2012-École Quatre Saisons-Réponses pour la Chine

Questions pour Loïkim de ta classe :

Nous avons été très heureux et heureuses de recevoir ton message!
Voici quelques questions qui nous trottent dans la tête suite à ce que tu nous as écrit.

– Est-ce que tu vas donner des cacahuètes aux éléphants?  Rose

En Inde, nous avons fait un tour d’éléphant mais nous ne lui avons pas donnée de cacahuètes.


– Qu’est-ce que tu mangeras en Chine? Ta meilleure amie Noémy
Nous avons mangé beaucoup de riz. La plupart du temps c’était bon!

– À quoi la Chine ressemble-t-elle? Tristan
Il y a beaucoup de maisons avec des toits qui retroussent. C’est sale dans les grosses villes mais les campagnes sont agréables mais aussi sales.

– Si tu trouves un trésor, pourrais-tu nous le partager? Benjamin
Nous n’avons finalement pas trouvé de trésors dans le désert de l’Inde mais je vais vous rapporter des petits souvenirs.

 -Est-ce que c’est vrai que l’on mange du chat en Chine? Maxim
Je pense que c’est vrai dans le Sud de la Chine mais nous n’en avons pas mangé.

– Est-ce qu’en Chine on mange toujours avec des baguettes? Yanick
Oui, depuis qu’on se pratique on devient meilleur. Mais parfois on triche avec une fourchette.

– Aimes-tu goûter de nouveaux plats? Thomas
Oui, c’est agréable lorsque ce n’est pas trop épicé.

– Est-ce que l’Inde ressemble à la Chine? Antoine David
L’Inde est encore plus sale que la Chine. Les deux il y a beaucoup de monde et plusieurs sont très pauvres.

– Est-ce que les sushis sont aussi populaires en Chine? Antoine David
Non, c’est un repas du Japon. Nous n’en avons pas vu en Chine.

– Aimes-tu voyager? Thomas
Oui beaucoup… Mais parfois c’est difficile les longs transports et beaucoup de changements.

– Aimes-tu ton voyage jusqu’à maintenant? Xavier
J’aime beaucoup mon voyage…

– Y a-t-il des samouraïs en Chine? Louis-Vincent
Nous en avons vu dans un spectacle acrobatique.

– Est-ce que tu voyageras en bateau? Noémy
Pas avec un voilier mais je vais prendre un radeau de bambou en Chine et possiblement visiter des îles près de l’Australie.

– Jusqu’à maintenant, quel a été ton endroit préféré? Jérémy
C’est trop difficile de répondre car j’aime tout.

– Est-ce que les chinois et les chinoises s’habillent différemment de nous? Jeanne
Leur linge ressemble à nous.

– Est-ce qu’en Chine les repas sont très différents? Sandrine
Il y a des choses très bizare comme des nez de cochon ou des pattes de poulet. Nous avons vu des serpents. J’ai aimé les racines de lotus.


Je trouve que ta maison est super! La cour est géniale, surtout la cabane et la forêt! Florentin
Merci c’est gentil… J’ai hâte de te rencontrer!


Alors voilà!
Nous n’avions pas tous des questions, mais peut-être qu’il en viendra d’autres…

On attend de tes nouvelles!
En attendant, ouvre grand tes yeux, car ici on te trouve super chanceuse de vivre ce que tu vis. Alors profites-en au maximum!

Merci pour vos questions intéressantes. Elles aident à réfléchir et mieux observer les pays qu’on visite.

Classe d’Anne-Marie (professeur de Loïkim)

École des Quatre-Saisons

Commission Scolaire Marie-Victorin (St-Hubert)

2012 Septembre – La Chine en 16 jours

Voici notre récit vécu en Chine. Notre site nous était bloqué durant toute notre visite. Big Brother nous épiait. C'est incroyable les parallèles que l'on peut faire entre le livre que je suis en train de lire (1984 de George Orwell) et le contrôle qu'exerce le gouvernement chinois. Cà fait peur!

Le récit est décrit par Jolène et commenté par les enfants.

Les derniers préparatifs avant le départ pour l’Asie.

Lorsque je préparais les bagages pour organiser la roulotte, je n’arrivais pas à croire que toute mon année allait entrer dans un espace aussi petit avec six personnes. Passer d’une maison à une roulotte était un choc énorme… Comment alors décrire la préparation de la prochaine partie du voyage qui consistait à faire entrer dans quelques sacs à dos le nécessaire pour vivre pendant 4 mois. C’est une logistique de « tétris » de niveau avancé. Noter que la veille du départ, mon homme qui s’occupe à temps plein de notre logistique me fait remarquer que la majorité des pays que nous prévoyons visiter ont seulement un trou pour faire nos besoins. Ainsi, nous n’aurons sûrement pas toujours la possibilité d’avoir une toilette disponible pour les traitements de Maëlie. De plus, il faut parfois la partager avec d’autres voyageurs. On ne peut imaginer notre puce 45 à 60 minutes par jour dans ces conditions. Nous avons donc quelques heures pour trouver une solution. Nous arrivons finalement à la conclusion d’acheter une toilette portative qui devra compléter notre sac à dos de médicaments qui est déjà notre sac le plus gros et le plus lourd. Nous répétons souvent aux enfants que dans la famille il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions…!

C’est donc le moment de se séparer de la roulotte. Elle est entreposée dans un genre de dépotoir à Squamish sous la supervision d’un itinérant alcoolique Québécois. On se sent en confiance!

Après une bonne dernière nuit à l’hôtel avec les quatre enfants dans le même lit, nous sommes prêts pour affronter les transports en commun. D’abord le taxi jusqu’à Vancouver (avec chauffeur indien), puis l’autobus jusqu’à Seattle (avec chauffeur chinois). Puis le train, jusqu’à l’aéroport… Finalement, une grande nuit dans l’avion. Quatre moyens de transport dans une seule journée. Les enfants sont patients et très aidants pour transporter tous les bagages jusqu’à notre premier hostel chinois (auberge de jeunesse) le jeudi 20 septembre vers minuit pour la Chine mais les petites heures du matin dans notre corps.

Le récit de la Chine en 16 jours

Vendredi 21 septembre (jour 1, Beijing)

Notre première impression en sortant de l’aéroport c’est que tout ressemble à chez nous… Le défi commence seulement lorsque nous souhaitons négocier le prix du taxi et expliquer le nom de notre hostel… Y-a-t-il quelqu’un qui parle anglais, français ou espagnol dans cette ville? Peut-être seulement lire le nom de notre hostel… Enfin on se fait avoir sur le prix mais on espère arriver à destination… Les routes sont belles et tout va bien jusqu’à notre minuscule ruelle. Comment peuvent-ils appeler cet endroit une rue? Mais surtout comment ils arrivent à rouler dans tous les sens entre les piétons, les vélos, les motos, les véhicules et… les ordures? Ouf, nous sommes arrivés. Un petit espace avec 3 lits superposés (à plus tard les rendez-vous d’amoureux!). Par contre, un sympathique petit salon avec salle à manger extérieure communautaire. On arrive à convaincre les enfants à 2 heures du matin que nous devons refaire une deuxième nuit pour s’adapter plus rapidement au décalage horaire de 15 heures (donc 12 heures avec Montréal). À 4 heures du matin, l’effervescence est à son maximum dans la chambre. Tout le monde est excité d’être en Chine et veut découvrir les environs. C’est du temps précieux pour communiquer avec les employées de l’hostel qui adorent les enfants et passent plusieurs heures à déjà nous enseigner les rudiments de la langue chinoise ainsi que ses symboles. C’est l’euphorie totale!

Après notre déjeuner de nouilles, nous partons déjà à la découverte de la ville. Autobus, métro… Tous des labyrinthes indéchiffrables! Après plus de 3 heures d’aventures dans les transports en commun, nous arrivons finalement sur la place Tian'enman. Premier constat, les trous-toilettes sont absolument dégoutantes dans les endroits publics. Également, les reniflements et les crachats des passants nous lèvent le cœur. On n’arrive absolument pas à se faire comprendre mais… nous sommes heureux quand même! Je ne pourrais pas vous donner cette définition du bonheur mais c’était le moment présent. Sûrement un mélange de rêve, d’ambiance humaine et surtout les grands yeux ouverts de nos mousses sur tout ce qui les entoure. Après quelques photos… par moi et surtout par les locaux. Pourquoi autant de photos? Les chinois ne peuvent avoir plus d’un enfant, dans le cas contraire, ils doivent payer une amande au gouvernement. Alors se promener avec 4 beaux blonds est l’attraction pour eux. Nous nous dirigeons ensuite vers La Cité Interdite. Les temples sont grandioses et les enfants aiment se faire raconter les histoires de cette époque par Martin.

Retour éprouvant à notre hostel. C’est comme une chasse aux trésors où l’objectif est d’atteindre notre hostel dans un délai raisonnable sinon… rien… sauf que nous serons encore plus épuisés! Lorsqu’on reconnait enfin notre hostel, la fatigue disparaît et nous rentrons tous heureux. Pour souper, il y a la préparation et la dégustation communautaire de dumplings. C’est un beau moment pour échanger avec les autres touristes.

Médrick : La Cité interdite

Elle est grosse comme notre quartier. Il y avait un empereur avec 700 serviteurs et une centaine femmes pour lui tout seul! Pour être certain que les hommes ne fassent pas de bébés avec ses femmes, il leur coupait les testicules. Il était alors sûr que tous les enfants de la cité venaient de lui. Il était comme le roi, il décidait tout. Il choisissait même parmi les femmes avec qui il voulait coucher chaque soir et faire des bébés. Quand l’empereur mourait, c’est son fils aîné qui devenait le nouvel empereur.

La cité Interdite est géante. Les couleurs sont vives et il y a beaucoup d’or. Dans leurs croyances, ils pensaient que pour vivre longtemps, il fallait avoir une tortue à tête de lion (en bronze) parce que les tortues vivent longtemps. Il y avait aussi deux lions en bronze, un avec une boule en bronze, l’autre avec un bébé lion sous sa patte. C’était comme pour protéger le château. De plus, des gros chaudrons encore en bronze étaient installés entre deux des chambres de l’empereur. C’était fait pour les cérémonies spéciales. Ils faisaient un feu à l’intérieur.

 

Maëlie: La fabrication de dumplings:

  1. Pétrir la pâte pour former un gros verre de terre.
  2. Couper en petite rondelle et écraser légèrement avec la farine.
  3. Rouler chaque morceau très, très mince.
  4. Nous prenons une pâte et nous mettons un mélange vert dedans.
  5. Nous refermons tous les côtés serrés.
  6. Nous le mettons dans un gros plat rectangle.
  7. Nous les faisons chauffer dans la vapeur.
  8. Nous attendons qu’il chauffe avec impatience.
  9. Nous les dégustons avec de la sauce soya.


Samedi 22 septembre (jour 2, Beijing)

Nous avons déjà l’impression d’être parti depuis longtemps. Martin a découvert qu’il y avait un tour organisé sur le thème de la ferme sur internet. Nous partons donc à la course avec deux taxis… Nous tournons dans la ville sans jamais trouver le point de départ. Nous choisissons donc de profiter du moment pour faire quelques achats de manteaux qui nous manquaient ainsi que la visite d’un parc magnifique avec un lac rempli de poissons rouges.

Médrick :

Aujourd’hui, nous sommes allés magasiner. Tout le monde nous suppliait d’acheter leurs choses. Je me suis acheté un dragon qui était 60 yuans et j’ai négocié pour 10 yuans. Nous obtenons 6 Yuan avec 1 dollar canadien.

Maëlie et Médrick :

Ensuite, nous avons pris un Rickshaw pour nous rendre dans un parc. Il y avait de la pêche aux poissons rouges dans un étang « crado ».

Maëlie :

Nous avons pris un vrai dîner chinois. Il y avait plein de choses à choisir et ils nous les faisaient bouillir dans l’eau. Donc quand nous faisions bouillir des pains, ils devenaient tout mous.

Dimanche 23 septembre (jour 3, Beijing)

Kaïlane ne parvient pas à s’adapter au décalage horaire. Elle se lève encore à tous les matins à 4-5 heures! Nous organisons une journée avec une autre famille qui voyage aussi pendant un an avec leurs deux garçons. Ils viennent d’Australie. D’abord, visite de deux tours : Les tambours géants et la cloche géante. Ensuite, nous partons visiter le temple du Lama. C’est fascinant d’observer tous les gens qui brûlent de l’encens. Les enfants imitent les mouvements mais ne veulent pas faire bruler tout le paquet car ils veulent les rapporter pour en faire cadeau à leurs amis. Comme si les bagages n’étaient pas assez pleins! Vers 2 heures pm, Médrick nous rappelle qu’on doit quitter pour commencer notre chasse aux trésors en transport en commun pour arriver à notre hostel. Surtout que nous repartons en soirée pour un spectacle d’acrobaties chinoise avec nos amis Australiens. Une autre belle journée et soirée chinoise!

Médrick :

Nous sommes allés voir un spectacle de tambours géants. Pour pouvoir les regarder, il fallait monter une centaine de marches. Ensuite, nous sommes allés voir la plus grosse cloche de la Chine. Quand on cogne dessus, des personnes peuvent l’entendre jusqu’à 50 km.

Au temple du Lama, c’était très spécial. Il fallait mettre des bâtons d’encens partout. Il y avait le Buddha du présent, du passé et du futur. Le plus gros Buddha du monde y était aussi. Il faisait 18 mètres de haut et était sculpté à partir d’un arbre.

Maëlie :

Pour visiter les tambours, nous devions monter 200 grosses marches.

Au temple du Lama, c’était étrange de voir tous les chinois prier partout.

Loïkim :

Je vais vous parler de la cloche géante. Avant, dans le temps, en Chine, il y avait un empereur. Il a dit à ses travailleurs : « Je veux que vous fassiez une cloche géante qui va servir à savoir on est quel jour. » Mais les travailleurs n’étaient pas capables de la faire alors… Il avait un travailleur qui a dit à la fille de l’empereur roi de venir. La fille a dit à son père que les esprits empêchaient de la faire. Mais l’empereur a dit : « Si vous n’être pas capable, je vous tranche tous la tête. » Alors, la fille s’est lancée dans le chaudron bouillant et la cloche a été fabriquée avec son corps dedans. Nous avons donc vu cette cloche.

 

Nous avons aussi monter 300 marches pour aller voir un spectacle de tambours géants.

 

 

Lundi 24 septembre (jour 4, Beijing)

Nous avons de grosses journées et soirées bien remplies pour bien profiter de notre aventure chinoise. Le problème, c’est que nous n’avons pas de temps pour organiser la suite. Nous avions prévu quitter Beijing pour 5-6 jours pour visiter la campagne. Nous avons un simple problème, c’est que c’est la semaine nationale de congé pour toute la Chine. Il faut calculer le nombre de personnes qui vont envahir les trains et les hotels. C’est impossible de se trouver un endroit où aller. Martin passe la journée à trouver une solution à notre beau problème pendant que les enfants font de l’école et socialisent avec les gens! Finalement, nous irons visiter la campagne Chinoise en avion! Tout est finalement réservé… Merci à mon super organisateur efficace!

Mardi 25 septembre (jour 5, Beijing)

C’est LA GRANDE JOURNÉE tant attendu par les enfants. Après 3 heures ou plus d’autobus, nous arrivons finalement à la Grande Muraille de Chine. Les enfants sont extra énervés. On doit prendre un télésiège pour monter au sommet et les enfants sont trop impatients d’arriver. Ils courent pour être les premiers à marcher dessus. Martin et moi on se regarde en pensant que dans quelques minutes et quelques marchent ardues à grimper la motivation devrait vite redescendre. Eh bien, après 1229 marches pour aller et 1229 marches pour revenir (compter par eux-même), la motivation était toujours aussi présente… Même avec la pluie et la brume! Loïkim explique à Kaïlane que les Chinois ont construit une muraille pour arrêter la chicane avec les Mongoles. C’est simpliste un peu mais plus sympatique comme version de l’histoire. De plus, Loïkim était très fière d’être tombée en montant car elle aurait ainsi un bobo sur son genou en souvenir de la muraille…

 

Mercredi 26 septembre (jour 6, Chengdu)

On se lève tôt pour aller prendre l’avion. L’heure habituelle de Kaïlane, vers 5 heures. Pour passer les bagages, c’est toujours aussi long et compliqué. Le gros sac de médicaments est toujours à moitié ouvert lorsque nous le récupérons. De plus, dans notre sac pour l’avion, on doit toujours expliquer le contenu de la poudre laxative. Le pire, c’est la fois où un échantillon de la poudre indiquait une alerte rouge sur leur ordinateur… Je ne comprenais pas la panique générale et je tentais d’expliquer la situation en signe et en démontrant sur Maëlie. J’ai fini par comprendre qu’ils pensaient que c’était un explosif lorsqu’ils ont tenté de mettre le feu sur une petite quantité pour tester le produit. Heureusement, nous finissons toujours par passer mais on doit prévoir quelques heures supplémentaires surtout si nous partons en soirée et devons irriguer à l’aéroport. Dans l’avion, Médrick est très heureux car nous avons l’occasion d’écouter le film Hunger Game sous titré en chinois.

On arrive finalement à Chengdu, une belle ville aussi peuplé que Beijing! Nous prenons une après-midi plus relaxe pour se promener dans les rue, observer les marchands de rue. Un peu d’école et du plaisir en famille!

 


Jeudi 27 septembre (jour7, Chengdu)

Nous prévoyons aller visiter un système d’irrigation deux fois millénaire. C’est çà voyager avec un ingénieur. Après une autre aventure dans le métro complexe, une heure d’attente pour acheter les billets pour le train et espérer d’être dans le bon autobus pour se rendre … Nous arrivons à destination! Heureusement que les enfants considèrent ces moments pénibles d’incertitude comme de l’aventure amusante… Ils ont confiance en nous…c’est utile la naïveté des enfants… Ça aide à rester Zen!

Nous arrivons finalement sur un site magnifique au centre de la nature Chinoise. Évidemment nourrir les gros poissons chinois fut un attrait beaucoup plus exceptionnel que le système d’irrigation ou les beaux jardins de Bonzaï. Il y avait donc des intérêts pour tous les goûts.

Le retour est le même parcours à obstacle mais dans le sens inverse. Pour se récompenser, on se paye un super resto chique typique de la région Sichuan. Nous commandons au hasard quelques plats qui pourraient sembler intéressants à goûter. Heureusement que le tout était accompagné de riz car nous avons quitté en laissant malheureusement la totalité des plats sur la table. Le repas était possiblement savoureux mais tellement épicé que personne n‘est parvenu à manger. Même Martin qui n’a pas peur du fort! Les enfants ont bien ri de notre tentative de les impressionner et ils ont tout de même goûté à tout. On termine le tout avec une bonne crème glacée pour se refroidir les papilles.

Médrick :

Dans plusieurs parcs de Chine, il y a des poissons. Les plus gros atteignent à peu près 60 centimètres et les plus petits ne dépassent pas un demi-décimètre. Leurs couleurs varient entre le blanc, l’orange, le rouge et le noir. La plupart sont deux couleurs. Nous pouvons les nourrir. Un sac de nourriture coûte 1 yuan (équivalent à 15 cents). Quand on leur donne, ils se montent dessus les uns, les autres. Il y a aussi des cygnes. Eux, ils montent sur les poissons pour manger leur nourriture. Moi, je donnais de la nourriture aux cygnes parce que j’aimais quand ils me croquaient la main pour manger.



Vendredi 28 septembre (jour 8, Chengdu)

Deuxième journée tant attendu par les enfants. La visite d’un centre de préservation des Pandas. La routine se poursuit avec les aventures du matin pour arriver à destination. Maintenant que nous sommes habiles pour trouver le bon autobus, nous sommes pris dans un embouteillage monstrueux. Après 15 minutes immobilisés, nous devons débarquer du bus et même le trajet à pied est pénible car toutes les autos, vélos, scooters, rickshaws et tracteurs sont coincés dans tous les sens de la rue! Après 30 minutes de marches, nous trouvons finalement un taxi qui accepte de nous embarquer les 6 et nous amener voir nos pandas avec quelques heures de retard.

Dans le centre, on se sent vraiment en harmonie avec la nature. Il y a de nombreux pandas dans de grands espaces. Nous sommes chanceux de les voir réveillé et en action. Certains mangent, d’autres jouent et même une mère qui allaite son bébé aussi gros qu’elle. Nous avons aussi l’occasion de visiter la pouponnière où les bébés sont nourris à la main. Nous en observons des aussi petits qu’une main et un autre gros comme un chat. Les enfants adorent leur expérience. Le centre héberge aussi des petits pandas rouges. C’est un plaisir de les voir se chamailler.

Après la visite, on doit se dépêcher car nous devons prendre notre avion en soirée. Toujours aussi long et compliqué mais on y arrive. Notre patience s’améliore!

Médrick :

Nous avons visité un élevage de pandas géants. En Chine, c’est le seul endroit au monde où il y a des pandas parce qu’ils mangent du bambou et c’est en Chine qu’il y en a.

Ils ne mangent pas seulement du bambou en captivité mais c’est 95% de sa nourriture. L’autre 5%, ce sont des pommes et des feuilles de bambou.

Avant, il restait dans le monde environ juste 5 pandas dans le monde. Les écologistes ne savaient plus quoi faire. Ils avaient peur qu’il ne reste plus de pandas. Ces derniers ont beaucoup de difficulté à se reproduire en captivité. Alors, ils ont fait un enclos dans la forêt à l’abri du danger. La population des pandas a ainsi augmenté et maintenant, ils ne sont plus en voie d’extinction.

Les pandas mangent très spécialement. Ils s’accotent à un arbre et commencent à gruger leur bambou. Le bambou est fait par étage. A chaque trois bouchés dans le bambou, ils arrachent l’écorce de l’étage et continue de manger.

À l’élevage de pandas, il y avait deux sortes, les pandas géants noirs et blancs et les pandas rouges. En fait, ces derniers ne sont pas vraiment des pandas, ils sont dans la famille des ratons laveurs et sont roux. Ils sont beaucoup plus petits que les pandas et grimpent dans les arbres.

Samedi 29 septembre (jour 9, Xing Ping)


Nous avons une petite nuit dans un dortoir de Guilin. Martin nous organise un super tour sur la rivière Li avec un radeau de Bambou. Pour la première fois, on vient nous chercher à la porte de l’hôtel. C’est le grand luxe. La promenade en famille sur le radeau est comme une visite paradisiaque. Nous serpentons la rivière entouré des montagnes surnommées les dents de dragon. C’est tellement génial que nous décidons de poursuivre le tour en pm. Après un dîner dans un mini village avec les poules sous la table, nous poursuivons la balade en rivière sur un petit radeau de bambou sans moteur. Nous avons le plaisir d’observer le pêcheur de cormoran, nourrir les gros bœufs, observer une rizière et descendre une chute. C’est tout un programme qui se termine assez tard!

Arrivé enfin à Xing Ping, nous apprenons qu’il n’y a pas de banque dans ce petit village. Nous aurons tout juste assez d’argent pour payer la nuit, le déjeuner et le bus pour revenir à Yangshuo. Nous dormons deux par lit dans notre minuscule chambre et nous rappelons notre dicton important qu’il n’y a pas de problèmes mais seulement des solutions.

Maëlie :

Voici ma promenade en bateau de bambou. En premier, on s’est arrêté. Je me demandais pourquoi? C’était pour voir des pêcheurs sans cane à pêche mais avec un cormoran. Qu’est-ce qu’un cormoran? C’est une sorte d’oiseau qui mange du poisson. Qu’est-ce qu’un pêcheur de cormoran? C’est un pêcheur qui utilise le cormoran pour pêcher. Il met une corde autour du cou du cormoran pour ne pas qu’il puisse avaler le poisson. Le cormoran cherche un poisson dans la rivière, quand il en a un, il le met dans sa bouche suivi de sa petite gorge mais le fil bloque de l’avaler. Il va donc voir son maître qui ressort le poisson de sa bouche en pesant de bas en haut. C’est ainsi que le cormoran fait la job du pêcheur! Ca prend trois ans pour entraîner un cormoran à bien pêcher.

Après avoir vu l’exemple de ça, nous sommes repartis avec le bateau pour aller voir des bœufs sur le bord de l’eau. Rendu aux bœufs, le guide nous donnait de la nourriture pour les bœufs et nous les avons flattés.

Ensuite, nous sommes retournés sur la rivière pour aller descendre une mini chute. Pendant le trajet, Kaïlane et moi nous avons pris des fusils à eau et avons arrosé mon père avec Médrick et Loïkim qui nous ont arrosées en retour. Nous avons eu du plaisir à descendre la chute.

Kaïlane :

Lorsque nous avons annoncé à Kaïlane que nous partions faire une promenade sur la rivière avec un bateau de bamboo… Elle nous a demandé très inquiète si les pandas allaient venir avec nous car ils auraient mangés notre radeau…!

 

 

Dimanche 30 septembre (jour 10, Xing Ping)

Nous profitons tout de même de notre journée dans cette petite ville de campagne éloignée des touristes et de la foule. Les enfants jouent dans la rivière, ils observent une poule se faire égorger et vider dans la rivière avec les entrailles qui passent entre leurs jambes. On fait une balade sur le pont, dans les bambous. On déguste un gros fruit local et on mange un dîner entre la rue, les klaxons et le calme de la rivière. Les enfants ont adoré les racines de lotus. Retour en bus vers Yangshuo.

 

 

 

Lundi 1 octobre (jour 11, Yangshuo)

Nous partons dans moins d’une semaine pour l’Inde. C’est un réel défi. Nous avons déjà coupé en deux la portion Inde, de 10 semaines à 5 semaines, pour limiter les risques pour Maëlie. Plus Martin lit sur l’Inde, plus il est inquiet. Une personne sur deux est malade en Inde à cause des conditions sanitaires qui cause la gastro. C’est désagréable pour tout le monde mais pour notre puce c’est l’hospitalisation obligatoire. Depuis le début, cette aventure est guidée par le défi de voyager avec une enfant ayant une condition médicale très risquée. Nous prenons donc la décision d’encore rétrécir cette portion risquée du voyage. Nous investirons sur des restaurants de meilleurs qualités et seront très exigeants envers les enfants. La Chine est déjà une bonne pratique pour eux. Nous avons donc 3 ou 4 semaines à combler avant de revenir en Asie pour le Vietnam et la Thaïlande. Nous penchons présentement pour l’Australie. Version 52 de notre itinéraire…!!!

En après-midi, pendant que Martin se creuse la tête, je pars à l’aventure avec les enfants dans les ruelles. Ils ont chacun 25 yuans pour s’acheter un souvenir (on doit diviser par 6,2 donc environ 3-4 $). Ils devront choisir un objet, demander le prix et le négocier tout seul. Les deux petites se choisissent rapidement une sacoche et la porte déjà fièrement. Le grand défi c’est Médrick qui veut absolument une statuette de 180 yuans. Tant qu’à Maëlie, elle ne sait tout simplement pas quoi choisir. C’est un beau spectacle de les observer négocier et discuter avec les marchands. Pas question que je les aide. Ils travaillent leur autonomie… en chinois. Médrick commence à prendre goût à la négociation. Ils choisissent un cadeau pour tous (des baquettes chinoise). Maëlie revient avec un très beau collier et Médrick revient avec sa statuette pour 30 yuans. Je ne sais pas comment il a réussit ce défi car personne ne voulait descendre sous 100 yuans. Ils reviennent à l’hôtel pour montrer leur trésor à leur père tous remplis de fierté. Quel beau moment d’apprentissage à regarder pour une mère!


Mardi 2 octobre (jour 12, Yangshuo)

Journée incroyable. Évidemment débutant par l’aventure des moyens de transport du matin. Il y a tellement de trafic. On se demande si nous allons réellement vers le bon endroit et si nous allons y arriver un jour.

Enfin à destination… ou presque! Il reste seulement le mini bus qui devrait maintenant nous conduire à l’entrée de la caverne. Est-ce normal qu’il n’y a pas de règle sur le sens que doivent rouler les voitures sur la route? Est-ce normal d’embarquer 15 dans un véhicule pour 7 passagers alors que tous les taxis refusent de tous nous prendre dans un seul véhicule et nous obligent à en payer deux pour nous déplacer?

Enfin la caverne. On doit tous se mettre en maillot de bain. L’aventure débute dans un bateau qui nous conduit à l’intérieur. Ensuite, c’est une promenade vraiment à couper le souffle jusqu’à une flaque de bout géante. Nous sommes les bienvenues pour se baigner dedans. Évidemment que nous avons plongé avec plaisir. Quel sensation de se rouler dans la bouette comme des cochons. Ensuite, la récompense est une baignade dans un bain thermique dans un décor… incroyable de caverne. Évidemment rempli de chinois mais ça fait parti de l’aventure!

Évidemment un retour pénible de plusieurs heures dans le trafic à contempler les paysages et surtout le mode de vie des chinois. C’est toujours une occasion d’enrichissement avec les enfants qui m’impressionne par leur patience. Ils dépassent vraiment mes attentes. Sans ordi, sans jeux, sans rien… Ils arrivent à s’occuper plusieurs heures par jour dans les transports en commun souvent assis les uns par-dessus les autres. Les yeux grands ouverts sur leur environnement. Je pense que c’est leur 12ième plus belle journée en Chine comme ils nous répètent à chaque soir!

Maëlie :

Je vais vous parler de la grotte que nous avons visitée. Nous avons dû prendre deux taxis dans le gros trafique. Rendu là-bas, nous nous sommes mis des casques et des costumes de bains. Nous avons pris un bateau pour se rendre dans la grotte. Rendu dedans, nous avons marché un bon bout de temps mais c’était magnifique. Au bout, il y avait une mare de boue avec une glissade. Médrick et moi, nous nous sommes tout de suite lancer dedans. Ensuite, ce fut très agréable de se laver dans l’eau chaude de la grotte.

 

 

 

 

Mercredi 3 octobre (jour 13, Yangshuo)

Aujourd’hui, nous tentons la plus grande expérience possible de vivre en Chine. Nous décidons de louer des vélos pour se promener en ville et se rendre en campagne. Nous avons 3 vélos de villes et un vélo à 3 passagers (deux qui pédalent ainsi qu’un genre de banc de bambou attaché avec des tie-rap pour Kaïlane). Si on pensait que les meilleurs sentiers de cross country était à Squamish, et bien on se trompait. Des roches et des racines, c’est rien comparativement aux obstacles qu’on doit éviter dans les rues de Chine. Heureusement que les enfants ont eu plusieurs mois d’entraînement intensif pour relever ce défi. C’est comme de rouler en pleine jungle où tout peu surgir à tout instant. Tous nos sens sont constamment en alerte. C’est de l’aventure à sa forme la plus extrême. J’ai adoré l’expérience! Je pense que Martin, de son côté, a davantage apprécié lorsque nous avons emprunté la jolie route de compagne. La vue entre les montagnes, les rizières, les étangs vaseux et les plantations de coton était paisible et ressourçante. Wow! Nous avons même réussit à retrouver notre hôtel dans un temps record.

En fin d’après-midi un peu d’école et d’organisation… Parfois il nous arrive de rêver d’être en vacance pour se reposer…!

Médrick :

En Chine, les vélos sont vraiment différents des notres. Ils ont de toutes petites roues et une longue barre en métal relie le banc au guidon. Il y a aussi des vélos doubles où l’on peut installer un banc en bambou à l’arrière. Les freins vont vraiment mal et n’arrêtent pas de grincer.

Nous sommes partis faire une promenade avec ces vélos de ville. Nous avons vus des fleurs à coton, un lac avec des cacas bruns qui remontaient à la surface. Dans un autre petit lac, des poissons sautaient hors de l’eau pour manger les insectes.

En ville, nous ne pouvons presque pas pédaler. Il y a tellement de monde que nous devons faire du slalom et du surplace…


Jeudi 4 octobre (jour 14, Yangshuo)

Petite journée plus tranquille pour organiser la suite. À l’hôtel, les enfants font de l’école le matin et en pm, ils font du social avec les employés. Ils pratiquent leur anglais et leur chinois. Les gens sont vraiment très agréables avec eux.

De notre côté, nous avons de grandes décisions à prendre. Nous pensons annuler l’inde… Ensuite nous envisageons tout visiter en une semaine en voyageant toujours de nuit dans les trains… Finalement, la dernière décision prise (avec les précieux conseils de ma tante Monique qui est une adepte de l’Inde) nous prévoyons partir une semaine en étant très sécuritaire pour la nourriture mais resterons près de Delhi pour les hôpitaux et les avions. On se croise les doigts pour ne pas regretter notre décision.

En fin de soirée, nous repartons en taxi pour prendre l’avion en direction de Beijing. C’est mon premier découragement important. D’abord, il n’y a pas de place pour que nous soyons tous dans la même chambre. Nous refusons de se séparer en trois groupes. Je prévois dormir avec Kaïlane dans le lit. En montant dans nos chambres, tous les lits des deux chambres sont défaits ou déjà occupés car il est 1 heure du matin. On doit négocier et trouver d’autres lits pour finir dans des dortoirs avec des inconnus. Lorsque j’arrive pour aller à la toilette, il y a plein de vomi partout. C’est comme la panique intérieure. Martin et moi on se sépare dans nos chambres pour une petite nuit. Ouf, c’est trop dégueux… Normalement il m’en faut beaucoup pour que je ressente du dégoût mais là j’ai atteint ma limite… Ouach!

Vendredi 5 octobre (jour 15, Beijing)

Première chose à faire, se trouver une autre chambre d’hôtel. Martin lit les commentaires sur le blogue pour comprendre que nous sommes au cœur du party et des jeunes voyageurs. Les enfants semblent tout de même heureux de jouer au pool et courir avec les chiens. Heureusement, les employés comprennent la situation et nous trouve une chambre plus retirée avec notre toilette pour notre famille… Merci!

Journée pour finaliser l’Inde et balade dans les rues de Beijing…

Samedi 6 octobre (jour 16, Beijing)

Aujourd’hui, je me sens comme une petite fille le jour de son mariage… C’est comme le grand départ pour mon pays fétiche. Je ne sais pas à quoi m’attendre mais j’ai très hâte. Plusieurs personnes nous disent qu’ils sont resté enfermés quelques jours dans l’hôtel avant de digérer le choque culturel pour affronter l’extérieur… Nous partons donc prendre notre quatrième avion de la semaine…vers l’inde en soirée!

Pour nous changer les idées en attendant, nous décidons de visiter le zoo et l’aquarium de Beijing. Dernier beau moment agréable en Chine. Pour couronner la journée, nous partons avec deux taxis vers l’aéroport quand Martin réalise qu’il a oublié son ordinateur dans le coffre de l’hôtel. On se sépare donc pour que je débute le traitement de Maëlie pendant que Martin retourne à l’hôtel. C’est encore la course pour arriver les derniers dans l’avion… Tout est bien qui conclue bien cette étape!

 

La Chine à travers les yeux d’enfants

La langue

Médrick :

En Chine, les personnes écrivent avec des symboles. C’est très compliqué à comprendre. Les symboles c’est comme des dessins qui sont écrits de bas en haut et de droite à gauche.

Les chinois ne parlent même pas anglais. Alors pour retourner à notre hôtel quand nous avons fini notre journée ca nous prend en moyenne trois heures pour nous retrouver en utilisant plein de moyen de transports.

Les transports

Médrick :

En Chine, il y a quasiment juste des vélos. Ils nous klaxonnent tout le temps. Puis les autos qui passent klaxonnent aussi mais eux, si tu ne te tasses pas de leur chemin, ils t’écrasent.

Dans les rues de Chine, il y a beaucoup de monde. Donc la plupart du monde est en vélo ou en moto. Mais, il y a aussi plein de monde à pied. Les autos qui sont sur la route n’arrêtent pas de klaxonner. Nous avons utilisé presque tous les moyens de transports : taxi, autobus, train, métro, rickshaw, et avion. Parfois plusieurs dans la même journée.

La nourriture

Maëlie :

En Chine, presque tout ce que nous mangeons est très fort. Même mon père trouve la nourriture trop épicée. Ce n’est pas du tout comme chez nous. Il y a partout des petits kiosques dans les rues et nous pouvons manger… comme des nez de cochons. Il y a du riz ou des nouilles à tous les repas.


La politique

Il y a tellement de monde en Chine qu’ils ont droit seulement à un enfant par famille. Ils doivent payer une amende au gouvernement s’ils ont un autre enfant. Par conséquent, comme nous sommes quatre enfants aux cheveux blonds, tout le monde veut nous prendre en photo et nous toucher.

Nous avons dû acheter un foulard pour mettre sur la tête des filles. L’envahissement était devenu moins agréable, surtout pour Kaïlane qui se faisait régulièrement embrasser lorsque nous ne la surveillions pas de très près.

Par contre, leur amour pour les enfants, les rendent très serviable dans les transports en commun où j’ai toujours priorité pour m’asseoir avec mon bébé sur moi.

Les hôtels que je nomme hostel pour auberge de jeunesse

Médrick :

Quand je suis arrivé en Chine, ça avait l’air normal, mais par la suite, les maisons devenaient de plus en plus vieilles. Dans notre hôtel, un bout de plafond est enlevé donc nous voyons le ciel. Lorsqu’il pleut tout devient mouillé.

Maëlie :

Les hôtels sont très différents car nous dormons dans des auberges de jeunesse. Ce qui veut dire que nous dormons chacun dans notre chambre (chaque famille) mais il y a une place communautaire où il y a plein de sofas avec une table au milieu. À notre premier hostel, il n’y avait pas de toit donc tout était mouillé quand il a plu. Nous partageons aussi les toilettes ou les trous pour faire nos besoins.

 

 

 

Conclusion :

Merci à la Chine de nous avoir partagé toutes ces belles richesses… Merci à mon homme pour toutes ces heures d’organisation à planifier et lire pour nous amener aux bons endroits. Merci aux enfants de leur patience et de leur incroyable collaboration dans cette grande aventure.

Chaque journée est comme un mystère à découvrir. Il n’y a aucune routine, seulement une multitude de décisions à prendre à chaque instant… Le grand défi de cette aventure est de garder l’équilibre entre les trois sphères importantes de notre vie… les enfants, le couple et la santé. On doit vivre dans une grande proximité les uns les autres et intégrer les enfants dans tout ce que nous faisons. Développer notre patience est un atout essentiel lors des longs moments de transition, d’attente et d’incertitude. Principalement lorsque nous voyageons de soir. Le couple doit se trouver une place à travers les enfants et tout le quotidien à organiser. Finalement, tel que prévu, la condition médicale est une préoccupation constante et un défi supplémentaire à gérer autant pour le rein fragile que pour les traitements d’une heure par soir à planifier dans notre horaire.

La liberté totale de chaque instant est un grand bonheur qui comporte ses nombreuses exigences.

Moi qui adore les défis humains, je baigne dans le plaisir… Tant qu’à Martin qui aime débroussailler des nouvelles situations, il nage dans les incertitudes… Pour les enfants qui sont des éponges aux nouvelles découvertes, ils sont dans un océan d’émerveillement.