2012 Septembre – Squamish,BC – Dernier acte de la vie facile

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La planification Depuis le début de notre aventure familiale, nous avons déjà plusieurs fois changés notre itinéraire de voyage en fonction de la condition médicale de notre grande cocotte. C’est en planifiant notre prochaine étape pour l’Asie que nous avons eu une très désagréable nouvelle. Ainsi, un nouveau règlement de l’Association des assureurs privés, daté … Lire la suite

2012 Août – Squamish BC – La slackline

Bonjour,

Pour ce texte-ci, je vais vous parler de la slackline. Qu'est-ce que la slackline? C'est une sangle de deux pouces de large qui est attachée entre deux arbres. C'est fait pour marcher dessus et c'est très difficile puisque la corde bouge. Elle bouge de la droite, de la gauche et elle n'est pas raide. Il faut développer une sorte de muscle qui permet de ne pas bouger sur la sangle alors nous pouvons avancer.
Il y a aussi plusieurs positions: Avancer qui est le plus facile, suivi de reculer, puis, faire la position surf. Ensuite l'arabèsque, il y a aussi à apprendre à faire des petits sauts et même tourner. Il y a plein de trucs à apprendre. Nous avons regardé un vidéo professionnel d'une fille qui marchait sur une corde entre deux camions qui roulaient à 80 km/heure… J'imagine que c'est extrêmement difficile et dangereux! (publicité de volvo)

À St-Hubert, à notre école des Quatre-Saisons, il y a un thème à chaque année. Cette année, ce sont les sports. De plus, à chaque trois ans, il y a un spectacle de cirque à la fin de l'année. Moi et mes soeurs avions envi de participer en vous lançant un défi. Alors, nous avons pensé à un défi qui respecte bien les deux thèmes de l'année: Les personnes intéressées pourraient pratiquer des habiletés sur une slack line, évidemment avec l'aide du super prof d'éducation physique, Jean-Fred qui installerait une corde dans le gymnase. Nous pourrions tous nous pratiquer et faire un numéro en fin d'année pour le cirque. Nous pourrions même faire un vidéo et l'envoyer pour le spectacle.
Attention: Gare aux garçons qui pratiqueront sur une une slack line installée trop haute, si vous tombé mal, vous risquez de parler aigu!
Bonne pratique à tous et donnez nous des nouvelles de vos progrès…

Médrick avec le soutien moral de ses trois adorables soeurs: Maëlie, Loïkim et Kaïlane

 

 

2012 Août – Vancouver BC – Encore des préparatifs…

Nous avons réalisé entre deux coups de vent que Maëlie avait eu une condition médicale très stable tout au long de l’été. Nous avions repoussé l’organisation de la prochaine partie de notre aventure puisqu’il y avait trop d’incertitudes. Peut être que nous n’osions pas trop rêver au réalisme de notre projet dans ces conditions. Maintenant que les semaines avancent, nous prenons conscience que nous pouvons passer à l’étape suivante… Ouf!

 

Les visas, les billets d’avion ou la réservation d’hôtel : c’est comme « Les 12 travaux Astérix ». Il faut réserver l’hôtel avant de demander un visa mais il faut un visa avant d’acheter le billet d’avion mais la date de l’avion est incertaine avant la confirmation du visa. Petit casse-tête de logistique. Nous décidons donc de retourner à Vancouver pour régler les détails puisque c’est plus simple chez soi. Donc, commence la course aux visas. Après trois arrêts, on trouve enfin le consulat de Chine qui émet les visas de touristes! À notre grande surprise, il conserve nos passeports pour 4 jours. Ainsi, nous apprenons que les visas s’accumulent en série. Moi qui pensais au traitement parallèle!!!

En attendant, on avance la recherche pour les billets d’avion pour s’assurer que la clause assurance maladie est toujours valide même pour Maëlie. Après plusieurs recherches, nous apprenons que depuis le 15 juillet 2012, le Québec interdit aux compagnies d’assurance américaines d’assurer les Québécois. Après vérification, nous comprenons que cette nouvelle loi enlève toute assurance pour la condition de Maëlie. Nous sommes un peu… découragés… Nous chercherons une solution dans les jours qui suivent…


Nous prévoyons tout de même profiter de Squamish pour faire de l’escalade, du vélo de montagne et si tout se règle, retourner au Gorge pour la planche à voile avant le grand départ pour l’Asie à la fin septembre. On doit garder notre cerveau et notre corps en forme pour mieux réfléchir et trouver des solutions…!

 

 

2012 Août – Hood River OR – Le paradis de la planche à voile

Nous passons maintenant aux sports d’eau pour quelques semaines. Principalement la planche à voile… La deuxième grande amoureuse de Martin… J’espère!

Nous sommes donc situés sur le même terrain de camping pour plusieurs semaines au centre de l’action nautique. Avec comme chef de nos journées Monsieur le Vent. S’il vente le matin, les devoirs se font l’après-midi, s’il vente à l’est nous partons pour « Bob’s Beach », si c’est de l’ouest doux nous allons au « crochet » mais lorsque c’est plus fort c’est « Event Site »… Le vent est toujours un membre actif de notre gang qui nous accompagne sur la Rivière Columbia, dans « Le Gorge » pour les intimes de ce sport! Même si cette période semble plus calme et paisible, nous sommes tout de même toujours à la course et manquons toujours de temps pour terminer nos journées… C’est difficile les années sabbatiques!

Pour les progrès en planche, tout le monde dépasse les attentes. Les enfants sont franchement impressionnants. Kaïlane arrive à se tenir debout sans tomber et surtout se faire tirer par son frère sur la rivière. Loïkim arrive à tourner en eau calme. Maëlie comprend les manœuvres pour tourner et Médrick ne trouve plus que c’est le sport le plus nul au monde depuis qu’il arrive à planer et faire de la vitesse! Pour ma part, j’accumule les yeux au beurre noir car je ne suis pas assez obéissante… au vent! Par contre, j’arrive à traverser la rivière avec les pros dans une position de panique peu glorieuse, mais le plaisir est présent. Il reste parfois un peu de temps en fin de journée pour que Martin pratique ses jibes et ses figures acrobatiques. Il y a de l’espoir pour l’avenir mais je ne pense pas qu’il atteindra son objectif de faire des loops pour ses 40 ans! En parlant de défi, il y a une dame de 80 ans sur le site qui fait de la planche à voile. Le comble du positivisme c’est lorsqu’elle regarde des jeunes faires des loops à l’envers et qu’elle nous dit toute sérieuse : « J’espère être capable de faire ça un jour! »

Autre activité aquatique très populaire dans la région est le SUP (Stand Up Paddle). C’est une sorte de planche qui se pratique en ramant debout. Pour initier les enfants, nous les avons inscrits à des cours et à une compétition lors d’un festival en ville. Les enfants ont donc participé à la course selon leur groupe d’âge en compagnie d’une célébrité dans le monde de la planche, du surf et du SUP qui venait d’Hawaï pour faire la promotion de ce sport. Les enfants ont adoré leur journée en compagnie de Kay Lenny. Nous avons participé à un reportage et Loïkim a même gagné un prix de participation. On peut voir Kaïlane sur leur site internet lors de l’événement.

 

Comme nous avions aimé l’expérience, nous avons inscrit les enfants la fin de semaine suivante à une course à pied lors d’un autre festival de sport pour enfant. Kaïlane a trouvé son expérience éprouvante comme en témoigne la photo car elle était confrontée pour la première fois à la compétition et elle avait peur de nous décevoir si elle ne gagnait pas. Pauvre cocotte… Si elle avait su comment sa mère est peu compétitive dans les sports!

 

Entre les défis sur l’eau, les enfants ont une imagination inépuisable de projets (Merci à l’école Des Quatre-Saisons pour avoir transmis cette passion à notre gang). À tous les jours, nous pouvons observer leur créativité à l’œuvre. Ils ont préparé une présentation sur le vin (la passion de Martin semble contagieuse). Ils ont aussi travaillé sur la fabrication de confiture de mûres après les avoir cueilli…hum excellent! Ils prennent le temps d’écrire leurs informations en gang et de planifier leur présentation. D’autres projets sont à volets moins instructifs comme leur construction de cimetières de mouches dans la roulotte et la construction de tipi indien sur les sites de planche. Sans oublier le ramassage de bouteilles vides dans les poubelles pour se faire de l’argent. Par contre, leur activité favorite reste : « Can I pet the dog ? » Ils font la tournée du camping plusieurs fois par jour ainsi que sur les sites de planche. Nous espérons qu’avec le temps ils développeront d’autres phrases plus enrichissantes en anglais que leur unique réplique : « I don’t speak english ».

 

Les enfants nous font le beau cadeau tous les jours de leur bonne humeur, leur attitude toujours positive peu importe ce que nous leur proposons de faire. Il y a seulement entre 9 hrs et 11 hrs que c’est parfois plus difficile… Vive l’école! Nous réalisons que nous exigeons beaucoup d’efforts de leur part. Le matin c’est un défi intellectuel pour réussir leur année. L’après-midi on leur apprend à se dépasser physiquement en surmontant les limites de leur corps et de leur peur pour aller plus loin. Ils sont ensuite fiers de leur accomplissement. Finalement, il y a constamment le défi social de vivre dans une grande proximité avec ses frères et sœurs en partageant, en respectant et en acceptant les différences de chacun. Le soir, les quatre enfants doivent s’endormir dans un très petit espace en partageant le même rêve qu’ils choisissent ensembles avant de s’endormir.

 

Qui aurait cru que nous aurions un souper d’amoureux en tête à tête dans la nature pendant que les enfants soupent paisiblement à l’intérieur de la roulotte pendant… 10 minutes!

En parlant d’analyse psychologique, je fais présentement ma thèse sur l’équilibre mental des chauffeurs de train qui traversent notre camping à toutes les 15 à 30 minutes. Mon analyse est basée sur l’intensité du coup de klaxon, sa durée ainsi que sur le nombre de répétition. Je peux vous affirmer qu’il y en a un ou deux qui sont malheureux en amour selon l’agressivité déployée pour avertir de leur passage…!

 

 

2012 Août – Hood River, OR – La planche à voile (Médrick)

Je vais vous parler d’un sport. Un sport qui se pratique dans l’eau. ça s’appelle la planche à voile. Nous en faisons beaucoup. C’est un sport technique et d’équilibre. C’est un des plus difficile au monde.
Pour commencer, je vais vous nommez l’équipement qu’il faut pour plancher. En premier, le plus important est la planche et la voile. Il y a le mat qui est sur la planche et accroché sur la voile. Donc, la voile peut tenir. Le « boom«  est une grosse anneau en ovale qui fait le tour de la voile. Donc, on peut s’accrocher dessus et avancer. Mais il manque autre chose: Les ailerons qui servent à ne pas dériver. On peut en avoir un ou plusieurs, puis il y a le pied de mat qui tient le mat.
Il y a plusieurs lieux pour faire de la planche à voile. Nous pouvons en faire dans des lacs, c’est assez facile, dans une lagune où la aussi c’est facile. Par contre, dans une rivière ou dans la mer, c’est beaucoup plus difficile car le courant de la revière peut t’ammener très loin, si tu ne contrôles pas assez ta planche et ta voile. Puis, dans la mer, si nous sommes pas capable de revenir, nous pouvons traverser la mer et il y a de grosses vagues.
Maintenant, je vais vous parler de « l’échelle du Beaufort ». C’est la force du vent. Voici une description des cotations jusqu’à 12:

Quelles sont les différentes maneuvres en planche à voile?
Une maneuvre est une figure ou plusieurs mouvements pour tourner sur l’eau. Je vais vous en nommer quelques une…
1. Pour tourner, il y a un « tack » qui permet de touner en remontant le vent. Il y a plusieurs sortes de « tack ».
2. Un « jibe » permet de tourner dans le même sens que le vent. Lui aussi a plusieurs sortes comme exemple le « back wind » lorsque notre voile est face au vent.
3. Pour embarquer sur notre planche, on peut utiliser le tire-veille pour sortir notre voile de l’eau à l’aide d’une corde lorsqu’on est débutant. Ensuite, on utilise le « water start » ou le « beach start » qui sont semblables sauf que le « water » tu ne touches pas au fond de l’eau pour monter sur ta planche.
4. Le « back » et le « front loop » sont un tour dans les airs. Un tu tournes vers l’avant et l’autre vers l’arrière.

Moi, j’aime bien la planche à voile car j’aime aller vite. C’est très difficile. Avant, je n’arrivais pas à revenir à mon point de départ. Je devais toujours nager ou marcher sur le bord pour revenir. Maintenant, je suis capable. Pour aller plus vite, j’ai même réussi à le faire avec un seul aileron. Mais la seule chose que je n’aime pas, c’est l’eau froide.

J’espère que vous aimez mes textes car j’en ai plein d’autre à écrire. N’hésitez pas à m’écrire des questions si vous ne comprenez pas une partie de mon texte.