Hood River, Oregon

Notre dernière aventure se termine par deux semaines et demi de planche à voile. Nous sommes dans la région de Hood River sur la rivière Columbia qui sépare l’état de Washington et l’Oregon.

Nous retrouvons notre agréable camping en bordure du chemin de fer. Avec un peu d’imagination, on arrive à croire que c’est une berceuse qui nous fait vibrer à toutes les demi-heures pendant la nuit… Heureusement que nous revenons de l’Asie pour mettre en pratique nos habiletés de détente et aborder le vacarme tout en restant ZEN…!

À Hood River, le désavantage pour la planche c’est que nous ne dormons pas sur les lieux même pour faire ce sport. Par contre, à chaque matin, nous avons le choix entre plusieurs sites de planche selon le sens du vent et son intensité. Parfois les prédictions sont bonnes et parfois on doit changer de place pendant la journée pour bien profiter des caprices d’Éole!

Les enfants ont leur préférence mais semblent s’amuser peu importe le lieu. Pour Martin, le Hatchery est comme le rêve de tout planchiste. C’est l’endroit des pro pour le vent fort et les belles vagues pour les jumps et le surf. C’est donc avec un mélange de stress et d’excitation qu’il part à la découverte de ce lieu si mystique. Évidemment, il est le seul de calibre dans notre famille pour affronter ces conditions. Nous allons tout de même admirer les pro pour se rappeler tout ce qu’il nous reste à pratiquer… Quel sport technique et complexe…!

L’autre lieu plus accessible pour Médrick et moi se trouve à Bob’s beach près de Stevenson. Il offre pour les filles un beau terrain gazonné, de nombreux chiens à flatter, des cachettes à explorer et évidemment de l’eau pour se rafraîchir. Pour les planchistes, nous devons surtout être prudents car parfois de grosses barges de marchandises descendent la rivière. J’ai d’ailleurs, bien malgré moi, procuré une grande frousse à ma gang. Martin évalue qui j’ai passé devant une barge à quelques dizaines de mètres à peine. J’étais tellement concentrée à gérer l’intensité du vent que je n’ai jamais vu le danger me frôler. J’ai réalisé seulement l’ampleur du risque en voyant les yeux exorbités de mon homme et son teint verdâtre arrivé à la berge. Je suis maintenant plus craintive et je regarde à plusieurs reprises avant de traverser la rivière… Comme on enseigne aux enfants : il faut regarder de chaque côté avant de traverser!

Il y a heureusement des sites beaucoup moins stressants comme le crochet. C’est un endroit pour les débutants où nous avons passé beaucoup de temps l’été passé pour travailler nos water start et nos virages. Cette année, nous avons fait une seule visite. Notre plus grande motivation dans ce lieu est la présence de quelques lézards. Au grand désespoir de Martin, la chasse aux reptiles me procure un réel plaisir. Mon fils et moi devenons de redoutables chasseurs lorsque nous travaillons en équipe. De toute façon, toutes nos bestioles étaient décédées alors il nous fallait bien un peu de compagnie pour agrémenter notre retour à la maison.

Notre site le plus populaire est Event Site. L’accès est facile, les conditions sont bonnes, les gens sont sympathiques et surtout les chiens sont nombreux. Les enfants adorent aller au terrain de jeu à côté ainsi que grimper le gros poteau pour faire des sauts périlleux dans la rivière. Médrick et moi passons beaucoup de temps à pratiquer nos jibes, nos tacks et toutes nos manœuvres nécessaires pour s’amuser en planche. Comme les enfants grandissent, il nous arrive de plus en plus d’être plusieurs sur l’eau en même temps. Médrick se débrouille bien seul sur sa planche et les filles s’occupent bien sous la supervision de Maëlie. En conséquence, nous avons souvent beaucoup d’équipements de planche à voile répandus sur le gazon. Pour préparer les voiles avant et après l’activité, il faut compter presqu’une heure si Martin doit tout faire seul… Ce qui était toujours le cas puisque je m’occupais des enfants pendant ce temps…! Maintenant que la marmaille grandit, nous tentons de mettre tout le monde à contribution. Quelle motivation d’entendre un homme dire à sa femme de regarder nos enfants pour admirer leur travail d’entraide. Je lui ai dis qu’il y a des années d’entrainement avant d’arriver à ce résultat… et qu’il faut aussi tomber sur la bonne journée… Lui qui avait deux jumeaux de 2 ans qui courraient partout!

Dans notre dernière semaine, nous avons découvert un dernier beau site pour plancher qui est assurément le plus près de notre camping (Viento)… En fait, il se situe de l’autre côté du chemin de fer. On peut s’y rendre en vélo. C’est un look magnifique de pédaler avec un wet suite et une veste de sauvetage… Mais c’est génial de ne pas préparer de lunch pour la journée!

Depuis que nous restons davantage à notre camping, nous avons fait l’agréable connaissance de Katie et Joey. Un couple génial qui partage nos passions, nos plaisirs et s’amuse à gâter nos enfants aux bonbons. Nous partageons les repas et nos aventures sur l’eau. On réalise que nous sommes en manque de complicité sociale et leur présence est d’autant plus agréable.

Les enfants aussi ont fait des rencontres agréables. Une petite fille pour partager un week-end de châteaux de boue et de craie dans la rue. Sans oublier les nombreux propriétaires de chiens qui apprécient, j’espère, les deux petites québécoises qui passent chaque soir pour flatter leur espèce canine. Michèle est tombée en amour avec nos puces et était prête à les adopter! Les filles auraient bien accepté un échange avec Cody, le chien et Celler, le chat… Elles ont même conservé un échantillon de poils en souvenir! Leur ami le plus étrange restera le petit cochon qui se promenait en laisse… Quoique dans la catégorie étrange, mes filles elles-mêmes remportent le concours en s’occupant du hamster comme d’un chien. Je ne sais pas s’il apprécie se promener en laisse, prendre son bain et faire de la gymnastique. Je ne crois pas qu’il va un jour comprendre les commandes : « sit, stay, sleep… » mais il ne peut certainement pas se plaindre de solitude dans sa cage…!

Au camping, nous apprécions tous se gaver des mûres excellentes qui se retrouvent partout sur le terrain. Dans les croustades, avec les céréales, sur la crème glacée, on ne s’en lasse pas! Les enfants apprécient aussi notre dynamique Ranger qui offre des sessions intéressantes de fabrication de papier ou de recherche d’or!

Pour changer le mal de place, nous sommes aussi retournés quelques fois à Post Canyon pour faire de la descente en vélo. C’est maintenant confirmé, la moitié de mes enfants m’ont dépassé en vitesse et en courage pour descendre les montagnes. Heureusement qu’ils sont patients et acceptent encore de m’attendre entre chaque jump! D’ailleurs, Maëlie s’est vraiment surpassée en tentant de jumper une rampe qui avait son atterrissage 5 pieds plus loin. Pendant que Médrick lui criait d’accélérer, moi j’espérais seulement qu’elle freine pour éviter l’épreuve… Il faut se rendre à l’évidence, l’influence de son frère est plus grande… Quoique je ne sais pas qui se sentait le plus coupable en observant son magnifique plongeon dans la terre et les broussailles? Médrick de l’avoir encouragé ou moi de l’avoir laissé faire? Tant qu’à Maëlie, elle revient remplie autant de fierté que d’éraflures…! Pendant ce temps, les deux petites flattent et nourrissent les chevaux… C’est ce que nous croyions… Elles s’amusent aussi à recevoir des chocs sur la clôture électrique…! À chacun ses sports extrêmes dans la famille!

C’est déjà la fin, nous quittons les gens que nous avons croisés sur notre chemin. Nous partirons demain et eux la semaine prochaine mais nous arriverons en même temps au Québec. Eux après 5 heures d’avion, nous après 50 heures de pick up… Il est vraiment grand notre continent…! Martin repart avec son bon vin et moi avec ma bonne crème glacée Rocky Road… J’espère qu’il n’y a pas de limites de quantités aux douanes.

Dans le dernier mois, les enfants exprimaient souvent leur hâte de revenir à la maison… Depuis que nous sommes dans les dernières journées, ils semblent réaliser la fin de notre aventure et ne veulent plus partir. C’est évidemment le déchirement entre la tristesse de la fin et l’excitation de retrouver notre chez soi!

Quand j’étais jeune, je rêvais de trouver l’homme de ma vie pour voyager un an… Pendant ce rêve en Amérique du Sud, Martin et moi avons souhaité le revivre avec notre marmaille… Maintenant que la fin approche, nous avons déjà des projets excitants que nous mettrons en place dès notre retour…! Pendant toute l’année, nous avons évidemment vécu des moments difficiles, des épreuves à surmonter et des ajustements à vivre… À quelques heures du retour, il me semble que j’en conserve que les bons souvenirs…!

En un seul coup d’œil, notre aventure dans l’ouest pour 2013 :

Chaque enfant conservera ses souvenirs :

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