Chili-Argentine

Dimanche 9 mai (jour 107)

Bonne Fête les MAMANS!

On se fait réveiller très tôt (5hrs) pour traverser les douanes. Maintenant que nous venons de tout faire rentrer les souvenirs bien enroullés dans notre linge pour les protéger, le douanier nous regarde en souriant et nous dit de tout vider le contenu. Tant pis pour eux… Ils ne vont rien trouver et tout le bus va devoir nous attendre. On doit en plus remplir des formulaires pour notre ordinateur. Après ce long désordre, nous sommes près pour affronter le reste du voyage.

À l’agence en Bolivie, il nous avait promis un film pour passer le temps dans le bus. Lorsque Martin va s’informer, ils lui ferment la porte au nez de façon très effrontée. Je ne supporte pas qu’on insulte mon amoureux de cette façon alors je suis prête à leur dire ma façon de penser. Je demande d’abord de m’expliquer pourquoi ils n’ont pas encore mis le film… Ils me répondent que le chauffeur préfère écouter sa musique. Pardon!!! Je l’informe donc que je vais demander un remboursement pour le film ainsi que tous gens du bus qui sont insatisfait (parler d’argent c’est le bon langage avec eux)… Surtout que je me retourne et les Boliviens m’encouragent en sifflant et criant qu’ils veulent le film… C’est tout un entré dans le Chili… Je me sens bizzard de contester quand ce n’est pas mon pays et encore moins ma langue… devant les locaux qui m’encourage. Au moins cela a fonctionné pour faire lever le responsable mais son manque de volonté pour arranger le vidéo ne nous a tout de même pas donné de film. Zut!

Sur l’heure du dîner, nous arrêtons et croisons un bus qui roule en direction de Santiago. Il reste des places alors nous transférons pour un autre 24 heures de bus… Pour un grand total de 44 heures assis. Par contre, notre deuxième bus est « full luxe » alors nous avons des films en continus (5 films dans la même journée), avec thé et biscuit, repas chaud comme dans un avion, oreillé et couverture. WOW! Avec une petite pilule pour dormir c’est presqu’un hotel 3 étoiles!

Lundi 10 mai (jour 108)

On arrive enfin à Santiago dans l’après-midi. Nous téléphonons aux parents de ma tante Victoria pour leur rendre visite. Après s’être démêlé dans les métros, métrobus et bus, nous arrivons finalement dans un beau petit quartier résidentiel avec un accueil chaleureux par toute la famille (papa, maman, frère, soeur… et le chien de garde qui lui, voulait surtout nous manger!). C’est évidemment gênant d’arriver dans une famille que l’on ne connaît pas mais c’est sécurisant de voir accroché sur le mur une photo des gens que l’on connaît. La langue est encore difficile surtout que les Chiliens parlent à une vitesse exceptionnelle. Nous avons l’impression d’avoir régressé dans nos apprentissages de la langue.

Nous prenons le thé en leur compagnie puis ils nous font visiter notre chambre… c’est très grand et il y a: tv, radio, grande fenêtre avec vue sur le jardin, un salon et une chambre de bain privée… WOW un hotel 5 étoiles pour nous! On jase avec la famille puis on suit leur tradition de prendre le souper vers 9 heures… Ensuite le dodo dans un vrai lit est un véritable rêve!

Mardi 11 mai (jour 109)

On passe la journée dans le centre-ville pour organiser notre croisière dans le sud, le billet de bus ainsi que de l’information touristique. Martin se sent enfin bien. Il retrouve ses building, la propreté, des gens normaux, des métro… C’est comme marcher à Montréal! Même les toilettes on un bol, du papier, du savon et on peut flosher! Pour ma part, je m’ennuis plus car il y a moins d’observation typique à faire… Quand je m’ennuis je mange alors nous visitons toutes les boulangeries et pâtisseries que nous n’avons pas vu depuis si longtemps. Par contre, fini le temps des resto… C’est beaucoup trop cher. On magazine dans une VRAIE épicerie et l’on fait un pic nic sur le trottoir!

En après-midi, nous visitons même l’Université de Santiago, évidemment le pavillon de génie mécanique. À notre retour, lorsque nous marchons dans la rue, la gorge et les yeux se mettent à démanger de façon très subite… On doit courir les yeux fermés et le souffle coupé dans le premier magasin… Nous apprenons alors que l’armée a lancé des bombes lacrymogènes pour arrêter les manifestations des étudiants… Il ne manque pas d’action dans tous les pays que nous avons visités. Nous devons attendre avant de sortir dehors pour regagner la maison de la famille. Bon souper familiale…

Mercredi 12 mai (jour 110)

Journée relaxe avec la famille. On en profite pour taper à l’ordi, lire et surtout laisser une partie de nos bagages ici (Santiago) pour alléger nos visites dans le sud du Chili!

En attendant le bus qui va nous conduire au terminal, un homme en voiture nous offre de nous conduire au métro… Un peu bizzard comme situation mais rapidement nous réalisons que c’est Fernando le beau-frère de ma tante que nous avions seulement vu en photo car il était parti en voyage d’affaires. Décidément la famille est vraiment accueillante et serviable.

En arrivant au terminal, nous avons une heure à attendre. Fidèle à chacun de nos changements de pays, je vis une petite déprime d’angoisse sur le future inconnu qui arrive. Martin me supporte comme un « gentleman »! Par contre, en entrant dans le bus, le sourire ne peut que revenir. Nous avons acheté un billet dans la classe économique alors nous sommes très surpris de découvrir oreillé, couverture, un film présenté à minuit et SURTOUT un BINGO qui fait tirer un prix de présence… C’est du jamais vu! Par contre, le film Zorro que nous voyons pour la cinquième fois dans les bus commence à être moins intéressant… On s’endort avec nos supers pilules… Ça devient une mauvaise habitude!

Jeudi 13 mai (jour 111)

Comme notre sac est plus léger, nous prenons plus notre temps pour marcher dans la magnifique ville de Pucon (sud de Santiago) et se trouver un hotel. On arrête même pour voir nos messages sur internet. La recette magique pour me remonter le moral… apprendre la naissance de la fille de ma bonne amie Annie! Félicitation et merci pour mettre du soleil dans ma petite déprime passagère! Ensuite nous découvrons une jolie auberge avec cuisinette et ambiance chaleureuse. D’ailleurs se balader dans la ville est un vrai charme. On se croirait dans une magnifique ville rustique des Laurentides. Leur matière première est le bois (pin) et ils l’exploitent à merveille avec toutes les bâtisses en bois. C’est la ville la plus accueillante que nous avons eu la chance de voir depuis le début du voyage. En plus, c’est un centre de villégiature et de plein-air. Un paradis pour nous! On pourrait croire que la saison automnale soit un inconvénient pour la température mais les couleurs apportent une chaleur encore plus précieuse aux paysages qui seront longtemps dans notre coeur. Nous célébrons ce paradis avec un repas gastronomique que nous préparons dans notre cuisinette… Un bon kraft dinner avec une bonne Corona! Un VRAI régal depuis longtemps rêvé.

Vendredi 14 mai (jour 112)

On fait la grasse matinée car le confort est exceptionnel ainsi que la vue de la montagne à travers notre grande bay window… Il pleut et il fait froid (dodo avec tuque, foulard et mitaine!) mais nous décidons de profiter des activités offertent en périférie de la ville. Nous partons en après-midi pour une descente de Rafting sur la rivière Trancura. L’aventure en rivière nous manquait trop. Comme toujours avant une descente, Martin doit libérer des prisonniers pour évacuer son stress avant la descente (R4+). Comme nous sommes hors saison, nous sommes seuls avec le guide dans le raft. Nous passons à travers cinq terribles cascades impressionnantes, nous devons traverser la sixième à pied car la chute est trop dangereuse (R6). Nous vivons des émotions fortes avec des passages techniques entre les roches. Vraiment belle journée malgré le froid.

Évidemment, je ne peux m’empêcher de répéter que nous avons été à l’épicerie et mangé une bonne bouffe (on ne mange plus de marde Grand-maman). On se rempli des gros sacs de bouffes mais il va falloir apprendre à se modérer car nous n’avons pas un congélateur de maison, ni une glacière de notre van… Nous avons seulement notre pack sac et un bord de vitre froid la nuit! Le Club Price nous manque!

Samedi 15 mai (jour 113)

Après une autre grasse matinée, nous partons louer des vélos de montagne. Nous sommes plus ou moins motivés au début car mon vélo est trop grand et celui de Martin trop petit avec des freins qui frottent… Pour couronner le tout, nous ne trouvons pas le chemin recommendé et Martin fait une crevaison… en faisant ses niaiseries pour sauter les chaînes de trottoir… Ça commence très bien!

On décide heureusement de poursuivre pour finalement découvrir une super route de campagne en terre avec plein de flaque d’eau. L’aventure commence par un pic-nic romantique dans la prairie et se poursuit pendant 45km de paysage… manque de vocabulaire. C’est la campagne avec montagnes, animaux de la ferme, vallons et sourtout avec toutes les couleurs d’automne. WOW! On passe la journée à faire de la photo, admirer les maisons de campagne, s’imaginer notre maison de rêve pour notre futur et se trouver chanceux de vivre cette randonnée. Il faut vraiment être en vacance pour s’amuser pendant 30 minutes à regarder un chaton courir après les feuilles mortes. On termine l’aventure sur la route principale avec un long faux-plat qui nous fait descendre à toute allure sans forcer et nous permettre d’admirer le coucher du soleil rosé sur le volcan enneigé Villarica… C’est la cerise sur le sunday! Nous sommes brûlés et avons les fesses en compote mais nous sommes vaiment satisfaits d’avoir surmonté notre démotivation du départ!

Aujourd’hui ce fut notre journée de « chiens »: Le matin nous sommes accueills par « Poil de poche » qui manque d’affection et se balade avec nous. Plus tard, nous assistons à une pratique de « baisage » par un couple de chiens assisté par les autres chiens du village qui observent d’un oeil jaloux. Pendant le vélo, nous croisons des chiens plus gardiens qui jappent après les vélos et nous font presque peur. Le chaton jouait aussi avec trois petits chiens affreux et l’on termine la parade de chien en rencontrant le doyen de la rue principale avec sa femme qui se prostituent pour réclamer nos caresses. C’est une journée bien remplie de poils!

On profite de notre dernière soirée dans la ville pour admirer tous les beaux objets d’artisanats en bois ainsi que les meubles pour se donner des idées de constructions à notre retour. Évidemment, nous terminons par notre visite préféré… l’épicerie. Bon souper aux chandelles!

Dimanche 16 mai (jour 114)

Nous devons malheureusement quitter notre petit paradis pour prendre le bus en direction de Puerto Montt (encore plus au sud!). Voyage de jour donc on peut admirer les paysages qui sont vraiment semblables à notre Québec… sauf qu’on prend le temps de les apprécier. Nous voyons un film (pas Zorro pour une fois!) et… petite game de bingo (il semble que ça soit la coutume au Chili) mais malheureusement, nous n’avons pas gagné le prix (une tasse)! Martin me dit qu’il va peut-être préférer revenir en bus (plutôt qu’en avion comme prévu) pour avoir une chance d’avoir une belle tasse de « Tur bus »!

Nous arrivons sur l’heure du souper à Puerto Montt. C’est une belle ville portuaire qui nous accueille avec des vendeurs de chambres dans leurs auberges… Ça facilite les recherches et nous allons finalement dans une jolie maison avec grande chambre, cuisinette et surtout un adorable petit chiot qui ressemble à un Golden Retriver et elle se nomme Daisy… Évidemment ça aide à nous convaincre à dormir dans son auberge!

Pour souper (je parle encore de bouffe… nous avons vécu une carence alimentaire pas en quantité mais en qualité et surtout en diversité!) je vais à l’épicerie et pour faire une surprise à mon Roméo j’achète un litre de crème glacée au chocolat… Le seul problème c’est que je n’avais pas réalisé qu’il n’y avait pas de frigo dans la cuisine… Nous réglons la situation en avalant chacun demi-litre et roulons jusqu’à la chambre pour se coucher avec la bédaine qui explose. Nous avons légèrement abusé.

Lundi 17 mai (jour 115)

Nous partons vers 2h00 pm pour se rendre au port pour embarquer sur le bateau Puerto Eden de 3 nuits et 4 jours qui se rend à Puerto Natales (plus au sud…). L’heure d’embarquement est surprenamment respectée mais nous devons attendre 4 heures avant notre départ… Enfin vers 7h00 pm nous sentons les moteurs démarrer et nous montons sur le pont pour admirer la ville illuminée ainsi que le ciel étoilé. Le spectacle promet pour la suite de la croisière. Notre petit groupe de touristes est principalement constitué de Californiennes dont trois qui étudient présentement à Valparaiso, une gentille surfeuse, une bizard fatigante avec qui nous avons la chance de partager la cabine, ainsi qu’un californien aux beaux yeux. Ensuite, il y a deux agréables et drôles frères Hollandais, un comique gars d’Angleterre, un pauvre rejet Autrichien, un sympatique couple argenténienne-espagnol ainsi qu’un duo intéressant père-fils des États-Unis qui adore le voilier (il a bien rit de notre aventure à Panama!). Ainsi ce petit mixte culturel part pour une belle aventure en mer à travers les nombreuses îles qui longent la côte ouest du Chili pour environ 1500 km. À notre grande surprise, nous avons droit à un excellent repas quatre services. Un vrai régal (entrée, soupe, pain, repas, dessert!). En soirée, il y a même une présentation d’un excellent film (Perfect crime) dans le salon.

Mardi 18 mai (jour 116)

Le son de la voix du capitaine dans les hauts-parleurs nous réveille à 8h00 pour admirer le levé du soleil en pénétrant dans un canal. Nous allons vraiment revenir la tête remplie de magnifiques images. Bon déjeuné et avant-midi relaxe. Martin est heureux car il peut programmer sur l’ordi car il y a de l’électricité dans notre cabine. Pour ma part, je rêve, je lis et j’écris sur le bonheur en observant le délicieux paysage qui se dresse devant moi. L’inspiration sur le bonheur est facile à trouver lorsque le vent doux fait danser mes cheveux tandis que le soleil réchauffe mon visage… Quoi demander de mieux! Surtout après un agréable dîner. Par contre, malgré les paysages exquis, je suis encore confrontée à mon ennuie. C’est agréable de relaxer un peu mais il me manque d’action sur ce paisible bateau. Martin vient régulièrement prendre soin de sa petite hyperactive, ce qui rend le voyage agréable dans une atmosphère de complicité amoureuse.

Vers l’heure du souper, nous arrivons dans le Golf de Penas… On comprend rapidement pourquoi (pena = peine = douleur!) car pour traverser dans la mer le bateau, malgré sa grosseur, brasse beaucoup. Martin fait de la prévention pour ne pas être pris à ramasser le vomis. Il m’oblige à avaler une capsule anti-nausée. De plus, nous passons la soirée à faire des jeux avec les autres touristes pour s’occuper le cerveau et oublier que ça brasse. En fin de soirée nous avons droit à un pénible film en chinois et Martin s’assure que mon coeur aille bien en me donnant un autre comprimé avant de m’endormir… Il faut le comprendre car nous dormons sur un lit à deux étages et je suis juste au dessus de lui! Heureusement pour lui les pilules ont fait effet! Bon dodo de droite à gauche du lit à cause du mouvement du bateau!

Mercredi 19 mai (jour 117)

Journée avec une température plus grise mais avec paysage côtier tout aussi magnifique. Journée tranquille encore, d’ordi et d’écriture de poème. Nous mangeons un dîner particulièrement bon… Hein Martin, pas trop d’abus! En après-midi nous arrêtons au Puerto Eden, petit village perdu de pêcheurs avec 270 habitants (c’est ici que vie le dernier indien Yahgan des 5000 qui y vivaient avant l’arrivée des blancs…). Pendant cet arrêt nous en profitons pour faire la visite complète du bateau. Nous sommes étonnés de remarquer la présence de deux jolis moutons qui partage la balade avec nous. Je me demande s’ils ont pris des pilules anti-vomie! Le clue de la journée se produit lorsque le capitaine nous averti qu’il y a des baleines à proximité. Nous croyons d’abord que c’est une farce mais nous sommes exités de voir ces énormes mammifères qui plongent sous notre regard enthousiate. Quel beau spectacle pour couronner notre périple! En soirée, nous jasons longtemps avec un des frères Hollandais qui travaille comme médecin en Afrique pour l’organisation Médecins Sans Frontière. Ça nous donne des idées pour nos prochaines aventures!

Jeudi 20 mai (jour 118)

Dernière journée sur le bateau. Nous passons une partie de l’avant-midi à mémérer sur le pont et avons la chance de pénétrer dans la salle des commandes pour poser toutes nos questions. Martin s’en donne à coeur joie. Nous avons ensuite la chance d’assister à un autre événement fascinant. Un groupe de dauphins s’amusent à poursuivre notre bateau pour nous offrir un spectacle. Nous sommes vraiment chanceux! Notre paysage grandiose nous offre des casdades d’eau qui dévalent dans la mer ainsi que des glaciers bleus sur le sommet des montagnes. Comme si ce n’était pas déjà assez exceptionnel, des lions de mer se baladent autour du bateau avec, comme décor de fond, un magnifique arc-en-ciel…! Est-ce que nous commençons à vous convaincre que la croisière vallait la peine? Nous arrivons à Puerto Natales avec un couché de soleil haut en couleur avec le croissant de lune qui éclaire la jolie ville portuaire. Nous débarquons la gang de 10 « gringos » pour se barguiner un hotel pas cher! Nous avons d’ailleurs un comité d’accueuil pour nous proposer leur auberge. C’est donc facile de négocier. Nous nous séparons 5 dans chaque auberge pour encourager les deux madames. La soirée se déroule rapidement pour organiser pour le lendemain notre trekking dans le fabuleux parc de Torres del Paine. On se couche tard dans la nuit pour louer sleeping bag, acheter l’essence pour notre bruleur et évidemment de la bouffe pour nos aventures. Bon petit dodo!

Vendredi 21 mai (jour 118)

Très tôt le matin, notre joyeuse gang du Puerto Eden se retrouve dans le bus en direction du parc. Déjà la vue est magnifique et nous avons du plaisir à croiser un troupeau de moutons qui bloque notre passage sur la route. Nous voyons aussi des lamas, des autruches et même un renard… Ça commence bien l’aventure!

Pour notre première journée, il y a 18 km qui nous attendent. Le début de la marche se déroule dans le vent sur une plaine bordée par les sommets famous nommés les trois tours de granite. C’est immense et impressionnant. Martin dit qu’elles ont été tranchées par un pro du karaté car elles sont très abruptes. Ensuite, les vallons commencent avec des arbres morts qui ressemblent à des sorcières des contes de fée, ainsi que des arbres décorés avec des boules vertes de mousse qui ressemblent à des arbres de Noël. On traverse aussi des plaines qui ressemble à la savane d’Afrique. Évidemment nous arrivons les derniers au refuge à la noirceur. J’ai l’impression d’être chargée comme un mulet avec la bouffe pour deux pour cinq jours. Heureusement la vue du beau lac vert me donne un peu d’énergie mais le vent, la pluie et la température changeant nous rendent la tâche plutôt difficile! Martin dit que nous marchons comme des ivrognes à cause du vent… Nous sommes épuisés mais la chaleur et une bonne soupe nous attendent dans un refuge de luxe. Il y a même une douche sauf… que nous n’avons pas de linges propres. Ça va sentir bon après quelques jours d’efforts physiques.

Samedi 22 mai (jour 119)

Nous nous réveillons les premiers en espérant ne pas arriver encore les derniers. Une longue journée de marche nous attend pour parvenir à voir le glacier Grey. Après l’avoir apperçu de loin à partir du mirador, nous avons une motivation qui nous pousse à marcher rapidement. Ça semble gros, bleu et impressionnant mais nous sommes encore trop loin pour en constater l’étendu. Il semble y avoir quelques ice berg qui flottent plus près et un mur qui bolque complètement l’étendue d’eau. Nous marchons, courrons… volons pour atteindre cette merveille géographique. Enfin arrivés sur le bord de l’eau, nous avons une vue spectaculaire pour déguster notre dîner. Nous nous dépêchons ensuite pour marcher au bout de l »île pour mieux apprécier le glacier. Nous sommes vraiment impressionnés mais nous sommes vraiment têtu et décidons de trouver un chemin pour se rendre encore plus à proximité. La taille incroyable du glacier nous fait croire que nous sommes à 10 minutes de marche d’y toucher… Après 1h30 de marche, d’escalade sur les falaises exposés et d’inquiétude de ne pas atteindre notre but… Nous arrivons finalement à L’ÉVÉNEMENT de notre voyage. Nous pensons qu’un cerveau ne peut imaginer la taille impressionnante de ce glacier auquel nous avons la chance exclusive de toucher, admirer, marcher dessus avec un soleil qui donne une couleur bleue simplement inoubliable. Nous passons plus d’une heure à s’amuser et le photographier sous tous ses angles. Nous nous sentons comme des fourmis près d’un building de 15 étages. Nous avons le souffle coupé et nous trippons de notre découverte bien que nous sachons que nous avons largement dépassé notre heure pour revenir à la lumière. Tant pis car c’est le moment le plus magique. Nous flottons pour notre retour surtout que nous savons que nous sommes les seuls privilégiers à avoir vécu se moment dans notre groupe. Nous revenons complètement vidés après 11 heures de marche. Heureusement que le ciel étoilé nous accompagne pour nous donner du courage pour revenir jusqu’au refuge… Évidemment de loin les derniers! Par contre, tout le monde bave à notre récit et quelques-uns se promettent d’y retourner le lendemain.

Dimanche 23 mai (jour 120)

Nous partons encore les premiers pour se diriger dans la Vallée Française. Nous avons encore la chance de marcher avec un beau levé du soleil sur le lac turquoise ainsi que la montagne immense avec trois couleurs. Le trekking est généralement facile jusqu’au premier campement et la vue est évidemment superbe. Ensuite, le sentier monte dans la vallée près d’un glacier et malgré les beaux paysages, nous sommes très lents et fatigués. Nous ne sommes pas certains d’atteindre notre objectif de se retrouver dans le bol pour admirer une couronne de montagnes qui nous encercleraient. Nous décidons d’arrêter pour dîner après 5 heures de marche. Nous sommes entourés par les géants dans une petite clairière. Nous comprenons pourquoi ce parc est l’un des plus magnifique du monde! Nous revenons tout heureux de notre effort physique (10 heures) et des beautés que nous avons la chance de découvrir à la sueur de notre front. Le revenons avec un autre couché de soleil à travers les nuages soyeux. Ce bout d’aventure va coûter cher en photo…. Nous n’arrivons pas les derniers au refuge par contre, nos amis reviennent un peu déçu car ils ne sont jamais parvenus à notre super glacier!

Lundi 24 mai (jour 121)

Après le packtage, nous partons en direction de notre point de départ pour reprendre notre bus. La vue est encore… vous commencez à le savoir! Ce qui met du piquant à notre retour c’est le vent déchaîné qui nous accompagne (pointe de 100-120 km/h). Nous avons de la difficulté à marcher. Nous sommes constamment en désequilibre avec notre gros pack sac. Il m’arrive même de tomber à plusieurs reprises. Je me sens comme une feuille d’automne qui se fait transporter par le vent. Au début c’est drôle mais après 5 heures pour le combattre, ça commence à être vraiment pénible. Le dernier bout de la marche sur le gravier, je suis incapable de marcher seule, Martin doit me tenir très fort pour ne pas que je déboule dans le fossé. Heureusement qu’un immense arc-en-ciel nous accompagne pendant la moitié du retour pour compenser la difficulté de la marche.Ce fut donc un trekking exceptionnel dans un parc unique…! Mais le récit ne serait pas complet si on vous cachait qu’à certain moment nous étions complètement épuisés, nous avions envions de tout lâcher. C’est physiquement très difficile sans oublier les ampoules sur les pieds, les maux de dos, les problèmes de genous et d’arche de pied, mais le pire c’est surement l’humidité qui s’accumule entre nos fesses à cause de la sueur et qui crée une irritation douleureuse!… Maintenant c’est plus complet!

Mardi 25 mai (jour 122)

Journée de gossage dans la ville de Puerto Natales pour décider nos prochaines destinations. On capotte car tout est très loin ou très dispendieux.

Nous avons aussi fait développer notre film de photo du début du Chili. Nous sommes « frus » car la compagnie à scrappée nos négatifs. Nous avons tout de même nos photos mais de basse qualité. Alors si vous passé dans le coin, éviter donc de développer chez Fuji… C’est de la marde!

On se prépare une bonne pizza en soirée. Ça fait du bien et surtout changement de notre soupe économique à chaque soir! Il faut économiser puisque le Chili est trop dispendieux… Surtout que l’on songe peut-être à l’Argentine qui est encore pire pour des finances!

Mercredi 26 mai (jour 123)

On se lève tôt pour partir en direction de Punta Arenas (ville au sud du chili où la majorité des transports touristiques s’organisent). La route est surtout entourée de paysages plats, de prairies et d’animaux de la ferme. Nous arrivons en début d’après-midi et passons la journée à tenter d’organiser une croisière dans les glaciers de l’extrême sud mais il semble que ça soit impossible à cette époque de l’année. Nous sommes un peu stressé pour la fin du voyage pour l’organisation de notre itinéraire. Nous sommes près de l’Argentine mais les prix ne sont pas abordables… Mais nous sommes tentés par plusieurs attraits. Il y a un peu de tensions et d’inquiétude. Nous devons prendre des décisions d’itinéraire que nous n’avions pas prévues… Mais nous sommes si près! Heureusement qu’il y a un beau chien dans notre dortoir ça nous change les idées.

Jeudi 27 mai (jour 124)

On décide finalement de mettre les pieds au bout du monde en Argentine ($) en prenant le bus en direction du parc Tierra del Fuego, dans de la ville la plus au sud du monde: Ushuaia! Nous avons la surprise de recroiser quatre de nos amis dans le bus. Le trajet est donc agréable en bonne compagnie. Le paysage Argentin est surtout plat mais rempli de moutons qui bloquent parfois la route par centaine. À cette extrémité du monde les couchés de soleil sont tôts car les journées sont courtes!

Nous arrivons enfin dans cette jolie ville de la fin du monde! Les gars envoyent les deux filles négocier un prix résonnable pour notre hotel (le double de la Bolivie!).

Vendredi 28 mai (jour 125)

On se lève tôt pour affronter la montagne avec le glacier Martial. Ici nous avons le plaisir d’assister au levé du magnifique soleil sur les montagnes même en sortant dehors à 9h00. Nous découvrons alors une ville splendide entourée d’immenses montagnes enneigées avec l’océan qui les entoure. Nous prenons donc un taxi pour se rendre à la base de la montagne le plus tôt possible. La montée est de loin la plus motivante et agréable que nous ayons fait. D’abord nous avons une vue exceptionnelle sur le bout du monde et l’on peut admirer l’océan Pacifique et l’Atlantique en même temps! C’est une sensation spéciale! Ensuite, nous devons affronter des passages d’ascension techniques où l’usage de la corde serait utile… Martin chicane sa petite intrépide… ou naïve qui s’aventure sur des pentes exposées et un peu dangeureuses mais vraiment trippantes. De toute façon il finit par me suivre car notre passion pour l’escalade nous motive. De plus, nous devons aussi marcher dans la neige qui s’enfonce jusqu’aux cuisses sans guêtre ni pantalon de neige… Il commence à faire froid mais c’est trop cool!!! Finalement, nous arrivons à dix pas d’atteindre le sommet lorsque nous sommes bloqués dans un cul de sac escapé et dangeureux. Nous devons rebrousser chemin. Nous sommes tout de même émus du paysage du bout du monde et profitons de l’accumulation de neige sur le glacier pour descendre à toute allure sur nos fesses en glissant… wow quel feeling de liberté! Nous sommes chanceux d’avoir vécu cette expérience dans le soleil et le ciel bleu… surtout que nous sommes complètement détrempés et qu’il commence à faire froid.

Pour le retour, nous préférons faire du pouce pour regagner la ville. Par contre, nous profitons de certains raccoucit en forêt pour accélérer la marche. Alors fidèle à notre habitude, nous nous retrouvons dans un sentier perdu lorsque deux chiens viennent nous retrouver après 20 minutes de marche… Nous prenons donc la bonne décision de revenir sur nos pas et suivre la route pour éviter de se ralonger dans nos raccourcis. Les deux toutous nous accompagnent pendant notre route… C’est agréable la compagnie! Heureusement, nous croisons un gentil couple qui nous dépose ensuite devant notre hotel. Nous sommes crevés mais satisfait de notre trekking à l’exception du genou de Martin qui est douleureux à chaque fois qu’on termine une randonnée… surtout depuis Torres del Paine.

Pour souper, on se fait une bonne bouffe de poulet aux pêches avec une assiette remplie de choux (Nous voulons accompagner Erik dans son régime de choux!). C’est succulent et apprécié car ça fait changement de nos soupes à chaque soir et nos sandwichs à la bologne à chaque dîner. Nous parlons encore de bouffe! Par souci d’économie et dû aux conditions de transport, nous avons une alimentation plutôt limitée mais équilibrée. On se plaint pas… nous faisons seulement la remarque! On se repose en fin en soirée car on n’a pas besoin de réfléchir sur « ousqu’on » s’en va demain!

Samedi 29 mai (jour 126)

Journée « K-10 » tant attendue pour la visite du parc qui va nous conduire à la route du fin du monde. Nous préférons faire du pouce car le transport est anormalement dispendieux ici. Par contre, les gens sont gentils et généreux pour offrir des lifts. Nous avons une belle randonnée sur le bord de l’océan et dînons en admirant l’extrême sud du continent. Nous prenons même la photo de la pancarte pour se sentir des vrais touristes. À notre retour sur le pouce, nous partageons la banquette arrière avec deux enfants qui nous regardent comme si nous étions venus d’une autre planète. Ils ne comprennent pas pourquoi nous embarquons si nous ne connaissons pas son papa… Pourquoi nous n’allons pas dans sa maison et surtout quelle language bizzard nous utilisons! Ils me demandent ce que nous mangeons comme si nous étions une sorte d’animal inconnu…!

On passe la soirée à se balader et acheter quelques souvenirs du VRAI bout du monde! On se questionne ensuite sur comment nous pourrions visiter l’Argentine dans le peu de temps qui reste avec les prix anormaux pour le transport… C’est un vrai casse-tête!

Dimanche 30 mai (jour 127)

Départ de l’hôtel d’Ushuaia avec petite réduction grâce à l’espagnol de Martin qui reste à finaliser… Pour une fois qu’être handicapé de la langue est utile! (-Martin: merci de ton encouragement Jo). On choisit de faire du pouce aujourd’hui pour se rendre… le plus loin possible. Avec de la chance, nous avons un lift jusqu’à Rio Grande (ville plus au nord à Tierra del Fuego). Malheureusement, nous passons ensuite la journée à geler sur le bord de la route en attendant un âme charitable. Nous apprenons que le problème n’est pas la générosité des gens mais le fait que personne ne va où nous désirons se rendre. Au moment où nous commencions à désespérer, une famille des plus aimable nous offre d’embarquer avec eux pour nous remener dans la ville avant la nuit. Sur le chemin du retour, nous jasons avec eux et la dynamique est agréable. Ils nous offrent de téléphoner de chez eux afin d’organiser notre transport pour le lendemain. De fil en aiguille, nous prenons le thé en leur compagnie, puis le souper et finalement nous invitent à dormir. George, le papa est plus que serviable, il pourrait tomber en bas de sa chaise pour courrir t’offrir ce que tu as besoin, il est très sensible et adore communiquer avec nous, il a le sens de la famille très poussé. Sa femme Patricia est très gentille et accueillante. Tant qu’à leurs enfants, Lucas et Barbara semblent à l’aise avec les étrangers et apprécient notre présence. Nous avons beaucoup de plaisir à jaser avec nos nouveaux amis. Nous pouvons utiliser leur internet et dormons sur un matelas gonfflable dans le salon. C’est une merveilleuse rencontre et expérience pour nous de vivre dans une chaleureuse famille typique.

Lundi 31 mai (jour 128)

Nous faisons des adieux chaleureux et même émouvants à la famille qui nous a conduit directement à l’aéroport pour se rendre en direction de Rio Gallegos (plus au nord). Nous prenons ensuite le bus en direction de El Calafate (ville au nord-ouest). Dans le bus, nous avons uniquement des biscuits soda sans sel ainsi qu’une canne de gros pois pâteux pour avaler comme dîner. Il semble que les resto typiques de la Bolivie étaient moins pires que la bouffe de gratteux dans les pays de riches. Surtout n’ayez pas pitié de nous car nous courrons après notre trouble et sommes un peu épais. On se rappelle en riant que les voyages forment la jeunesse et que plus nous souffrons, meilleur sera le récit à notre retour!

Nous arrivons finalement en fin de soirée à El Calafate pour se trouver un hôtel et faire une grosse épicerie pour éviter de passer encore pour des épais!!!

Mardi 1 juin (jour 129)

Nous partons tôt pour aller à la découverte d’une des merveilles de l’Argentine. Nous rêvons depuis longtemps de voir de près le Glacier Perito Moreno. À notre surprise, notre bus s’arrête devant un majestueux hôtel et se rempli de gens du troisième âge. On se demande ce que nous fesons dans ce tour organisé. Nous espérons qu’il n’y aura pas trop de marche car la balade risque d’être longue!

Je radote mais, nous assistons encore à un beau levé de soleil coloré. (- Martin: « non mais elle radote sur ses paysages, sa bouffe et ses couchés de soleil, dites-le lui! ») De plus, nous croisons sur notre passage de nombreux oiseaux de proies. Nous avons même la chance d’assister à une poursuite d’un oiseau qui tente d’enlever la dépouille à un pauvre renard… Ce dernier va se faire voler son déjeuner… Ce fut un spectacle digne des reportage National Geographic!

Notre première attraction débute par un tour de bateau qui passe près des glaciers immences et bleus. Nous sommes évidemment très impressionnés par la dimension mais surtout par le son intense des craquements lorque le glacier se fend pour tomber dans l’eau. Le glacier est unique au monde car il bloque le passage d’un cours d’eau lorsqu’il avance (environ 2 m par jour). C’est ce mouvement continuelle qui provoque l’effondrement de ce géant de 55m de haut et 14km de long. À tous les plus ou moins quatres ans, l’obstruction du passage de l’eau cré une pression tellement énorme que le glacier cède à nouveau le passage en se démolissant en une seule journée. C’est le plus vieux glacier du monde d’où sa couleur intense bleue qui est dû à la glace compactée ainsi qu’à la composition minière dans le lac. Il faut s’assurer d’avoir une bonne quantité de photos disponibles.

Après la balade sur le lac, tout le monde va dîner dans le resto… De notre part, nous préférons avaler notre petit pic-nic (le bétail doit manger dans le bus…!)

L’après-midi est consacré à la balade sur les différents paliers et observatoires pour admirer ce géant bleu de tous ces côtés et de toutes ses formes. Pendant l’observation, tout le monde respecte le silence de la nature en chuchottant car il n’y a rien de plus intense que d’entendre le craquement d’un morceau du glacier qui tombe dans le lac. Nous avons la chance d’assister à un morceau gigantesque tomber et se retourner gracieusement dans l’eau. Tout le monde est muet, les grands yeux admiratifs ainsi que le doigt sur le piton de la caméra pour capter ce phénomène unique WOW! Ça vallait la peine de traverser en Argentine!

En soirée, nous nous baladons dans la ville touristique mais devons patienter jusqu’à 3h00 du matin avant de prendre notre bus qui retourne à Rio Gallegos. Les bancs froids du terminal ne sont pas vraiment confortable pour la sieste!

Mercredi 2 juin (jour 130)

Nous arrivons tôt en avant-midi. Nous patientons au terminal jusqu’au dîner avant de prendre le prochain bus qui va nous ramener au Chili. Nous quittons les Argentins à l’accent bizzard pour prononcer leur double « ll » comme la chuvia (pluie) ou du pocho (poulet)… Pour revenir avec les chiliens qui parlent tellement vite que nous avons l’impression de régresser dans nos apprentissages alors que dans le reste de l’Amérique du Sud nous commencions à se sentir compétents!

Nous revenons en après-midi à Punta Arenas. Journée tranquille pour achat de billet d’avion… Dernier luxe avant de se taper un 60 heures de bus!

Jeudi 3 juin (jour 131)

On prend l’avion de Punta Arenas à Puerto Montt car il n’y a pas vraiment d’accès par la route. De plus, la vue aérienne sur la cordilière est vraiment splendide. Pour une fois que nous n’avons pas besoin de forcer pour arriver au sommet d’une montagne et de profiter de la vue. À notre arrivée, nous embarquons presqu’immédiatement dans un autre bus en direction de Santiago (16h00). Le retour sans aucune visite est long et pénible mais ce sacrifice vaut la peine considérant tout ce que a vu dans ce bout du monde.

Vendredi 4 juin (jour 132)

Nous arrivons à Santiago avec le levé du soleil à une heure plus normale ainsi qu’une température plus chaude et agréable. Nous avons encore la chance d’être accueillis par la famille et devons passer beaucoup de temps à se casser la tête à faire pénétrer tout nos bagages dans nos deux pack sacs. On fait un dernier dodo dans un lit confortable avant la grande épreuve du retour en bus!!! Un gros merci à l’accueil chaleureux et inoubliable d’une famille très aimable!

Samedi 5 juin (jour 133)

La soeur et le beau-frère de Victoria poussent leur générosité à venir nous reconduire au terminal de bus très tôt le matin (MERCI!). Nous partons donc en bus de Santiago jusqu’à l’extrême nord du Chili, Arica (27 hres!). La journéeest extrèmement longue car le serveur du bus est bête comme ses pieds, le vidéo ne fonctionne pas, la bouffe est vraiment dégueux et il ne cesse de mettre de pouch-pouch pour faire sentir bon… Heureusement que c’est un bus de luxe semi-lit car au moins c’est confortable. On se sent colleux et amoureux car on sent l’heure de la séparation qui approche. Nous sommes en train de faire des réserves d’affection. (Ne pensez pas croche nous étions pognés dans un autobus…!)

Dimanche 6 juin (jour 134)

On embarque dans un collectivo pour traverser les douanes d’Arica à Tacna et avec de la chance on parvient à embarquer rapidement dans un bus en direction de Lima (un autre gros 24 heures !%$&/:(?)

Nous avons encore un serveur très bête, les toilettes ne fonctionnent pas et le confort est très médiocre mais au moins nous voyons des films et notre propre bouffe est meilleure à avaler. Nous commençons à être vraiment crevé du transport!

Lundi 7 juin (jour 135)

Je me réveille vers 6hrs du matin avec de grosse crampe dans le ventre. J’oblige le chauffeur à arrêter car il refuse d’ouvrir ses toilettes. Je dois évacuer mes besoins à côté du bus sous le regard intrigué des autres passagers qui regarde les cascades brunes couler sur le bord de la route. Je parviens à rentrer dans le bus mais 30 minutes plus tard je dois refaire le même manège… Heureusement que nous arrivons bientôt dans une ville, j’aurai au moins accès à des toilettes (quoiqu’au Pérou le bord de la route est parfois plus agréable!). En arrivant à Ica (5heures avant Lima) mes crampes m’empêchent de poursuivre le trajet en bus surtout que j’ai la diahrée beaucoup trop fréquemment. Martin va négocier avec l’office que leur bus refuse d’ouvrir les toilettes alors nous ne pouvons pas poursuivre le trajet. Sans problème ils nous recommendent de revenir le lendemain à la même heure pour prendre un autre bus. Je suis soulagé de me coucher dans le lit et de faire l’aller-retour avec les toilettes. Les douleurs persistent jusqu’en après-midi mais l’amélioration est évidente d’heure en heure. Je vais être sur le piton très rapidement. Mon corps à peut-être seulement fait une écoeurantite aigue à une over dose de bus accompagné d’émotions pour le défi que je me prépare à vivre d’ici une semaine. J’ai la chance d’avoir un homme tendre et compréhensif!!! Finalement belle journée tranquille qui nous rappelle que la modération à bien meilleure goût!

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