Un mois en Australie – Partie 2 avec commentaires des enfants

Semaine 3 (Au sud de Cairns en minivan)

Cette semaine, nous avons tenté une troisième façon de visiter l’Australie. Nous avions découvert, lorsque nous avions le VR (la semaine dernière), que tous les sites de camping avaient des cabines pour les voyageurs. Alors avec notre nouvelle minivan, nous avons dormi dans ces petites maisons au cœur de la nature. Je pense que nous avons trouvé notre recette gagnante. Du côté financier, c’est plus économique qu’un VR et un terrain de camping. Nous disposons de plus grand espace tant sur la route que pour dormir. Ensuite, nous bénéficions d’une salle de bain utilisable et qui sent bon! De plus, je peux aussi cuisiner avec davantage d’espace. Finalement, nous profitons de la même façon des environnements naturels qui nous sont si précieux.

Nous débutons donc cette troisième semaine en allant sur l’île Frankland. Elle a la réputation de permettre l’observation des poissons tropicaux, des coraux ainsi que des tortues marines… en apnée. Après de longues heures sous l’eau en avant-midi, nous n’avions vu que quelques poissons car la visibilité, les vagues et le courant nuisaient beaucoup. Juste avant de sortir pour dîner, j’ai eu la chance de croiser une grosse tortue. J’ai évidemment appelé les enfants pour leur permettre de l’observer mais avec leur excitation Médrick et Maëlie avaient oublié d’enfiler leur palme. La poursuite de la tortue aurait pu mal se terminer dans les vagues car Médrick commençait à être épuisé. Heureusement que le bateau du capitaine était proche pour venir les récupérer. Sur l’heure du dîner, on pouvait sentir la déception dans le regard de Médrick. Notre naturaliste-animalier en herbe qui rêve d’observer chaque espèce dans son habitat naturel doit aussi apprendre que nous ne pouvons pas toujours être chanceux.

En après-midi, nous retournons faire de l’apnée en gang en espérant que la chance sera avec nous. Lorsque tout le monde commence à être découragé… J’observe une grosse tortue se faufiler sous moi. J’alerte ma gang qui arrive à la nage de tout côté. La tortue ne semble pas trop farouche et tolère notre présence. Nous arrivons même à tour de rôle à la caresser et l’observer de très près. Loïkim est moins habile pour descendre dans le fond alors nous la poussons. Elle déborde d’excitation en touchant la tortue. Tant qu’à Kaïlane, elle reste craintive devant le gros reptile à carapace. Je profite d’une de ses remontées pour respirer pour donner un élan à Kaïlane vers elle. Ma cocotte arrive même à la toucher et faire un face à face inoubliable. Nous passons 45 minutes à nager en sa compagnie et évidemment encore remplir notre caméra de photos. C’est le cri des sauveteurs qui nous oblige à quitter notre nouvelle amie puisque notre bateau nous attend pour nous ramener à la terre ferme. Quelle chance incroyable de partager un espace naturel avec ces créatures descendant de l’époque des dinosaures. WOW!

Cette première journée incroyable allait donner le ton à toute la semaine qui n’a fait qu’accumuler la chance d’observer des animaux exotiques et de découvrir des endroits fantastiques.

Nous avons marché sur de nombreux sentiers dans la jungle qui ont su combler autant notre vu que notre ouïe. D’abord, un sentier qui nous amène à une rivière remplie de rochers. Nous espérions nous y baigner mais de nombreuses pancartes nous interdissent l’accès car la rivière pourrait être dangereuse à certains moments de l’année. Martin est surpris que je refuse de désobéir à des règles aussi strictes pour cette période de l’année (il y a peu d’eau et de courant dans la rivière). La tentation est grande devant cette attrayante rivière. Je suis en conflit d’apprendre aux enfants d’enfreindre les lois, surtout devant des touristes qui passent.

On se reprend en après-midi est se baignant dans une autre rivière dans laquelle nous pouvons glisser LÉGALEMENT sur une roche naturelle très douce. Malgré le froid de l’eau, toute la gang recommence la descente dans toutes les positions possibles. Nous pouvons même la descendre toute la famille ensemble.

Après autant de plaisir, nous poussons notre chance en se dirigeant vers une plage qui offre parfois la possibilité d’observer l’énigmatique Casoar. Eh bien… Après quelques minutes seulement sur la plage, nous arrivons face à face avec cette impressionnante espèce d’oiseau non-volant. Nous sommes un peu effrayé et prudent dans nos déplacements. Ses énormes griffes et sa démarche imposent le respect. Juste avant de quitter, notre bonne étoile nous apporte un papa casoar en compagnie de son adorable rejeton. Nous repartons en sachant que des journées comme celle-ci ne peuvent pas se répéter très souvent.

Au programme pour le lendemain comme diraient les enfants… Encore des choses géniales à faire et à voir… On commence par une nouvelle balade en forêt. Encore des pancartes interdisant de poursuivre car le sentier est abimé. Cette fois, nous décidons d’expliquer aux enfants que parfois on désobéit en utilisant notre jugement. Nous croyons que le sentier est moins entretenu mais pas dangereux pour notre sécurité. Nous constatons beaucoup d’obstruction dans le sentier mais nous arrivons à un petit coin de paradis isolé avec une rivière et une chute d’eau s’y jetant. Nous sommes seuls au monde dans notre jardin d’Éden alors nous en profitons à la manière d’Adam et Ève. Les enfants rigolent de tous nous voir les fesses blanches dans l’eau à explorer la chute et les grottes à la manière la plus naturelle du monde. C’est toujours enivrant de découvrir avec un soupçon d’interdit et une bonne dose de folie!

Ensuite, l’aventure se poursuit dans une autre chute tout aussi agréable mais beaucoup plus touristique alors cette fois, on s’est gardé une petite gêne.

Comme nous aimons terminer nos journées avec des animaux exotiques, nous partons sur une réserve naturelle d’ornithorynques (nommé platypus). Ces petits mammifères qui pondent des œufs sont difficiles d’approche. Il faut marcher avec douceur et calme pour espérer poursuivre notre chance. Avec un peu de patience et nos qualités d’observateurs qui commencent à se raffiner, nous sommes heureux de prendre le temps de mieux comprendre le comportement de cette espèce endémique. Plusieurs d’entre eux sont venus faire des petits plongeons sous nos yeux…!

Par Médrick : L’ornithorynque ressemble à une sorte de castor à bec de canard mais en plus petit. Il se nourrit surtout de petites algues dans le fond de l’eau. Il vit dans les lacs, les rivières et les marécages. L’ornithorynque est très sensible aux vibrations. Quand on l’observe, il faut constamment parler. Si l’on parle plus fort, il risque de s’enfuir. Par contre, si on arrête de parler, il pourrait penser que l’on veut l’attaquer. L’ornithorynque est le deuxième animal le plus rare de la planète. C’est le seul mammifère qui pond des œufs.


Comment poursuivre nos journées pour arriver à la hauteur des précédentes? C’est comme irréel. Nous commençons par l’observation de grands oiseaux de la grandeur de Kaïlane. Plusieurs voyageurs qui parcourent l’Australie en qualité d’ornithologue pour admirer leurs plus beaux spécimens sont aussi présents pour nous partager leur lentille de rapprochement. Nous apprenons que nous sommes en présence de la Grue Antigone, soit le plus grand oiseau volant du monde!

Ensuite, nous poursuivons avec la visite de « Crystal Cave », qui est en fait un magasin de pierres précieuses. Le sous-sol a été aménagé pour avoir l’air d’une grotte dont les parois sont incrustées de grosses pierres précieuses. La visite se termine par la présence de la plus grosse géode du monde (Amétiste). Ha que les australiens aiment dirent qu’ils ont les choses les plus plus grosses et plus plus rares!! C’est différent de la jungle mais aussi captivant pour les enfants qui reviennent avec quelques petites pierres précieuses pour ajouter à leur collection.

Ensuite, nous avons fait un pique-nique sur une tour d’observation d’oiseaux et de canards dans un marécage. Le défi de silence et de calme reste de taille pour Loïkim qui entraine aussi Kaïlane dans ses ricanements et ses folies.

En après-midi, nous poursuivons la série d’observation d’animaux. Par contre, cette fois nous n’avons pas besoin de chance pour les voir puisque nous sommes dans leur hôpital. He oui, un hôpital pour chauves-souris géantes (flying fox bat)! Nous apprenons beaucoup sur leur importance dans la chaine alimentaire. Nous observons les bénévoles les allaiter, les bercer, leur faire un petit rot et les endormir avec la suce. Un vrai processus de maternité qui se répète aux quatre heures, jours et nuits…

Par Médrick : Nous sommes allés voir un hôpital où des personnes bénévoles guérissent les chauves-souris. Une sorte de tiques s’accrochent aux chauves-souris pendant la saison de l’allaitement et paralyse les mères pendant qu’elles volent. Alors elles tombent et risque de mourir en plus de leur bébé qui est souvent caché sous leur aile. L’organisation en trouve une cinquantaine par jour au printemps et arrive à en sauver plusieurs centaines. Elles meurent aussi parfois prises dans les barbelés.

Les chauves-souris géantes se nourrissent de fruits et de nectars. Les chauves-souris que nous avons vues ne sont pas nocturnes. Elles sont donc actives le jour. Leurs doigts sont en forme de crochet pour que lorsqu’elles dorment à l’envers, elles n’aient pas besoin de forcer pour ne pas tomber en bas. Finalement, pour faire leurs besoins, elles s’accrochent avec la griffe qu’elles ont au bout de leurs ailes pour faire pivoter le bas de leur corps et ainsi éviter de se soulager sur elle-même.


Pour bien conclure la soirée, nous apprenons qu’un employé du terrain de camping nourrit les opossums certains soirs et nous invite à venir les observer. Nous sommes surpris de la taille de ces animaux qui dorment suspendus par leur queue. Ils ont la taille d’un gros chat et sont de couleur roux… Ce n’était pas l’image que nous avions dans le film «  Ère de glace ». Les enfants dormiront bien en rêvant à cette créature unique à l’Australie. Ce pays est réellement un berceau d’animaux uniques. Nous confirmons chaque jour notre passion et notre fascination pour sa faune et sa flore.

Par Médrick : L’opossum est un marsupial nocturne. Il a une queue très musclée parce qu’il s’accroche à une branche avec elle pour dormir la tête en bas. Il se nourrit principalement de fruits. La variété que nous avons observée vit uniquement en Australie. C’est un animal timide qui est de couleur roux.


Aujourd’hui, petite journée au programme. Balade pour l’observation d’un figuier millénaire dont les centaines de lianes ont fini par former un genre de rideau. Ensuite, visite d’une ferme laitière qui fabrique du fromage et du chocolat au lait… Avec dégustation! Hum… Même si nous avions prévu une randonnée dans la forêt près de la cabine, les enfants et nous-mêmes optons pour une après-midi moins intense. Par contre, la soirée nous réserve une surprise puisqu’un opossum vient nous saluer à la fenêtre de notre cabine. Nous avons le plaisir de lui offrir quelques morceaux de fruits et il accepte même de se faire caresser. Pas la peine d’insister sur l’intensité de l’excitation qui règne chez les enfants… Même chez la mère. Ouf, encore une belle nuit de rêves nous attend. Comme dirait les enfants, c’est épuisant de passer des journées comme celle-là!

Nous sommes depuis trois jours à la même cabine et y resterons encore une autre journée puisqu’elle est située au centre même de cette unique faune que nous souhaitons explorer. De plus, le site même nous offre un paradis naturel.

Par Martin (Réviseur) : OK là il faut que j’intervienne. Jolène est partie sur une dérape. Vous avez bien lu, elle vous dit que nous étions dans un paradis dans un paradis. Quoi? vous êtes en train d’acheter votre billet? Vous ne voulez pas ma version avant? Moi, je n’avais pas vu ça avec les mêmes yeux c’est sûr. Le paradis est-ce bien de dormir dans une fourmilière en forme de boîte à soulier, peinturé vert malade avec l’odeur d’une chambre d’hockey où le réveil se fait entendre par un coq dissonant?


Tous les matins, les enfants sont heureux d’offrir le biberon aux veaux. L’espace pour jouer est immense. Il y a beaucoup d’enfants pour pratiquer l’anglais et les habiletés sociales. C’est donc un bel après-midi moins structuré. J’en profite pour faire mes devoirs comme me disent les enfants : lavage, bouffe, écriture, photos… Martin part en ville pour gérer notre blogue et les prochaines étapes qui arrivent bientôt! Nous avons accès à internet par le réseau cellulaire. Le problème c’est que nous sommes rarement dans les zones où le signal est suffisant car nous préférons les profondeurs de la nature (jungle ou île tropicale).

Pour notre dernière journée, nous décidons de rester sur le site pour explorer les sentiers de la jungle. Nous marchons avec une chorale d’oiseaux qui nous accompagnent. Nous espérons observer les très rares « Kangourous des arbres ». Eh bien… Nous avons finalement une balade normale… puisque nous n’avons pas eu le privilège de les voir dans leur habitat naturel (seulement dans un zoo). On termine la randonnée par une petite saucette dans la cascade pour se rafraîchir avant une après-midi de devoirs. C’est un moment exigeant pour tout le monde mais indispensable à notre aventure! La concentration entre les poules, les insectes et les veaux sans oublier tous les sons de la nature est un grand défi…

Pour conclure notre dernière journée, nous avons une activité originale. Nous arrêtons dans un marché d’art aborigène. La sœur et la mère de Martin, qui sont amatrices d’art, nous on donné une mission de récolter de beaux souvenirs, avec leur budget. C’est toujours agréable de dépenser l’argent des autres mais un peu stressant de faire les bons choix. Nous avons tous apprécié de magasiner en leur compagnie avec Skype pour leur partager nos préférences et choisir en équipe. Le problème c’est que leur enthousiasme contagieux nous a influencé pour dépenser nous aussi!

Il reste donc à dormir quelques heures avant de prendre l’avion en direction de Brisbane (ville de la côté est plus au Sud, entre Cairns et Sydney). Les enfants ont une bonne capacité d’adaptation pour nos horaires souvent extravagants et pénibles sur le sommeil. Tout le monde collabore pour transporter nos nombreux bagages à 4 heures du matin. Il y a seulement Kaïlane qui est plus sensible aux changements dans nos horaires. Elle s’endort donc à des heures étranges pendant quelques jours avant de retrouver la routine… Généralement elle est stabilisé lorsqu’il est temps de chambarder son horaire. D’ailleurs, j’ai passé quelques heures avec elle à observer les étoiles lors des changements de pays pour la convaincre que c’était vraiment la nuit et la rassurer sur notre nouvel itinéraire. Session intensive de dorlotage de nuit, un plaisir de mère!

Semaine 4 (Au nord de Brisbane en Minivan… on garde les bonnes recettes!)

Nous débutons notre dernière semaine en poursuivant notre habitude Australienne. Commencer chaque semaine en explorant une nouvelle île. D’abord Fitzroy island pour l’apnée et la détente, ensuite la grande barrière de coraux suivi de Frankland island avec notre amie la tortue. Pour boucler nos périples sur les îles, nous organisons une excursion sur l’île Fraser. C’est une organisation plus complexe puisque nous prévoyons faire du camping deux nuits et trois jours sur cette magnifique île de sable à l’aventure avec notre 4×4. Les australiens la décrivent comme la ???? grosse île de sable au monde!!!

Notre journée de préparatif commence très tôt à cause d’un phénomène extrêmement rare que nous avons l’opportunité d’observer. Ce matin, nous assistons à une éclipse solaire. C’est une belle occasion d’apprentissage, les enfants sont curieux et posent des questions. Notre gentil voisin nous a même partagé son casque de soudure pour nous permettre de tous admirer cet alignement céleste presque parfait (soleil orange en forme d’un mince croissant).

Petite pause des préparatifs dans l’après-midi. Les enfants trouvent agréables leur baignade dans les jets d’eau et la glissade à l’esplanade, sur le bord de l’océan. Martin et moi apprécions de poursuivre la gestion et les discussions dans cet environnement de détente.

Le matin du grand départ, nous sommes tous excités de rouler à bord de notre 4×4 en direction du traversier. Dès notre arrivée, nous pouvons constater que l’utilisation d’un quatre roues motrices est vraiment indispensable pour se déplacer dans les sentiers. Le sable est mou, la route est totalement défoncée. Tous les ingrédients nécessaires pour l’aventure, le plaisir et se faire brasser la tomate sont réunis. Le tout dans un environnement et un paysage qui dépasse nos expériences. C’est d’abord dans la forêt qu’on se promène avant d’atteindre le bord de l’océan. On doit se synchroniser nos déplacements avec les marées pour éviter de se faire prendre par une vague ou s’enliser dans le sable. Après seulement quelques minutes, je sens que la gestion des photos sera de grande envergure!

D’ailleurs, lors de notre premier arrêt, nous avons fait une rencontre des plus exceptionnelles. Nous avons croisé un lézard géant (selon notre expert animalier, il est convaincu que c’était un varan de Komodo). Nous étions tous sur nos gardes et le suivions doucement pour ne pas mêler son instinct de chasseur. Avec la queue, il devait être aussi grand que Kaïlane. Sa démarche robotique attirait notre curiosité.

Rouler dans le sable demande certains ajustements au niveau de la conduite. Ca glisse comme dans la neige. La différence, c’est lorsque nous freinons, nous enfonçons dans le sable et c’est très propice à faire une embardée. De plus, les nombreux ruisseaux qui se déversent dans l’océan demandent une vigilance supplémentaire. L’avantage, c’est que l’autoroute est très large et nous risquons moins de se tromper de sens. Martin accepte de me laisser conduire avec ses nombreuses recommandations car il s’inquiète de mon côté trop Cowboy…!

En après-midi, nous arrivons au bout de l’île. Nous devons laisser le camion et poursuivre à pied à cause du sable trop mou. Nous marchons plus d’une heure sur la plage pour atteindre les « champagne pool ». Les petites piscines formées par les roches et les marées sont remplies d’eau tiède et de vie marine fascinante à observer. Nous passons beaucoup de temps à explorer, se mettre les doigts dans les anémones, faire des flippes et chasser les crabes. Kaïlane s’est même trouvée un spa à sa taille pour se garder au chaud!

Par Loïkim : Je vais parler d’un spa naturel qui s’appelle « Champagne pool ». Pour s’y rendre, il fallait un petit peu marcher. Quand on arrive au spa, personne touche à l’eau car on saute directement. Il y avait des poissons rayés jaunes, noirs et bleus pâles. L’eau est très belle. Il y avait aussi une sorte d’anémone verte. Quand on mettait nos doigts dans les trous, après elles se refermaient sur nous. C’était très amusant!



L’autre partie de l’aventure commence ensuite. Il faut maintenant tous collaborer pour monter notre campement avant la noirceur, cuisiner en nature et faire les traitements médicales de notre grande. Tout se passe à merveille… si nous ne tenons pas compte des nombreuses mouches à chevreuil géante qui savourent nos mollets. Le bonus… C’est que nous avons deux tentes. Les enfants sont parvenus à nous convaincre qu’ils étaient assez grands pour dormir seuls (avec beaucoup d’arguments…!?). Une nuit en tête à tête dans la nature romantique… avec les quelques pipis nocturnes de Kaïlane.

Le lendemain, il faut défaire le campement car nous avons eu la bonne idée de réserver deux campings différents pour développer d’avantage la notion d’entraide. Nous devons théoriquement attendre jusqu’au midi pour rouler sur la plage à cause des marées mais… notre goût du risque nous fait conduire sur le sable mou car c’est la marée haute. Nous retournons au bout de l’île. Cette fois, c’est pour grimper le sommet de la falaise et observer la vie marine. La chance continue de nous accompagner. Notre patience est récompensée par l’observation de tortues, de poissons, de dauphins, de raie et même de requin! À toute cette faune, s’ajoute une flore incroyable et une fructueuse session de photos.

En après-midi, visite d’une épave de bateau échouée sur la plage. Pour agrémenter le moment, ma gang décide de s’amuser avec les nombreux crabes…

Ensuite, petite bière sur le Creek Elie… La détente à son meilleur dans un vrai paradis! Les enfants descendent le courant en observant les poissons et les anguilles.

Par Maëlie : L’eau de Elie Creek est tellement transparente que nous ne voyons même pas l’eau. Pour se rendre, nous devons rouler sur la magnifique plage. Dans le Creek, il y avait du courant donc nous partions d’en haut et nous nous laissions dériver. C’était super cool!


Juste avant d’arriver à notre campement… une bande de dingos (chien sauvage) erraient sur la plage. Ils ont l’air mignon et sympathique mais toutes les pancartes et la règlementation les décrivent comme étant aussi dangereux que nos grizzlys!!! Les terrains de camping sont entourés de clôture et les enfants ne doivent jamais s’éloigner à plus de 5 mètres des parents. Nous restons donc prudents. Nous les observons en sécurité à l’intérieur de notre véhicule. C’est un beau cadeau qui termine notre journée. Il ne reste qu’à monter notre campement en vitesse avec 4 êtres affamés…

Au programme le lendemain, balade sur la plage en avant-midi. Détente, admiration et amusement sur le bord du lac McKenzie. Un magnifique lac bordé de sable blanc avec une eau cristalline.

Par Maëlie : Le lac McKenzie est le plus beau lac au monde. Là-bas, il est supposé avoir des tortues mais nous n’en avons pas vu. Ma mère et moi sommes allées faire un bout du lac à la nage.


On termine la journée avec un sentier cahoteux pour se rendre à notre traversier. Je pense que notre restant de lait fut transformé en beurre.

L’île Fraser en résumé… Une image vaut mil mots…!

 

 

Pour la fin de notre séjour en Australie, nous alternons entre détente, devoirs et préparation pour la suite de l’aventure.

Dans notre horaire, une seule activité de planifiée. Nous prévoyons l’observation de la ponte de tortue Loggerhead sur le site de conservation Mon Repos. L’activité se déroule en soirée entre 19h00 et 2h00 du matin selon la bonne volonté de nos amis à carapace. Notre première nuit fut un échec à cause d’un terrible orage avec des éclairs sur la plage. Alors pour notre sécurité, nous sommes retourné bredouille à notre cabine avec seulement de la fatigue en souvenir.

Le lendemain, nous retentons l’expérience. Cette fois, notre groupe est appelé vers 20h30. Nous marchons sur la plage jusqu’à l’immense tortue d’environ 1.5 m qui prépare le trou pour pondre ses œufs. Pendant près d’une heure, nous sommes les heureux témoins de sa très fertile production de 164 œufs. Heureusement pour nous, son site d’enfouissement n’est pas bien protégé des marées. En conséquence, nous participons à la relocalisation des œufs en les transportant dans un meilleur endroit. On peut imaginer l’effervescence de transporter la vie entre nos mains de créatures préhistorique. Malgré notre retour très tardif, les enfants garderont en mémoire longtemps ce moment unique… ainsi que plusieurs autres moments vécus en Australie…

Par Médrick : Quand la tortue marine sort de l’eau pour aller pondre ses œufs, elle trace un gros chemin sur le sable. Ensuite, avec ses deux nageoires arrière, elle commence à creuser. En général, le trou mesure environ soixante centimètres de creux. Quand le trou est fini d’être creusé, un organe sort entre ses deux nageoires arrière pour pondre ses œufs. Elle pond environ 130 œufs par ponte. Les œufs sont encerclés de mucus pour les protéger contre les bactéries. La femelle pond trois fois dans l’année. Puisque ça demande beaucoup d’effort et d’énergie pour pondre environ 390 œufs dans la saison, elle consacrera donc les trois prochaines années à manger pour reprendre des forces et ensuite, elle sera prête à retourner pondre.

Seulement un bébé sur 1000 va survivre jusqu’à l’âge adulte qui est environ de 35 ans (maturité des femelles pour pondre). Quand les tortues sont dans les œufs, les lézardss peuvent aller les manger. Six semaines plus tard, quand les œufs éclosent, les bébés n’ont pas de sexe, c’est le climat qui fait qui transformera en mâle ou en femelle. Les bébés tentent de retourner à la mer sans se faire manger par les dingos, les mouettes, les cormorans et les pélicans ainsi que les crabes. Seulement la moitié atteindra l’océan. Ensuite, quand les bébés sont dans la mer, ils font comme un long voyage. Ils partent de la côte de l’Australie et s’en vont sur la côte de l’Amérique du Sud. Pendant ce long voyage qui dure 17 ans, un seul bébé risque de revenir à cause des nombreux risques : Intoxication en avalant un déchet (sac de plastique ressemble à des méduses, leur nourriture), prit dans un filet de pêcheur ou croqué par un requin. À leur retour, elles passeront une quinzaine à grandir avant de reprendre le cycle de la ponte.


En conclusion

Au niveau culinaire, tout le monde a trop bien mangé en Australie. Je ne sais pas si on rattrapait nos semaines en Inde et en Chine ou on prenait des forces pour le Vietnam et la Thaïlande mais nous repartons tous avec quelques kilos en surplus et des quantités énormes de fruits avalées à chaque jour. Médrick a même poussé sa « têteuserie » en me disant, après un repas de nouilles aux restants très ordinaire : « Maman, es-tu capable de cuisiner quelques choses qui n’est pas succulents et savoureux…?»! Il commence à savoir parler aux femmes…

Par Martin : les pommes ne tombent jamais loin du pommier 😉

Au niveau du développement des habiletés en anglais, Martin et moi se questionnions si les enfants absorbaient un peu. Nous avons eu notre réponse en entendant les deux petites jouer spontanément ensemble. Kaïlane disait : « One, two, three go… », tandis que Loïkim lui répondait : « Come here… ». Tant qu’aux grands, je les surprends à traduire aux petites certains bouts de conversation.

Au niveau de la lecture, Martin et moi n’avons malheureusement pas le temps de lire le soir mais les grands se reprennent pour nous. Médrick achève « Les enfants de la terre » pendant que Maëlie nous coûte cher avec ses romans de filles. D’ailleurs, elle commence à lire de la littérature pour grande. Elle a vécu son premier drame littéraire lorsque son héroïne meurt à 18 ans à la fin du roman à cause de sa condition médicale. Nous avons dû la ramasser à la petite cuillère et faire une petite session discussion…!

Au niveau du blogue, le billet de l’Australie fut vraiment difficile à rédiger. À chaque soir, je manquais de synonyme pour décrire notre journée « fantastique » et exprimer notre « chance »! Je me sens redondante et fleur bleue comme dirait mon homme en corrigeant mon texte. Je pense que c’est plus facile de raconter des aventures dans la misère que de partager un petit paradis…! Par contre, j’ai eu beaucoup de plaisir à préparer les nombreux montages photos…!

Réflexions de voyage

Nous sommes maintenant arrivés à près du tiers de notre aventure familiale. Beaucoup de réflexions et d’émotions nous accompagnent tout au long du parcours. Certaines naissent en fonction des pays que nous visitons et d’autres grandissent et évoluent tout au long des semaines qui passent…

Nous vivons des moments intenses en famille avec une proximité de chaque instant. Cette situation nous amène à devoir affronter certains défis et heureusement bâtir une grande complicité. Les réflexions peuvent prendre différentes orientations selon la ou les personnes qui les vivent.

Les enfants ont beaucoup de temps entre eux pour partager, s’amuser et découvrir. Le fait d’être quatre enfants leur permet aussi de varier leurs alliances en fonction de leurs âges, leurs intérêts ou leur personnalité. Nous avons la chance comme parents d’observer tous ces beaux moments partagés et développer le sentiment de bien connaître chacun d’eux. Évidemment, la réalité est aussi qu’ils sont en apprentissage sociaux. Ils doivent donc se négocier, argumenter, se taquiner et parfois même se chicaner. C’est à la base même de l’éducation. Ces apprentissages sont aussi intenses et n’ont pas de répit dans une journée sauf lorsque tout le monde fini par s’endormir. Peu importe où se déroule un conflit entre enfants, ça reste un défi de patience pour les parents. Plus la journée avance et moins la patience est présente. Il n’y a pas de recette magique. Il faut faire focus sur les progrès plutôt que compter le nombre de fois que nous devons répéter.

Comme parents, l’éducation est au cœur de nos priorités. On se questionne constamment sur la bonne intervention à faire. Même en étant présente auprès d’eux 24 heures sur 24, je me demande encore si je leur offre assez de temps de qualité!!! Comment est-ce possible? Nous passons évidemment toutes nos journées à explorer et découvrir en famille, mais toujours en gang. Nous sommes toujours dans une course pour en voir le maximum et profiter de tout ce que nous pouvons dans chaque pays. Je suis donc rarement seule avec un ou l’autre. De plus, il y a constamment des besoins à répondre… Kaïlane qui cherche mon attention et mes bras ou qui me répète : « J’ai faim…! », Loïkim qui sautille et ricane pendant que nous tentons d’approcher une créature en voie de disparition, Maëlie qui se mêle de toutes les conversations sans tout comprendre le contexte et Médrick qui en profite pour taquiner ses sœurs et les faire crier pour ensuite prendre un air innocent. Il n’y a pas de pauses pour les parents…!

Comme parents, on s’inquiète aussi sur leur scolarisation. Nous avons constamment en tête l’importance de communiquer nos connaissances et s’assurer de leur progression. Je cherche constamment de nouvelles idées pour les garder actif principalement en écriture et en lecture puisque nous reprendrons les math cet hiver. L’anglais, l’histoire, la géographie et actuellement la biologie sont au cœur de leur quotidien.

Comme notre aventure est parfois loin de la réalité quotidienne d’un enfant sédentaire, je suis soucieuse que nos enfants prennent conscience de la chance qu’ils ont et de la nature unique de leur expérience. Je pense qu’ils peuvent s’ouvrir et grandir en découvrant de nombreuses cultures différentes mais je souhaite leur inculquer surtout l’importance d’aller au bout de leurs rêves et d’être ouvert à leur environnement. Grandir et connaître à l’intérieur de soi pour mieux reconnaître et partager à l’extérieur de soi!

Les enfants n’ont pas trop de répit non plus. Nous sommes constamment sur un nouveau défi avec eux. Dernièrement, nous avons tenté un petit système de renforcement pour leur apprendre à gérer leur conflit de façon autonome. Nous avons presque observé des miracles se produire. Comme ils ont eux même réalisé que c’était vraiment plus agréable, nous espérons que la bonne vague pourra se poursuivre quelques temps…

Nous nous sommes également attaqués à leur autonomie en général. Nous avons réalisé que nous faisons beaucoup de choses à leur place pour sauver du temps. Ainsi, les enfants utilisent souvent l’excuse qu’ils ne sont pas capable d’effectuer une tâche sans même essayer. Ils espèrent inconsciemment que notre empressement nous fasse changer d’avis! Et çà marche trop souvent!!! À l’école, avec la compétition et les autres enfants, la débrouillardise s’apprend plus facilement. La vaisselle, les bagages, le lavage, la cuisine… tout peut s’apprendre…avec le temps!

Évidemment, l’éducation sous toutes ses formes est le centre de notre quotidien. Il reste aussi les défis de couple. Heureusement que nous avions déjà une année de pratique et plusieurs vacances en famille pour bien se connaître car il reste très peu de temps pour nous. Entre toutes les décisions, les organisations et les expéditions, les journées sont bien remplies. Parfois quelques minutes de jasette ou des regards de complicité pour s’assurer que nous avançons toujours dans le même sens. Pour notre intimité, il faut compter sur notre imagination et être opportuniste lorsque les brefs moments se présentent! Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas un soir qui passe sans que nous partagions le même bonheur de vivre cette incroyable folie d’une vie ensemble (Martin trouve ma dernière phrase un peu « quétaine », il faut croire que je lui suis un peu avec un soupçon de romantisme…).

Pour ce qui est des défis personnels, Martin me partageait sa réflexion dernièrement. Comme la planification des lieux à visiter lui demandent à lire leurs descriptions, il s’en fait toujours une idée assez précise. Il a donc le symptôme de celui qui visionne le film après avoir lu le livre. La réalité est différente que l’image qu’il s’est construite à travers ses lectures. Ainsi, les aventures mal planifiées sont presque toujours les meilleures!!

De mon côté, présentement, je suis en adaptation culinaire. À chaque journée, je dois m’approprier une nouvelle cuisine avec un minimum d’ingrédients pour concocter des repas santé et savoureux à ma gang. Le plus difficile, c’est de faire l’épicerie pour seulement un ou deux jours à l’avance. Moi qui adore le Costco pour remplir mon sous-sol pour un mois! Je dois vraiment faire de gros efforts. Mon défi de taille est de planifier les bagages et surtout la nourriture pour trois jours de camping nature sur une île avec aucune possibilité de ravitaillement. La particularité c’est que je ne suis pas dans mes affaires pour organiser et je ne sais même pas comment sera mon stock de camping qui devrait venir avec le 4×4… Surprise! J’espère que ma glacière sera grande…

Mon autre défi est ma réflexion sur mon triple rôle de mère :

Mon premier rôle est semblable à celui à la maison. C’est le quotidien et la routine : les repas, les bains, les dodos, les relations sociales. La différence c’est qu’il n’y a aucun répit. C’est un avantage pour avoir une meilleure constance dans les interventions. Lorsque nous sommes plongés dans un rôle, l’intensité permet d’aller plus en profondeur et de développer une aisance. Évidemment, le défi c’est aussi cette intensité qui n’offre aucune pause pour prendre du recul. De plus, le défi augmente lors des journées de transport ou d’organisation puisque les enfants sont moins stimulés et doivent donc démontrer davantage d’autonomie.

Mon deuxième rôle dans cette aventure est celui d’enseignante. C’est de loin le rôle le plus exigeant que je doive assumer pendant l’année. La responsabilité est très grande, mon expérience est très limitée et surtout les enfants n’ont pas la même attitude que dans un groupe à l’école. Le désir de se dépasser, de faire des efforts pour plaire à leur enseignante ainsi que la compétition devant leurs pairs sont des éléments qui accentuent le défi. Je dois beaucoup pousser et insister sur leur apprentissage. Développer le plaisir de l’effort est un long apprentissage qui me demande beaucoup d’imagination et de stratégie. De plus, le défi est évidemment multiplié par trois et souvent par quatre niveaux académiques à gérer en parallèle. Heureusement que les progrès nous alimentent et nous donnent le courage de tous poursuivre. On se répète souvent que plus le chemin est exigeant et plus le sentiment d’accomplissement sera grand… Autant pour eux que pour moi! Martin m’offre un soutien moral souvent indispensable à ma persévérance.

Mon troisième rôle est de loin le plus facile et agréable à assumer. Partager et vivre des moments de découverte en leur présence. Presque tous les jours, j’ai la chance de les accompagner à travers des expérimentations uniques et incroyables. Ces nombreuses occasions de cheminer et de s’ouvrir à différente culture en explorant les pays avec ma gang prennent une grande place de notre quotidien. Évidemment mes trois rôles se mélangent et s’imbriquent au fil des journées. J’adore le défi de chercher à progresser dans chacun de ses rôles.

Je pense que Martin partage mon premier et mon troisième rôle à sa façon. Par contre, pour lui, son plus grand défi est davantage au niveau de l’organisation, la planification et la mise en place de chacune de nos expériences. Il doit constamment prévoir le quotidien tout en préparant la semaine à suive, le mois à venir et même l’aventure dans son ensemble. Il a une grande responsabilité dans le contenu de nos aventures qui influencent grandement la facilité de nos expériences, les souvenirs que nous conserverons ainsi que le budget impliqué. Dire que Martin avait peur de s’ennuyer pendant notre année. La réalité c’est plutôt qu’il se sent coupable de lire un roman le soir ou de se coucher avant minuit…!

Évidemment, je pourrais aussi parler de tous les autres rôles que nous devons tous jouer comme femme ou même comme humain (conjointe, professionnelle, amie, organisatrice, créatrice, philosophe, aventurière…). C’est seulement que mon rôle de mère occupe présentement une grande place dans mon cheminement et mes réflexions.

En conclusion, chaque journée qui passe est comme un coffre aux trésors rempli de découvertes et d’aventures fascinantes à vivre et raconter. Pour moi, entre toutes ces merveilles uniques, il reste un quotidien rempli de réflexions et d’émotions qui prennent aussi une place centrale. Il fait office d’album qui soutient toutes nos photos. Sans album, les images s’abiment, se perdent et s’oublient. Notre quotidien, nos émotions et nos relations donnent un sens à toutes les merveilles que nous vivons! Nous ne voulons pas qu’accumuler de belles photos souvenirs, nous souhaitons également tous cheminer!

 

 

«  En Australie, le plus grand défi est de cheminer dans le bon sens de la circulation! »

Un mois en Australie – Partie 1

Semaine 1 (Cairns à pied, en auberge de jeunesse)

Après l’Inde, l’Australie nous semble un vrai paradis! Pour s’assurer que notre année se déroule bien, nous sommes constamment dans l’organisation, la planification et l’écriture. C’est intense et exigeant de réaliser un rêve… Alors, nous prenons donc la décision de partir directement sur une petite île pour se détendre et retrouver notre équilibre : Fitzroy Island

Il n’y a qu’un hôtel, de la forêt, de la plage, des coraux et des poissons. Les ingrédients parfait pour du repos en famille et faire le plein d’énergie pour la suite. Nous passons donc trois jours et deux nuits à suivre le rythme des marées. Au programme, balade en forêt à travers la jungle Australienne, les lézards, les poules sauvages et les cacatoès. On arrive sur une plage où nous sommes seuls au monde pour s’amuser et explorer. Les poissons tropicaux qui nagent entre les coraux nous captivent et nous émerveilles. Heureusement que les enfants sont des bons nageurs dans les vagues et le courant. Même Kaïlane participe à l’aventure la tête sous l’eau à hurler de joie à chaque poisson à travers son tuba… Elle est maintenant capable de nager seule sans aide de flottaison. Ce qui est particulier, c’est que les enfants ne peuvent pas faire de château de sable puisqu’il n’y en a pas. La plage est recouverte de coraux. Les valises risques de peser quelques kilos de plus au retour avec les projets de collection des enfants.

La plongée sous le pont est aussi impressionnante. Il semble y vivre des énormes bancs de poissons qui déambulent autour de nous. Nous avons la chance d’admirer de nombreuses espèces de toutes les formes et de toutes les couleurs. Lorsque j’arrive face à un énorme poisson de la taille de Kaïlane avec un air peu sympathique, je me sens moins intrépide… Les enfants s’amusent à les nourrir avec du pain. Ils viennent manger dans leur main.

À notre disposition, nous avons aussi un énorme trampoline sur l’eau et une piscine pour varier les plaisirs aquatiques.

L’objectif de repos est atteint… Nous prenons aussi le temps d’apprécier notre grande chambre d’hôtel avec balcon ayant une vue sur la mer… On profite de cet espace privilégié qui est vraiment rare cette année. La proximité est notre mode de vie : autant dans les transports en commun, dans les chambres d’hôtel ainsi que partout où nous vivons.

Dans la jolie ville de Cairns, nous profitons aussi du lagon sur le bord de la mer. C’est particulier de se baigner dans une immense piscine qui est alimenté par l’eau de l’océan.

Nous organisons également une excursion d’une journée à la grande barrière de coraux. Martin et moi en profitons pour faire à tour de rôle une plongée sous-marine pendant que l’autre fait de l’apnée avec les enfants. Que nous soyons en profondeur ou en surface, le spectacle reste inoubliable. Les coraux sont immenses, colorés et diversifiés. Une multitude de poissons spectaculaires passent sous nos yeux. Il y a même un énorme poisson (deux mètres) aux couleurs bleutés qui est apprivoisé comme un chien. Les enfants ont eu la chance de le flatter. WOW! La journée passe trop vite. J’ai eu le plaisir de même observer une tortue en plongée et les enfants dans leur tour avec le bateau à fond vitré. Martin revient avec une expérience unique puisqu’il a surpris un requin en train de chasser une proie sous ses yeux. Il en rêvera encore longtemps! (voir toutes les images sur la description des enfants!)

À chaque activité, les enfants découvrent de nouveaux métiers possibles qui pourraient les intéresser. Maëlie démontre un intérêt pour être salvatrice « life guard » sur l’océan. Par contre, personne ne semble motivé d’être matelot sur le bateau qui amène au récif de coraux. Ils passent leur première et dernière heure de leur journée à tenir les sacs aux touristes qui n’ont pas le pied marin. Ce sont des préposés au vomi! Il en a une qui me racontait que la semaine précédente, 250 Chinois avaient été malades en même temps sur le bateau. Ils ont dû faire venir un hélicoptère en renfort pour livrer des sacs à vomi…!

Pour cette première semaine, nous avons principalement dormi dans une agréable auberge de jeunesse (sauf sur Fitzroy island). Je réalise qu’il y a comme un conflit dans ma tête pour mon sentiment d’appartenance à un groupe. À l’auberge, la clientèle est uniquement composée de jeunes adultes entre 18 et 25 ans qui voyagent avec leur sac à dos. Je me sens cool et jeune de partager le même espace. Nos enfants apprécient les espaces communs comme la piscine, la table de ping-pong, les ordinateurs et même le chat qui se promène comme dans une grande famille. Tout le monde est sympa et c’est très bien! Mais… Je me sens tout de même étrange de cuisiner à travers tous ces jeunes avec mes enfants qui m’aident en maniant le grand couteau ou en faisant des dégâts partout. Je me sens vieille quand à 8 heures du soir (au moment de notre douche avant le dodo), les filles me demandent pourquoi les autres filles se maquillent avant d’aller se coucher… D’ailleurs, là aussi je me sens vieille lorsque je suis irritée par la musique qui me casse les oreilles une partie de la nuit. Je tente de voir le bon côté des choses. Mes filles adorent observer les sessions de maquillage dans les toilettes communautaires. Et moi… dois-je me sentir flatté de me faire « cruiser » par les gars qui me demandaient des conseils sur comment partir la laveuse dans la salle de lavage? C’est cool la jeunesse mais… je suis heureuse quand je suis tranquille dans ma toilette. Suis-je déjà rendue vieille?

Par contre, je ne me sens pas plus à ma place dans les gros hôtels de vieux qui écoutent la télé le soir pour passer le temps.

Peut-être que demain je serai à ma place dans un 4 x 4 à la découverte de la jungle Australienne en faisant du camping… dans une petite tente à 6… C’est à voir…! De toute façon, pas moyen de se trouver un VR car c’est l’éclipse solaire qui arrive une fois tous les 500 ans à Cairns la semaine prochaine donc tout le monde est en vacance! Après la semaine de vacance des Chinois, la semaine de nettoyage du Gange en Inde et l’éclipse solaire de Cairn en Australie… Je pense que nous attirons les foules!

Semaine 2 (Nord de Cairns en VR)

Finalement, bonne nouvelle, Martin nous a déniché un VR pour la semaine. Ouff! Nous partons donc explorer la côte nord-est de l’Australie pour se rendre jusqu’au bout de la route dans les magnifiques forêts tropicales. Le cœur de la jungle à son meilleur!

Notre premier arrêt débute par la visite d’une réserve faunique à Port Douglas. Nous arrivons en fin de journée mais profitons d’une heure pour débuter la visite. Les enfants… et les parents sont au comble du bonheur Australien en flattant des dizaines de wallabys et des Kangourous. Ils viennent se nourrir dans nos mains et ils se laissent caresser. Nous pouvons même observer de très près des mamans avec leur bébé dans la poche. Les gardes du parc doivent nous escorter jusqu’à la sortie à la fermeture car nous sommes incapables de nous séparer de l’agréable compagnie des marsupiaux.

Comme la fin d’une journée ne nous a pas rassasié, nous profitons du spécial d’une deuxième journée pour le même prix… et oui, il y a même un spécial pour trois jours consécutifs pour les zélés comme nous qui ne peuvent se lasser de caresser ces bêtes si fascinantes et attachantes. L’emblème de l’Australie a été dorloté à sa juste valeur… Sans oublier les centaines de photos prises pour s’assurer d’un souvenir mémorable.

Sur le même site, nous avons aussi profité d’une visite guidée sur les oiseaux et les reptiles du pays. Nous apprenons beaucoup d’information. Nous avons même la chance de voir leur fameux casoar, si impressionnant avec sa tête bleue et sa robe noire.

Toujours sur le même site, nous avons aussi le plaisir de manipuler quelques secondes un koala, un crocodile et un serpent. Un moment bref mais tant apprécié par les enfants.

Ensuite, nous finissons par une baignade dans l’océan sur une des plus belles plages de l’Australie… Belle? Sûrement, mais surtout CHAUDE! Si moi je dis chaude, c’est que c’est comme nager dans un spa… Que c’est agréable! Des vagues, de la chaleur et des petites boules de sable pour nous rappeler la présence de petits crabes sur la plage.

Sur le terrain de camping, nous partageons le crépuscule avec des gigantesques chauves-souris. Elles mesurent plus qu’un pied. Ça nous rappelle que nous sommes dans les tropiques.

Nous poursuivons notre route encore plus au nord en direction de Mossman pour une autre balade nature dans la jungle. Les enfants s’amusent à jouer aux aveugles pour développer la coopération et la confiance en équipe et surtout apprécier tous les sons tropicaux qui nous entourent dans la forêt. Ensuite, les sessions photos commencent pour capter tous les angles. De près comme de loin, rien n’échappe à mes naturalistes en développement et à la conquête de nouvelles découvertes. Après la randonnée, nous avons même le luxe de nous rafraîchir dans une rivière sans crocodile. L’eau est glaciale mais l’ambiance est agréable!

Notre dernière étape pour les quatre dernières journées sera dans la Daintree rainforest et Cape Tribulation… Un camping au centre de la jungle avec les crocodiles, les kangourous, les oiseaux, les insectes et même des « bandicoots ». Ce sont de petits ratons laveurs qui viennent se servir dans nos poubelles… Donc tout pour plaire aux enfants! Martin n’apprécie pas particulièrement de se rendre aux toilettes en pleine nuit avec sa lampe de poche pour éviter toutes les créatures vivantes, en particulier les nombreux crapauds qui se promènent. D’ailleurs, les enfants ont trouvé mon expérience de randonnée nocturne dans la jungle plutôt… effrayante. C’était un Halloween avec des bruits réels et des créatures pas déguisées qui nous passaient entre les jambes. Loïkim a abandonné après quelques minutes. Kaïlane refusait de marcher, Maëlie voulait me tenir la main et Médrick… il jouait au brave mais paniquait lorsqu’il devait marcher le dernier et faisait continuellement des sons pour éloigner les bestioles. Impossible d’écouter toutes les mélodies de la nuit avec les enfants sur le qui-vive. Apprendre à vaincre ses peurs la nuit, dans la jungle est toute une expérience…!

Pendant les journées, nous apprenons sur tous les éléments de la nature, tant animal, végétal et même indigène. La visite du centre de découverte avec les guides audio en français fut une belle journée instructive… Les autres balades dans les mangroves, les boardwalks, et les plages nous ont permis de mettre en observation nos apprentissages.

Évidemment, la prudence est de mise dans ces régions car dans l’eau, les méduses peuvent être mortelles, les crocodiles d’eau salée peuvent attaquer à tout moment et le casoar est un oiseau dangereux et agressif qui est présent sur les plages et les forêts. Toutes ses précautions ne nous empêchent pas de s’amuser dans l’eau et de se prendre pour Tarzan dans les rivières!

Entre toutes ces belles aventures, nous faisons un peu d’école, principalement de l’écriture de leur journal de bord ainsi que la lecture. Une belle réussite jusqu’à présent au niveau académique, est sûrement de leur transmettre le goût de la lecture et la capacité de raconter une histoire. À tour de rôle, chacun raconte ses lectures. Le grand défi est de les fournir en littérature. Médrick a passé en quelques semaines à travers une dizaine de gros roman comme Fablehaven, Hunger Game. Maintenant, il lit la série « Les enfants de la Terre » (5 tomes de 600 pages!). Maëlie a commencé par apprécier les BD de Archie, elle a terminé les 8 Aurélie Laflamme et lit d’autres romans de filles à grande vitesse. Nous travaillons maintenant Loïkim qui commence à débloquer. Le défi c’est d’avoir assez de technologie pour tous lire en même temps. Surtout depuis que nous avons oublié le Kindle dans l’avion. Heureusement que nous pourrons le récupérer à l’aéroport en quittant l’Australie.

L’autre bonne nouvelle de notre aventure, c’est que depuis que nous avons quitté l’Asie et que je cuisine en camping pour la famille, tout le monde raffole de mes repas. Je suis comme devenue la déesse de l’alimentation. C’est valorisant pour moi. J’espère que cette appréciation de la nourriture durera au-delà de quelques jours.

Pour ne pas perdre le plaisir de découvrir de nouvelles saveurs alimentaires, nous avons goûté aux viandes du pays. Tout le monde à presqu’aimé déguster de l’émeu, ils ont toléré manger le kangourou mais le crocodile ne fut pas un succès!

Nous terminons cette étape avec une promenade dans les mangroves pour l’observation des crocodiles. Nous avons la chance d’observer un mini riquiqui de 6 mois, deux de 2 ans et un de 15 ans. C’est toujours agréable d’apprendre sur un nouvel environnement avec un passionné de la nature.

En conclusion, la vie dans un VR me convient beaucoup mieux que les hôtels ou les auberges de jeunesse. Je peux enfin nourrir ma gang de façon plus santé et dormir dans la nature. Par contre, je continue de partager la toilette car il n’y a pas de « dump station » dans ces contrés si éloignées. De toute façon, celle de notre VR était défectueuse et vidait son contenu sur le planché… Imaginez les odeurs infectes… C’était pire que l’Inde. De plus, la toiture dégoutait sur nous pendant la nuit. On se réveillait détrempé! Ce n’est pas grave car Martin s’ennuyait de négocier des réductions et rêvait de chercher des solutions à des problèmes mécaniques!!! Nous verrons si notre prochaine étape en minivan à dormir dans les petites cabines dans le terrain de camping sera un choix encore meilleur.

Le grand défi de chaque journée est l’incertitude de chaque instant. Nous ne savons pas toujours où nous allons dormir. Après une grosse journée d’activités où l’on espère se retrouver chez soi pour un peu de repos, le chez soi n’existe pas depuis longtemps. Nous avons parfois de belles surprises et parfois de moins belles. La capacité d’adaptation est plus qu’indispensable à chaque journée. Ce grand défi est aussi notre plus grande motivation et excitation. Nous ne sommes jamais dans la routine. Chaque journée nous apporte un coffre aux trésors de découvertes! Il faut simplement les apprécier et les reconnaître lorsqu’ils passent.

L’Australie raconté par les enfants!

L’Australie à la mer

Maëlie (Île Fitzroy):

Sur l’île, il y a un super hôtel avec plein de piscines. Dans notre chambre, nous avons la vue sur la mer. C’est magnifique!


Dans la mer, il y a des millions de poissons autour de nous. Nous plongeons dedans, il y a en tout autour de nous. Il y en a des multicolores plus gros que notre face, des petits jaunes rayés noirs, des poissons perroquets etc… Mais il y en a un très spécial qui est aussi gros que ma mère donc le poisson est plus gros que moi.


Sur l’île, il y a aussi une grande forêt où il y a une promenade à faire avec des milliers de lézards. Il y en a des plus longs que mon bras et ils sont tous en liberté.


Sur l’île, il y a aussi une plage de nudistes sans nudiste. C’est une super belle plage pour faire de l’apnée parce qu’il y a plein de magnifiques poissons et de coraux.


 

Médrick (La plongée à la barrière de coraux):

Nous sommes allés faire de la plongée à la Grande barrière de coraux. C’est la plus grande barrière du monde. C’est aussi l’un des endroits où il y a le plus de poissons au monde. Ils sont de toutes les couleurs allant du blanc, au rose, au mauve, au jaune ainsi que de toutes les tailles. Le plus long que j’ai vu était plus long que moi et le plus gros était le « poisson chien » (Humphead maori wrasse). Il était plus gros et plus grand que moi.

Les coraux étaient magnifiques. Il y avait des anémones où se cachaient des poissons clowns. Il y avait des crevasses bourrées de coraux brillants de toutes les couleurs où se cachaient des poissons perroquets et des poissons anges (moorish idol). Le plus beau à voir était la belle grâce de la tortue se faufilant entre les coraux à travers l’océan.


Nous sommes allés dans un semi sous-marin, la coque avait des vitres pour que l’on puisse voir et le haut était comme un bateau. Nous avons vu plusieurs poissons et c’est là que nous avons aperçu la tortue.

Pendant que nous étions dans le semi-submersible, mon père est allé faire de la plongée sous-marine et a vu un requin de récifs en pleine chasse. Il filait à travers les coraux pour attraper sa proie. Quand il a croqué le poisson, il a vu mon père et s’est en allé laissant sa proie couler au fond de l’eau. Le guide est allé chercher le poisson mort et nous l’avons pris en photo.


Ma mère aussi a fait une plongée. Elle se promenait à travers les coraux dans des petites crevasses comme dans les couloirs d’un tunnel. Elle a vu une autre tortue mais elle était plus basse. Un gros concombre de mer jaune picoté noir a été vu et elle a aussi pris une photo d’un coquillage rose avec des pointes sur le dessus habitant une grosse limace d’eau.


Nous avons pris près de cinq cent photos mais nous trouvons que nous n’en avons pas assez alors nous espérons y retourner.

Loïkim :

Le poisson-chien est un poisson qui aime se faire flatter parce que les plongeurs lui donnent des crevettes à manger. Il y a un seul mâle avec quelques femelles par récif. Seul le mâle est apprivoisé. Quand le mâle meurt, une femelle se transforme en mâle et prend la place du mâle qu’elle remplace. Les femelles accouchent donc uniquement de femelles et une seule pourra possiblement se transformer en mâle dans sa vie.


 

La jungle Australienne

Nous allons vous parler de la faune et de la flore de la jungle Australienne.

Loïkim :

Les aborigènes, c’est eux qui vivaient avant les australiens. Ils ont la peau noire-brune. Eux, ils connaissaient toutes les places et les choses de la nature. Eux, comment qu’ils faisaient pour savoir s’ils pouvaient manger le fruit. Ils le frottaient d’abord sur leur bras. Si ça enflait après 3 jours, ils ne pouvaient pas le manger. Si ça n’enflaient pas, ils passaient le fruit sur leur lèvre, ensuite, un mini morceau dans la bouche sans avaler. S’ils ne vomissaient pas, ils en mangeaient finalement un petit morceau. Pour apprendre sur chaque plante, il fallait être très patient. Il y avait aussi un processus pour enlever les produits toxiques dans les aliments de la nature. Ils le mettaient dans un linge qu’ils laissaient tremper dans la rivière plusieurs jours pour ensuite les faire chauffer.

Maëlie :

Je vais vous parler d’un animal nommé le koala. Il dort 21 heures sur 24. Le koala ne descend presque jamais de son arbre. Pour aller boire, il prend l’eau dans les feuilles d’eucalyptus. Le koala mange des feuilles d’eucalyptus mais pas n’importe quelles, juste les petites bien tendres. Il mange seulement le petit bout des feuilles. Nous avons eu la chance d’en prendre un dans nos bras et le flatter.

Ensuite, je vais vous parler du crocodile. Le croco vit dans de mystérieuses mangroves. Les mangroves sont des arbres qui poussent dans l’eau. Les bébés croco aiment se cacher entre les racines. Il y a deux sortes de crocodiles : Ceux qui vivent dans l’eau douce et ceux qui vivent dans l’eau salée. Il y a plusieurs plages que nous ne pouvons pas nous baigner à cause des croco. Ceux qui vivent dans l’eau salée peuvent mesurer 6 à 10 mètres. C’est pour cette raison que nous ne devons pas approcher l’océan à l’intérieur de 3 mètres.

Le crocodile a deux paupières. Il en utilise une dans l’eau pour mieux voir comme un masque de plongée. Les crocodiles pondent environ 60 œufs mais seulement un ou deux survivront jusqu’à l’âge adulte.

Maintenant, je vais vous parler du kangourou. Pour se battre, les kangourous se mettent sur leur queue très musclée. Ils peuvent faire des bonds jusqu’à 7 mètres de long. Il y a plus de 100 sortes de kangourous. Il y en a tellement qu’ils envahissent l’Australie. Le wallaby ressemble à un kangourou mais en plus petit. Nous en avons flatté plusieurs.



 



Finalement, l’émeu est aussi un animal intéressant en Australie. Il ressemble à l’autruche et ils sont nombreux dans ce pays.

En conclusion, savez-vous que nous avons dégusté ces trois animaux? Le meilleur était l’émeu, suivi du kangourou et le plus « dégueux » était le crocodile.


Médrick :

Le casoar est un animal qui vit uniquement en Australie. Il est très territorial. Il ressemble beaucoup à une autruche ou à un émeu sauf qu’il a la tête et le coup bleu, une crête grise et un « pendentif » rouge. Celle du mâle est un peu plus haute que la femelle. Après avoir pondu ses œufs, la femelle s’en va et laisse le travail au mâle. Il va veiller sur les œufs pendant 50 jours sans manger ni boire. Le casoar est en voie de disparition, les plus grandes causes de leur mort sont les autos. Il faut donc faire très attention de ne pas les écraser. Si tu as le malheur de nourrir un casoar, il faut que tu continues à le nourrir car si tu arrêtes, il peut t’attaquer. Il peut être très agressif avec son bec et surtout ses énormes griffes aux pattes.

Le casoar a un système digestif qui lui permet de manger des fruits poisons comme la « prune du casoar » qui ressemble à une prune mauve. Ses excréments sont très utiles pour les plantes car ils permettent la fertilisation des plantes. Ainsi, il peut faire pousser des pruniers à différents lieux parce qu’il y a les graines du fruit dans son caca.


Maintenant, je vais vous parler des sons que l’on entend le jour et la nuit :

Le jour, nous entendons le son des poules à crête grise roucoulant à longueur de journée. Le craquement des feuilles quand les lézards marchent dessus. Le grognement des wallabys et des kangourous se disputant pour avoir de la nourriture et le magnifique gazouillement des oiseaux aux chants mélodieux.

Tandis que pendant la nuit, nous entendons le cri des chauves-souris pour savoir où sont les insectes. Le chant des criquets mâles appelant leur femelle. Le croassement de la rainette à lèvre blanche et celui du crapaud. Le froissement d’un sac à poubelle fait par les « bandicoots » (sorte de souris géante) cherchant de la nourriture ainsi que le hurlement des chouettes. Comme c’est agréable d’entendre tous ces sons en marchant dans la nuit mais aussi effrayant.

Pour finir, je vais vous parler de la plus grosse araignée que j’ai jamais vue. Avant, les aborigènes utilisaient sa toile comme filet de pêche tellement elle est solide. Cette araignée mesure environ six centimètres et le mâle à peine six millimètres. Après s’être accouplée, la femelle mange le mâle.


Dans la jungle Australienne, il y a des plantes avec des feuilles de toutes formes comme : celles en forme d’épée, d’étoile et il y en a même que la bordure de la feuille est dentelée. Parfois, ses petites dents peuvent être poisons. Les feuilles des arbres sont faites de manière à ce que le soleil puisse passer et faire grandir les plus petits arbres. Il y a une sorte d’arbre qui se nomme l’étrangleur. Quand il grandit, il pousse croche et pour ne pas tomber, il s’enroule autour d’un arbre qui lui sert de support. Une fois qu’il est enroulé, l’autre arbre n’a pas de chance de s’en sortir vivant. Cette sorte d’arbre abrite souvent une quantité de chauves-souris, de lézards, de serpents et d’oiseaux comme des perroquets, des cacatoès et des pigeons.


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