Le début de notre dernière étape dans l’ouest

C’est finalement le grand départ après le grand ménage. Évidemment, nous avons tellement hâte de commencer nos aventures que nous ne prenons même pas le temps d’organiser notre roulotte. C’est à peu près propre mais complètement le chaos au niveau de notre équipement. Il y a du stock partout… Ce n’est pas grand une roulotte après nos semaines en condo et nous avons vraiment plus de matériel à gérer que nos 12 sacs à dos en Asie…! C’est un autre beau défi de Tétris pour tout faire rentrer.

La première nuit, nous devons prendre refuge dans un motel. Nous sommes encore trop dans le nord du continent et les températures de nuit sont en dessous du point de congélation. Nous ne voulons pas prendre le risque de se réveiller avec 4 petits bonhommes de glace dans leur lit.

La deuxième nuit est presqu’aussi glaciale. Nous arrivons tout de même à convaincre Martin que nous sommes assez endurcis pour affronter le froid. Les enfants ont trop hâte d’essayer leur nouvelle couverture (remplacée gracieusement dû aux cadeaux de nos amis les rats). Alors habillé pour partir en ski, nous nous glissons sous nos couvertures. C’est un succès! Tout le monde se réveille sans engelure… Ouf déjà deux longues journées de route de complétées pour arriver à la chaleur.

Troisième journée, nous décidons de faire un petit arrêt historique au centre d’interprétation de la route de l’Orégon. La visite a inspiré Médrick à composer une aventure se déroulant à l’époque des pionniers :


Médrick…

Il y a 200 ans…

Boston, New York et quelques autres villes étaient habitées par des pauvres qui souhaitaient avoir une meilleure vie. Un jour, quelques familles entendirent parler de l’Orégon. Il paraissait qu’il y avait de l’or et des terres fertiles. Alors, ils se sont mis au travail. Les bergers et les fermiers regroupaient des moutons et des chèvres pour manger et des chevaux, des vaches et des bœufs pour tirer les chariots. Les roues étaient faites en bois avec un anneau en métal pour la protéger. Quand tout fut près, des femmes, des hommes et des enfants partirent sous le chant d’applaudissement de la foule qui s’était réuni pour le départ. Direction, l’Orégon!

La route était très longue, elle durait plus de six mois. Après avoir arrêté pour manger, la route continua. Tout à coup, au loin, ils virent de la poussière s’élever. Des Indiens attaquaient, les hommes, tous les fusils dehors du chariot se mirent à tirer sur tous les indiens qu’ils voyaient. Les Indiens, quant à eux, tiraient des flèches un peu partout. Quand ils finirent par partir, les pertes étaient grandes : une trentaine d’hommes, de femmes et d’enfants, puis une dizaine d’animaux. Tous les américains étaient en deuil. Chaque famille avait perdu quelqu’un. Quand la route recommençait, seul le bruit des sabots des chevaux sur le sol venait briser le silence.

Les jours passaient comme une routine : très tôt le matin, les hommes allaient chasser et la route recommençait. Après plusieurs semaines, ils arrivèrent enfin à une rivière. Tout le monde allère s’abreuver. Pour traverser la rivière, ils avaient trois choix : revenir au point de départ, payer un bateau pour traverser ou bien boucher tous les trous et les craques du chariot pour traverser. Alors, ils choisirent le bateau car c’est le moins dangereux. Lorsque tous les chariots et les animaux furent mis sur les bateaux, les conducteurs se mirent à le pousser avec des longs morceaux de bois. Le bateau tanguait beaucoup mais à part buter contre des roches, il réussi à traverser sans problème. Tout le monde donna un montant d’argent aux conducteurs et la route pue recommencer.

Après que trois personnes furent mortes de faim, le chef prit une décision, ils prendraient la chance d’aller voir les Indiens pour tenter de faire du troc. Deux jours plus tard, ils arrivèrent enfin dans un camp Indien. Quatre petites huttes étaient placées de manière à faire un cercle et un feu brulait au milieu. Quand les Indiens les virent, ils paniquèrent un peu mais n’attaquèrent tout de même pas. Le chef des américains leur expliqua leur problème et ils acceptèrent avec plaisir. Le chef leur proposa : 10 pointes de flèches, 5 hameçons et une trentaine de chandails contre une vingtaine de saumons et 10 kilo de bacon. La chance leur avait souri. Mais quelqu’un fut encore plus chanceux lorsqu’il trébucha sur un morceau d’or. Une once d’or égalait à 2000 dollars.

Trop content d’être devenu riche, il recommença le chemin le sourire aux lèvres. La journée était calme, mais le ciel gris n’annonçait rien de bon. Lorsqu’un éclair vint zébrer le ciel, la pluie se mis à tomber. Tout le monde allère remplir les gourdes et ils se mirent à l’abri. Deux semaines plus tard, ils arrivèrent enfin à destination. Tout le monde sauta de joie en voyant les terrains verts à perte de vue. Aussitôt arrivés, ils se mirent tous au travail. Les chevaux et les bœufs transportèrent les lourds chargements tandis que les hommes et les femmes apportèrent les restants de nourritures et les enfants allèrent explorer leur nouveau terrain de jeu. Pendant quelques semaines, ils travaillèrent avec acharnement pour profiter de la nouvelle vie plus rapidement. Lorsque les champs furent labourés, les graines plantées et le tout arrosé, là, ils se donnèrent le droit d’avoir un peu de repos. Alors la vie redevint normale mais à l’autre bout du pays!

 

Nous arrivons en fin de journée à notre première destination. Nous passons deux journées dans le Parc national de Capitol Reef au centre sud du Utah. Je retrouve immédiatement mon coup de foudre pour ce décor qui me charme à chaque fois. Tant de grandeur et de beauté qui nous entourent. Je sens que je vais recommencer à manquer d’adjectifs pour qualifier ce que mes yeux tentent de capter, mon cerveau graver et mon cœur conserver. C’est comme une dose de paisible qui serait injecté dans tout mon être. Comment la nature peut-elle offrir un aussi beau spectacle. J’ai une seule pensée sombre… Je vais devoir recommencer à classer des quantités énormes de photos!

Les deux journées se passent dans des sentiers sur le sommet des rochers aux couleurs de feu ou dans le creux de son canyon. D’en haut ou d’en bas, le décor est aussi beau. Les enfants sont excités d’observer des lièvres, des antilopes et un mini colibri. Ils sont moins enthousiastes lorsqu’ils se retrouvent en face d’un serpent à sonnette! La marmaille ne semble pas s’ennuyer. Ils semblent à la recherche de nombreuses pierres précieuses qui se cachent dans les géodes… Ils seront peut-être riches à notre retour!


Nous continuons notre aventure à travers des routes magnifiques et des campings nature impressionnant. Petrified Forest capte particulièrement notre attention à cause de ses formations rocheuses exceptionnelles et géographiquement intéressante. Il faut surveiller les enfants qui rapporteraient bien des échantillons de roches disproportionnellement trop gros!


Maëlie…

Les arbres pétrifiés sont des arbres transformés en roche. Il y a des millions d’années, des arbres se sont faits inondé par l’océan. Tous les minéraux de l’eau se sont infiltrés dans l’arbre. Quand l’eau s’est retirée après l’ère glacière, la partie liquide s’est évaporée mais les minéraux ont restés dans les arbres. Ils avaient plusieurs couleurs grâce aux différents minéraux : jaune, orange, gris, noir, mauve et turquoise!

Ensuite, nous espérions aller visiter Bryce Canyon qui avait été mon coup de cœur 2008. Malheureusement, à ce moment de l’année, la météo est incertaine et nous arrivons pendant une grosse tempête de neige. Tout est magnifiquement blanc, au lieu du orangé habituel. Martin ne trouve pas la situation très rassurante. Il n’apprécie pas conduire la roulotte sur les routes glissantes. Heureusement, tout se passe bien.


Enfin, nous faisons un arrêt de quelques jours à St-George dans le parc d’état (Snow Canyon). Il n’y a pas de neige mais les températures ne sont pas aussi chaudes que prévue. Nous profitons de ce que la nature nous offre en faisant quelques journées d’escalade et de vélo de montagne. C’est une première pour nous de pédaler dans le désert vallonné à travers les lézards et les cactus. Loïkim devra apprendre à rester dans les sentiers pour éviter à son père de passer une soirée à réparer 12 crevaisons dans ses pneus remplis d’épines de cactus…!



Parmi les bons moments, les enfants développent leur anglais en socialisant avec des amis dans le parc. Nous passons aussi une belle soirée avec le ranger du parc qui nous informe sur les mystérieuses créatures que sont les scorpions.


 

 

Médrick…

Un mythe dit que les scorpions sont mortels. C’est complètement faux, ils ne font pas plus mal qu’une piqûre d’abeille. À moins d’être allergique à son venin, il ne peut te faire du mal.

Il y a autour de 2000 sortes de scorpions dans le monde. Sur ceux-ci, qui 25 sortes sont mortelles. Le scorpion est divisé en douze parties. Ce que l’on appelle la queue du scorpion n’en est pas une, c’est simplement une partie de son corps. Ils deviennent adultes à l’âge de 3 ans. À cet âge, ils ne sont pas plus longs que 2 cm. Mais ils pourront continuer de grandir jusqu’à leur mort à l’âge de 6 ans en atteignant 5 cm. Inversement, lorsqu’ils sont bébés, ils ne mesurent que quelques mm. Ils sont dans la famille des araignées.

Ils mangent principalement des insectes mais les races plus grosses peuvent aussi manger de petits lézards. Les scorpions se font manger par des oiseaux, des serpents, des rats et d’autres scorpions les mangent, en fait, ils peuvent donc être cannibales.

Les scorpions sont nocturnes, si tu veux les voir, tu as besoin d’une lumière mauve spéciale (rayon ultra violet) parce qu’avec une lumière normale, tu ne peux pas les voir car ils sont beiges comme le sable et ils se camouflent. Avec la lumière mauve, quand tu passes dessus, ils deviennent vert flash et sont plus faciles à repérer. Les scorpions ne vivent pas juste dans le désert, ils peuvent vivre dans des forêts ou des forêts tropicales et même quelques uns ont été vu dans la neige. Ils vivent n’importe où.

Dorénavant, avec le texte que je viens de vous fournir, je crois que vous n’aurez plus pleur des scorpions. Du moins, pas plus que des abeilles!

Comme nous avons expliqué aux enfants, nous vivons présentement la partie de notre voyage dans la catégorie camping-nature… Mais… nous avons dû affronter tout de même un choc culturel avec la réalité des communautés très républicaines du Utah, voir Red Neck. Leur rigidité et leur fermeture fut un irritant pour nous mais de toute évidence encore plus pénible à vivre pour les responsables du parc. Ils ont rarement eu des gens aussi problématiques que nous à gérer. Martin s’est vidé le cœur pour mieux digérer la situation!

Martin     Au pays des Red necks…

On arrive dans un super beau parc d’état (State Park) du nom de Snow Canyon. Le camping affiche quasi-complet car peu de sites ont suffisamment d’espace pour notre combo pickup+grosse berta. La femme à l’accueil nous propose de prendre un petit site et de stationner notre pickup à l’entrée. Super! Elle nous explique en long et en large tous les règlements du camping. Du genre, ne pas grimper sur les roches, surveiller ses enfants, pas d’alcool… Je mentionne à Jolène l’importance de respecter ces exigences car nous sommes probablement dans l’état le plus « stiff » des USA. La première nuit, je mets le pickup en infraction sur le terrain voisin car il est vacant et c’est plus pratique pour loader-déloader le stock d’escalade et les vélos. Le lendemain, un bénévole nous suggère de mettre le pickup devant les toilettes. Il s’occupera de l’approbation auprès du tout-puissant Ranger. Vers midi, il y a un avertissement dans le pare-brise…

En allant renouveler pour 2 autres nuits, la femme à l’accueil me sermonne de ne pas avoir respecté son exigence de stationner à l’accueil. Comme il n’y a pas l’ombre d’espace à discuter, je demande pardon et repars. Le lendemain : pas d’histoire car je stationne au seul endroit légal. Le lendemain, un gentil voisin ayant seulement une tente sur un terrain 5x plus grand que le notre, m’offre de stationner mon pickup sur son terrain. Merci l’ami!

Le lendemain, en voulant renouveler, je suis convoqué au bureau du Ranger. Le ciel me tombe sur la tête. Il me mentionne qu’ils ont que des problèmes depuis notre arrivée. Nous sommes des vrais casse-pieds et pour cette raison, il ne veut plus nous avoir dans son terrain de camping…wow qu’est-ce que c’est ça?Je lui demande : A-t-il eu une plainte de quelqu’un? Aucune évidemment! Il est là le choc culturel! Pour eux, il ne peut y avoir aucune interprétation/assouplissement des règles, même si cela pouvait faire du sens. Ils sont aux antipodes de notre Québec national! Nous qui apprenons aux enfants à baser leur jugement sur ce qu’ils font en se demandant si leur action ne dérange personne, que si elle ne brise/altère rien, alors c’est sûrement ok de le faire!!!

Cette logique sociétale mène tellement à des absurdités lorsqu’il n’y a pas de balises. Le sens du jugement ne fait plus partie du quotidien. Comme la fois où l’on faisait de l’escalade dans ce superbe canyon et qu’aucun règlement n’interdisait un père à montrer à son fils à shooter du 12 des bouteilles de vitre à 50 mètres de nous tout en y laissant les éclats de surcroit.

Nous avons choisi de quitter pour leur éviter une crise cardiaque avec notre comportement délinquant dans un terrain de camping…!

 

Tant qu’à être dans les chocs culturels, nous avons décidés de poursuivre notre aventure à Las Vegas. Passer de la nature à la ville est aussi un choc où l’on doit s’adapter. D’abord en arrivant au terrain de camping de 900 terrains (exclusivement pour les véhicules récréatifs), nous avons dû interpréter le sens du terme tous les services inclus. Nous sommes généralement autonomes pour notre électricité, nos égouts et notre eau. En ville, le terrain vient aussi avec le câble, le téléphone, la piscine, le spa, internet, le casino et des douches… Ces dernières sont tellement intenses qu’on croirait vider un lac à chaque lavage.

En roulant pour trouver notre espace pour stationner notre roulotte, nous réalisons que c’est le monde à l’envers pour nous. Dans les parcs nationaux, nous sommes entourés de jeunes, en tente qui ont des corps d’athlètes. Ici, nous sommes entourés d’énormes véhicules récréatifs, remplis de gros avec leur pesant en argent pour les casinons. Dans un sens, c’est plus flatteur pour nous!

Nous passons une soirée à admirer des spectacles gratuits dans les hôtels (Caesar Palace et Treasure Island) ainsi que les charmantes fontaines du Bellagio. Les enfants ont apprécié visiter la boutique-musée M&M… Une journée de ville est suffisant… Quoique mes greluches semblent apprécier la vie des gens riches et célèbres!


Ce fut une nouvelle occasion d’apprécier et d’observer les différences et les personnalités qui se développent de plus en plus chez notre progéniture.

Médrick est définitivement un mâle de la nature et du sport… Quoiqu’il a un intérêt pour comprendre le fonctionnement des machines dans les casinos. Ce n’est pas clair si c’est son intérêt scientifique ou son attirance pour l’argent. Ce qui est plus clair c’est qu’il aime surtout visiter les hôtels avec de gros aquarium…!

Maëlie est en transformation pour devenir une jeune femme. Elle est à la recherche de son identité qui se traduit par son affirmation et son désir de s’affirmer en tant qu’être différent. Elle a un désir de coquetterie et une conscience de son image. Les nombreux magasins de modes et de vêtement sont vraiment un attrait pour notre grande fille dans la ville.

Loïkim est évidemment notre farfelue heureuse. Elle rêve de spectacles, d’arts et de design. La ville est une source d’inspiration pour elle. On la sent fébrile et désireuse de tout absorber ce qui se passe dans son environnement. Elle a son style et sa mode qui la rende si charmante et précieuse dans la famille.

Kaïlane est encore trop jeune pour clairement imposer sa personnalité. Elle est un mélange de son grand frère et ses grandes sœurs qu’elle admire et cherche à ressembler. Elle semble devenir un heureux mélange de tous ses modèles. Présentement, elle se démarque par sa volonté d’apprendre. Ce qui ne cesse de nous faire rire. Lors des devoirs, un matin, elle devait inscrire en chiffre le nombre d’objets illustrés sur la page : 1 chat, 3 pommes, 5 chiens,… lorsque nous réalisons qu’elle n’a rien écrit devant l’unique fleur… Elle répond qu’elle sait écrire un=1 mais pas une=? Elle nous a aussi demandé qu’est-ce qui arrive si un cadavre se réveille? Elle nous informe aussi que l’eau ici est vraiment mouillée.

Ce n’est pas ennuyant d’être un parent! Mais c’est parfois intense. Présentement, nous avons tellement poussé pour que les enfants développent le goût de la lecture que notre plus grande source de conflits c’est de leur imposer d’arrêter de lire à certains moments de la journée. Ils nous trouvent sévères d’imposer une activité familiale, généralement sportive, à tous les jours sans possibilité de lire à temps plein! C’est un beau problème comme on dit…

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Les dernières aventures à Sun Peaks

Déjà 10 semaines dans le condo à Sun Peaks avec 65 journées de ski…! Un bilan qui se résume par des beaux moments en famille avec du sport, de la bonne bouffe et un bronzage de raton laveur… WOW!

Nous avons développé une forme de routine agréable et stimulante pendant ces belles semaines d’hiver. Pourtant, chaque journée est différente et remarquable.

D’abord, les moments d’études du matin se sont déroulés avec beaucoup plus de sérénité pour tous. La routine aidant, chacun avait sa place tout en connaissant et comprenant les objectifs à atteindre pendant la semaine. Je me sentais de plus en plus confiante dans mes capacités et ma planification pédagogique. Les enfants ont gagné en maturité, en concentration et en confiance dans leur réussite. Une grosse brique de pression sur mes épaules se libère davantage à chaque semaine!

Pour le ski ou la planche à neige, chaque journée comporte son lot de surprises. Chacun choisi son équipement du matin en fonction de ses goûts et de la neige. Nous passons généralement le matin en famille puis parfois on forme des équipes pour satisfaire les plaisirs de chacun en après-midi. Certaines pistes deviennent rapidement les coups de cœur de toute la famille et nous comblent à tous les jours… Par contre, nous passons rarement une journée sans découvrir de nouvelles pistes tellement la montagne est immense.

Nos classiques de la montagne étaient presque toutes dans les sous-bois comme la Granny’s Green, la Three Bear, la Peakaboo et les deux Fir à partir de « SunDance ». Sans oublier la OSV et les burn and turn à partir de « SunBurst ». Le dessous de la chaise « Elevation » était aussi un grand plaisir. Vers la fin, nous avons aussi découvert la Rice Bowl … Nous ne manquions pas de choix pour explorer la forêt et la neige de l’Okanagan.


Lors des journées moins venteuses et ensoleillés, nous apprécions monter dans le haut du bol alpin de « Burfield » pour se gâter dans la poudreuse et les pentes expertes. Back Door ainsi Toilet Bowl nous ont comblés. Sans oublier quelques expertes vers la fin de l’hiver qui nous ont permis de tester nos réelles compétences comme Freddy’s Nigthmare et la Challenger…


Seulement deux pistes sans arbres ont su nous motiver soit la OSV pour descendre en down hill entre les valons ainsi que la belle Ridge qui traversait la montagne.

Évidemment, les enfants ont passé la majorité de leur temps à pratiquer leurs habiletés sur les jumps, les big air et les rampes dans le parc à neige. Tant qu’à moi, je préférais ne pas être l’adulte responsable de les surveiller et ramasser les morceaux. Ils devenaient tous stressant à observer. Médrick arrive maintenant à faire ses 360. Les deux grandes filles sautent de plus en plus haut. Tant qu’à Kaïlane, elle est la vedette et se fait applaudir par ses admirateurs dans les chaises lorsqu’elle descend les rampes assises sur ses fesses… Surtout lorsqu’elle porte sa perruque verte…!



Pour agrémenter les journées, nous avons tous à tour de rôle reçu un cours privé de planche à neige sauf moi en ski… En plus des samedis matins avec les deux heures de groupe pour les enfants. Les leçons ont permis des motiver et d’aller plus loin dans les défis sportifs.

Il reste aussi à se remémorer les belles descentes sur la partie de la montagne hors limite de la patrouille qui offrait une belle neige sans trace lorsqu’on acceptait un 30 minutes de marche pour s’y rendre. Même les enfants ont finalement découvert un intérêt pour les Gils et sa belle poudreuse fraîche…!


Comment ne pas mentionner notre fidèle Rambler qui nous ramenait directement devant notre condo. Longue descente de débutant qui devait se faire en 10 minutes mais qui parvenait à étirer le plaisir pendant 5 fois plus longtemps avec tous ses petits sauts dans la forêt sur les côtés. Un plaisir renouvelable à chaque jour pour les deux petites.

Nous avions cru nécessaire d’organiser d’autres activités à chaque semaine pour éviter la monotonie avec les enfants. Martin a reçu un petit congé de planification puisque nous avons sorti une seule fois sans que personne ne semble souffrir d’ennuis. Notre unique activité fut d’assister à un match de hockey des futurs joueurs de la ligue nationale. Les Blazers de Kamloops contre les WinterHawks de Portland. Les grands ont apprécié le match tandis que Kaïlane a adoré les entractes et les arrêts de jeux animés!

Pour ce qui est du reste du temps au condo, les enfants ne manquaient pas d’imagination. Après leur journée de ski, ils retournaient souvent dehors pour continuer à profiter de la neige. Parfois ils bricolaient ou s’inventaient des histoires farfelues. Évidemment, la lecture a occupé une place importante dans leur soirée. Nous avons aussi tenté d’intégrer une activité familiale en anglais à chaque soirée. Le concept fut agréable mais malheureusement pas très régulier. Ce qui fut vraiment notre nouvelle religion fut la bière et pop corn devant un film le samedi soir…

Du côté de Martin, il a profité de ces quelques heures libres par jour pour travailler et ainsi maintenir son cerveau occupé. Pour ma part, j’ai adoré expérimenter de nouvelles recettes de repas et de dessert. Tout le monde a apprécié mon nouveau passe-temps. En conclusion, nous avons tous développé des cuisses de béton en ski, des genoux démolis après 65 journées de bosses en forêt… et une accumulation de corps adipeux à cause des plaisirs gastronomiques. La belle vie quoi?!

Après 7 semaines de plaisir en famille, comment rehausser l’expérience du ski? La solution est simple, il suffit d’y ajouter des personnes qu’on aime pour partager notre bonheur. La présence de mon frère Francis ainsi que ma mère quelques jours plus tard fut une recette gagnante et marquante pour nous tous!

Il faut d’abord comprendre que la vie de mon frère tourne autour de la montagne, la neige et l’aventure. Il est un réel passionné et possède une expertise approfondie dans ce domaine. Sa présence a même transformé le vocabulaire et la vision d’une montagne chez ma gang. Tout le monde parle maintenant de cliff, de drop, de couloir d’avalanche, de bol, de face shot, de first track, d’arva, pelle, sonde…! Les enfants sont maintenant à la recherche de chaque tronc d’arbres ou roches qui pourraient créer une descente verticale à explorer. Heureusement, l’expérience est entourée de conseil de sécurité et de réflexion avant toute action. Mon frère est le guide à suivre. Tous mes enfants bavent en l’observant dévaler les pentes ainsi qu’en l’écoutant raconter ses nombreuses histoires en montagne.


Par contre, l’admiration et la fierté semblent aller dans les deux sens. Mon frère aussi parait impressionné de voir ma gang relever tous les défis qu’il leur propose sur une montagne de ski. D’abord la petit Kaïlane qui repart après une longue journée de ski à 15h30. Elle est la seule à revenir avec moi et mon frère pour une dernière descente afin de présenter la montagne à son oncle. Après sa surprise de voir sa nièce « carver » dans une bonne pente abrupte mais sans bosse, nous partons dans un sous-bois. Kaïlane suit mon frère à tout prix même lorsqu’il passe entre deux arbres complètement hors piste pour descendre une drop. Il se retourne et constate chaque fois qu’elle est derrière lui, souriante et fière.



Ensuite, arrive ma mère pour venir compléter le bonheur de la famille toute réunie. Ma mère est d’une nature extrêmement facile à vivre. Elle est conciliante, aidante, chaleureuse mais surtout toujours de bonne humeur. Je redécouvre ses qualités que je suis maintenant en mesure d’apprécier et de profiter à chaque jour. Ma mère aime son lit, ma bouffe, la montagne, la vue, les enfants, la vie… Il n’y a jamais de problèmes, elle se laisse guider et organiser par ses deux enfants, son gendre et ses quatre petits enfants.

Depuis l’arrivée de ma mère, mon frère a perdu sa chambre avec sa toilette personnelle. En plus de maintenant devoir s’adapter à la présence de 4 enfants à temps plein, il doit maintenant relever le défi de dormir en leur présence dans la même pièce au sous-sol. Bravo mon frère, tu sembles avoir été à la hauteur de ton stage en immersion intensive. J’espère que tu ne resteras pas traumatisé de ton expérience

À Sun Peaks, il y a les vendredis des courses de vitesse. Après avoir hésité tout l’hiver pour y participer, nous avons décidé que nos enfants devaient être en déséquilibre et sortir de leur zone de confort en affrontant la compétition. Le stress est présent mais les encouragements les aident à traverser l’expérience. La première semaine, Kaïlane revient avec une médaille et Maëlie un prix de participation. La deuxième semaine, mon frère décide de partager l’activité avec mes jeunes en effectuant la course avec ses skis de poudreuse. Après une agréable journée en gang, le tout se termine avec une bière et un bon souper dans le bistro pour récompenser tous les participants. Bravo aux médaillés Kaïlane, Maëlie et Francis ainsi qu’à Loïkim avec son prix de participation. Merci à Médrick qui nous offre un spectacle de sauts 360 sur la montagne pendant que nous levons nos verres…!


Pendant nos deux semaines en grosse gang, nous alternons les plaisirs. Certaines journées avec ma mère qui s’émerveille de la montagne en appréciant les pistes damées, larges, assez douces et sans obstacle. Certaines journées avec mon frère qui sort uniquement lors des grosses tempêtes pour descendre les pistes d’expert dans la forêt. L’avantage, c’est que mon frère a plusieurs journées tranquilles pour travailler sur sa présentation en Autriche pour son colloque des géophysiciens ou planifier sa soutenance de doctorat lors de son retour en avril. Incroyable mais vrai… sous ce sportif-cascadeur-intrépide et passionné de la montagne, aux jambons sur dimensionnés, se cache aussi un gros cerveau…! L’autre avantage, c’est que ma mère peut garder ma puce malade pendant son otite et nous éviter de manquer la tempête de l’hiver. Tout le monde semble gagnant.


Les journées passent donc trop vite en bonne compagnie ainsi que nos soirées bien animées. Entre la dégustation de bons vins, les jeux de société, les sessions de tiraillage, de snappage avec des serviettes ou de massage… le plus divertissant fut assurément le souvenir du Vietnam… Quoi de mieux qu’un bon shooter de vin de cobra pour pimenter une soirée!


Pendant le séjour de mon frère, Médrick et moi avons relevé le défi de l’accompagner dans une vraie montagne… avec couloirs, bols, cliffs, falaises et émotions… Il y a peu d’enfants qui peuvent fréquenter Revelstoke. Évidemment, Médrick est à la hauteur pour s’amuser et moi j’arrive encore à suivre pour prendre en photo les cascades de mes hommes… Après quelques débarques de type Tomawok, nous revenons tous charmés et impressionnés… autant par la montagne que les talents de mon frère. Depuis plusieurs années je l’entends mémérer sur ses exploits en montagne comme un pêcheur de ses poissons… Je peux maintenant témoigner qu’il est à la hauteur de ses récits!


Pour ajouter la cerise sur le sundae, nous organisons un petit voyage en gang afin de découvrir deux autres montagnes fétiches de l’ouest. Nous partons donc vers les stations Kicking Horse et Lake Louise.

En embarquant à 8 dans la gondole nous menant au sommet de Kicking Horse, nous comprenons le sens du mot montagne. Ma mère a des frissons et nous sommes tous émus par le spectacle. Des bols alpins, des caps rocheux et des couloirs en abondance. Mon frère nous propose une première descente vertigineuse. Martin recule en regardant l’angle de la pente et se propose de prendre la piste qui contourne avec ma mère et les jeunes. À notre grande surprise, les 4 enfants veulent accompagner le king de la montagne alors je dois me porter volontaire pour les suivre et possiblement ramasser les morceaux en descendant. Après sueur et angoisse de voir ma gang… dans le ravin… Je peux reprendre ma respiration enfin arriver à la base! Il semble que notre entrainement de l’hiver ne fut pas inutile. On s’adapte tous tranquillement aux nouveaux angles de la montagne et finissons par apprécier l’expérience.


Le lendemain, après de nombreuses hésitations, nous décidons de partir Martin et moi, avec mon frère comme guide, pour vivre une aventure de back country… pendant que ma mère accepte gentiment de garder ma gang et se baigner à la piscine de l’hôtel. Après une heure de marche dans un décor digne des films de ski, nous arrivons finalement au sommet de Kicking Horse, à l’extérieur de la zone patrouillée. Nous sommes prêts à recevoir une formation de base pour récupérer une personne prise dans une avalanche. La survie de mon frère en cas de risque repose sur nos épaules. Je suis d’abord nerveuse sur mes capacités à comprendre la technologie d’un appareil émetteur d’onde, un arva. Mon frère nous donne un cours théorique et pratique pour nous donner confiance à récupérer quelqu’un dans un temps très court avec notre équipement de base « arva-pelle-sonde ». J’apprécie la formation et mes craintes s’apaisent. Mon frère nous apprend aussi le minimum pour réagir dans une avalanche et lire le terrain de façon sécuritaire. Nous descendons un à la fois pour constamment assurer la personne qui descend. Je me sens comme les policiers dans une mission importante. Mon frère nous sécurise et arrive à nous transmettre sa passion pour son terrain de jeux de rêve. Nous ne faisons que deux descentes dans notre journée mais… c’est la qualité qui compte… D’autant plus que même les montées sont grandioses et bonnes pour notre entrainement physique. Lors de notre deuxième descente, nous avons marché encore plus loin pour s’offrir de la vraie neige sans trace. Je comprends maintenant l’obsession de mon frère pour s’offrir des vierges… Quel beau cadeau de s’offrir à 40 ans une journée de passion avec mes deux hommes importants de ma vie et le troisième qui devait sûrement veiller sur nous d’en haut.


Les avalanches… par Médrick :

Cette année, j’ai découvert un sport que vous connaissez tous, le ski. En fait, j’ai découvert ce sport mais en différent. C’est du ski hors des limites de la montagne patrouillée. C’est du hors piste.

Il y a plusieurs moyens de se rendre hors des limites de la montagne. Soit tu mets des peaux de phoque en dessous de tes skis pour monter à ski. Tu peux aussi choisir n’importe quelle montagne et monter en héliski, en catski ou en motoneige. La façon la moins chèr mais la plus forçante est de marcher à pied avec tes skis dans un sac-à-dos.

Quand on va hors piste, il y a beaucoup de neige poudreuse donc beaucoup de possibilité d’avalanche. Si un de tes amis se fait prendre, tu as besoin d’équipements pour tenter de le sortir de la neige. Quand il y a un gros soleil, les rayons reflètent sur la neige et t’aveuglent, donc pour éviter cela, tu as besoin de lunette fumée. Un sac à dos pour mettre nos skis est très utile au lieu de les mettre sur notre épaule. Pour finir, des peaux de phoques pour marcher.

Dans l’équipement de secours : Arva, pelle et sonde. Le Arva a deux modes : émetteur et receveur. Lorsqu’on ski, il est toujours en mode émetteur mais s’il y a une avalanche et que ton ami est emporté, tu dois le mettre en mode capteur pour que ton appareil puisse te signaler où ton ami est ensevelie sous la neige. Quand tu sais à peu près où il est, tu prends ta sonde (longue tige de métal) et tu piques dans la neige à différents endroits jusqu’à ce que tu rencontres une résistance. Si tu touches quelque chose, tu prends ta pelle et tu déneiges ton ami. Tu t’es dépêché à faire tout çà rapidement, car après 15 minutes sous la neige, ses chances de survies ne sont que de 50%.

J’ai adoré aller en hors piste car il y a plus de neige poudreuse que n’importe où sur la montagne. Quand on ski dans la poudreuse, on a l’impression de flotter… Par contre, c’est très forçant de tout monter à pied pour se rendre!

Pour couronner ce petit voyage, nous sommes finalement allés skier au Lake Louise. Le soleil et le paysage digne d’un vieux 20$ était au rendez-vous. Ma mère a eu le courage d’affronter la montagne pour suivre ses enfants et ses petits-enfants au sommet. La dernière partie se faisant sur un pommeau… Même lorsqu’elle prend une débarque, elle continue de m’impressionner avec sa bonne humeur, son positivisme et sa flexibilité à nous suivre même si nous oublions parfois qu’elle n’a plus 20 ans. Tant qu’à mon frère, il complète son entrainement des clifs et des drops avec ma gang… Il nous offre même un magnifique 360 du haut du rocher!


C’est en repensant à ces deux belles semaines de ski, de complicité, d’aventures et de partage que nous devons se dire au revoir dans l’émotion. Je ne sais pas si j’aurai la chance de revivre des moments aussi intenses avec ma famille en compagnie de ma mère et mon frère. C’est un privilège d’être parvenue à se synchroniser pour tous se croiser. J’ai apprécié chaque instant et je suis certaine que les enfants en garde un souvenir très précieux!

Le retour au condo annonce une nouvelle étape qui se prépare… Il nous reste une dernière semaine pour organiser et planifier la suite tout en profitant des dernières journées de ski…!

Les colocataires d’hiver dans la roulotte…!

Pour notre dernière étape de notre année sabbatique, nous avons réfléchi à différentes possibilités. Évidemment, la condition médicale de Maëlie étant notre premier critère de décision. Pendant tout l’hiver à Sun Peaks, elle a été suivi aux deux semaines. Des échographies démontrent une dégradation significative de son rein dans les derniers mois mais sa fonction rénale, monitorée par des prélèvements sanguins, semblent plutôt stable. Nous n’avons donc aucun indice clair pour prendre une décision.

Le médecin pédiatre, peu habitué de suivre une condition aussi aigüe, semble surpris à chaque semaine de voir Maëlie aussi en forme et s’attend à chaque semaine à une entrée d’urgence à l’hôpital. Considérant cet état critique, nous envisageons d’abord de rester dans la région et d’offrir nos services pour faire du bénévolat dans une ferme. Les enfants semblent apprécier l’idée. Nous envoyons une lettre de motivation à nos différentes connaissances dans la région. Plus le temps avance et moins nous avons de réponses. Martin commence à regarder le prix des billets pour Hawaï. En fait, nous cherchons une solution pour les quelques semaines d’avril qui seront trop froides pour camper dans notre roulotte au Canana. Le coût potentiel d’annulation semble trop élevé car il y a les réservations de maison et de voiture à Hawaï. On décide donc finalement de revenir à notre confort et notre chez nous, dans notre roulotte. Nous descendrons pour quelques semaines vers le sud ouest des États-Unis pour profiter d’un climat chaud. J’aurai ainsi la possibilité de revenir rapidement en avion avec Maëlie et Martin nous rejoindre en quelques heures avec la roulotte et les enfants en cas de nécessité médicale.

Nous sommes tous satisfaits de notre décision et partons en direction de Squamish près de Vancouver pour retrouver notre chère roulotte… Nous savions déjà qu’un petit travail de nettoyage nous attendait car nous avions vu quelques crottes de souris en allant chercher notre pick up en janvier… Mais là, la véritable surprise restait à venir…! Dans la catégorie des surprises qu’on pourrait bien se passer. OUACH!!!

Pendant que je m’occupais des enfants à l’hôtel pour la soirée, Martin part commencer le ménage pour accélérer les travaux. Il revient tard et complètement découragé. Il y a des excréments partout… l’odeur est infecte et tout semble contaminé. Le lendemain matin, nous partons en famille muni de gants et de masques pour venir à bout des cadeaux de nos visiteurs. Après une heure à mettre tous les lits, les vêtements, les jouets et l’ensemble de nos effets personnels à la poubelle, je sors le drapeau rouge. Les enfants pleurent leurs toutous et moi je retiens ma nausée devant des conditions aussi infectes… Nous déclarons forfaits et téléphonons nos assurances pour recevoir du renfort… surtout après la découverte d’un cadavre dans le lit des enfants… Un gros rat! C’est pire que l’Inde…!

Évidemment, tout ne s’organise pas aussi vite que nous le souhaiterions. Les assurances ne considèrent pas notre situation urgente puisqu’il ne s’agit pas de notre résidence principale. Tout le monde est en santé et nous apprécions relever les défis mais la vie dans une chambre d’hôtel ne faisait pas parti de nos premiers choix envisagés pour les prochaines semaines.

Nous devons louer un local pour entreposer nos effets décontaminés et organiser le grand nettoyage du printemps.

En attendant, les devoirs se poursuivent le matin dans la salle de conférence de l’hôtel et c’est la baignade dans l’après-midi. Mes moments préférés ne sont sûrement pas les déjeuners et les dîners par terre dans la chambre de l’hôtel. Mon budget n’apprécie pas tous les soupers au restaurant mais ma grande surprise c’est que les enfants ne sont même plus excités d’aller manger au McDo, mon estomac non plus. En fait, nous commençons à découvrir les saveurs des salades McDo… c’est sûrement un signe de trop grande fréquentation et d’écoeurement au royaume du hamburger. Peut-on être signalé à la DPJ pour excès de fast food?

En fait, le moment favori des filles, en m’excluant, fut le magasinage à Vancouver. Je pense que l’émotion était aussi grande qu’à Disney… Trois gros paniers remplis de vêtements, literies, serviettes et toutous… Toutes les peines ont disparues comme par enchantement. Je ne sais pas de qui retiennent nos greluches? Un vrai Noël des campers au mois de mars.

Finalement, les péripéties auront duré presque deux semaines… Tout est maintenant propre et neuf pour reprendre le départ vers le sud-ouest des Etats-Unis. Au programme : escalade, vélo de montagne et planche à voile tout en visitant les parcs nationaux.

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