La Thaïlande III – Le Nord

Pour bien débuter notre dernière étape… Martin nous a planifié un transport pour des vrais back packer endurcis… Un petit 17 heures de train pour apaiser nos courbatures de l’hôpital… Bon programme mon homme! Heureusement, au fil des heures qui passent, le paysage se transforme pour nous faire découvrir une nouvelle Thaïlande plus campagne et reculée de la civilisation… Comme j’aime tant.

Ouf et reouf! Dire que parfois j’étais inquiète de partir à 3 heures de route de la maison avec les enfants… Nous arrivons finalement dans la chaleureuse ville de Chiang Mai… Pour bien nous rappeler que nous sommes en Asie et qu’il n’y a jamais rien d’acquis, après 30 minutes de taxi pour arriver à notre hôtel, nous réalisons que celui-ci est fermé… Évidemment le taxi est déjà reparti. Nous sommes donc au milieu de la rue avec 4 enfants épuisés, 12 valises aussi épuisés ainsi que des parents avec aucun plan B… OK on reste calme… On se trouve un coin avec petit chat pour occuper les enfants. Mon homme recherche sur internet pendant que je pars à la recherche avec mes jambes. Le premier qui trouve gagne un lit, une piscine et quelques minutes de détente… J’ai gagné! On peut imaginer une petite après midi tranquille pour organiser la suite… Martin décide qu’il ne veut plus se faire gérer d’ici la fin du voyage alors il prend la décision intrépide de nous louer un véhicule. Je ne suis pas du tout rassuré de conduire dans les routes imprévisibles de la Thaïlande avec leur absence de panneaux de signalisation. En plus de la conduite dans le sens inverse… Mais je n’ose pas m’objecter à son idée. En soirée, on se change les idées en déambulant dans le fameux marché du dimanche. C’est coloré, odorant et animé! Les enfants adorent découvrir des nouvelles saveurs dans la rue et dépenser de l’argent pour des souvenirs!

Dès le lendemain matin, je suis déjà reconnaissante envers Martin de son idée de véhicule. On profite de l’autonomie et la flexibilité de rouler à notre rythme. Imaginez, la compagnie d’assurance serait fière de nous classer dans la catégorie encore plus inférieure : Dès « back packer » qui partent sur un « no where »! Nous roulons en direction du nord… Sans objectif précis! Nous prévoyons seulement faire une boucle de 700km dans le nord en visitant les campagnes et les différents petits villages.

D’abord, nous nous arrêtons pour visiter un jardin de culture d’orchidées. C’est un héritage de mes parents que je transmets peu à peu à ma gang! Je suis tellement emballée et émotive lorsque je partage mes connaissances que je pense avoir un intérêt contagieux! Les enfants ont décidé de tenter l’expérience de cultiver des orchidées eux-mêmes. Nous revenons avec deux bouteilles de spécimens. Espérons qu’elles apprécieront la route autant que leur nouvelle famille d’adoption. Nous avons donc la nouvelle responsabilité de 5 Catleyas et 4 Vandas.

Après notre expérience florale, nous continuons avec une aventure animale. Nous passons l’après-midi en compagnie d’énormes pachydermes. Les éléphants sont assurément des bêtes fascinantes par leur force, leur douceur, leur obéissance et leur émotion… L’homme parfait quoi! Les enfants ne se lassent pas de les nourrir et de les observer. Nous avons même le plaisir d’assister à un spectacle avec une vingtaine d’entre eux. Ils nous captivent avec leurs habiletés sportive, musicale, de force mais surtout… artistique. Les éléphants arrivent à peindre des toiles vraiment belles. J’oserais même admettre qu’ils sont plus talentueux que moi! Mais le plus impressionnant, c’est assurément leur grosseur avec tout ce que cela comprend. Juste la trompe doit être 3 fois plus grosse que Kaïlane. Sans oublier leur bouse aussi grosse qu’un ballon, les chute Niagara d’urine, les pets qui sonnent comme un tonnerre et lorsqu’ils se couchent dans l’eau on croirait observer un tsunami… Tout est monstrueux!

Finalement, nous partons en direction de Pai. Notre grand intérêt pour les éléphants nous a encouragés à réserver une nuit dans un camp d’éléphants pour le lendemain. Nous devons donc affronter 3 heures de route exceptionnellement sinueuse en montagne. Martin a calculé une moyenne de 4 secondes entre chaque virage pour effectuer les 800 courbes de la route! Heureusement que j’ai toujours des Gravols dans une de mes nouvelles sacoches. C’est tellement intense que sur les rares panneaux routiers que nous croisons, il est affiché les haltes routières disponibles pour vomir… Avec petit logo visuel pour les touristes. Bonhomme allumette au dessus d’une toilette!

Malgré la couleur verte à notre arrivée, nous sommes excités de dormir à côté des éléphants dans notre petite hutte de paille. Notre enthousiasme nous a même fait accepter de dormir dans une petite chambre avec seulement deux lits simples. J’imagine que le mal des transports avait embrouillé ma capacité à évaluer la dimension des lits. De toute façon, nous commençons à être habitués de se coller. Nous y serons plus au chaud la nuit!

Les enfants passent la soirée à étudier les commandes de base pour être en mesure de diriger leur grosse bête le lendemain. Pourquoi arrivent-ils à retenir les mots complexes alors que leurs tables de multiplication ou leurs mots de dictée n’arrivent pas à entrer dans leur tête?

C’est le grand jour qui est arrivé. C’est encore leur plus belle journée de notre aventure. Les enfants courent rejoindre les éléphants pour tenter de mettre en pratique leur leçon. Il n’y a pas de mots pour exprimer l’émerveillement des enfants quand l’énorme trompe vient les enlacer au son de leur commande « god » qui signifie, câlin… C’est la commande préférée de Maëlie. Tant qu’à Médrick, il préfère « Song » pour se faire soulever par la trompe. Pour les petites, vraiment minuscules à côté de ces monstres, elles retiennent surtout « how » qui signifie arrête. C’est utile dans leur moment de stresse. Du côté de Martin, comme il n’a pas fait ses devoirs, l’animal ne lui obéit pas… Comme avec sa femme…! Heureusement qu’il sera avec Médrick pour se faire guider.

Après les leçons de base, nous partons à l’aventure sur notre monture dans la montagne. Tout le monde est vraiment en extase… mais Martin trouve que son entre jambe supporte mal la position d’écartement extrême. C’est ça vieillir… On perd de la flexibilité. D’autant plus qu’après le dîner, il fera l’école buissonnière pour participer à la collecte de la canne à sucre pour nourrir les éléphants. Il est trop épuisé et il a mal aux jambes… J’ai hâte de le voir en ski la semaine prochaine!

Le moment préféré de tous est incontestablement nos deux baignades dans la rivière avec nos nouveaux amis de 3 tonnes et demi. Ce n’est pas une simple balade avec les pieds dans l’eau… C’est vraiment un moment de jeu où l’on se tiraille et développe une complicité avec notre animal. C’est rigolo lorsqu’on crie « bône » et qu’on se fait asperger d’eau avec la trompe. Mais pour être vraiment mouillé, c’est lorsque l’animal décide de se coucher dans l’eau et même de plonger sa tête… Il ne reste que son tuba (sa trompe) hors de l’eau. C’est tout un exercice d’équilibre de rester dessus. Les guides adorent donner des commandes pour s’assurer que l’éléphant nous catapulte dans l’eau. Dans ce jeu de rodéo aquatique, nous n’arrivons pas à maintenir plus de quelques secondes avant de plonger et surtout de rire. On voudrait que ça ne se termine jamais même si l’eau est très froide et que parfois… nous observons de grosses boulettes brunes flotter autour de nous! Une autre journée inoubliable, riche en émotions et en apprentissage vient de se terminer… Snif! Snif!

L’éléphant par Médrick : Moi et ma famille avons vécu une expérience inoubliable, nous avons fait un tour à dos d’éléphant.

Les éléphants mangent des bananes et de la canne à sucre. Ils mangent autour de 200 kg par jour. Leur poids est impressionnant, ils peuvent peser jusqu’à 3 tonnes. Sa trompe est environ 2 mètres de long et peut soulever 300 kg. Il est haut de 3 mètres, long de 3 mètres et large de 2 mètres. Il peut tirer plus d’une tonne et peut vivre 100 ans. L’éléphant est 2 ans enceinte parce que le bébé devient très gros avant de naître. Il fait tout le temps 5 ou 6 grosses bouzes comme une tête et son pipi a un jet large comme un poignet et coule pendant 30 secondes.

Les éléphants sont dressés avec des mots Thaïlandais sauf un qui est en langage éléphant « how » qui veut dire « arrêter ». Les autres commandes sont :

Pai : avancer

Quoi : à droite

Saay : à gauche

Houm : soulever par la trompe

God : gros câlin

Yah : ne fais pas ça

Bone : se faire arroser avec la trompe

Song : monter sur le dos de l’éléphant

J’ai vraiment aimé faire un tour d’éléphant parce que c’est haut et ça bouge beaucoup. Mais le plus le fun c’est le rodéo dans l’eau. L’éléphant bouge tellement qu’il nous propulse dans l’eau.

Le lendemain, nous sommes très relaxes et prenons notre temps pour saluer les éléphants avant notre départ. Nous choisissons d’abord de faire un premier arrêt pour marcher dans un canyon. C’est vraiment plus beau que nous pouvions nous imaginer. On se croirait au cœur de l’ouest américain mais avec aucun frais d’accès et très peu de visiteurs. Nous sommes seuls pour explorer cette contrée éloignée avec… aucune règle de sécurité sauf notre bon jugement! Heureusement que notre expérience en escalade nous rend plus à l’aise avec les hauteurs… Il ne manquait que la corde! Wow… Vraiment à recommander!

Ensuite, on s’arrête dîner selon notre intuition… Bon choix… Suivi d’une petite crème glacée. Les enfants sont rendus des experts pour reconnaître le logo en forme de cœur qui nous indique qu’un congélateur est présent dans le petit commerce sur le bord de la rue… Ce n’est pas cette semaine que nous allons maigrir!

Après quelques heures de route à se demander si nous sommes sur le bon chemin, nous arrivons finalement dans le petit village de Soppong. Pour s’assurer de vraiment être retiré de la civilisation, nous roulons encore 20 minutes pour arriver à un petit paradis en plein cœur de la jungle, sur le bord d’une rivière. Nous passerons deux nuits dans ce bungalow à deux étages mais sans eau chaude ni chaleur. Il faut se coller la nuit pour ne pas se transformer en glaçon. C’est certain que du béton pour fabriquer une hutte n’est pas un matériau de construction très isolant!

La première soirée, nous partons à l’aventure à la marche pour observer les hirondelles qui entre par millier se réfugier dans la caverne pour la nuit. C’est un spectacle fascinant. Tous nos sens sont mis à contribution. Nos yeux sont émerveillés, nos oreilles jouissent des cris des oiseaux. Tandis que notre nez, il est moins comblé par l’odeur des excréments. Il reste notre sens du toucher qui ne sera pas mis de côté grâce aux enfants et leur esprit de sauveur. Ils ont observé une hirondelle qui a fait une chute dans la rivière. Médrick est parvenu à la sortir du courant pour la prendre dans ses mains. Tout le monde a apprécié jouer aux gardes malades avec l’oiseau après notre marche mystérieuse dans la forêt obscure de près de 45 minutes. L’histoire se termine bien puisque l’oiseau est reparti en soirée grâce aux bons soins de ma gang.

Ce qui est aussi un grand atout sur le site, c’est la grande quantité de chiens qui ont adopté les enfants. Martin n’apprécie évidemment pas leur présence à l’intérieur mais la majorité l’emporte… Du moins avant l’heure du dodo. D’ailleurs un des chiots a tellement adopté Kaïlane qu’il a volé son soulier pendant la nuit pour s’endormir avec son odeur… Nous avons dû jouer à la chasse aux souliers le lendemain matin! Si le chiot avait dormi à l’intérieur, nous n’aurions pas entendu pleurer à la porte toute la nuit et Martin aurait peut-être été débarrassé des grosses araignées qui partageaient son lit… C’est dure l’harmonie avec la vie animal mon homme!

Au programme aujourd’hui… Rien! Les petites sont ravis de jouer tranquille avec les canins et les grands dévorent leur roman… Bon programme. En fin d’après-midi, je repars avec les enfants pour explorer l’intérieur de la caverne avec un radeau. Nous pouvons nourrir les grosses barbottes et visiter les différentes chambres. La visite valait bien le détour. Pauvre Martin qui avait dû retourner en ville pour chercher de l’argent!

Le lendemain, nous poursuivons notre aventure dans les campagnes. On s’arrête dans un petit village de minorité ethnique. C’est comme le meilleur qu’un voyage puisse m’apporter. Être près des gens, observer comment ils vivent, partager un beau moment… Évidemment, surtout si j’accepte d’acheter leur gugus mais bon… c’est vraiment génial! Par contre, après à peine 5 minutes de marche, les enfants rouspètent que c’est long et plate… C’est sûr que Martin donne le bon exemple pour les motiver en jouant sur son iPad en m’attendant à la voiture. Il semble que ma passion humaine ne soit pas de taille avec la technologie de mon homme. Je fais un petit sermon sur les valeurs humaines et j’arrive à culpabiliser suffisamment les filles qui acceptent finalement de m’accompagner. Kaïlane surtout car elle ne veut pas s’éloigner de sa mère, Maëlie ne voudrait surtout pas me décevoir et Loïkim apprécie l’idée de pouvoir prendre des photos. Alors ma super balade de 15 minutes chez l’habitant fut très apprécié… Par moi-même!

En après-midi, après un bon repas et une crème glacée… Nous partons visiter une chute. C’est relaxe et les enfants apprécient nourrir les poissons.

Pour dormir à Mae Hong Son, nous poursuivons notre découverte de huttes de paille vraiment situées sur des sites incroyables. Toujours au cœur de la jungle et des orchidées. Nous sommes seuls dans notre petit paradis. Évidemment, il n’y a pas d’eau chaude, on gèle la nuit et nous cohabitons avec les insectes… C’est parfait! Soirée avec balade dans les ruelles piétonnières et achats de petites babioles. Maëlie est fidèle à son riz frit, moi à mon pad Thaï et les hommes leur curry… Les petites préfères piger dans nos assiettes.

Nous avons longtemps hésité avant de se décider d’aller visiter un village des femmes aux « longs coups ». Nous ne voulions pas participer à un zoo humain. Nous avons choisi de se former notre propre idée après avoir vécu notre expérience dans le village. Notre opinion : Nous avons apprécié notre visite. Le village ressemblait à tous les nombreux autres petits village que nous avons eu la possibilité de parcourir. Les femmes vendent leur artisanat aux touristes dans une atmosphère agréable. Comme nous devons payer un frais d’accès au village, les femmes s’attendent à être photographiées et on ne se sent pas voyeur de le faire. De toute façon, ils apprécient autant prendre des photos de nos quatre enfants. Les femmes plus âgées semblent plus indisposées par la lourdeur et la hauteur des colliers. Par contre, les femmes plus jeunes ne semblent pas en porter autant. La plupart sont même jolies avec leur collier. Nous avons pu expérimenter le poids de ces derniers en les essayant. Au moins, toute la famille a apprécié la visite de ce village particulier!

Nous dormons dans la ville de Mae Sariang. C’est toujours agréable de rencontrer d’autres familles qui voyagent avec leurs enfants et d’échanger sur leurs expériences. Surtout autour du meilleur Pad Thaï de la ville pour seulement 7$ pour nourrir toute la famille avec bière inclus!

Dernière journée avec le véhicule pour terminer notre boucle dans les villages des campagnes. Le matin, nous visitons un temple bouddhiste d’origine Birmane, puisque nous sommes tout près de la frontière de ce pays. On en profite pour partager une discussion culturelle avec les enfants.

Ensuite, beaucoup de route à travers des paysages magnifiques. Nous sentons tous que nous partageons nos dernières journées en Asie. Nous sommes nostalgiques que la fin approche et les enfants nous parlent déjà de leur prochain voyage qu’ils souhaitent faire!? Pour s’imprégner de la culture, je propose d’arrêter dans un village non touristique pour dîner dans le marché typique. Martin me regarde avec dégout mais accepte d’aller voir… Les enfants ne sont pas rassurés en voyant toutes les mouches et l’odeur de poissons qui y règne. Mon enthousiasme parvient à les convaincre jusqu’à ce qu’ils voient des crapauds gluants dans les assiettes. Il se forme donc un bloc contre moi pour sortir du marché et se trouver un restaurant acceptable pour dîner. Je dois me plier à la majorité. Martin aperçoit alors sur la route une affiche indiquant nourriture propre. Le restau est bien situé près de la rivière. Nous commandons nos classiques de la Thaïlande… et… c’est vraiment horrible. Nous mangeons à peine. Seule la bière et les toilettes valaient vraiment la peine. En conclusion, Martin préfère la nourriture propre mais dégueux au goût alors que je préfère les marchés dégueux avec de la nourriture bonne au goût… Nous avons bien ri. Heureusement qu’il y a notre affiche avec petit cœur rouge pour nous remplir avec une bonne crème glacée!

En soirée, nous revenons passer nos 3 dernières nuits à Chiang Mai. Nous arrivons juste à temps pour le marcher du dimanche. Là, tout le monde accepte de manger et c’est excellent avec une ambiance festive…!

Nous avions réservé les deux dernières journées pour du magasinage utile avant notre retour au Canada. Tout le monde nous recommande cette ville aux prix compétitifs. Nous recherchons principalement des vêtements North Face pour les enfants en ski. Nous louons deux mobylettes pour parcourir plus facilement les rues de la ville.

Dans le premier magasin, les prix sont élevés, il y a peu de choix et ce n’est pas très beau. Dans le deuxième magasin, les prix sont très élevés et pas vraiment rien d’intéressant. Après un arrêt pour dîner, nous sommes confiants de dénicher des trésors dans le plus grand marché réputé de la ville. Ouf! Dans ce troisième marché, j’ai plutôt l’impression de circuler dans un musée d’antiquité vestimentaire de ma grand-mère. C’est vraiment trop laid… C’est presque ridicule d’utiliser autant d’espace dans une ville pour exposer et vendre autant de cochonneries. Seul le breuvage de slush sucrée sauve notre après-midi auprès des enfants. Martin garde espoir en sillonnant différents artères de la ville pour trouver le bon endroit caché. Malheureusement, nous revenons bredouilles. Autant de laideur m’a peut-être guérit de la crise de la quarantaine et mon besoin de dépenser!

Je fête ma guérison de la dépense en faisant un grand sacrifice pour la famille. Je suis la cobaye qui va tenter l’expérience d’un massage Thaï… Conclusion… Je me sens encore coupable de ne pas être présente pour ma gang pendant une heure mais… C’est vraiment agréable de payer pour se faire dorloter.

Dernière journée d’activités dans ce beau pays! On décide de compléter la liste des incontournables du guide de voyage. D’abord, journée de mobylettes mais vraiment au maximum… Même sur l’autoroute à 60 km à l’heure entre les voitures, les trous dans la rue et nos casques trop grands qui volent au vent!

L’aventure débute avec la visite du royaume des tigres. Les enfants ont choisi de s’offrir un vrai luxe avec leur argent de poche. Un temps privilégié en compagnie de ces félins impressionnants. Évidemment, à leur âge, ils ne sont admis qu’avec les bébés tigres car les adultes, bien que domptés, pourraient les confondre avec une proie. Nos 10 minutes passent trop vite mais l’émotion vaut vraiment le détour. Je ne sais pas ce qui était le plus intéressant à observer. Mes enfants avec le sourire naïf qui caressent les tigres ou mieux encore… Les mâles alpha de la race humaine, en moto et tatou qui arrive avec leur nénette et qui semblent perdre toute leur confiance devant les félins et marchent en soumis avec la queue entre les pattes! Deux beaux spectacles à observer…

Les tigres par Maëlie : Pendant notre dernière journée en Asie, nous sommes allés voir des tigres. Les plus gros tigres faisaient peur, les enfants n’avaient pas le droit de rentrer mais nous avions le droit de rentrer avec les bébés. Dans la cage, nous pouvions donner à boire aux tigres, coucher notre tête sur eux et les flatter. La patte du tigre était aussi grosse que la face à Kaïlane. C’était une très belle dernière journée d’Asie.

Ensuite, les enfants continuent de s’offrir du vrai tourisme. Ils embarquent dans une boule géante gonflée d’air pour courir à l’intérieur comme des hamsters. Le plus rigolo, c’est qu’ils sont sur un petit lac donc aucun danger pour se faire mal et ils peuvent observer les poissons en même temps. Je ne suis pas certaine qui a le plus de plaisir… Les enfants ou les spectateurs!

On continue la liste… On doit évidemment s’arrêter pour notre rendez-vous crème glacée. Les enfants salivent comme le chien de Pavlov chaque fois qu’ils voient le petit cœur rouge et blanc annonçant les friandises gelées. De toute façon, ce n’est pas d’une grande rareté puisqu’il y a un Seven Eleven à chaque coin de rue!

On termine l’après-midi par… un massage Thaï en gang! Notre famille remplie la salle au complet et ils téléphonent à des masseuses en urgence pour nous offrir un service rapide. On doit d’abord tous se déguiser avec des vêtements adaptés pour la détente… Mais pas adaptés pour la taille des enfants. C’est très rigolo de se retrouver tous à moitié nu et à moitié vêtu d’un genre de tunique rouge et blanc… On ressemble à des Pères Noël. Lorsque toutes les mains se mettent à pétrir nos six corps allongés par terre… Il y a comme des fous de rire qui remplacent la petite musique zen… Je pense que même les masseuses avaient du plaisir et rigolaient de la situation. Tout le monde jasait et prenait des photos. De toute façon, c’est difficile de se détendre en même temps que se faire piétiner, étirer, craquer, twister… Pas le temps de s’endormir… Elles en ont de la force et de la vigueur ces masseuses… Je ne crois pas que se sont les mêmes qui offrent le service du soir aux hommes… Du moins j’espère qu’elles utilisent des techniques plus en douceur. Moi qui avais peur que les enfants s’ennuient… Il n’y avait rien de monotone pendant cette agréable heure en gang. Un heureux mélange de plaisir, de décoincement et de fou de rire…!

Le massage par Loïkim : Le massage Thaï fait beaucoup craquer les orteils et les doigts. Mais par exemple, ça fait du bien. Ça fait craquer tout le corps et c’est drôle et ça chatouille!

Pour couronner la soirée, il manquait simplement un riz frit, un Pad Thaï, un riz aux cachous et un curry… Avec une bonne bière Chiang ou Singha! C’est avec beaucoup d’émotions que nous allons tous nous endormir… C’est toujours triste la fin d’un grand rêve! Je suis déjà sur le projet de convaincre mon homme de repartir… Comme il me répondrait : « Tu aimes vraiment ça visiter tes petits villages de pauvre qui ont l’air heureux! ».

Eh oui… Pendant que moi je trippe sur l’humain, mon homme continue de me fasciner avec son désir d’apprendre au rythme de nos aventures. Lorsque nous trippions kayak, il lisait des récits sur comment les gens sont morts en kayak. Ensuite, il a fait la lecture des récits extrêmes pour connaître les mêmes accidents tragiques dans tous nos sports : escalade, vélo, planche et même slack line. Martin est connu pour ses passions, ses dadas… Mais sa dernière lecture… Vraiment instructive avec les enfants… C’est l’histoire des peuples qui ont voulu dominer avec leur race qu’ils pensaient supérieurs en exterminant les impures. Comme l’ont fait les Allemands mais aussi les Japonais et les Italiens. L’histoire est vraiment pertinente sauf… Lorsqu’il explique aux enfants, pendant le petit déjeuner, les meilleurs moyens utilisés dans le passé pour exterminer le plus de gens en même temps sans créer la panique. Comment les techniques furent « améliorées » pour ne pas trop traumatiser les bourreaux. Merci Martin pour ta participation à la culture de nos enfants. Il est temps que le ski commence pour changer tes lectures. Comment mourir dans une avalanche de neige à suivre bientôt!

Heureusement, certaines passions de mon homme sont moins extrêmes dans leur technique pour apprendre à tuer son adversaire. C’est une belle passion qu’il transmet présentement à Médrick mais je pense qu’il va arrêter car l’élève commence à dépasser son maître… aux échecs!

Finalement, il ne reste que le retour dans notre cher pays natal… et non le moindre! Nous aurons besoin de 33 heures pour arriver jusqu’à Vancouver et ensuite une douzaine d’heures pour arriver à notre destination. Nous espérons arriver à notre condo de ski de Sun Peaks près de Kamloops avant la nuit. Nous partons donc le 16 janvier à 6 heures du matin et arriverons le 17 janvier à 8 heures du matin avec un décalage horaire de 9 heures plus tard plus la route vers notre condo… Ouffff! En résumé nous devions prendre un taxi à Chiang Mai, un avion vers Bangkok, un taxi, arrêt à l’hôpital, un taxi, un avion vers Shanghai en Chine, un taxi pour dormir en Chine, un taxi, un avion vers Vancouver, un taxi vers notre camion à Squamish et rouler 4.5 heures pour espérons arriver en fin de journée le 17 à notre condo! Il manquera surement quelques bout de nuit avec un casse-tête pour les traitements de Maëlie mais les enfants sont rendus les champions de l’adaptation.

Martin a fait une planification parfaite jusqu’à la fin… Tout roule… ou vole très bien… Sauf qu’il avait oubliée un léger détail de météo. En arrivant à Shanghai, il faisait près de zéro! C’est un peu frisquet en gougoune et camisole! Heureusement que moi, « Miss plein de bagages » avait les tuques et les vestes pas trop loin! Finalement, la Chine aura été notre porte d’entrée ainsi que notre porte de sortie pour notre 4 mois d’aventure en Asie. Elle restera toujours aussi charmante mais aussi frustrante principalement à cause de la barrière de la langue. Attendre jusqu’à minuit dans un aéroport et ne pas réussir à commander des bouteilles d’eau pour l’irrigation de Maëlie déjà en plein milieu de la nuit alimente nos frustrations! Mais il faut rester ZEN… C’est un détail dans l’immensité des satisfactions de notre aventure familiale.

Nous serons sur le décalage horaire pendant quelques jours et un manque de sommeil chronique mais très satisfait de notre nouvelle étape qui débutera dans la neige et le sport d’hiver!

Conclusion des enfants :

Les meilleurs moments dans chaque pays :

Chine : Les pandas (Kaïlane, Loïkim), la muraille de Chine car la longueur est impressionnante (Maëlie), jouer avec les Australiens (Médrick).

Inde : Juste les chameaux car tout le reste ça pu, il y a des cochoneries, du bruit et je suis squeezée (Kaïlane). Jouer avec les singes dans la rue (Loïkim), Visiter le Taj Mahal, un énorme temple en marbre (Maëlie). Manger de la pizza à tous les soirs (Médrick). La beauté des saris.

Australie : Les kangourous (Kaïlane et Loïkim), nager à la barrière de coraux et voir plein de sortes de poissons (Maëlie), visiter toutes les belles îles (Médrick).

Vietnam : Faire de la poterie et me promener en moto (Kaïlane), Dormir chez l’habitant (Loïkim), conduire un quatre roues (Maëlie), Dormir chez l’habitant (Médrick). Les beaux pics rocheux de la Baie D’Along.

Thaïlande : Les poissons qui mangeaient mes pieds (Kaïlane), me baigner (Loïkim), faire de l’apnée et visiter les belles plages (Maële), visiter l’île de Koh Tao en moto (Médrick). Manger le curry Massaman

Conclusion :

Ce n’est pas une tâche facile d’exprimer une conclusion pour cette étape de rêve que je viens de réaliser et d’accomplir. À l’intérieur de chacun de nous sommeille des rêves et des espoirs que nous souhaitons voir un jour prendre forme sur le parcours de notre vie. Naître dans une bonne famille, être entouré de bons amis, trouver une profession passionnante, rencontrer l’amour de notre vie… C’était déjà un bon départ! Maintenant on pouvait bâtir des rêves à deux. Traverser l’Amérique, construire un nid d’amour et bien le remplir… Quoi rêver de plus…! Parcourir le monde en compagnie de ma marmaille pour s’ouvrir et s’émerveiller ensemble sur les gens qui nous entourent. J’aurais évidemment souhaité que le temps s’arrête en Asie pour le faire durer à l’infini… Mais je dois me résigner et accepter la fin pour apprécier la suite et avoir le bonheur de construire d’autres rêves avec ma gang… car nous ne manquons pas d’imagination. Comme me diraient les enfants quand je les taquine en leur interdisant de voyager sans moi plus tard car je vais trop m’inquiéter et m’ennuyer : « Maman, ce n’est pas la fin de ton rêve que tu nous as fait vivre mais le début du nôtre… Nous voulons l’explorer aussi ta passion de voyager pour découvrir les gens! »

Alors comment résumer autant de défis, d’apprentissage, de grands moments de joie mais aussi de grands moments d’incertitudes…

Il y a une belle phrase qui affirme qu’avoir des enfants n’est pas un bon moyen pour rapprocher un couple mais il faut d’abord un couple solide pour éduquer ses enfants… Je poursuivrais dans le même sens. Un voyage n’est sûrement pas un bon moyen pour rapprocher une famille car ce genre de voyage met régulièrement les membres de la famille en déséquilibre. C’est une expérience sans pause, ni recule qui se vit 24 heures sur 24 dans une proximité et une intimité exceptionnelles. C’est donc un rêve qui nécessite investissement, collaboration et implication constante pour chacun. Comme parent, on doit souvent se rappeler que c’est d’abord notre rêve et adapter nos attentes aux exigences que nous demandons aux enfants. Il peut sembler surprenant, le temps de couple est très limité bien que nous soyons constamment ensemble. C’est un paradoxe qui s’explique par la quantité de tâches et de responsabilités qui découlent de l’organisation d’un tel projet. Heureusement que nous avions un peu d’expérience de voyage ensemble dans ce genre de pays pour mieux se connaître, se partager les rôles et se garder quelques moments de complicité.

Pour les enfants, chacun à vécu le défi avec leur personnalité. Évidemment, leur seul point de repère était nous même. Aucun lieu, horaire, langue, nourriture, transport ne pouvait fonder une routine ou une stabilité.

Les enfants ont dû découvrir et apprendre sur les politiques et les cultures de chaque pays qui pouvaient avoir des répercussions sur notre quotidien. Par exemple pourquoi en Chine les gens les touchaient autant? Ils ne peuvent avoir qu’un seul enfant! Pourquoi qu’en Chine notre blogue ne pouvait être mise à jour? À cause de la censure exercée par l’État. Pourquoi au Vietnam le peuple est courageux suite à la guerre? Pourquoi en Inde les vaches se promènent dans la rue? etc…

Les enfants ont dû s’adapter à dormir dans différents endroits. Les lits de confort très variable mais aussi avec qui partager leur lit… Frère, sœurs ou fourmis et coquerelles sur le plancher. C’était le tirage au sort à tous les soirs. Parfois 2, 3, 4 ou même six dans un même lit. Quand nous avions un lit… C’était parfois un train, un bus, un bateau ou un avion…! Il faut être flexible pour s’endormir dans tous ces endroits. En ajoutant les ronflements, la musique ou les coqs qui chantent à quatre heures du matin. Parfois les nuits sont aussi très courtes à cause des horaires des transports très variables.

L’adaptation est aussi nécessaire pour s’ajuster aux toilettes. Dans le confort de notre maison, les enfants ne pouvaient imaginer autant de variabilité dans le confort des bols. Mais aussi toutes les différentes façons d’aller se soulager dans les différents pays. Allant du simple trou à un trou avec une place élevée pour se mettre les pieds, à une bol sans siège, à un bol tellement dégueux qu’on souhaiterait finalement un trou… À 4 ans, ce n’est pas génial de s’écarter les jambes de chaque côté d’un trou quand nos pantalons sont descendus aux genoux. Puis Maëlie a démontré une ouverture remarquable en ne se plaignant jamais malgré l’heure quotidienne qu’elle devait passer dans ces endroits rarement accueillants.

L’autre défi fut assurément au niveau des transports. Parmi tous les moyens utilisés, chacun comportait ses avantages et ses inconvénients. Ce qui est certain, c’est qu’un temps considérable dans les semaines doit obligatoirement se dérouler dans les transports pour se déplacer et explorer les différents pays. Les enfants ont rapidement compris et développer des façons intéressantes de s’occuper pour passer les longues heures. Voyager la nuit passe plus vite mais le sommeil n’est pas idéal. Voyager le jour exige patience et tolérance de chacun mais certains paysages sont incroyables. Le plus apprécié de tous fut la motocyclette mais un défi de conduite pour la sécurité. L’avion est rapide mais dispendieuse et restreinte en espace tout comme l’autobus et le taxi mais qui sont moins rapides. Le train de nuit n’est pas si mal mais souvent un peu, beaucoup dégoutant. Le bateau donne la nausée. Il reste le métro qui est bien mais assez rare et seulement urbain. Le vélo est une course à obstacle dans les rues. La marche est indispensable en tout temps!

La propreté est une réalité qui nous envahit énormément au début de l’aventure. Avec le temps, nos critères de référence s’adaptent et nos exigences diminuent. Après 4 mois, un hôtel avec fourmis, crasse sur les murs et draps moyens est acceptable. Il reste qu’en Thaïlande, tout le monde est extrêmement soucieux d’enlever ses chaussures avant d’entrer… Même si certains ne portent pas de soulier à l’extérieur. C’est étrange leur soucis de propreté pour les planchers mais l’absence total de papier de toilette pour s’essuyer… Chacun ses priorités!

Dans le même ordre d’idées, les enfants ne s’attendent plus de voir de l’eau chaude sortir des robinets lorsqu’ils prennent leur douche. Se laver les cheveux dans l’eau froide est comme la normalité. Par contre, nous avons dû répéter régulièrement l’importance de ne pas avaler d’eau au moment de leur douche ni lorsqu’ils se brossent les dents. C’est une routine à développer d’exclusivement boire dans les bouteilles. Lorsque nous avons commencé à leur offrir une petite rémunération pour l’eau qu’ils nous aidaient à filtrer avec notre lumière UV, ils ont compris la valeur de l’eau.

La vie de nomade toujours dans les valises est aussi exigeante. Les enfants doivent apprendre à limiter leur souvenir et la quantité de gugus à collectionner surtout pour Loïkim notre ramasseuse nationale.

Martin : moi qui croyais que c’était Jolène qui détenait ce titre. Surtout quand je la vois sortir de nos bagages les 6 pièces de poterie hyper lourdes que les enfants ont créés!

Je dois confesser que plusieurs fois par semaine, je devais jeter en cachette toutes ses « cochonneries » pour nous éviter une surcharge de bagages. Pour ma part, la gestion de nos 12 valises fut un grand défi de Tétris à recommencer à chaque semaine. Dans le même sens, il faut lâcher prise sur la qualité du lavage du linge. Nos bobettes et chandails blancs sont pour la plus part devenus roses en présence de lavage de linge rouge dans la même brassée. L’objectif n’est pas des vêtements propres, sans tâche qui sentent bons mais simplement du linge qui ne sent… rien!

Malgré que nous visitions des pays en voie de développement, notre technologie occupait une place importante dans notre organisation. Comme nous avions généralement accès à peu de prises de courant, il fallait une bonne gestion pour charger en ordre prioritaire tout notre matériel. D’abord le iPad pour notre accès internet indispensable pour toute la planification. Ensuite, le iPod pour la lecture de Maëlie et parfois les jeux des petites. Le Kobo et le Kindle pour la lecture. En plus de l’ordinateur pour la gestion du blogue et des photos. Il faut aussi recharger notre lumière UV qui purifie notre eau… Sans oublier nos indispensables caméras qui doivent toujours être prêtes à capturer les beaux moments. Vive la techno!

Plusieurs plaisirs sont évidemment associés à cette aventure. D’abord, malgré le défi de communication, les enfants ont adoré apprendre les différentes langues. D’ailleurs, ils ont une meilleure mémoire que nous et deviennent même aidant dans certaines situations. Ils sont maintenant capables de compter jusqu’à 10 et connaissent les formulations de politesse de tous les pays que nous avons visités.

La nourriture est aussi un grand plaisir. Il faut oser sortir de notre zone de confort mais les enfants ont expérimenté de nouvelles textures et de nouvelles saveurs. Leurs cours font partis de leur coup de cœur de nos activités en Asie. Évidemment, parfois les découvertes culinaires étaient moins agréables en bouche mais tout le monde trouvait la situation très drôle. La visite des marchées et des vendeurs de nourriture dans les rues était toujours redemandé à chaque jour… sauf par Martin qui a moins le goût de ce genre d’expérience exotique. Malgré les belles trouvailles alimentaires, les enfants étaient parfois tannés de la répétition des menus. Ils rêvent tous d’un bon pâté « chinois » très québécois!

Évidemment la rencontre de gens, de paysages et d’expériences culturelles aussi diversifiée qu’enrichissante est déjà au cœur de nos souvenirs. Les enfants adorent raconter, comparer et discuter de leurs aventures uniques. Tous ces moments, autant agréables qu’exigeants, forment une complicité et un lien d’attache que nous souhaitons pourront les suivre pour les années à venir.

Je suis donc triste de la fin d’un rêve mais heureuse que tout se soit passé à la hauteur de mes attentes… Il nous reste aussi une autre moitié d’aventure à vivre, moins culturelle mais aussi intense en famille!

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6 réponses à “La Thaïlande III – Le Nord

  1. Wow! Et rewow! Magnifique ce que vous avez vécu. Jolene, Petit probleme, je ne vois pas les parties 1 et 2 de la Thailande .
    Il y a 2 semaines, j’ai parlé aux enfants des femmes girafe en Thailande et des hommes plateau en Amazonie , je leur ai montré des photos et videos prisent par des gens sur youtube. Et là, je vois les meme photos des femmes à long cou, drole de coincidence. Au fait, tu diras aux enfants que j’aimerai avoir une petite formation sur comment entretenir et faire vivre une orchidé, les miennes perdent toujours leur fleur .
    Merci d’avoir partager avec nous votre belle experience, j’ai vraiment eu l’impression en vous lisant d’y etre avec vous. Merci de nous avoir fait voyager avec vous. Bravo! pour les belles photos . ….Contente que vous soyez rentrés sains et saufs de votre belle aventure.A tres bientôt .
    Chahneze

  2. Hourra, c’est le retour en terre canadienne! Bienvenue!!! Très jolie conclusion la sœur. On y lie la passion, un brin de sagesse et un extraordinaire compréhension du développement humain ou une belle leçon de psychoéducation!!! J’ai hâte que tu me donnes des trucs pour faire un tel boulot avec ma progéniture. Nous vivons réellement au tournant d’une époque et vous avez su en profiter au maximum. Martin, j’espère que tu vas continuer de renseigner les enfants sur les horreurs de l’anthropo-superioris de l’humain sur la « nature » ou entre certaines « races »… La marmaille, j’ai bien hâte que vous me parliez de la bulle de hamster aquatique géante. J’sais pas si j’suis trop gros, mais j’y serais bien allé avec vous autre. Alors Médrick, est-ce que tu vas me cuisiner un curry durant ma visite au BC et Maïlie un Pad Thai peut être? Je suis très heureux de voir que tu sembles réellement apprécier les chiens Kaïlane! Et Loïkim, je me suis dit que ça venait surement de toi ces jolies paroles: « Maman, ce n’est pas la fin de ton rêve que tu nous as fait vivre mais le début du nôtre… Nous voulons l’explorer aussi ta passion de voyager pour découvrir les gens! » Ou est-ce un de tes fantasmes Jolène? 😉 Bravo, j’ai adoré vous lire. Maintenant, j’ai très hâte de voir vos bouilles souriantes et entendre vos aventures de vive voix. Fxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

  3. Gaëtan et moi avons ont adoré vos récits de voyage. Dire que je trouvais compliqué de farie du camping au Québec avec les 4 enfants! Vos récits sont empreints de rêve, de réalisme, et belles valeurs humaines très inspirantes.
    Je crois que notre bébé de 16 ans, Mathieu, aimerait bien vous accompagner dans votre prochaine péripétie familiale, surtout si vous optez pour l’Amérique latine.
    Au plaisir de vous croiser de nouveau, lors d’un pic nic cet été par exemple?
    Ann, Gaëtan, Sophie, Olivier, Vincent, Mathieu et Souki (le chien de la famille!)
    xxx

    • Bonjour à toute la famille!

      Merci pour vos bons commentaires, c’est très gentil. Moi j’avais trouvé votre voyage au moyen-orient très instructif. Vous étiez comme des prof d’histoire sur le terrain en direct!

      Mathieu, je ne sais même pas si je te reconnaîtrais! Pas grave, tu pourrais embarquer quand même, on arrête souvent pour des pouceux qu’on ne connait pas!!! Tu vois, je suis trop vieux pour utiliser vos acronyme MDR! Par contre, l’amérique latine, je serais surprit d’y retourner car nous l’avons fait durant 6 mois en 1998. Il reste encore l’Afrique et l’Europe à découvrir, plus plein d’autres choses que nous n’avions pas assez de temps en Asie et Océanie!

      Nous revenons à la mi-aout pour le retour à l’école!

      Bye Bye

      Martin et la gang

      ________________________________

  4. Bonjour à toute la famille! Un peu en retard dans les nouvelles…je découvre à mon grand bonheur que vous réalisez finalement ce projet extraordinaire! Je commence à peine à vous lire et j’ai un peu de rattrapage à faire…Les enfants ont vraiment grandi! À votre retour, j’aimerais bien vous revoir!!

    Marikim

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