Le Vietnam – II – Plages

Planche à voile et belles rencontres à Mui Ne

Après de nombreuses heures de route dans un étrange bus à deux étages et une engueulade avec le chauffeur qui refuse de nous débarquer au bon endroit tel que convenu, ainsi que quelques heures à trouver le bon hôtel, au bon prix, au bon endroit, nous arrivons finalement au paradis de Martin. Ouf…! Pas toujours facile les transitions!

Comment espérer plus parfait qu’un hôtel sur le bord de l’océan avec du vent au cœur du Vietnam. Tous les ingrédients sont réunis au même endroit pour plaire à tout le monde. Du vent doux le matin pour les enfants, ensuite la mère… peu habile dans les vagues qui part s’échouer plus loin et finalement le pro qui plane dans un décor de rêve. Pendant que je dévore un bon roman et que les enfants trippent dans les vagues et le sable.

Les premières soirées se terminent en agréable compagnie avec une famille de québécois qui vivent en Afrique (Guinée). Les enfants s’amusent et socialisent depuis deux jours avec leurs garçons! Ensuite, nous rencontrons une autre famille de québécois qui semble avoir un parcours similaire à nous et qui parcours l’Asie avec leurs deux filles. C’est génial de remplir un resto de francophone avec huit marmailles qui jouent à la tague entre les tables!

C’est tellement agréable d’être en bonne compagnie que nous passons une journée avec une des familles à sillonner les villages autour de Mui Ne en scooter. Quelques arrêts pour observer les pêcheurs ou marcher dans les canyons rouges.

Ou balade originale…

L’aventure devient encore plus exotique en évitant les troupeaux de vaches dans les rues pour se rendre dans les dunes. Sans oublier les débarques dans le sable mou et la panne d’essence de Martin!

Le clou de la journée est sans contre dit les courses de quatre roues dans les dunes de sable blanc. Les deux grands ont vraiment adoré l’expérience de la conduite autant à deux roues qu’à quatre roues. Par contre, le défi fut de conduire la moto avec une Kaïlane qui somnolait au vrombissement du moteur! Merci à Médrick qui soutenait sa petite sœur endormie.

Pour conclure ces journées dignes des images du canal Découverte, nous passons un dernier avant-midi en compagnie de nos compagnons de voyage. Nous participons à des cours de cuisine Vietnamienne. Au menu : soupe Pho au bœuf, crêpes aux crevettes, rouleau printanier au césam ainsi que salade de fruits de mer. Les deux mères observaient les apprentis cuistots avec grande fierté pour leur ouverture aux nouvelles saveurs ainsi que leur travail d’équipe : Loïkim avec Anne-Sophie, Maëlie avec Gabrielle et notre unique mâle Médrick avec Kaïlane… Pendant que nos hommes…? Relaxaient paisiblement…! Ce fut un vrai plaisir pour tous nos sens…!

Seulement deux petits inconvénients : Premièrement, Martin sous estime l’effet du sable qui frotte à l’intérieur de son maillot et qui irrite son principal cerveau. Pour bien le protéger la deuxième journée, il doit enfiler mon vieux bikini pour mieux retenir son équipement… Tout un mâle qui se cache sous son maillot!!! Deuxièmement, nous avons droit à professeur Hitler en personne qui cherche à nous aider en nous faisant la leçon chaque fois que nous ressortons de l’eau en planche à voile. Je pense qu’il a besoin de dominer et de crier ses ordres pour s’assurer que nous avons bien compris que nous sommes vraiment des nuls et que nous devons lui obéir pour réussir. Je ne pense pas que nous ayons suivi le même cours sur la motivation et le plaisir d’apprendre! Avec un brin d’humour, nous avons fini par le trouver distrayant… mais pas Médrick qui le regarde avec son air méfiant!

Transition… le grand défi après la vie paisible…

Comme toute bonne chose doit avoir une fin pour se diriger vers un autre plaisir, nous devons quitter Mui Ne que nous avons tant adoré. Avant de se rendre à notre prochaine destination, nous devons affronter les transports en commun. C’est toujours aussi agréable de parcourir 200 km en 6 heures avec 4 enfants qui s’ennuient ou vomissent à cause des caprices de la route ou des chauffeurs…! Nous coupons donc notre destination finale avec une pause de 24 heures à Nha Trang avant de poursuivre en direction de Hoi An. Nous profitons tout de même de cette pause pour explorer la belle plage avec ses énormes vagues…

Hoi An : Les artisans me replonge dans la crise

Nous avons seulement deux journées pour explorer cette ville aux nombreux artisans alors nous enfilons des « mopettes » et partons à la découverte. Ce n’est pas une nuit avec 13 heures de route, coincé dans un autobus, à rêver de carambolages qui va nous empêcher de profiter pleinement de chaque minute!

On débute avec la visite d’un atelier de confection de lanternes. Les enfants peuvent s’impliquer dans la confection créative et rapporter leur œuvre à la maison.

Ensuite, nous poursuivons avec la recherche d’un bon atelier de couturières pour faire ajuster mes maillots de bain sur mesure. Je me permets un peu de coquetterie pour faire découvrir le métier aux enfants. De toute façon, les filles ne sont jamais malheureuses lorsque je magasine et qu’elles en profitent pour découvrir de nouveaux styles vestimentaires.

Finalement, nous visitons un petit village de fabricants de poterie… Là aussi, les enfants ont le plaisir de « mettre la main à la pâte »! On se croirait dans le célèbre film « Fantôme d’amour ».

C’est une journée artistique de manipulation qui a comblé tout le monde mais vraiment captivé notre Loïkim… « C’était une journée parfaite » comme elle dit! Petit souper romantique en gang sur le bord de la rivière aux mille lanternes colorées accompagnés par les mille vendeurs de bébelles dans la rue!

Le lendemain, nous poursuivons la tourné des artistes. Nous poussons l’audace en partant sur une île absolument pas touristique pour observer des menuisiers au travail. Les bibelots autant que les meubles sont faits à la main. L’ampleur des détails et du temps investit est captivant. Nous avons vu une sculpture comportant mille dragons gravés qui avait reçu un prix!

Nous profitons de cette escapade pour circuler dans les étroits sentiers de campagne en espérant retrouver notre chemin du retour. Les grands ont particulièrement apprécié qu’on leur permettre de conduire seul la moto après quelques petits cours de base. Médrick s’est même transformé en taxi avec un passager qui lui demandait de le reconduire à la ville car il était blessé. Un choc culturel comme je les adore en vivant au cœur de la réalité Vietnamien des campagnes.

De retour à la ville, c’est l’autre choc culturel qui se poursuit… Ma crise atteint son apogée en magasinant des jupes sur mesure. Qu’est-ce que je vais devenir?

Par Loïkim : À Hoi An, on a fait 4 choses. LA première est les sculptures en bois. C’est très joli. J’ai même essayé. La deuxième est la lampe chinoise. On en a même fabriqué et la mienne est jaune. La troisième est la poterie. C’est comme de la pâte molle qui tourne sur une planche de bois. Elle tourne avec le pied de la madame. La quatrième est la couture. J’ai fait fabriquer des pantalons éléphants. J’ai aimé visiter Hoi An en moto!

Réflexions et observations culturelles

Nous prenons un petit vol intérieur entre Danang et Hanoi pour s’éviter trop de transport pénible de suite. Pour la journée je suis principalement occupé à réduire nos bagages de moitié pour être plus léger pour prendre le train. Pendant ce temps, Martin doit gérer LA SITUATION du train. Il est enragé! Nous venons d’apprendre que la dame de l’hôtel qui voulait absolument s’occuper de nos billets à eu la brillante idée de nous réserver des billets en classe bétail sur des planche de bois mais en nous chargeant le prix du luxe… Son profit pourra sûrement la faire vivre pour quelques mois!

Pour oublier la situation, qui a même énervé les enfants, nous partons explorer la ville. Nous profitons de ce temps peu structuré pour leur faire réaliser que la grande majorité des gens sont accueillants, chaleureux, aidant et très agréables.

Ensuite, nous discutons des moyens de transport. D’abord, pour la marche à pied, nous commençons à devenir habiles. Nous prenons exemple sur les guerriers romains avec leur formation de tortue. Il faut traverser sans hésiter et avoir des yeux tous le tour de la tête pour éviter les motos et les véhicules qui arrivent dans tous les sens. Ensuite, nous avons évidemment une préférence pour l’avion qui est rapide et généralement luxueuse. Le taxi est pratique mais l’autobus plus économique pour les longues distances si nous aimons se faire brasser. Il reste le train qui pourrait être agréable pour dormir à condition de ne pas se faire gérer par une arnaqueuse. Notre coup de cœur est sans aucune hésitation la moto pour le plaisir et l’avantage de sa simplicité pour se déplacer en ville. Nous prenons conscience que le sens du mot routine cette année est comme inexistant. Parfois on se lève à 5 heures pour prendre l’avion et dans la même journée nous partons à 21 heures pour une nuit de train avec des taxis et des bus entre temps. Nous arrivons parfois à 4 heures du matin en ville pour des transferts… Les enfants nous surprennent en suivant le rythme comme si tout était normal. Vive la capacité d’adaptation.

Finalement, nous philosophons sur la nourriture. Nous apprécions généralement les mets vietnamiens essentiellement composés de riz ou de nouilles. La soupe Pho est au centre de leur alimentation. Les enfants commandent parfois des spaghettis ou des hamburgers mais ils sont inévitablement déçus. Ce n’est vraiment pas leur spécialité. Tant qu’à Martin, il panique à chaque fois que j’insiste pour que nous mangions sur le bord de la rue ou dans les marchés avec les gens locaux. Pourtant c’est toujours bon au goût et excellent au portefeuille.

Martin : j’ai l’air dédaigneux hein? Je vous mets au défi d’aller manger dans ces endroits. Nous avons vu des cuisiniers pas de dents goûter la soupe dans le bol avec la même cuillère avant de la remettre au client. Sans oublier que l’expression « arrête de te fouiller dans le nez » peut être pris directement au sens littéraire par les gens qui manipulent notre nourriture. On peu aussi ajouter la femme qui enlève les poux de son homme au dessus des chaudrons pendant la cuisson. Soupe aux crottes de nez aux petits poux au menu chaque soir…

Bref, il ne faut pas trop y penser. On observe évidemment la faune à travers les mets préparés. On s’habitue aux lézards sur les murs, les chats, les chiens et les poules font partis de la norme sous nos pieds. Par contre, je ne suis pas convaincue d’apprécier le rat qui déambule entre les étagères et les chaudrons de la cuisine… Bonne appétit! Nous ne sommes pas malade alors il faut croire que l’inde nous a fourni de bons anticorps…

Après toutes ces réflexions, j’étais prête à profiter de ma crise de coquetterie pour dépenser dans les rues. Comme Martin n’avait pas encore digéré ses surplus de dépense pour le train, il a choisi une magnifique rue pour éteindre mon goût du shopping. Les artisans… de pierre tombale m’ont aidé pour résister à la tentation!

Après la gestion des traitements de Maëlie à l’hôtel (parce que c’est nettement plus acceptable que dans une gare). Nous partons affronter notre nuit dans notre train économique… dispendieux! Nous étions tellement épuisés que nous avons oublié la crasse et la dureté du lit.

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