches et pleins d’autres oiseaux colorés dont je ne me souviens pas des noms. En après-midi, nous visitons un shaman (mélange de sorcier et de médecin). Nous apprenons à identifier certaines plantes qui ont des propriétés médicinales. Nous revenons à la noirceure… Coucher dans la pyrogue, on vogue en observant un magnifique ciel étoilé avec le son enchanteur de la jungle un mon petit homme d’amour qui me tient la main… Que pourrait on demander de mieux!

Vendredi 12 février (jour 21)

On doit se lever très tôt pour le retour en ville. On part pour 2 heures de canoe puis 1h30 de taxi, rendu au terminus, nous avons encore 8 heures de bus pour arriver à Quito. J’ai souvent mal au coeur dans les transports alors je dors beaucoup. En arrivant à Quito, on prend un dernier souper avec nos amis d’Argentine et du Chili qui ont partagé notre aventure dans la jungle. Nous rions de différentes expressions de nos langues respectives.

Samedi 13 février (jour 22)

Journée tranquille dans la ville de Quito (nuevo). On fait du lavage car dans la jungle rien ne parvient à sécher et tout est rempli de bouette (cette fois on choisi de payer pour notre lavage!). On va s’amuser sur internet et l’on cherche de l’info pour les montagnes de l’Équateur. On passe beaucoup de temps à discuter sur notre couple. C’est intéressant de vivre aussi intense avec la même personne. On doit se respecter et se comprendre.

Dimanche 14 février (jour 23)

Petite journée spéciale pour les amoureux! Martin me réveille avec des coeurs rouges dessinés sur le visage… La jungle l’a transformé… Il utilise les plante pour me séduire!

On part tôt pour l’ascention de la montagne Pasachoa 4200m. On doit se pratiquer à supporter l’altitude si l’on veut monter le Cotopaxi. Pour une fois, Martin ne chiâle pas pendant qu’on monte, il est concentré à faire des calculs d’altitude avec sa montre et faire des moyennes de notre rendement. Pour faire changement, nous nous perdons dans la montagne ce qui ralonge notre balade d’une heure. En haut, la vue est exquise. Il y a des nuages qui rendent la ville dans le creux de la vallée très mistérieuse et chaleureuse. C’est l’extase et la liberté au sommet mais c’est pénible pendant qu’on monte. Nous ne sommes pas encore acclimatés à cette altitude alors nous cherchons notre air. Nous arrêtons à 3675m d’altitude et le départ était a 2645 alors nous avons monté 1 km selon tous les calculs précis de Pompon. Lors de la descente, nous avons reçu une grosse averse de pluie, ça rendait chaque pas très glissant. Pauvre Martin qui s’est retrouvé les fesses dans la boue…! Nous avons rencontré un couple très gentil de Québécois. Nous avons bavardé plusieurs heures ensembles. C’est toujours agréable d’échanger avec des gens qui ont choisi de vivre les mêmes aventures que soi. On en profite pour s’échanger des trucs sur les pays. Pour le retour de soir, on est entassé: 25 personnes dans une mini van. Il faut supporter la proximité. L’autobus de Quito nous débarque dans un endroit malfamé de la ville, on ne sait pas vraiment où nous sommes, nous suivons une famille qui semble correcte. Nous finissons la run en taxi car ça semble très peligroso (dangereux!).

Lundi 15 février (jour 24)

Autre journée tranquille dans Quito. On tente de chiâler à notre agence touristique de la jungle pour se faire rembourser le 40$ US pour les frais d’entrée dans le parc que nous ne sommes jamais allé. Comme c’est le carnaval, tout est fermé jusqu’à mercredi. Je me sens très faible aujourd’hui, manger me donne mal au coeur. Comme dirait le cousin de Martin, je suis faite avec du pipi et du rhumatisme. Martin dit que c’est des symptomes naturels de l’altitude… On relaxe, on lit, on écrit!

Mardi 16 février (jour 25)

Nous commençons le matin en visitant le Vivarium de Quito. Il y a de nombreuses espèces de reptiles et les explications sont en français alors on peut comprendre que certains serpents sont extrêmement dangereux (peligroso). Nous avons même la chance de prendre un Boa constricteur de 2m dans nos mains. Martin préfère prendre la photo plutôt que le serpent…!

Il pleut presque toute la journée et j’ai encore mal au coeur. La bouffe me donne la nausée (il faut dire que c’est rarement appétissant!). J’ai le flu depuis deux jours ainsi que Martin alors il faut se tenir proche des toilettes… (petite tourista). Ne pas oublier le papier hygiénique dont les toilettes sont souvent dépourvues.

Nous passons un après-midi tranquille à l’hotel en jouant au fameux jeux de société de bateaux (comme dans la van) mais nous devons nous patenter les pions avec des pilules anticonceptionnelles… Vive l’imagination!

Mercredi 17 février (jour 26)

Enfin le Carnaval est terminé, alors la boutique qui nous a vendu le tour dans la jungle est ouverte pour qu’on puisse chialer. Martin dit que maintenant je mérite un certificat en espagnol car je parviens même à nous faire rembourser: 40$US pour le retard au départ et la fausse entrée dans le parc… plus 40 000 sucres (10$CAN) pour la liqueur qui devait être incluse. Ça commence bien une journée malgré que j’ai encore mal au coeur… Je commence à comprendre les femmes enceintes qui ont toujours le coeur dans la gorge quand on parle de bouffe….

On prend le bus en direction de Latacunga (sud de Quito), ce qui ne va pas améliorer mon coeur malgré la gravol. En arrivant dans la ville, sans vouloir être trop bitch, nous découvrons une ville sale, peu accueillante… un peu… beaucoup ouach! On prend un premier hotel à l’image de la ville… avec matelas extra rigide, couverture extra petite et propreté en option. Les toilettes sont dehors avec des portes qui ne ferment pas complètement… Ça donne un certain charme d’évacuer en regardant le Cotopaxi sur une bécosse sans siège…! Je passe la soirée couchée à me vider aux toilettes. Au moins c’est économique en bouffe! Martin a aussi le flux mais il est plus tough que moi… il cherche un deal pour aller au Cotopaxi demain.

Banos

Jeudi 18 février (jour 27)

Il semble que le deal pour le Cotopxi ne soit pas facile à trouver. C’est très cher et compliqué de trouver un lift pour se rendre au refuge… La ville nous donne mal au coeur alors on se sauve en bus pour Banos (ville encore plus au Sud)… Est-ce un hazard? En entrant dans cette chaleureuse ville nous n’avons plus mal au coeur et le flu disparaît. Cette merveilleuse ville touristique est située dans le creux d’une vallée près de la montagne Tungurahua. Nous trouvons un hotel à un prix très raisonnable surtout que nous avons notre toilette privé pour la première fois dans le pays (30 000 sucres = 6.50$ Can.). Après un repas très économique, nous partons visiter le zoo de San Martin. Nous sommes surpris de la beauté du parc. Le zoo est construit dans le creux de la vallée donc les animaux se retrouvent en milieu presque naturel. La vue est spendide et nous avons du plaisir à découvrir de nouvelles sortes de mammifères. Je suis impressionnée par la taille des organes d’un animal qui semble un mélange entre un gros cochon mangeur de fourmi avec un petit nez d’éléphant….! Martin est presque jaloux de Monsieur le Tapir.

Vendredi 19 février (jour 28)

C’est une des journées les plus merveilleuses du voyage… On fait la location de vélos de montagne. On descend une route de Banos à Rio Verde pendant environ deux, trois heures. La route (calle) descend presque tout le temps, donc c’est très relaxe physiquement. Par contre, ce n’est pas relaxe pour les yeux car les paysages sont à couper le souffle. Nous avons une des rares journées ensoleillées avec une route qui suit un magnifique canyon avec de nombreuses cascades d’eau… Certaines chutes tombent directement sur la rue. On se croirait au paradis! On rencontre aussi un tunnel très obscure où l’on doit traverser en espérant que les bus nous voient… J’ai la frousse mais les émotions valaient la peine. Pendant notre agréable balade, une agence touristique nous demande de passer dans la cascade d’eau pour faire des photos de nous… On accepte d’être vedette bénévolement… Il parait qu’ils ont un site internet mais nous n’avons pas vérifié, ca ressemblait à http://www.banos.com. En arrivant à la ville, nous suivons une trail qui nous mène à une rivière exceptionnellement belle avec plein d’orchidées qui poussent comme de la mauvaise herbe (désolée chers parents!). Nous passons une après midi d’Adam et Eve à profiter de la vie au maximum dans un décor féérique.

Pour le comble de la paresse, nous revenons avec une autobus qui accepte de mettre nos vélos sur le toit… Il faut se garder des forces pour d’autres sports…!

Pour compléter la journée, nous allons voir les bains thermiques très populaires dans la ville. Lorsque nous voyons la quantité de gens qui s’empilent dans la piscine ainsi que la couleur… opaque et brune de l’eau, nous décidons d’observer plutôt que de se tremper dans cette… eau!

Samedi 20 février (jour29)

Enfin j’ai réussi à convaincre Martin de monter une montagne avec un guide pour éviter de se perdre fidèle à nous même. Nous partons tôt le matin pour affronter les 2800m à 3800m qui vont nous mener au refuge du Tungurahua. Nous devons d’abord supporter une heure dans un tape cul pour se rendre au début des trails. Le sentier est magnifique et notre motivation semble très bonne car nous atteingnons le refuge d’une dénivellée d’un kilomètre après 2h20. Nous remercions le cheval qui transportait tout notre équipement ce qui nous permettait de monter plus rapidement et d’apprécier le sentier magnifique qui s’offrait à nous. C’est incroyable de se promener dans le pays ayant la deuxième plus grande variété d’orchidées… (Je suis méchante pour les amateurs du Québec!). Arrivés au refuge à 1h30 pm, nous avons l’après-midi pour profiter du superbe paysage (Je commence à manquer de vocabulaire pour décrire les beautés de l’Équateur). Il faut s’imaginer très haut dans la montagne à admirer les vallées et les villages typiques qui dorment au creux de la magestueuse montagne avec une végétation tropicale et colorée… Nous espérons que les photos seront témoigner toutes ces beautés.

Après le soupé, on doit se coucher tôt car l’ascension de la montagne se fait de nuit… Dodo vers 7h00pm sur un plancher recouvert d’un tapis tressé en osier… Imaginez le confort avec 6 autres touristes qui ronfflent autour…

Dimanche 21 février (jour 30)

Grâce matinée… On se lève à une heure du matin sans avoir vraiment réussit à dormir… Qualité du lit ou stress de la montagne? Après le léger déjeuner, on part avec nos frontales pour affronter le froid et la montagne. La nuit promet d’être très longue. Sophia et Osso (un couple de chiens) semblent plus en forme que nous pour la randonnée. Notre motivation a des hauts et des bas. Dans le noir chaque pas semble difficile et imprécis… On monte dans de la terre volcanique mole qui nous fait redescendre la moitié à chaque poussée. Nous pensons rebrousser chemin lorsque notre guide qui est loin devant semble ignorer notre fatigue (c’est ça un guide peu dispendieux!). Les premiers symptomes de l’altitude se font sentir… Manque d’air, étourdissement. Les premiers rayons de soleil encourage nos efforts. Il faut souffrir en espérant que le sommet vaudra la peine. Après 5h30 d’efforts soutenus, nous parvenons finalement à la crète du volcan (5016m donc 1,2 km plus haut que le refuge). La dernière heure s’est terminée avec crampons, piolets et corde pour notre sécurité dans la neige. Nous sommes exténués et la vision est complètement nulle:( Nous devons déjà revenir avant que la neige ramolisse). Par une chance immense, le ciel s’éclaircit pendant notre descente et nous pouvons profiter de la grandiosité du paysage qui s’offre à nous. Malgré notre épuisement, nous sommes conscients de notre bonheur et apprécions chaque minute précieuse qui s’offre à nous. La descente se fait rapidement car nous glissons sur la terre mole (c’est les joies du ski sans le froid… on se sent comme des astronautes!). Nous réalisons que les efforts valaient le cout même si nous voulions abandonner à plusieurs reprises. Heureusement que Martin veillait fidèlement à notre motivation en calculant TRÈS régulièrement notre taux d’ascension avec son super altimètre. Merci au scientifique en herbe qui ne peut s’empêcher de tout calculer même en vacance!

Nous avons droit à un repas à notre retour au refuge à 9h30 am puis nous devons redescendre 1 km plus bas pour reprendre le tape cul qui nous ramène à la ville. C’est une merveilleuse expérience crevente et enrichissante. De retour à l’hotel, nous tombons endormis jusqu’à l’heure du souper… Ouf!

En soirée, nous croisons nos amis du Québec, il semble que les touristes finissent toujours par se croiser tout au long du voyage. C’est toujours pratique d’échanger des conseils sur les sites touristiques à venir.

Dimanche 21 février (jour 31)

On doit commencer par aller à la banque car il nous reste environ 5$US dans nos poches. La banque refuse notre carte visa et nous explique que la seule façon de recevoir de l’argent du Canada va prendre 5 jours. On capote car nous n’avons plus une cent… Heureusement, après réflexion, Martin se souvient qu’il peut utiliser sa Master Card pour retirer de l’argent, ouf quel soulagement!

Nous avions prévu faire une journée de motocross dans les sentiers montagneux de Banos. Nous hésitons longuement sur la pertinence de louer deux motos… Très dispendieux. On commence par une pour me permettre de pratiquer. Après quelques minutes, je refuse de passer le guidon à Martin… C’est trop trippant… Martin part à pied pour en louer une deuxième s’il ne veut pas marcher toute la journée. On part en ville pour mettre de l’essence dans nos supers motos… Malheureusement, il n’y a plus d’essence à nul part on doit se faire rembourser et remettre notre trippe de motos à plus tard. Notre tour de 30 minutes en ville nous à très stimulé et nous serons très impatients jusqu’à notre prochaine balade. Je ne pensais pas tripper autant, pauvre Martin ça va coûter deux motos la prochaine fois!

On occupe notre journée avec une petite balade sur le pont San Francisco puis on décide de partir pour Riobamba (une grosse ville plus au sud). Dans l’autobus, deux frères de 6 et 9 ans sont assis à nos côtés. Ils font partis de la classe très pauvre avec leurs vêtements sales et déchirés. Leur sourire est pourtant contagieux et nous ne pourvons cesser de les regarder pendant tout le trajet. Ils se partagent un misérable pain sec et s’amusent à se brûler avec la faible flamme d’un briquet. Je ne peux m’empêcher d’avoir mal au coeur en regardant l’enfant crotté jouer avec un bout de caoutchouc dans son nez et jouer ensuite avec sa crotte de nez. Ils sont misérables, attachants et repoussants tout en même temps.

On arrive à Riobamba à l’heure du souper. Martin est en diarrhé mais ça lui passe en fin de soirée. Je pense que le lait au chocolat n’était pas une bonne idée (le voyage ne l’empêche pas d’être trop gourmant sur le chocolat). Riobamba est une grande ville ordinaire qui a la chance d’être en bordure du Chimborazo (volcan le plus haut de l’Équateur (6320m). Bon dodo dans une chambre de luxe à 50 000 sucres (11$Can).

Mardi 23 février (jour 32)

On se cherche un hotel moins cher pour que je puisse dormir (je capote quand on dépense trop pour un simple lit…). On trouve un hotel à 20 000 sucres mais évidemment la propreté n’est pas au rendez-vous. On se retrouve dans une chambre avec quatre lits simples qui font squick, squick et des kleenex qui bouchent les trous dans les murs. Je dors avec mon linge et propose à Martin de se mettre un condon pour dormir pour éviter de se la salir… De plus, il faut aller dans un petit corridor crasseux pour les toilettes mais c’est seulement pour une nuit!

On passe la journée à la station Urbina à la base du Chimborazo. Malheureusement c’est trop nuageux pour admirer le sommet mais l’endroit campagnard est calme et reposant. Le retour en ville est économique puisque nous embarquons sur le pouce avec un trucker. Nous sommes six entassés dans une cabine pour deux personnes. Bon souper économique pour terminer la soirée!

La côte

Mercredi 24 février (jour 33)

Nous espérions prendre un train légendaire pour se rendre sur la côte de l’Équateur. Évidemment les ingénieurs… de la voirie ne sont pas trop pressés pour réparer les rails du chemin de fer endomagés par les pluies… alors nous devons nous taper de nombreuses heures de bus. Départ à 7h00am de Riobamba, transfert à Guayaquil vers 1h00pm pour finalement arriver sur la cote à 4h00 pm à Salinas… On profite de ces longues heures d’autobus pour observer les gens. Les cours d’observation du comportement humain ne me permettre pas de comprendre ces gens parfois si différents. Ils passent leur journée à vendre de la bouffe dans les autobus… Souvent les mêmes produits! Ils profitent de chaque ralentissement du bus pour entrer et doivent être prudent pour ressortir car le chauffeur ne ralentit pas vraiment pour leur permettre de redescendre. Au moins, j’ai réglé mon problème de mal de coeur en m’assoyant en avant du bus… Maintenant mon problème est que j’ai peur de frapper à chaque instant à cause de leur conduite impulsive et agressive.

Salinas est une ville pour les riches touristes… On se sent en vacance pour une journée sur le bord de la plage à souper en regardant le coucher de soleil sur le Pacifique… L’eau est chaude et c’est très agréable! On doit partager notre chambre avec un Allemand qui était dans le bus avec nous car il n’y a plus de chambres disponibles… Pauvre Jolène qui doit dormir en compagnie de deux bels hommes.

Jeudi 25 février (jour 34)

Les vacances de riches à Salinas se termine en se levant le matin. Il pleut alors nous en profitons pour voyager toute la journée. Notre chemin est plus long que prévu car certaines routes sont fermées à cause de la pluie diluvienne. On part donc à 10h00 avec une halte à Guyaquil à 2h00, une halte à Jipijapa vers 6h00 et l’arrivé vers 7h00 pm à une petite ville pauvre mais chaleureuse située au bord de la mer au Nord de Salinas: Puerto Lopez. Notre dernière heure de bus est exceptionnellement féérique. Nous sommes assis à l’arrière du bus pour avoir une vue renversante sur un coucher de soleil épatant sur le Pacifique. Les couleurs feux miroitent sur l’eau et créent une image que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Pour augmenter la magie du moment, nous nous laissons absorber par la musique typique qui nous ennivre et nous permet d’observer des gens heureux dans un autobus qui roule dans un décor magique! WOW! Pour compléter le tableau déjà parfait, ajoutez des arbres de conte de fée sur des colines qui dominent l’océan avec un arc-en-ciel qui enveloppe le paysage… C’est le souvenir que nous garderons pour notre arrivée à Puerto Lopez (pas si pire!).

Nous nous sentons dans un film de suspense en pénétrant dans une ville seulement éclairée par la lune. Nous marchons dans des rues bouetteuses en tentant d’éviter les dizaines de crapeaux qui marchent sur notre chemin. Nous marchons en imaginant que personne ne connaît notre destination mystérieuse, c’est comme dans un rêve lorsque nous cherchons notre hotel pour passer la nuit. Je suis presque poétique! Pour couronner la soirée, nous trouvons une chaleureuse auberge de jeunesse où nous avons accès au frigo, four et TV branché sur satellite. Les toilettes communautaires puent, il n’y a pas d’eau chaude et les lits à deux étages sont très inconfortables mais on ne peut pas tout avoir… Nous avons déjà droit à du grand luxe!

Vendredi 26 février (jour 35)

Le seul charme de cette ville c’est qu’elle est située au bord de la mer car pour le reste on a déjà vu mieux. Les gens sont pauvres et vivent avec le minimum. Trouver de l’information touristique s’avère long, compliqué et surtout peu cohérent. On comprend surtout qu’ils fixent leur prix en dollars US et que par hazard l’argent du pays ne vaut plus rien. Le problème c’est que nous n’avons pas de dollar et qu’évidemment la ville est dépourvue de banque de vérifier les taux quotidiens. On doit vivre avec leur règle! On comprend qu’il y a trois attraits touristiques dans leur ville et qu’il faut la passe dispendieuse pour avoir accès aux parcs. On commence donc par visiter un site archéologique nommé Agua Blanca. Pour se rendre on doit marcher plus d’une heure avec le gros soleil et l’humidité pour réaliser qu’il faut, par hazard, payer un supplément pour avoir un guide… de toute façon obligatoire pour la visite. Le musée contient plusieurs pièces Montena intéressantes pour les amateurs… nous manquons de cultures pour vraiment apprécier ces moments historiques. Nous trippons d’avantage à observer les gens du petit village qui travaillent plutôt que de regarder les pierres entassées qui doivent représenter d’anciennes maisons Montena des années 1000 après Jésus Christ… Désolée pour les passionnés, nous laissons se plaisir aux autres. Les sentiers, les oiseaux ainsi que la végétation attirent d’avantage notre attention.

Samedi 27 février (jour 36)

Notre journée commence par une balade sur la plage. Tôt le matin, les pêcheurs reviennent avec leur cargaison de toutes sortes pour vendre et décortiquer directement sur la plage. Le spectacle est vraiment spécial. Nous avons la chance de voir 7 ou 8 requins marteaux de 200lb. se faire décapiter par les pêcheurs. On voit des espadons ainsi que de nombreux poissons dont nous ignorons le nom. L’odeur est très puissante mais ne semble pas déranger les nombreux chiens et vautours qui semblent attendre leur reste!

Ensuite, nous embarquons avec un groupe de 10 Hollandais en direction de la Isla Plata (C’est l’Galapagos des pauvres comme nous!). Après 1h30 sur le bateau, nous arrivons à une magnifique île. Nous avons une balade de 3h00 pour observer de très près différentes sortes d’oiseaux. Ils sont parfois à quelques pouces de nous et semble nous dire avec des sons étranges que nous sommes sur leur chemin. Evidemment le décor est spendide et pour couronner la journée, je croise quelque Bernard l’hermithe dans les sentiers. Ils m’accompagnent dans l’étuit de la caméra pour un bon bout de la balade… Martin dit que je retombe en enfance en compagnie de mes amis les animaux… De son côté, il commence à être plus courageux et accepte de toucher les plus petit crabe…! Après la balade, on nous offre un bon dîner avant de partir faire de l’apnée près de l’île. Nous avons la chance de barbotter en compagnie d’un banc de 25 à 40 poissons tropicaux. Je pense que c’était des poissons perroquets (jaune, bleu et noir). Nous pouvons les nourrir… Nous trippons dans l’eau en leur compagnie. On croise aussi un banc de petits poissons avec toutes sortes de couleurs. C’est loin des plongés pénibles du Québec à mettre un wet épais en espérant voir autre chose que du sable.

Nous avons un agréable souper en regardant le coucher de soleil sur le bord de la mer. Malheureusement, Martin se sent moyennement bien alors il se couche tôt pendant que j’en profite pour écrire et m’amuser dans mon album photo.

Dimanche 28 février (jour 37)

Martin va plus ou moins bien toute la journée. Il a mal à la tête, il se sent faible… Je prends bien soin de lui et heureusement nous avons la chance d’être dans notre agréable auberge de jeunesse alors il peut regarder la télé et se reposer. De mon côté, je ne me pleins pas car j’aime avoir du temps pour écrire et faire mon album. En soirée, nous avons une agréable balade sur le bord de la mer avec le coucher du soleil.

Lundi 1 mars (jour 38)

On se lève de bonne humeur en pensant à Nathalie (bonne fête à la soeur de Martin… On lui souhaite que tout se passe bien au Kosovo!). Nous partons visiter le dernier attrait de la région. Il s’agit de Los Frailes. C’est une magnifique plage vierge. Nous passons l’après-midi à se baigner dans l’eau chaude et courir après les centaines de crabes qui vivent sur cette plage! Bravo Martin tu deviens un homme qui n’a plus peur de ces petites bébittes à pince! Ce fut une belle après-midi romantique mais nous commençons à nous ennuyer… pas du Québec et de la neige mais de notre travail, de se sentir utile, d’utiliser notre matière grise! Nous avons toffé 5 semaines et encore… ça fait un petit bout qu’on rêve de notre bénévolat… nous voulions mieux connaître la culture et la langue avant d’offrir nos services mais demain… Espérons que nous trouverons où nous rendre utile très bientôt.

Encore un magnifique souper sur le bord de la mer. Nous avons remarqué qu’à 6h45 précisément il y a des milliers d’oiseaux qui envahissent les fils électriques en même temps. Nous pensons avoir compris qu’ils arrivent à la tombé du soleil en même temps que les mosquitos sortent… Eux aussi ils viennent pour souper! Ça donne une atmosphère animée! Sans oublier les crapeaux qui sont aussi présent à la même heure, sûrement pour les mêmes raisons. Ça donne un beau petit concert tropical! Il faut faire attention où l’on met les pieds et espérer ne pas recevoir de petits cadeaux du ciel!

Mardi 2 mars (jour 39)

On prend notre temps avant de quitter notre petite auberge de jeunesse. On se régale de toast avec Nutella sans oublier notre gros melon d’eau bien froid. Quel délice rare pendant notre voyage. On profite une dernière fois du luxe en écoutant un film sur satellite. Après, on doit se taper encore plusieurs heures de bus. De 11h00 am à 7h00 pm on traverse les villages de Jipijapa à Puerto Viejo pour finalement arriver à Bahia. On commence à s’habituer à se promener dans leur transport en commun. Les paysages sont toujours magnifiques entre les montagnes et le bord de la mer. Lorsque nous croisons des cyclistes sur la route, le chauffeur klaxonne et c’est une question de survie pour le cycliste de se tasser le plus rapidement possible. Pépito qui me disait toujours que faire du vélo sur le Boulevard St-Rose était dangeureux… Il faut voir ici la différence pour le croire. De plus, la route est continuellement envahit par les animaux de tout genre: poules, cochons, chiens, chats, ânes, chevaux, vaches… Dans leur cours de conduite ils n’apprennent pas à éviter les portes des autres véhicules qui s’ouvrent sur le bord de la rue mais à faire du slalom entre les bêtes, les troues d’eau et éviter de tomber dans les précipices causés par des absences de chaussée à certain endroit (route détruite par les pluies et le temps!)

Bahia est une ville sur le bord du Pacifique avec des édifices en ruines et une allure de poubelle. Je suis un peu décue de penser que le bénévolat offert dans la publicité est situé dans une ville plutôt que dans un petit village typique. L’agence est fermée alors on doit attendre et passer la nuit dans un hôtel à coquerelles où l’on doit mettre le moustiquaire pour dormir si l’on ne veut pas se faire manger le bout des orteils!

Mercredi 3 mars (jour 40)

Nous rencontrons finalement la responsable du projet de bénévolat. Il s’agit d’aider dans la reconstruction d’une école dans le petit village de Rio Muchacho. Leurs places pour les bénévoles sont complètes mais ils nous offrent de vivre dans une nouvelle famille moins organisée pour les touristes car ils semblent intéressés par l’aide qu’on peut leur apporter.

On se prépare pour la grande aventure. Évidemment la Jolène émotive est anxieuse et excitée à l’idée de passer plusieurs semaines dans un petit village inconnu. Il y a beaucoup d’émotions dans l’air. C’est trippant un long voyage mais il y a parfois des moments plus difficiles. Dans la chambre d’hôtel dégueulasse où l’on doit pisser dans la douche et pas vraiment de possibilité de flocher avec les bébites qui se promènent sur les murs… Je me sens parfois loin de vivre un rêve. Nous sommes loin de ceux que nous aimons et nous partons où il n’y a aucun moyen de communication. On se sent parfois isolé et perdu sur la planète. Par chance que nous sommes deux pour supporter nos déprimes que nous faisons en alternance pour qu’on puisse chacun se motiver… Il ne faut pas s’inquiéter, nos déprimes ne durent jamais plus que quelques minutes et l’on réalise vite la chance que nous vivons! Au Québec on se plaint de la neige, ici on se plaint des bébittes et de la crasse. Il ne faut pas perdre nos habitudes de chialeux. On se paye un dernier bon repas au restau avec crème glacée!

Pour sa part, Martin a besoin d’un grand changement pour faire passer toutes les émotions… Eh oui, vous ne reconnaîtrez plus mon petit homme à son retour… Je lui ai rasé les cheveux sur le coco. Par contre, sa barbe est encore son ami fidèle et indispensable. Son nouveau look lui donne un air de dure à cuire… Ça nous permet de marcher plus tard la nuit dans les villes sans se faire attaquer!

Jeudi 4 mars (jour 41)

On part très tôt le matin pour Rio Muchacho. On doit d’abord prendre un traversier puis un autobus qui va nous amener à l’entrée du village. On s’asseoit sur le top du bus pour apprécier la vue spendide. En arrivant au village, des chevaux nous attendent pour parcourir l’heure et demi qui va nous conduire à la famille qui va nous accueillir. Il y a beaucoup de bouette alors les chevaux ont de la difficulté. Pour un choc culturel, nous ne pouvions pas mieux choisir. Les maisons en bambous avec un repas typique (dégueux!) servit dans des bols sculptés dans une noix de coco ainsi que les ustenciles pour le moins original. La maison semble bien aménagée avec une toilette et une douche disponible pour les touristes. C’est chaleureux avec les hamacs et les petits tables en bois. Il y a beaucoup d’animaux de la ferme pour nous accueillir. Sans avoir le temps de faire connaissance avec les gens, la pluie commence à tomber plus fort alors on doit se dépêcher pour traverser la rivière puisque nous allons habiter chez la grand-mère à environ 20 minutes de marche dans la bouette.

En arrivant dans notre demeure, nous avons un VVRRAAII choc culturel… On nous avait prévenu que c’était moins organisé mais… pas à ce point différent. Martin en aurait pour des années à faire de l’amélioration de leur condition de vie. D’abord les murs de la maison sont tous mangés par les termites… la tapisserie est fait de papiers journaux est aussi mangée et dégeux. Il y a une pièce centrale sombre avec deux chambres minuscules avec trois lits simples. Nous devons dormir dans le même lit qui ressemble plus à une planche à repasser crasseuse qu’à un matelas. Dans la cuisine il y a une table avec des bancs et un endroit annexé pour faire la bouffe. Un grand comptoir en pente vers l’extérieur qui permet de déverser toutes les cochoneries. Un genre de four (trou pour faire un feu!) et une armoire… vivante. Attention pour les coeurs sensibles, il y a beaucoup de vie dans la cuisine (et d’odeurs). Ils ne connaissent pas les plats tupper ware super hermétique, tout traine à la chaleur sur l’unique comptoir crasseux (y’a pas de frigidaire évidemment). On enlève les fourmis des assiettes avant d’y mettre de la bouffe. D’ailleurs leur livre de recette est très simple à apprendre et ne contient pas beaucoup de page. Il y a du riz trois fois par jour avec fromage, platanos (genre de légume qui ressemble à une banane) ou légumes bizzards dans un bouillon au citron. Chaque repas n’est pas une surprise… c’est un cauchemard!

Après notre premier repas, nous demandons d’aller à la toilette. Bonne question! Surtout qu’il fait noir et qu’il pleut. La gentille grand-mère nous passe un parapluie pendant que son époux et les trois enfants observent le spectacle. On doit d’abord monter une côte de bouette glissante pour arriver à des barbelés à la hauteur du coup. Comme nous ne les avions pas vue, le parapluie se couinsse, nos pieds glissent et nous entendons les éclats de rire de la famille qui nous regarde comme si nous étions des extra-terrestres. La toilette… i.e. la cabane avec un trou au centre dans la terre dégage une odeur infecte! Pour revenir à la maison…pardon, la cabane, nous sommes plus habile et avons même le temps d’apercevoir la douzaine de poulets qui mangent nos restant de table. Les animaux sont gâtés en notre présence car il y a plus de restant à manger que d’habitude. Après le repas, on crie: « michou, michou, michou  » et les 4 chats arrivent en hurlant et se battant pour avaler les quelques bouchées de riz. Ce qui tombe par terre, dans les craques (trou!) du plancher, c’est les deux chiens qui s’en régale. Vous direz à tous les chats du Québec qui miaulent pour avoir plus de bouffe qu’ils vont venir en vacance deux semaines avec les chats de l’Équateur… ils vont apprendre c’est quoi la misère d’un chat qui n’a que les os sur le corps à force de manger quelques grains de riz par jour. Nous nous forcions à ne pas manger toute notre assiette pour en laisser aux animaux de la maison (quoique son gout fade et pateux nous facilitait le sacrifice).

Après toutes ces aventures, il est 7h00 pm et tout le monde est assi dans la cuisine en ne sachant quoi dire. Nous sommes tous gênés et comme il n’y a absolument rien à faire, nous partons nous coucher. Nous voulions connaître l’aventure alors nous sommes très bien servis!

Vendredi 5 mars (jour 42)

Déjeuner toujours aussi intéressant! On se rend à l’autre maison pour effectuer du travail sur la ferme. Nous devons ramasser des branches mortes dans un champ pour les tasser plus loin… Extrêmement valorisant! On se sent vraiment indispensable. Il fait extrêmement chaud et Martin passe tout son temps à chialer sur comment il pourait automatiser leur travail. Les autres bénévoles se connaissent depuis quelques mois alors ils se tiraillent plus qu’ils ne travaillent… C’est un peu décourageant. Moi qui pensait les aider avec les enfants et Martin qui pensait faire de la construction.

On doit retourner manger chez la grand-mère. On se perd dans les sentiers alors on arrive en retard… la famille se moque encore de nous. Il faut admettre que le repas ne nous motive pas à se dépêcher à arriver. En après-midi, on enlève de la mauvaise herbe sur le terrain. Ça briserait le coeur à tous les amateurs de fleurs du Québec… pour eux des Ibiscus ou certaines orchidées sont de trop dans leur jardin. On reprend la marche pour souper dans la famille rudimentaire de l’autre côté del Rio.

On se lave dans la rivière et la soirée est presque moins pire car on joue aux cartes avec les jeunes. Les gens sont très aimables bien que le Senor soit très peu bavard et articule très peu. On réalise que mieux connaître l’espagnol faciliterait les contacts avec les gens d’ici. Même avec les enfants le contact est très différent que dans les écoles de Montréal. Ils sont très timides et n’ont pas l’habitude de voir des étrangers dans leur village. On doit les apprivoiser et surtout ne pas se sentir persécuté par leur regard intrigué qu’ils ont constamment, surtout lorsqu’on met des verres de contact. On commence à s’habituer à notre petit lit rigide aux milles et une bibittes!

Samedi 6 mars (jour 43)

Martin est presqu’heureux ce matin… sûrement pas pour la bouffe mais parce que l’on va à l’école pour la construction. Il va vivre une grande déception scientifique. On passe d’abord plusieurs heures à tasser une pile de bamboux 15 pieds plus loin. Ensuite, on doit fabriquer une clôture mais… le monsieur s’occupe du niveau, des calculs et de tout figurer pendant que j’ai l’importante responsabilité de tenir le poteau et Martin mettre la terre. C’est presqu’une insulte à son besoin intense d’utiliser son cerveau. Paco ne lui a jamais autant manqué. Il rêve du Québec, du garage de son cousin au Témis ainsi que tout ce qu’il va construire à son retour… Il ne pense pas toffer six mois sans travailler. C’est évidemment aussi plate pour moi mais j’ai l’avantage de tripper lorsque j’observe les gens et leur culture… Dans ce village j’ai de l’observation pour m’occuper pour plusieurs semaines!

Le samedi après-midi c’est congé alors on en profite pour faire du lavage… ou du salissage dans ce cas. On doit laver dans une cuve à la main, puis aller à la rivière pour rincer (avec plein de sable) et faire sécher sur une corde à linge infestée de fourmis. Je pense que nous allons relaver le linge avant de le porter.

Ce soir il y a une petite fiesta à la maison des touristes alors on peut se coucher un peu plus tard… Par contre c’est une aventure de revenir en forêt la nuit, pied nu (on prend déjà les habitudes du village, c’est plus pratique dans la bouette et c’est thérapeutique!)

Dimanche 7 mars (jour 44)

Je commence à m’habituer à la bouffe… Je trouve même ça bon! Martin ne partage pas mon avis et menace de divorcer si j’ose lui faire cette bouffe rendu à Montréal! Dimanche de congé… Le responsable des bénévoles vient nous voir dans le village. On lui confie que nos attentes face au travail était très différentes. Martin ne se sent pas vraiment utile dans le village. Il comprend que nous sommes heureux dans le village mais que nous avons besoin de plus de valorisation professionnelle. On organise le retour dans la ville pour le lendemain. Nous sommes tout de même un peu triste car le climat était vraiment typique et l’on commençati à se sentir bien dans la maison avec la famille (et les fourmis).

On passe l’après-midi à s’amuser dans la rivière avec les enfants. Ensuite, on va avec le Senor pour faire boire son troupeau de vaches. C’est vraiment exceptionnel la chance que nous avons de partager leur vie en plein coeur de la forêt. Dommage que nous ne puissions pas y trouver notre place professionnellement. Surtout que les enfants sont en vacance donc l’école est fermée. C’est difficile de s’imaginer qu’un peuple puisse accepter de vivre avec si peu de confort surtout que des choses simples et peu dispendieuses pourraient améliorer leur sort de beaucoup: mettre des marche au lieu de débouler dans la bouette jusqu’à la rivière, meilleure façon de ramasser l’eau de la pluie, mettre des portes au lieu de se grafigner le dos en passant plusieurs fois par jour sous les barbelés, etc…

Lundi 8 mars (jour 45)

Adios émouvant à la famille. On repart avec les chevaux sur le sentier de bouette. Je me retrouve avec un jeune fringuant qui veut continuellement courir. Je fais un bout à une vitesse épeurante en passant proche de tomber à plusieurs reprises. Ça c’est cool! Pendant ce temps, Martin est pris avec une picouille pas trop rapide. Pour reprendre l’autobus, l’intérieur est déjà rempli alors on se retrouve sur le toit avec les fruits, les vélos, les poules. On m’offre une place de luxe car je suis la seule femme. Je suis assise sur une bouteille de propane une fesse plus haute que l’autre. Pendant le voyage, je me fais même assommer par une branche dans le front. Je vais avoir Rio Muchacho gravé dans mon coeur et sur mon front pour longtemps.

Notre courte aventure dans le village nous a permis de vivre des moments inoubliables, mieux comprendre la réalité des familles d’ici et sûrement d’apprécier notre luxe Québecois!

Mardi 9 mars (jour 46)

Déjà le quart du voyage de passé!

On passe l’avant-midi à attendre pour se faire rembourser notre séjour dans le village. Malheureusement, il y a une grève dans le pays alors impossible d’aller à la Banque. On s’arrangera autrement plus tard. On doit partir le plus vite possible de la ville car les bus sont aussi en grève le reste de la semaine. On doit prendre une camionnette pour sortir de la ville car il y a trop d’innondation. Plusieurs routes sont barrées alors ça complique les déplacements. On se tape 12 heures d’autobus pour finalement atterir à Quito… C’était mieux que d’être perdu dans un petit village pendant la grève!

Mercredi 10 mars (jour 47)

Il y a plein de manifestations partout dans la ville. Le pays est en crise économique et la population manifeste pour faire de la pression sur le gouvernement. Tout est fermé et les transports sont très limités. Pas moyen de sortir de la ville jusqu’à vendredi ou plus… Même les banques sont fermées alors espérons que tout va se rétablir d’ici la fin de la semaine car il ne nous reste pas beaucoup d’argent. Nous allons être obligé de mendier comme beaucoup d’autres…

On profite de la journée pour s’amuser sur internet, écrire et lire! Il semble que mon corps ait encore de la difficulté à s’habituer au hauteur de Quito… Essoufflement, perte d’appétit… C’est fou ce que je peux être faite avec du pipi et du rhumatisme! On réalise qu’on était bien au chaud sur le bord de la côte… ici il faut remettre nos pantalons et nos vestes pour sortir dehors…

Jeudi 11 mars (jour 48)

Journée internet, cartes postales, lecture, etc… à Quito. On en profite pour se mettre à date. On apprend que les banques risquent de ne pas ouvrir demain. Merde, il ne nous reste que 175 000 sucres dans nos poches soit 17 $ U.S. Il semble que ça soit le bordel dans certains coins du pays. Pour notre part, à part être inquiet pour l’argent, nous sommes tranquilles et paisibles dans notre hotel.

Vendredi 12 mars (jour 49)

Comme on pouvait s’y attendre, les banques sont encore fermées. Par contre on peut retirer au guichet. On quitte l’hotel en espérant retirer et se rendre finalement à Cuenca. Pour le comble du malheur, le guichet bouffe notre unique carte de crédit qui fonctionne dans le pays. Je panique quelque peu. Il faudra rester jusqu’à lundi pour l’ouverture des banques. On compte vraiment notre argent… On doit manger trois jours avec un minimum! On va libérer nos émotions en achetant des livres… En payant avec Visa! On se paye un livre de voyage et un sur l’intelligence, ça va nous occuper pour les quelques jours qu’on doit attendre. On se nourrit de chips et de bananes pour économiser… Quel régime équilibré!

Samedi 13 mars (jour 50)

On tente de faire développer notre film de photos par la carte Visa. Même ce mode de paiement est maintenant refusé à cause de leur profonde crise alors plus moyen de faire aucun achat si l’on veut se nourrir jusqu’à lundi. On commence à avoir hâte de sortir de ce pays. Tous les prix sont variables d’une journée à l’autre. Chacun choisi son taux de change et augmente les prix pendant que tu réfléchis si tu veux une pomme ou une banane! Je me sens moyennement en forme, mal de coeur et pas d’appétit… Martin trouve que ça tombe bien… ça fait économiser!

Dimanche 14 mars (jour 51)

Encore une autre journée tranquille à attendre. On passe le temps entre l’ordinateur (qu’on doit se partager!) et la lecture. Rien d’exitant à l’horaire. On espère profondément l’ouverture des banques pour demain matin!

Lundi 15 mars (jour 52)

Encore la grève des bus et des taxis. Tout le pays est paralysé! On commence à être écoeuré ben raide… Ça gosse pour avoir notre carte Master Card qui a été bouffée par la machine vendredi. On doit marcher de longues heures à travers la ville pour avoir notre argent de Rio Muchacho ainsi que de la banque. Nous commençons à être impatient avec les quêteux qui nous apparaissent de plus en plus nombreux. Dans notre pays les quêteux sont généralement masculin… Ici ça brise le coeur de voir les mamans avec toute sa marmaille de jeunes enfants mal nourris qui apprennent à poursuivre les touristes pour obtenir quelques cents! Pour le comble, il pleut très fort et l’on doit marcher près d’une heure pour retourner à notre hotel. On décide d’arrêter dans un resto et nous prenons une grosse bière typique (Biela) pour noyer nos émotions.

Mardi 16 mars (jour 53)

C’est le boutte de la marde! Tout est encore en grève et ça promet d’être le bordel dans le pays encore longtemps. Aucune façon de quitter le pays sauf par avion et encore… il faut marcher quelques heures pour se rendre à l’aéroport. Tant pis pour l’argent on prend un vol pour Lima au Pérou pour aujourd’hui… Ça suffit le nièsage! Nous sommes un peu déçu de manquer Cuenca mais soulagé de quitter le pays. Pendant notre marche sous la pluie vers l’aéroport, on parvient à récupérer notre carte de crédit à force de chioler… Au moins une bonne chose! On a même droit à deux soupers dans l’avion. On arrive à deux heures du matin à Lima… On se fait extrêmement avoir sur le prix du taxi qui nous conduit dans un dortoir très dispendieux pour dormir! Il y a beaucoup d’émotions dans l’air.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s