Bolivie

Mardi 13 avril (jour81)

Départ lent le matin car l’anus de Martin est encore souffrant. C’est toute une épreuve d’aller à la toilette. On se remet de nos émotions et l’on part en taxi-vélo pour prendre notre bus pour traverser la frontière. C’est presque cruel d’être tranquillement assis sur le vélo avec nos deux immenses pack sac pendant que le Senor force pour nous conduire à destination. Dans le bus, nous avons un stress nouveau pour nos bagages. Nous suivons même l’ombrage de nos sacs qui sont sur le toît pour être certain qu’ils suivent… Y’a un peu de paranoïa dans l’air…!

La traversée des douanes est ridiculement facile… Martin a déjà son opinion sur la Bolivie après 5 minutes de marche: Il y a plus d’indiens et moins de quêteux… On s’en reparlera dans quelques jours. Pour ma part, je suis surtout exitée de payer seulement 4$ Can. pour dormir dans une chambre presque propre avec presqu‘un matelas et presque de l’eau chaude!

Arrivés dans la ville de Copacabana (près du Lac Titikaka), nous prenons une balade dans la ville pour s’habituer au nouveau taux de change. Nous sommes tout mélangés… Normalement nous sommes à l’aise lorsqu’il est temps de changer de pays. Nous croisons des amis avec qui nous avons partagé le Machu Picchu. Il semble qu’ils aient eux aussi perdus tous leurs souvenirs du chemin des Incas à cause d’un bris avec leur caméra… On se sent moins seuls dans notre frustration. On commence tout de même à voir les bons côtés. Nous n’aurons plus la job plate de pomper l’eau à chaque matin… Je vais avoir de belles gougounes typiques et nous retournerons sur le Lac Titikaka demain (île de la Bolivie) pour reprendre certaine photos ayant disparues (volées). Gare aux prochains voleurs… Nous allons immédialement écrire une promesse de récompense sur tous nos objets de valeurs!

Mercredi 14 avril (jour 82)

Nous prenons le bateau pour passer la journée sur la Isla del Sol (lac Titikaka). Belle balade avec 4 heures de marche pour la traverser du Nord au Sud. Nous croisons de jolis villages typiques avec tous les animaux de la ferme. Attention aux odeurs et où l’on met les pieds. On croise deux gentilles Québécoises qui nous donnent des infos pertinentes sur la Bolivie pendant qu’on les informe sur le Pérou. Les touristes font beaucoup de « trock » d’infos.

Aujourd’hui, nous avons découvert de la bouffe presque bonne à grignotter et surtout vraiment peu dispendieuse. C’est un mélange d’un gros pop corn mélangé à un Sugar Crisp pas vraiment sucré! Il faut faire des essais lorsqu’on est plus capable de sentir leur riz et leur frittes graisseuses. Quoique Martin n’est jamais malheureux car dans tous les pays il retrouve son chocolat « Sublime » à un prix raisonnable.

En fin de journée, nous prenons un mini bus en direction de La Paz. Nous sommes assis sur la banquette avant à côté du chauffeur. Au moment où Martin s’assoit, le chauffeur marmonne une directive. Pensant bien faire, il décide de refermer la porte qui lui semblait mal clanchée. Après réprimande du chauffeur, il recommence ce geste de plus en plus fort jusqu’à ce qu’on finisse par comprendre que le chauffeur demandait seulement de fermer la porte avec douceur… Les autres passagers ne peuvent s’empêcher de rire pendant que Martin s’excuse. Après quelques minutes dans le bus, nous constatons que le chauffeur conduit trop rapidement et semble très distrait à notre goût (comme la majorité des chauffeurs d’Amérique du Sud), être assis en avant pour voir tous les obstacles routiers c’est trop de stress pour notre petit coeur… Le pire c’est lorsque nous le voyons mettre sa main sur la vitre froide pour ensuite la déposer sur son front en nous avouant qu’il a mal à la tête. C’est le boutte de la marde. Lorsqu’on doit débarquer pour le traversier, nous échangeons nos places pour aller complètement en arrière. Nous aimons mieux rien voir…!

Nous arrivons finalement à La Paz dans la nuit pour découvrir que le prix des hotels n’est pas une grande aubaine surtout que la propreté minimale n’est pas au rendez-vous. Nous devons nous contenter de peu pour un prix rigidement fixe.

Jeudi 15 avril (jour 83)

Promenade dans La Paz. Grande ville en hauteur où plus tu es riche, plus tu vis en basse altitude! A chaque fois que nous arrivons dans un nouveau pays, dans une nouvelle grande ville, il semble que les émotions soient difficiles. Il y a beaucoup d’adaptation à faire et de planification pour les nouveaux endroits touristiques à visiter. Il faut établir une logistique mais c’est plus difficile car il semble que nous soyons dans un down de notre voyage. Ça peut parraître ridicule mais il devient parfois crevant de toujours planifier où nous allons dormir, manger, visiter… En plus que nous venons d’apprendre que notre déductible pour le vol est plus élevé que la somme réclamée alors nous allons perdre de l’argent. Nous nous ennuyons de notre stabilité et propreté Québécoise. Il semble que 3 mois soit un point important où nous avons besoin de changement dans notre vie. Nous prenons des moyens pour remédier à cette situation en baisse de motivation. Il ne faut pas abondonner un aussi beau projet. Nous avions prévus que le moral ne serait pas toujours à son meilleur. Heureusement, notre complicité de couple reste solide et nous prévoyons nous installer bientôt dans une ville pour faire du bénévolat et ainsi refaire le plein d’énergie pour terminer le voyage en beauté.

Comme la majorité des humains, lorsqu’il y a une baisse de motivation, il y a une augmentation de consommation alimentaire (on mange nos émotions). On passe donc la journée à essayer la bouffe de toutes les petites vendeuses indiennes itinérantes dans la rue. Nous avons l’impression d’être dans un gros buffet avec dégustation à volonté. Le plus trippant c’est que ce n’est vraiment pas cher et que nous goûtons à des choses excellentes. Ça remonte le moral la bonne bouffe! Pour compléter notre thérapie, nous nous payons une soirée cinéma (première fois en trois ans!) avec un bon film américain (Ramenons le soldat Ryan). Ça nous questionne sur notre petite misère de voir plein d’atrocité de guerre. On chiale peut être pour rien!

Vendredi 16 avril (jour 84)

On choisit de partir visiter Sorata (petite ville au nord de La Paz). On fait le trajet dans un mini bus où l’on voit encore des paysages superbes. La Paz est entourrée de belles montages (c’est la capitale la plus haute du monde). Nous arrivons dans une ville semblable à toutes les autres avec ses vendeurs harcelants et sa Plaza centrale. Nous trouvons un hotel avec des prix très moyens mais au moins il y a de l’électricité dans la chambre pour pouvoir lire nos messages encourageant de nos amis et famille. Ça fait donc du bien! Nous avons même l’impression d’être dans un hotel de luxe car il y a un lit double, une fenêtre et une lampe de chevet. La crasse et les trous dans les murs ne nous dérangent même plus. Surtout que nous avons droit à un film dans la salle communautaire de l’hotel (Seven). Bon souper et bon dodo!

Samedi 17 avril (jour 85)

Nous commençons à apprécier la bouffe de la rue surtout pour déjeuner. Deux empanadas au poulet ça commence bien la journée. Nous partons tôt pour visiter la grotte de San Pedro. Nous devons marcher environ 24 km en 6 heures. Malgré le temps brumeux, les paysages montagneux sont très colorés car la roche est bleue, rouge, jaune, verte… C’est agréable comme balade sur le bord de la falaise et à travers les chaleureux villages! Nous passons d’ailleurs dans un village où l’on se fait « attaquer » par un groupe de jeunes enfants qui crient: « regalos… regalos… regalos! » Pour ceux qui ne portent pas attention à leur parole, ils sont adorables et enjoués mais lorsqu’on porte attention, on réalise que regalos est cadeaux. Ces enfants prennent les touristes qui passent quotidiennement pour des Pères Noël très riches. On commence tout de même à rire, jouer et danser avec eux. Lorsqu’ils oublient qu’ils sont conditionnés pour quêter, ils sont charmants et nous passons un agréable moment en leur compagnie. Avec une petite morale anti quêtage, nous leur offrons tout de même un collant « bonhomme sourire » en leur spécifiant que donner ça vient du coeur alors il faut éviter de quêter! (C’est un couple psychoéducatif qui tentait de leur faire une morale en espagnol!)

Après notre longue marche, nous arrivons finalement à la grotte. C’est intéressant d’y marcher mais le surveillant nous oblige à la visiter avec leur système de lumière alimenté par une génératrice. Nous avons la chance de voir des chauves souris qui volent. La visite prend à peine 30 minutes car nous avons été vraiment lent. Nous réalisons que pour voir cette minuscule grotte nous devions payer l’entrée, se taper 10 heures de bus et 6 heures de marche… Heureusement que la balade était belle! De plus, comme j’ai une envie subite, je dois utiliser leur magnifique toilette (trou dans la terre!) où je peux constater que mes prédécesseurs n’ont pas eut plus de visoux que moi!

Sur le chemin du retour, nous avons le plaisir de réaliser que nos amis « regalos » ont presque compris notre petite morale. Ils nous attaquent maintenant pour jouer et danser… Malheureusement, à notre départ ils nous quêtent encore des cadeaux. La méthode behaviorale ne peut pas fonctionner après seulement un renforcement positif… Il nous faudrait plusieurs jours, semaines pour les transformer!

Nous revenons à l’hotel crevés par notre randonnée. Je prends une bonne douche chaude. Martin s’amuse à estimer la température de l’eau de la douche selon le temps que j’y reste… Il est surpris pour une fois de me voir revenir avec le sourire après 40 minutes (un peu d’abus ne fait pas de tort… malheureusement je ne peux emmagaziner de l’eau chaude pour le reste du voyage). Après la douche, Martin se transforme à son tour en coiffeur pour me couper les cheveux. Il était temps après 9 mois de négligence!

Pour souper, nous découvrons un resto pas trop cher… Évidemment il faut être capable d’avaler du caoutchouc et je commence même à mettre du ketchup sur mon riz pour lui donner une saveur acceptable.

Dimanche 18 avril (jour 86)

On se prépare pour notre départ pour La Paz. En grignottant notre déjeuner dans la rue, nous pouvons observer les chiens qui ont choisis un stand de bouffe pour uriner ce matin. Il faut imaginer que 90% de la population est vendeur alors il y a des stand partout dans la rue. De plus, les chiens itinérants se croisent presque par troupeau dans les rues alors il faut bien s’imaginer que toutes ces bêtes font leur besoin à quelque part. Une chose est certaine, c’est quand regardant le pipi couler dans la bouffe nous avons bien rit et surtout nous nous sommes promis de ne jamais acheter de bouffe à moins de 2 pieds du sol.

Le départ prévu pour 8h00 est évidemment en retard. On ne parvient pas à s’habituer, on se sent toujours stressé d’arriver seulement 5 minutes à l’avance et l’on constate que nous sommes les premiers.

En arrivant à La Paz, nous décidons de chercher un hotel moins dispendieux. On constate en riant que lorsque les murs tombent en ruine et qu’il y a plein de crasse… c’est dans nos prix supportable! Il n’y a malheureusement pas d’électricité pour notre ordi. Martin est désespéré car il est en train de programmer un super jeu de yum… Il faut bien s’occuper.

Pendant notre balade dans notre quartier minable en après-midi, nous avons une attaque de moutarde. Un homme local nous dit qu’il a vu l’enfant qui nous a lancé cette moutarde dans le dos. Pendant que nous revenous sur le lieu du crime, nous en recevons de plus belle et il ne faut pas être un géni pour constater que ça ne vient pas du haut comme semble l’affirmer notre « stooler » qui semble plutôt un complice. Martin réalise rapidement qu’il est plus sage de dégarpiller au plus vite au lieu de chercher à punir le coupable. C’est probablement une manigance pour attirer notre attention pour mieux nous voler… Nous nous en sortons avec seulement nos manteaux remplis de moutarde!

Nous faisons donc seulement une courte balade dans la ville pour ne pas rentrer trop tard dans nos quartiers peu recommendable. De toute façon je suis très fatiguée depuis quelques jours (Nous imaginons qu’être menstruée deux, trois fois par mois n’est pas idéal pour mon système. Le rythme instable du voyage nous fait continuellement oublier la pilule et déclenche mes règles régulièrement. Je vais prendre un surplus de fer pour reprendre des forces et prendre des moyens concrets pour ne plus oublier la pilule… Tomber enceinte… joke!) Heureusement, nous avons des bons livres pour les soirées plates sans électricité car beaucoup d’hotel offre un service d’échange pour les touristes. Ça permet de pratiquer l’anglais.

Lundi 19 avril (jour 87)

Nous décidons de faire une petite visite en banlieu de La Paz. Martin frustre car pas moyen de savoir quels des centaines de bus qui passent nous devont prendre. Chacun affirme savoir la réponse mais personne semble donner la même information. On parvient tout de même à se rendre dans le quartier de Mallasa pour la visite d’un zoo. Nous rions des singes qui semblent avoir des problèmes énormes avec leurs hémoroïdes qui pendent. Martin peut se moquer de ses semblables! Après le zoo, nous marchons 20 minutes pour se rendre à la Vallée de la Lune. Un gentil chien que nous avons nommé Coton (devinez!) à choisit de faire la balade avec nous. Il est obéissant à l’exception qu’il court après tous les véhicules qui passent dans la rue. Il va finir par se faire frapper. On tente de l’éduquer avec des morceaux de biscuits… Nous ne parvenons pas à faire des miracles en une heure. Rendu à la Vallée, toujours en compagnie de Coton, nous marchons sur des formations rocheuses uniques et grandioses (ça ressemble aux pinnacles de l’ouest!). Nous passons donc une agréable avant-midi et faisons nos Adieu à notre nouvelle ami Coton en espérant que la chance le protégera contre les véhicules. Dans le bus du retour, on peut admirer la fracture des classes sociales entre la basse et la haute ville.

On se prépare pour notre départ vers Oruro (ville sud de La Paz en direction du fameux Solar de Uny). Fidèle à eux-même, les locaux nous bullshit toute sorte d’information pour se rendre au terminal de bus. Martin frustre et moi je marche comme une tortue avec le poid des cadeaux qui augmente de ville en ville! Encore quelques faiblesses dans le bus avec la chance de regarder un film ultra plate de cow boy. Nous arrivons dans une ville peu touristique à la noirceur. On se rend dans un hotel où je suis écoeurée de payer trop cher pour rien… Martin est presque gêné mais heureux de constater que le prix de la chambre a considérablement descendu. En marchant dans la ville, nous constatons que c’est le paradis des gâteaux. Chaque vendeur à sa saveur! C’est toujours une surprise de constater la spécialité de chaque ville. Tout le monde vend la même chose… sur la même rue… au même prix!

Mardi 20 avril (jour 88)

Journée tranquille d’attente pour notre bus en direction de Uyuni seulement vers 20h00. Balade dans la ville, ordinateur, lavage, lecture, écriture… et surtout gros rayon de soleil dans ma vie, nous trouvons un magazin qui vend des sandales. Mes pieds sont enfin heureux! Nous partons très tard en direction du terminal de bus car nous devions attendre la Senora qui était partie chez elle pour laver notre linge. Elle revient à la dernière minute (comme tout Bolivien qui se respecte) avec notre sac de linges encore tous mouillés. On court, on grimpe dans un taxi pour éviter la pluie mais nous manquons l’unique bus de la journée qui partait en direction désirée. Nous sommes déçus et rageons un peu. On se choisit un hotel rudimentaire à côté du terminal. Martin commence à m’imiter et nous dormons pour un prix très abordable. Évidemment, il n’y a même pas de douche dans la bâtisse. Notre billet de bus est déjà acheté pour le lendemain… On ne se fera pas avoir deux jours de suite! On passe notre ennuie dans la bouffe toute la soirée. Un chaton vient partager notre chambre ce qui me rend très heureuse… Diesel ne soit pas jaloux… Tu es mon meilleur! Ce contre temps va nous permettre de transformer notre chambre en sécheuse et accrocher notre linge un peu partout.

Mercredi 21 avril (jour 89)

Autre journée relaxe d’attente. On en profite pour écrire à l’ordi et lire. La plupart des hotel offre un service d’échange de livre pour les touristes ce qui permet de pratiquer l’anglais. On mange dans un resto typique économique… Nous sommes habitués d’avoir des petits bouts de papier de forme triangulaire pour s’essuyer les mains après le repas mais… du papier ciré c’est étonnant pour enlever le gras d’un poulet frit… C’est surement pour une raison économique. Par contre, on découvre un bonne crème glacée (Eclipse). C’est comme un révélo inversé: chocolat à l’intérieur recouvert de chocolat dur à l’extérieur… Un vrai délice! Pour une fois que leur monde à l’envers est une qualité…

Finalement, on embarque dans notre bus pour une longue « ride » de 12 heures de nuit. C’est inimaginable la quantité de bagages que les indiennes transportent… C’est croire qu’elles viennent faire leur Club Price à Oruro pour retourner dans leur ville vendre la marchandise dans la rue.

Jeudi 22 avril (jour 90)

On cherche un groupe de six personnes pour réduire le coût de notre tour de 4 jours pour le tant désiré Salar d’Uyuni. On déniche finalement un couple d’Allemand (bizard mais sympatique… pour commencer!) ainsi que deux Français (sympatique mais Français… c’est pratique du monde qui savent tout dans un groupe!). Pour une fois que le français sera la langue majoritaire. On part… évidemment en retard… dans notre super Toyota Landcruser 4 x 4 pour affronter cette magnifique mer de sel.

Il semble qu’il ait une faille à mon éducation car je ne parviens pas à trouver les mots prestigieux qui pourraient communiquer les paysages uniques et grandioses que nous avons eu la chance d’admirer pendant cette inoubliable aventure de 4 jours. Faute d’avoir un bon vocabulaire, vous admirerez nos photos à notre retour. C’est tout simplement un délice pour les yeux et une ressource sans fin d’images spectaculaires pour les photographes. Nos amis français ne manquaient pas une occasion de nous lire un passage poétique qui décrivait les merveilles qui s’offraient à nous. Pour les curieux, vous pouvez lire ces passages dans le livre: Le Petit Futé de la Bolivie (évidement édition française!).

Alors comme entrée pour notre première journée, nous avons roulé pendant plusieurs heures dans un désert de sel à perte de vue. Nous pouvons constater le travail des gens par les petits tas de sel que l’on croise un peu partout… On peut même visiter un hotel de sel ainsi que la maison des travailleurs. Pour dîner, on s’arrête sur une île (Isla Pescado). C’est la première fois de notre vie qu’on peut se rendre sur une île en camion! Le décor de l’île est rempli d’immense gros cactus avec des lamas, le ciel bleu vif et le Salar d’un blanc immaculé nous fait réaliser que nous avons seulement 36 poses dans notre caméra… Il va falloir se contrôler! En après-midi, nous roulons maintenant dans un Salar inondé d’eau. On comprend pourquoi les chauffeurs rincent leur véhicule à chaque soir… C’est pire qu’un hiver Québécois! On a l’impression de rouler sur le plus grand miroir du monde avec le reflect du ciel bleu et des montagnes. Pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre que c’est un paradis. On arrive finalement dans un petit village acueilli par les vigonas, alpacas ou lamas! On dort dans un petit dortoir pour notre petit groupe de six et on déguste un souper… mangeable!

Vendredi 23 avril (jour 91) moitié du voyage!

Autre belle journée incluant environ 9 heures de tape cul dans le camion. Heureusement remplie d’arrêts-photos exceptionnels. On voit un site lunaire avec une roche idéale pour l’escalade… Évidemment on se paye la traite, suivit des Allemands qui nous imitent. On voit des Lagunes colorées avec des centaines de flamants roses. Quoi demander de mieux pour un Pique-nique. Les décors, les roches (Arbol de Roca), les Lagunes, les montagnes… On ne se fatique pas d’admirer. Evidemment il faut supporter maintenant le sable qui a remplacé le sel et qui pénètre dans nos yeux, nos narines et même notre bouche. Sans oublier le chauffeur qui trippe sur son unique cassette de musique typique qui fait jouer en continue depuis des heures… On commence à les connaître par coeur. Heureusement, l’atmosphère dans l’étroit véhicule est agréable et les taquineries entre Français et Québécois coulent à flot… Qui sera les meilleurs! La cerise sur le sunday, un « ajouter les qualificatifs de votre choix » couché de soleil sur la Laguna Colarado rose avec flamants rose et arc-en-ciel! WOW! Bon dodo froid avec les odeurs du groupe qui augmentent après deux jours au soleil sans douche (ou c’est simplement une odeur différente d’Allemagne!) (Je me trouvais bitch mais Martin dit que je fais seulement amoindrir l’odorifiante réalité… Il puait avant le départ!).

 

Samedi 24 avril (jour 92)

On se lève à 4h00am pour assister au levé du soleil sur les geysers en ébullition. Dois-je spécifier que le spectacle valait la peine de se lever si tôt pour marcher entre les marmittes bouillonnantes, illuminées par l’orangé des premiers rayons qui nous saluent!? Martin fait son intrépide en marchant sur le bord glissant des gros bouillons pendant que Jolène joue à la mère en chicanant et en surveillant chacun de ses pas! C’est chaud là dedans (200 C) ! Ensuite, nous traversons des paysages inspirés des tableaux de Salvador Dali, nous admirons la Laguna Verde ainsi que d’autres merveilles à chaque regard. Après cette balade, nous sommes complètement congelés. Nous regardons les autres touristes qui se baignent dans le bain thermique avec leur tuque comme s’ils étaient des extra-terrestres. Après quelques minutes à grelotter en attendant le déjeuner, nous voilà en maillot à se réchauffer les fesses dans un décor… devinez-quoi…très beau!

Les deux Français nous quittent pour affronter un sommet le lendemain. Nous aurons plus de place dans le camion… Par contre les odeurs vont rester malgré la baignade dans le bain thermique de l’Allemand (ou Crotte de nez car c’est son repas préféré!) (Martin tient que je précise encore que ce n’est pas des jokes…il les mange vraiment il nous lève le coeur… on le surnomme également Grand Navet).

En après-midi, nous tenterons de profiter de la température grise et pluvieuse pour faire des photos diaboliques avec des éclairs… Malheureusement, le développement a révélé que nous n’avions pas été assez vite sur le piton!

Dimanche 25 avril (jour 93)

On part en retard car un des camions a des ennuis mécaniques. Martin stresse car son aide est refusé et il trouve que leur réparation de broche à foin est ridicule et incohérente. Par contre, il admet que son offre d’aide pour régler leur mécanique de bouette aurait nécessité légèrement un peu plus de diplomatie pour ne pas les insulter dans leur compétence… ou incompétence! On finit par partir. C’est une journée presqu’exclusivement de tape cul. Sauf la visite du cimetière de trains près de la ville.

De retour dans la ville d’Uyuni, nous achetons nos billets de bus en direction de Potosi. Nos « amis-moutons » Allemands en font de même. Ils embarquent avec nous dans le taxi et décident finalement de venir dans le même hôtel!

Lundi 26 avril (jour 94)

Même si nous nous sommes couchés très tard et que nous avons peu dormis à cause du froid, nous partons tôt pour nous trouver un autre hôtel qui correspondrait mieux à notre budget (en plus de se sauver de nos moutons Allemands!)

Aussi ridicule que ça puisse parraître, la Jolène qui refusait d’amener l’ordi en voyage ne peut pas supporter de s’en passer pour quelques jours. Martin doit donc céduler son temps sur l’ordi et ça le fait rager!

On passe la journée à « gosser » dans la ville pour trouver un tour pour la visite des mines. Journée tranquille de lecture, internet, photos. L’ordinateur a subit une variation de voltage et a fait surchauffer le transfo. On n’utilise plus l’ordi…

En arrivant dans chaque nouvelle ville nous avons l’occasion de goûter les spécialités de la rue. Sans hésiter, le paradis de Potosi se sont ses empaladas pour .50 boliviano (13 cents canadien) chacun. Ce qui fait un excellent déjeuner pour 26 cents. C’est presque bon pour la santé et économique!

Je tiens à souligner que nous avons croisé nos Allemands qui nous ont confirmé partir pour la visite des mines en après-midi même. Nous leur avions donc confié que nous préférions faire la visite le lendemain matin…!

Mardi 27 avril (jour 95)

Surprise pour la visite des mines… Nos supers amis Allemands-moutons vont faire la visite avec nous!

Évidemment, en visitant la mine on comprend que les travailleurs ont des conditions extrêmement difficiles de travail. Ils s’arrêtent régulièrement pour chiquer des feuilles de coca qui aident à stimuler leur corps (pour avoir moins froid, moins faim…). Par contre, nous sommes surpris en jasant avec les mineurs qu’ils semblent tout de même apprécier leur travail. Il y a en a un qui avoue vouloir revenir de temps en temps à sa retraite car il aime bien son milieu. Leur technique minière est extrèmement rudimentaire et Martin peut vous le certifier car il a transporté un sac de jute de 120 lb remplis d’argent sur une très courte distance. Le sac est retenu par un bout de corde et est loin d’être confortable et surtout peu agréable à transporter dans des tunnels où l’on doit marcher accroupi. Martin regarde le mineur avec de gros yeux rond quand il lui confie faire ce trajet 40 fois par jour. C’est physiquement plus dure que faire des calculs devant un ordinateur! On va aussi voir leur Dieu Tios qui les protège dans la mine. Martin lui offre une cigarette en offrande. Pauvre Tios, il a le nez tout noir d’avoir trop fumé. Nous avons aussi acheté de la dynamite pour tenter une explosion. Ça pette fort!

En après-midi, nous avalons des saltenas pour ensuite se rendre dans le musé de la Casa de la moneda (il faut faire un musé par pays!). Heureusement que le guide est drôle et intéressant pour nous expliquer la première section de peintures plates. Ensuite, les machines pour faire la monnaie sont intéressantes ainsi que les ingénieux coffres forts. On doit partir pour prendre notre bus en direction de Sucre. On dort dans un hotel minable mais peu dispendieux. Enfin il fait plus chaud la nuit et nous soupons un bon repas chinois!

Mercredi 28 avril (jour 96)

Journée tranquille de balade dans la ville, visite des marchés et achat de la cassette typique imprégnée dans notre cerveau depuis notre aventure dans le Salar d’Uyuni. On bouffe comme des cochons mais pas les pâtisseries de la rue qui sont infestées de guêpes. Les gens poussent les bibittes avant de manger ce qu’il reste de leur sucrerie! En après-midi nous retournons en enfance et nous jouons à grimper dans un parc communautaire. Une gang d’ado viennent nous provoquer pour nous baver. J’ai pu constater le tigre qui sommeil dans le nounourse qu’est mon Pompon… Les jeunes sont partis et nous nous en sommes sauvés sans claques sur la gueule! Départ en soirée pour se taper un autre 12 heures de bus en direction de Cochabamba.

Jeudi 29 avril (jour 97)

Je commence la journée en oubliant mon chandail dans l’autobus. C’est évidemment impossible de le récupérer. Je suis dont ben nouille dans un bus… Je braille un peu mais rien de dramatique. On se trouve un hotel pas trop pire, on avale une bonne patate fourrée typique dans la rue puis on commence la recherche pour le bénévolat. On commence par l’orphelinat recommendé par deux touristes. Je sens que je serais uniquement utile à jouer avec les bébés. Je leur explique que je voulais plus aider en partageant mes connaissances. La responsable me réfère à un autre organisme qui travail avec les plus vieux. On discute pour comprendre les objectifs de chacun et au moment de conclure une entente, la responsable me fait savoir que je ne peux pas faire de bénévolat pour leur organisme… prétextant que je ne reste pas pour une assez longue période. Je suis en colère qu’on refuse mon aide gratuite! Je revis la même frustration qu’au Québec cet hiver. C’est donc compliqué d’aider! Nous poursuivons nos recherches dans un centre à côté qui offre un service externe en psychologie pour les jeunes en difficulté. Ils me font aussi visiter une annexe d’ateliers pour les jeunes ayant un retard mental. C’est très intéressant et il accepte volontier mon aide mais c’est moyennement ma compétence. Nous avons maintenant l’adresse de leur DPJ; il nous donnerons deux autres adresses. Un centre pour jeune dont les pères sont en prison (CAIC), ainsi qu’un organisme qui travaille avec les jeunes de la rue. On visite CAIC qui semble très flexible et intéressant comme lieu de bénévolat. À travers cette recherche, Martin regarde aussi un bureau d’ingénérie où il pourrait aider et apprendre. C’est une longue journée bien remplie où nous avons parcouru le marathon à travers la ville. Après un deux heures d’internet, on part se coucher vraiment épuisé!

Vendredi 30 avril (jour 98)

Je me lève tôt pour passer l’avant-midi avec les jeunes de l’organisme CAIC. On m’explique qu’auparavant les enfants et les mères vivaient dans les prisons avec les pères mais depuis une récente réforme, les familles ont été mises en dehors sans ressource n’y argent pour vivre. Les enfants sont pris en charge par cet organisme. Les jeunes vivent de nombreuses difficultés à cause de leur instabilité familiale et financière. C’est un milieu très intéressant pour moi. Je passe donc l’avant-midi à faire de l’aide aux devoirs, assister aux différentes activités et même partager le repas du midi avec eux. J’ai déjà hâte de faire des activités avec les jeunes bien que la langue risque d’être énormément difficile pour la communication.

En après-midi je vais rencontrer une religieuse qui est la directrice du programme pour les jeunes de la rue. Le défi semble intéressant alors nous prenons rendez-vous pour le lendemain pour visiter les centres.

Pendant ce temps, Martin rencontre une compagnie qui semble potentiellement intéressante. Nous allons voir comment s’organise nos projets pour le Chili et le visa pour la Bolivie pour savoir notre temps de bénévolat.

Nous marchons une heure en soirée pour se rendre dans un Mc Donald avec des prix très nord américain. Nous sommes devenus trop économe pour supporter ces prix!

Samedi 1 mai (jour 99)

La journée débute avec la visite du centre qui héberge les jeunes de la rue (ado et jeunes adultes avec bébé). Avant la visite, on me fait subir deux heures de réunion d’équipe en espagnol. Sûrement intéressant pour ceux qui comprennent bien leur langue… Pour ma part je retiens seulement un mal de tête. Je visite enfin le centre pour les plus vieux. Intéressant mais ne semble pas nécessiter d’aide car les jeunes sont autonomes et les intervenants très structurés. Par contre, en traversant la rue pour voir le centre des ados c’est l’hébahissement total. Les lieux sont sales, puants et sans aucune organisations. Les jeunes à l’allure répugante et sûrement sous l’effet de drogue sont couchés par terre et m’accueillent avec un regard perdu et sans espoir. Heureusement, les intervenants sont très gentils et évidemment souhaiteraient avoir de l’aide. Je devrais rencontrer le directeur en début de la semaine prochaine.

Pendant ce temps, Martin bat des records de temps passé sur internet. En après-midi on s’occupe à faire l’album photo, lecture et planifier notre itinéraire du Chili. Il semble que ça soit plus compliqué puisque nous sommes hors saison. Certains trajets sont fermés à cause de la température et il serait plus économique de camper au lieu de dormir dans les hotels mais nous n’avons pas notre équipement. Beaucoup d’organisation à penser. Ça nous occupe pendant que notre ordi est encore en convalescence jusqu’à mardi!

En soirée on s’amuse à jouer au pocker… Pas au stripp… Martin trouve que ça stimule son cerveau pour réfléchir aux techniques de bluff. On se questionne aussi sur l’utilité de faire du bénévolat surtout que notre visa pour la Bolivie va échouer dans moins de deux semaines. De plus, pour moi, trouver des enfants à problème c’est facile mais pour Martin, la haute technologie est peu existante!). Ce n’est pas reposant de voyager avec deux ennuyeux comme nous. Il faut constamment se questionner si le voyage nous rend vraiment heureux, si nous vivont des valorisations et surtout si notre cerveau est stimulé. On ne peut pas juste s’éffoirer sur une plage pour relaxer… Par chance que nous sommes pareils car on se tapperait rapidement sur les nerfs!

Dimanche 2 mai (jour 100!!!)

On commence par déménager d’hotel car les voisins de l’autre côté du mur offre une meilleure chambre à prix moindre et surtout avec électricité… Devinez pourquoi?

Ensuite, on se balade dans la ville pour faire nos commissions mais tout est fermé jusqu’à lundi car c’est fête… On croyait que c’était pour Pâques d’où les becs sucrés envoyés à nos familles qui nous ont rappelé que nous étions légèrement en retard! Ici c’est la fête du travail.

On décide donc de se payer le luxe d’une après-midi de cinéma avec programmation double. On voit le dessin animé « Le Prince d’Égypte » suivit par un super film « Dr Patch Adam ». Fidèle à nous même, nous choissons de payer demi prix pour se mériter des place sur le plancher du deuxième étage. Quand j’écris « plancher », ce n’est pas une façon de parler, demi prix égale pas de sièges donc on doit se taper 4 heures de films sur du béton froid! On ne se plaint pas ça valait la peine.

Pour souper, nous avons malheureusement déniché une série de kiosques dans la rue qui vendent du fast food à prix intéressant. Notre bédaine va s’en plaindre bientôt mais leur salchipapas est succulant bien que très gras (patates frittes avec saucisses, mayonnaise et ketchup!)

Lundi 3 mai (jour 101)

Je devais rencontrer une intervenante de l’organisme pour observer une rencontre de thérapie familiale mais comme on pouvait s’y attendre, cette expérience intéressante n’aura jamais lieu!

Comme tout est fermé, journée tranquille de lecture, album et… évidemment internet pour Martin!

Mardi 4 mai (jour 102)

Première journée où j’anime une activité sur l’estime de soi avec un groupe de 7 jeunes en difficulté. À part mon jeune ayant un problème cérébral qui le rend incontrôlable et la jeune avec un trouble de langage que je suis incapable de comprendre, le bilan est assez bon. Les jeunes semblent apprécier et sont motivés à participer. Tant que c’est moi qui explique ça passe… il faut seulement que les jeunes ne posent pas trop de questions car après les avoir fait répété 5 fois sans comprendre, je les regarde en espérant que répondre oui avec un sourire va satisfaire leurs questions. Une telle situation est frustrante pour eux autant que pour moi. J’ai l’impression que je ne peux pas leur offrir autant que je le désirerais mais l’expérience me plait énormément.

En après-midi, j’ai l’immense joie de constater que notre ordi est guéri. J’en profite aussitôt pour y inscrire mon programe travaillé avec les jeunes. Je pense que les intervenants de l’organisme sont surpris car ils n’ont pas l’habitude de voir un bénévole arriver avec un programme rédigé sur une disquette.

Devinez où Martin passe son temps lorsque je suis avec les jeunes. Il ne s’ennuit pas trop pour l’instant!

Mercredi 5 mai (jour 103)

On se réveille tout énervé car c’est la journée officielle pour l’accouchement d’Annie… Nous avons hâte de recevoir des nouvelles! On pense à vous très fort!

Je passe l’avant-midi avec les jeunes de l’organisme. J’aime évidemment beaucoup mon petit groupe et le petit projet semble stimuler les jeunes. Ils y a beaucoup de chose à apprendre autant pour eux que pour moi. La culture est très différente alors je dois m’adapter. J’ai même la « chance » de partager leur repas typique pour dîner!

En après-midi, je retourne au centre qui héberge les jeunes de la rue pour leur expliquer que nous allons finalement partir plus tôt que prévu au Chili alors je n’aurai malheureusement pas la possibilité d’aider dans leur organisme. De toute façon je crois que la langue aurait vraiment été un gros obstacle pour travailler avec ces jeunes en grande difficulté émotive. Ils ont surtout besoin de parler et se confier à un adulte de confiance qui comprend leur milieu de vie et qui sera présent plus longtemps pour le soutenir dans son long cheminement. Mon aide à court terme est plus pertinente avec les plus jeunes de l’organisme CAIC.

Inutile de préciser que Martin a encore dévorer internet pour quelques heures aujourd’hui. C’est pas pour rien qu’on se sauve le plus vite possible au Chili… Avant que Martin est passé tout le budget en internet! C’est une joke car ce n’est vraiment pas cher… environ 2$ de l’heure. Il faudrait qu’il fasse beaucoup d’over time avant de nous appauvrir.

Jeudi 6 mai (jour 104)

Journée de congé… de bénévole car le jeudi les jeunes passent la journée à la prison pour visiter leur père. On en profite pour faire nos dernières emplettes en Bolivie. Le marché est immense et chaque allée est consacrée à sa spécialité. Évidemment l’artisannerie et la musique occupe tout notre temps. Martin est découragé par tous nos achats… Par contre, il chiale moins lorsqu’il commence à regarder les instruments de musique. On lui paye le luxe d’une magnifique charango… Pour ma par, je vais me payer le luxe de l’écouter pratiquer à chaque soir dans la chambre d’hôtel. C’est ça l’amour fou!

En soirée, on réalise que Martin n’a pas de pantalon pour affronter le froid de la Patagonie. Pour régler le problème, rien de plus facile que de marcher dans la rue et de croiser un vendeur de jeans. Évidemment que l’essayage sur le trottoir est moins pratique mais beaucoup plus économique.

Vendredi 7 mai (jour 105)

Déjà dernière journée de bénévolat avec les cocos (je vais me reprendre à Cuzco tout le mois de juillet pendant que Martin va regagner le Québec un mois avant moi). Malheureusement, l’organisme a oublié de me prévenir que tout l’avant-midi était consacré à une grande fête dans le parc… Je ne peux donc pas animer ma dernière activité. Je suis déçue mais je m’assure de transmettre l’information nécessaire à une autre bénévole pour que les enfants puissent bénéficier de la fin de leur projet.

On passe le reste de la journée à chercher un bon CD typique pour ramener un souvenir de leur folkore Andin… De plus, on se gave une dernière fois de leur bouffe de rue…! Finalement, on pack nos sacs pour le grand départ vers le Chili. Mon sac commence à plus ressembler à la tour de Pise… qu’à un sac de voyage… Il va falloir relaxer sur les souvenirs!

Samedi 8 mai (jour 106)

Journée de « plottage » car notre bus est seulement à 7h00pm. Martin va encore sur internet… Cette fois il se loade un jeu de strippe pocker… Il est peut-être écoeuré de voir les fesses des grosses indiennes dans les bus… Tant qu’il n’est pas tanné de voir les miennes!

On embarque dans le bus en direction du Chili (Iquique, ville au Nord). Il y a 20 heures de route qui nous attend. Pour supporter l’épreuve, nous avalons des petites pilules pour dormir. J’avais peur d’être trop droguée mais il semble que le résultat soit bon au réveil!

Dimanche 9 mai (jour 107)

Suite des aventures dans la section du Chili…

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