Le lac Isabella en Californie

Plus de trois belles semaines viennent déjà de s’écouler en bordure du lac Isabella dans le sud est de la Californie. Un beau mois de mai qui se termine. Pourquoi aussi longtemps dans le même endroit? C’est simple, pourquoi changer une recette gagnante quand tout le monde est heureux. Du vent presque tous les jours pour la planche à voile avec un camping gratuit à quelques pas du lac… C’est donc la première fois que les dépenses hebdomadaires sont moins élevées que les revenus!!! Ho yeah! Du bon temps en famille et pas de lunch à préparer avant de partir en activité pour la journée puisque l’aventure est à notre porte à chaque matin!

Pour la planche, c’est l’endroit idéal pour les débutants. Puisque c’est un lac, il n’y a pas de courant, pas de marée, pas de grosses vagues, pas de paquebots, pas de méduses et pas de requins. Nous pouvons donc pratiquer en toute sécurité. Pour motiver les enfants, nous avons participé à un concours de vitesse, organisé sur le site, pendant une semaine. Il s’agit de plancher avec un GPS qui enregistre nos records de vitesse et espérer s’améliorer à chaque jour. Évidemment que la testostérone, créée par la compétition, a gonflé mes hommes à bloc. Médrick a battu des records de vitesse et des records de temps de pratique sur l’eau. C’est comme une boucle, puisque plus tu t’améliores et plus tu as du plaisir… Enfin, Martin s’est trouvé un partenaire motivé dans la famille. Les filles aussi nous avons participé mais l’eau froide à quelque peu modéré nos ardeurs. Le tout, s’est terminé autour d’un feu de camp en compagnie principalement de tous les retraités de la région ainsi que le dixième champion du monde en vitesse qui nous partageait ses conseils. Médrick est revenu avec un prix pour la relève s’étant le plus démarqué et les autres avec de nombreux prix de présence. Nous avons donc observé de nombreux progrès pour tout le monde autant en vitesse qu’en technique!

Martin a surement plusieurs sessions inoubliables et des progrès majeurs notés précieusement dans son cahier de planchiste. Il a été sur l’eau au moins 18 journées et souvent plusieurs heures par jour. Du côté de Médrick, les sessions sont de plus en plus longues, fréquentes, au sec, rapides et même avec de grandes distances. Il revient maintenant avec des étoiles dans les yeux et souvent les jambes molles à cause de la vitesse qu’il atteint. Pour les filles, les progrès sont intéressants car elles arrivent maintenant à revenir à leur point de départ mais la température les ont souvent démotivées à affronter les défis de ce sport si exigeant. Pour ma part, j’ai dépassé ce que je croyais possible de surmonter comme défi. J’arrive maintenant à planner en contrôle avec mon harnais et les pieds dans les footstraps. Je réussis tous mes beach start et la majorité de mes tacks pour tourner. Il m’arrive même de faire des water-start et je débute la pratique de mes jibes… Ouff!

Ce qui restera dans les meilleurs souvenirs, sera mon après-midi en compagnie de mon fils à se croiser sur l’eau pendant que Martin fier de ses élèves capture les sourires en image. Sans oublier notre longue après-midi qui s’est terminée en fin de soirée pour Martin en moi sur l’eau. Ce fut une première de plancher avec mon homme avec le soleil rougissant pour imprégner le moment d’une lumière unique. Le plus spectaculaire, c’est que Médrick s’est occupé de garder les filles avec succès pendant que Maëlie nous préparait le souper. Quel bel avant goût de la retraite.

Pendant que nous sommes un ou deux sur l’eau en fonction du vent, de la température, des motivations et des astres… Nous avons utilisé toute notre imagination pour occuper la marmaille jour après jour!

D’abord, l’école à chaque matin. Pour nous, c’est du 7 jours sur 7 pour ne pas perdre la routine. De toute façon, nous ne savons jamais quelle journée de la semaine nous sommes. Nous sentons définitivement les progrès et les objectifs de l’année qui avancent. Les plus belles réussites se remarquent en français lecture et écriture.

En lecture, nous venons de réaliser que Médrick a déjà dévoré plus de 80 romans en 10 mois tandis que Maëlie plus d’une quarantaine. Tant qu’à Loïkim, elle a développé le plaisir de lire et passe de nombreuses heures à lire des histoires à Kaïlane. Nous avons été d’abord inquiets de ce constat en se questionnant sur raison que nos enfants puissent avoir autant de temps pour la lecture. Nous avons finalement réalisé que c’est leur unique passe-temps individuel considérant qu’ils n’ont pas accès à la télévision ni à des consoles de jeux.

En écriture, je peux remarquer la différence lorsque je compare avec les premiers textes écrits l’été dernier. Le texte est mieux structuré, les phrases sont plus riches et l’orthographe a progressé. Le plus significatif, c’est que les enfants ne rouspètent plus pendant deux jours pour se mettre à la tâche de rédaction. Ils commencent même à exprimer leur plaisir à écrire. Il reste encore plusieurs étapes à franchir mais le sentiment de progresser est satisfaisant.

Une des astuces mis en place pour les motiver, c’est de lire leur composition à la famille et d’offrir des commentaires. Cette simple reconnaissance de leurs efforts fut fort appréciée et stimulante! Le défi pour moi, c’est de trouver toujours des sujets pour les structurer dans leurs écritures. D’abord beaucoup de textes informatifs sur tout ce que nous visitions. Ensuite, des textes d’opinions et d’argumentations, des poèmes, des lettres, des invitations, des bandes dessinées, un sondage et des récits d’aventures… Je manque parfois de sujets. Dernièrement, les enfants avaient le défi de piger trois mots au hasard dans un pot de vocabulaire pour les dictées… L’objectif semblait ambitieux mais je vous partage le résultat de leur travail :

Loïkim, écrire un texte comportant les mots : fantôme, fleur et fromage

La légende de la forêt

Il était une fois un garçon et une fille qui s’appelaient Lilas et Cheez. Ils se promenaient dans la forêt pour cueillir des petits fruits. Sa mère lui avait toujours dit que dans la forêt, il existait un fantôme qui s’appelait Flame.

Lilas et Cheez entendent hooouuu! Ils lâchent tout de suite les plats de fruits et se cachent derrière un arbre.

Derrière l’arbre, ils se serrent la main très, très fort. Ils remarquent que Lilas lance des fleurs et Cheez lance du fromage.

Ensuite, ils entendent encore hooouuu! Ils se retournent rapidement et Flame est là devant eux. Cheez lui lance du fromage gluant. Flame est maintenant pris. Pendant ce temps, Lilas lui lance des fleurs. Comme il est allergique, il s’étouffe et gonfle… Flame explose!

Lorsque Flame explose, Lilas et Cheez découvre qu’il était rempli de bons petits fruits. Ils remplissent leur panier. Ils retournent voir leur parent et ils sont contents.

 

Maëlie, écrire un texte comportant les mots : danse, macaron et liqueur

Le spectacle

Aujourd’hui est le grand jour. Je vais aller danser en public avec mon groupe de danse. Tout est prêt. Je mets ma robe et « hop » parti pour le spectacle.

Rendu là-bas, oh non, j’ai oublié mon macaron à la maison, pas le temps de retourner, ça commence dans 20 minutes. Toutes les filles ont leur macaron pour s’identifier. Puisque je ne l’ai pas, je ne pourrai pas rentrer pour le spectacle.

Ah oui, bien sûre, je vais entrer par la porte arrière comme ça personne ne pourra me voir. Rendu à l’autre porte, je vois un gros chier qui bloque l’accès avec ses gros crocs et sa bave. Je ne pourrai pas passer. Tout à coup, quand je m’en allais retourner à l’avant de la bâtisse, le gros chien me déchiqueta un bout de ma robe.

Rendu à l’avant, puisqu’il ne me reste que 10 minutes, je me dis que je pourrais passer par la fenêtre. En essayant de pénétrer, je me suis assommée sur le bord de l’œil avec un objet qui dépassait de la fenêtre. Malgré la douleur de mon œil au beurre noir, je réussis à rejoindre ma troupe de danse.

Tout de suite quand les autres m’ont vue, elles se sont déchirées un bout de robe et mis plein de bleu sur un œil pour imiter mon linge et mon visage. Puisque je suis la chef de la bande, elles ont cru que mon habillement et mon maquillage étaient prévus. Puis, très nerveuses, nous sommes allées sur scène. De gros cris se firent entendre dans la foule de spectateurs. « Vive cette nouvelle mode! »… Notre nouveau nom de groupe est maintenant les « blue eyes »!

Finalement, le soir venu, mon groupe et moi sommes allées célébrer notre nouvelle mode en sirotant une liqueur. Je leur ai aussi raconté toutes mes mésaventures…!

 

Médrick, écrire un texte comportant les mots : quatorze, pont et verre

Les quatorze symphonies du dimanche

Aujourd’hui c’est dimanche, le jour des quatorze symphonies. Dans les rues, tout le monde est excité à l’idée d’entendre de nouvelles musiques.

Ma mère, Marlène, m’a habillé pour que je sois présentable. Arrivé à la cathédrale, tous les instruments étaient déjà prêts et les musiciens étaient vêtus de noir et de blanc. Après cinq symphonies, un léger tremblement vint secouer la cathédrale. Malgré cela, les musiciens continuèrent à jouer. Lorsque la sixième prit fin, un nouveau tremblement de terre vint secouer la bâtisse mais beaucoup plus fort que le premier cette fois. Tous les instruments tombèrent à terre et se brisèrent. Tout était gâché. Dieu allait entrer en colère contre eux, ils avaient échoué. Quelqu’un demanda s’il pouvait jouer sur le pont. Un dernier espoir apparu!

Du pont, la vue était magnifique, la rivière regorgeait de poissons et on pouvait voir toute la ville. Jérôme avait eu une merveilleuse idée, le vent s’occuperait de la musique avec la rivière. Ils leur restaient juste à chanter. Ils devaient se dépêcher car à l’aurore, vers dix heures, le vent allait s’arrêter et tout serait gâché. C’est exactement ce qui arriva, le vent arrêta. Ils leur manquaient seulement quatre symphonies. Ils ne savaient plus quoi faire et à minuit, le temps serait écoulé et la colère de Dieu se déclencherait.

Pour essayer de trouver de nouveaux instruments, ils se séparèrent en deux groupes qui allèrent dans la ville. Un peu découragés, ils s’arrêtèrent sur le bord de la rue prendre un verre d’eau. En signe de découragement, ils mirent leurs doigts sur le rebord du verre et remarquèrent que ça faisait de la musique. Ayant un nouvel espoir, ils coururent chez eux chercher des verres et retournèrent au pont avec leur nouvelle idée. Il était 11 h59 lorsque les quatorze symphonies furent achevées. Tout le monde sauta de joie et organisèrent une grande fête.

Maintenant, à chaque dimanche, au lieu de se faire dans la cathédrale, les quatorze symphonies se font sur le pont, avec des verres…!

Après l’école, à l’extérieur, nous avons finalement découvert l’utilité du gros contenant de sports divers que nous transportons depuis un an sans vraiment en faire usage. Les enfants ont joué au ballon, au trackball, au baseball, à la corde à sauter… Le plus grand « HIT » est sans équivoque la fameuse après-midi de football avec danse et folie rythmées par l’agréable « Compagnie Créole » et même la « danse des canards ». Il faut bien transmettre la culture à la relève! À ces sports s’ajoutent aussi les balades en kayak, la natation et la pêche… sans aucune histoire de poissons à raconter car nous revenons encore bredouille. Il y a aussi le cerf-volant où Médrick devait tenir ses sœurs pour éviter qu’elles partent dans le vent! Puis les châteaux de sable et les différents parcours et chasses aux trésors organisés par chacun ainsi que la populaire planche « skimboard ».

Parfois, les enfants préféraient se cacher à l’intérieur de la roulotte pour éviter le vent omniprésent. C’est pratique car personne ne se doute qu’il peut y avoir d’autres causes que le vent pour « shaker » la roulotte! Il y avait aussi dans la roulotte, un rangement qui renfermait de nombreuses activités pour occuper les enfants pendant de nombreuses heures. Plusieurs jeux de société, des cartes, des bricolages, de la peinture, des constructions, de l’origami… ont su divertir chacun. Les filles ont passé de nombreuses heures à se maquiller, se coiffer, se manucurer et à se changer de vêtement plusieurs fois par jour. Imaginez leur plaisir ressenti lorsque je leur ai permis de me vernir les ongles d’orteils et des doigts. Loïkim m’a fait la remarque que j’étais comme une enfant… (comme c’était la première fois qu’il me voyait ainsi, leur référence c’est que le maquillage c’est un jeu d’enfants?!). Le summum pour les filles fut lorsque je leur ai permis de me couper les cheveux à leur goût… Que du bon temps entre greluches sous le regard amusé de nos hommes.

D’ailleurs, Martin a voulu aussi participé à nos après-midi de transformation extrême de nénette en me demandant de lui faire une épilation intégrale de tout le corps… Nous avons eu beaucoup de plaisir à entendre mon homme hurler de douleur pendant que je procédais à une épilation par étape artistique pour créer des fantaisies sur son torse velu… Les enfants se roulaient de rire pendant qu’ils prenaient des photos des différentes étapes. Tant qu’à Martin, plus les verres de vin s’engloutissaient et moins l’épreuve semblait le torturer…

Selon la personnalité de chacun, nous avons tenté d’alimenter chacun dans leur passion. Pour Médrick, l’activité de planche à voile comportait de nombreux défis pour alimenter et stimuler son besoin de bouger et de se dépasser. Pour Maëlie, je lui ai donné une place importante dans la préparation des repas. Elle développe ses compétences et se sent très motivée par ses nouvelles responsabilités. Pour Loïkim, nous lui permettons d’exprimer son besoin créatif dans l’espace qu’elle nomme sa chambre. C’est fascinant comment elle arrive à aménager à peine quinze pieds carrés avec autant d’esthétisme et de fonctionnalité. Tant qu’à Kaïlane, elle est encore un beau mélange de tous ces intérêts. Elle suit évidemment beaucoup ses sœurs mais reste mon bébé très colleuse qui adore se faire raconter des histoires et qui manifeste de plus en plus un intérêt pour le dessin, l’écriture et la motricité fine. De mon côté, je passe beaucoup de temps à préparer nos livres de voyage. J’aime ce moment de créativité en pensant au souvenir que je construis aux enfants. Tant qu’à Martin, il manque toujours de temps pour lire sur le vent, les techniques et l’équipement de planche à voile… Une réelle passion lorsque je ne le monopolise pas trop pour m’offrir un soutien informatique dans mes projets.

Une dernière activité, et non la moindre, elle occupe la plus grande partie des temps libres… Pour les enfants et moi… C’est la chasse aux lézards. C’est une activité presque quotidienne qui demande des habiletés de coopération, de stratégie et de patience. Il ne faut pas sous estimer leur rapidité et leur capacité à se faufiler dans les espaces étroits entre les rochers. Malgré la taille du défi, nous avons assurément une meilleure moyenne qu’à la pêche. Nous en sommes à notre huitième petite créature. Nous avons aussi capturé un spécimen beaucoup plus gros qui occupe un deuxième gros bac à lui seul. Le plaisir avec les lézards c’est que l’activité ne s’arrête pas seulement à les attraper. Le défi doit se poursuivre à chaque jour pour aussi chasser de la nourriture vivante. Ils doivent ingurgiter quelques mouches, papillons, araignée ou insectes chacun à tous les jours… Alors, c’est une responsabilité communautaire de veiller à les alimenter. C’est toujours fascinant de les voir attaquer une proie… Martin est très heureux d’avoir de nouveaux passagers pour partager le reste de l’aventure…! Heureusement, que la chasse aux crapauds n’a durée que quelques jours… La vie animale prend de la place dans les aventures.

Une journée racontée par Médrick :

Nous avons quitté notre havre de paix une seule fois pour aller explorer les environs… C’était pour aller faire de la trail dans les montagnes. Papa capotait parce que maman allait trop vite et manquait de culbuter (tapette!). Il y avait même des pentes à plus de 25 degrés. Nous avons même aperçu 2 chevreuils qui se promenaient sur le sur le bord de la route. Après un bon dîner sur le bord de la rivière Kern, nous avons tenté de trouver des pépites d’or dans la rivière mais nous nous sommes vite rendus compte que ramasser des canettes de bière vide étaient plus payant.


Nous garderons tous quelques petits bobos en souvenir de nos aventures au lac Isabella. Celle qui gagne le trophée est Kaïlane avec son bout d’orteil arraché sur le bord de la plage. Heureusement qu’elle est entourée d’une famille aux multiples compétences. Maman qui coupe la peau pendante avec précision, papa qui désinfecte avec acharnement, Maëlie qui procure des mots d’encouragement pendant que Loïkim raconte des histoires pour lui changer les idées… Il reste Médrick qui sert de chaise confortable pour réconforter sa sœur avec ses yeux fermés pour éviter de tomber dans les pommes. Ensuite, il y a les bonnes éraflures du fils en souvenir de la planche rugueuse ainsi que les deux orteils mauves des parents pattes gauches dans le vent. Il reste les boutons d’humidité des filles… Sans oublier la nuit blanche de Maëlie et inévitablement des parents pour la soutenir sur la toilette suite à l’échec de son traitement d’irrigation. Toutes ces émotions nous rappellent la chance d’avoir eu notre année sans problème médicaux inquiétants.

Pour ce qui est du site de camping… C’est vraiment la perfection au niveau de sa proximité au lac. Nous sommes tellement près que nous avons dû changer trois fois de place pour éviter de se réveiller avec les pieds dans l’eau avec le niveau qui augmente. Nous avons passé le maximum de temps possible sur notre énorme presqu’île qui est devenue « rikiki » au fil des jours. Nous avons déménagé suite à la frousse de Martin de rester enlisés dans le sable mou. Avec le vent, la roulotte était tombée de ses appuis. Il a eu chaud à minuit en arrivant à faire un sauvetage de justesse et réinstallant la roulotte sur le pick up. Bravo mon « gningnégneur »!

Je ne sais pas ce qui a le plus bouleversé mon homme… le sauvetage de la roulotte ou… les visiteurs qui se promènent encore dans notre demeure. Ce qui est certain, c’est qu’avec nos trois pièges à rats-souris, ces petits rongeurs n’ont pas le temps de visiter les lieux très longtemps avant de voir la fin de leur vie se terminer d’un seul coup.

Le lac Isabella est aussi un lieu de rencontre très populaire pour les locaux qui sont en moyenne peu favorisés. En conséquence, la notion de respect de l’environnement laisse à désirer. Il y a de nombreux déchets partout et les toilettes ainsi que les douches sont vraiment horribles. On pourrait facilement se croire en Inde! Le vent ne vient pas améliorer la situation. Les ordures tout comme de nombreux objets virevoltent au gré du Dieu Éole! Nous avons eu l’audace de rester même pendant la longue fin de semaine du Memorial Day bien que tous les planchistes de la région nous recommandaient de fuir la grande Fiesta. Nous n’avons pas manqué d’observation de comportements humains pendant deux jours. Nous aurions même pu faire un concours de « Qui perd gagne avec nos voisins ». Disons que leur tente ne risquait pas de partir au vent pendant la nuit. Ouff… C’est presque triste de voir les effets de la malnutrition de si près. Ça aide à conscientiser les enfants! Suite à ce week-end, nous avons rebaptisé le lac « Cochonnella »! Le plus drôle à observer, c’est un groupe de chinois qui essayent d’installer une tente dans le vent et de faire un feu pour le souper… Ils ne semblaient pas informés que le lac était reconnu pour son vent. Après plusieurs heures d’essais, ils sont repartis vers minuit, découragés.

De grandes frustrations pour certains mais de grandes satisfactions pour nous autres. Évidemment, au mois de mai, la température de l’air et de l’eau était à quelques degrés de la perfection mais nous avons amplement atteint notre objectif de profiter du moment présent avec les enfants.

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2 réponses à “Le lac Isabella en Californie

  1. Bonjour la gang de fonceurs,
    Toujours impressionnée par vos prouesses. J ne cesserai de vous le dire, vous êtes chanceux de partager ces beaux moments ensemble.
    Les enfants, j’ai adoré vos textes, quel beau progrès !!!!
    Le bonjour à vous tous et bonne continuation …
    Chahneze

  2. Quel bonheur de lire vos récits! J’ai aussi lu avec grand intérêt les histoires des enfants. Ils ont beaucoup d’imagination! Les dénouements souvent souvent surprenant! Quelle aventure quand même que la vôtre! Au plaisir de vous retrouver en septembre!

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