Juillet 2012 – Canmore AB – L’aventure commence…!

Après 7 journées de route, nous arrivons finalement le 11 juillet à notre première destination plein air… Canmore en Alberta! Chaque journée, nous avons la difficile tâche de choisir entre de magnifiques parois d’escalade ou d’extraordinaires sentiers de vélo de montagne. Les enfants aiment bien alterner les plaisirs. Les mêmes sports se poursuivent à Banff en ajoutant encore davantage de faunes vivantes pour agrémenter nos balades.

En vélo, parfois nous découvrons des sentiers accessibles pour toute la famille considérant que Kaïlane est accrochée derrière nous et que nous devons parfois jogger derrière Loïkim pour la pousser. Rouler en famille en forêt, sur le bord des falaises et en montagne… c’est parfait! À d’autres moments, Martin se lève plus tôt pour faire les expertes et Médrick m’accompagne en après-midi en vérifiant que je suis toujours derrière lui… Mon orgueil se porte très bien lorsque mon fils me dit : « Lâche pas maman, ça va bien aller ». Les filles progressent de façon surprenante. Nous avons beaucoup de plaisir à traverser les ponts, les rampes, les jumps, les roches et les racines… Seuls les moustiques sont de trop au rendez-vous.

En escalade, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux… Nous redécouvrons le plaisir de l’adrénaline et nous le communiquons aux enfants. Lorsqu’ils sont en pause dans le ruisseau, on se permet même de se donner plus de défis techniques. Profiter du Lake Louise au sommet de la montagne est une expérience géniale. Médrick et Maëlie ont préparé un texte pour expliquer en détail ces deux sports… Ils ont travaillé très fort pour le rédiger, le corriger et le taper… Loïkim,  vous parlera des animaux!

C’est fascinant de vivre et réaliser les parallèles entre notre voyage il y a 15 ans et celui en compagnie des enfants. Premier constat, nous avons les mêmes passions, mêmes intérêts et même plaisir dans les activités sauf que nous sommes plus gros, plus laids, plus vieux et plus pendants… Heureusement que l’amour est aussi plus présent! Nous avons découvert une urgence de profiter de chaque instant et de l’apprécier. La valeur du temps est importante. Pour ce qui est du quotidien, nous sommes heureux de profiter des panneaux solaires pour agrémenter notre qualité de vie sans frais et sans pollution. Nous recherchons la même économie écologique avec l’eau mais je ressens un plus grand besoin de propreté. Pour combler mon désir, mon homme me fait chauffer des poches d’eau par le soleil que je peux ensuite utiliser après mes journées de sueur… Même chose pour lui… Les odeurs sont moins « cute » après 15 ans… Par contre, nous ne cherchons plus à économiser dans les parcs…au contraire, nous voulons bien payer tous nos services en espérant que nos enfants pourront encore en bénéficier plus tard.

L’autre grande expérience et découverte est mon nouveau rôle de prof! Comme les enfants ont accepté de prendre aucune journée de congé depuis le début pour nous assurer d’être plus disponible lors des deux prochaines semaines avec mon cousin, sa femme et ses 4 filles, nous en sommes à notre 23ième journée consécutive d’école sans relâche (donc plus qu’un mois de fait). Un minimum de deux heures le matin pour les math et le français avec toutes les nouvelles matières à digérer (fraction, nombre décimaux, verbes, compréhension de lecture, etc) ainsi qu’une autre heure après le souper d’écriture et de lecture moins structurées mais tout aussi éducative. Pour les enfants, l’école occupe donc 3 heures de leur journée. Pour ma part, il me reste une autre heure chaque soir pour planifier, corriger et ajuster ma pédagogie pour les trois niveaux. Je pense que je réalise un petit plaisir enfouit à l’intérieur de chaque fille de jouer à la prof. C’est super surtout sachant que c’est un défi d’une seule année. Bravo à tous les profs! Nous réalisons que toutes les journées sont aussi des bassins d’apprentissage pour les enfants. Si j’écrivais certains matins, je dirais que les enfants sont magnifiques, ils sont motivés et stimulés par leurs apprentissages. D’autres matins, je voudrais crier au secours, je n’ai pas de patience et les enfants ne font pas d’efforts pour comprendre… Ce qui est certain c’est que ça progresse bien et que je suis fière de relever ce défi.

Finalement, tout le monde va bien et l’équilibre se maintient dans le groupe :

Martin est reparti en force avec son défi de maigrir… La crise de la quarantaine! Je pense que d’ici quelques jours une balance devrait rentrer dans ma roulotte pour que mon ingénieur préféré puisse analyser et « monitorer » ses moindres progrès!

De mon côté, j’ai décidé de l’accompagner dans son projet en bonifiant notre alimentation. J’ai décidé de faire découvrir les saveurs de la mer même si nous ne sommes pas sur un voilier. Alors j’ai cuisiné de la sole, du tilapia, de l’aiglefin, du thon, du saumon et de la goberge… Les trois premiers ont été tolérés à l’unanimité, les trois autres sont restés dans la catégorie : poison! Il faut comprendre que tout le monde avait horreur des poissons. Lorsque je veux leur donner une pause, je leur offre de nouvelles sortes de légumes. C’est loin des vacances aux cochonneries!

Médrick continue de nous démontrer sa force et son endurance. Nous avions pris la décision de n’apporter aucune poussette ou sac à dos pour transporter Kaïlane… Nous sommes donc très heureux d’avoir trouvé un nouveau modèle de luxe qu’on doit nourrir et éduquer mais en prime il peut fait rire sa petite sœur dans les nombreuses randonnées.

Maëlie continue d’être notre grande empathique qui est toujours prête à se sacrifier pour un peu d’amour et d’attention. Lorsque tout le monde abandonne un sentier de vélo de montagne à Kicking Horse à cause des moustiques et de la grosse pente, ma chère Maëlie décide de se sacrifier pour accompagner sa mère dans la pénible aventure. Évidemment son courage aura été récompensé par un moment génial mère-fille!

Loïkim continue de mettre du piquant dans nos journées avec son imagination débordante. Il faut juste se rappeler que lui parler des ours ou des tiques qui peuvent se fixer à nos jambes en lui montrant des images avant son dodo n’est pas une très bonne idée. L’imagination du soir se transforme en horribles aventures qui l’empêchent de s’endormir.

Tant qu’à Kaïlane, je ne sais pas ce qu’elle comprend de cette grande aventure et ce qu’elle va retenir mais je sais qu’elle accumule de l’affection et un grand sentiment de sécurité entouré par nous tous. Médrick qui la porte à travers tous les sentiers, Maëlie qui lui offre ses caresses inépuisables, Loïkim qui la submerge de toutes ses histoires. Elle a aussi appris à bien s’aggriper derrière son père qui lui fait parcourir des sentiers de cross-country malgré les gens qui nous regardent partir comme des extraterrestres. Finalement maman qui la retient au bout de sa corde de 16m de haut comme une grande courageuse d’escalade et qui lui raconte son histoire à chaque soir.

Nous amorcerons donc notre deux semaines de  « plus vraies » vacances avec mon cousins dans quelques jours!

Juillet 2012 – Banff AB- Les animaux (par Loïkim)

Bonjour, je vais vous parler des animaux de Banff.

Chien de prairie. Le chien de prairie est un petit rongeur à queue noire.

Ours noir. L’ours noir a un museau très allongé et il très colleux, il a des personnes qui en adoptent.

Wapiti: Les wapitis de Banff ne sont pas très peureux, ils marchent dans la rue. Nous en avons suivi un toute la journée.

Chèvre de montagne. Les chèvres de montagne vivent dans les montagnes de roches pour pas que les ours les mangent. Les chèvres de montagne sont très bonnes en escalade.
Il y a des photos…
Merci!
Loïkim xxx

Juillet 2012 – Canmore AB – Vélo de montagne (Maëlie)

Bonjour je vais vous parler du vélo de montagne. Le vélo de montagne se fait dans une montagne. C’est un sport très demandant. Je vais vous l’expliquer pour que vous ayez envi de le pratiquer comme moi.

Pour commencer, je vais vous parlez de l’équipement dont nous avons besoin pour faire du vélo de montagne. Nous avons besoin de grosses roues et de suspensions sur notre vélo. Une suspension est une chose pour amortir le coup quand nous fonçons sur une roche. Nous avons aussi besoin d’un casque pour protéger notre tête quand nous tombons. Pour faire de la descente, des protèges-coudes, genoux et tibias sont aussi utiles. Tu aurais aussi besoin d’un petit kit de réparation de crevaisons si tu prends une crevaison en plein chemin. Idéalement, tu devrais avoir du chasse-moustique parce qu’en forêt, il y a beaucoup de moustiques et de la crème solaire. Tu devrais avoir une carte de la montagne pour être sûre de ne pas te perdre dans la grosse montagne d’environs 110 sentiers. Et pour finir, tu auras besoin de vêtements spéciaux comme un t-shirt pour ne pas avoir chaud et un cuissard pour pas que notre « short » ne prenne dans le banc.
Il y a deux sortes de vélo de montagne: le cross-country et la descente. Le cross-country est une sorte de vélo que tu fais presque juste monter mais tu descends un peu en forêt. La descente, c’est que tu montes en téléphérique et tu descends en vélo.
En cross-country, il y a plusieurs sortes de sentiers. Il y en a des étroits dont il peut juste avoir une personne à la fois qui passe. Il y a ceux qui sont larges, tu peux entrer plusieurs personnes à la fois. Il y a ceux en asphalte et d’autres avec pleins de racines et de branches sur des copeaux de bois.
En vélo de montagne, il y a plusieurs niveaux. Le plus facile est un rond vert. Ensuite, il y a le carré bleu, après il un a le losange noir et les plus compliqués sont les doubles losanges noirs.

Pour pouvoir faire du vélo de montagne, il faut que tu aimes la nature, il faut que tu sois fort des jambes pour les montées, il faut que tu sois agile pour passer entre chaque tronc d’arbres et il faut que tu aimes les sensations fortes parce qu’en vélo de montagne il y en a beaucoup. Finalement, tu dois avoir un bon cardio pour les grosses pentes qui montent.

Maintenant, je vais vous parler de ce que j’aime en vélo de montagne. J’aime beaucoup faire ce sport à Québec car les sentiers sont comme je les aime. J’aime plus faire de la descente que du cross-country. Mes descentes préférés sont celles avec des racines et des roches. Je n’aime pas les sentiers asphaltés parce que c’est trop facile.
Merci et bonne lecture!
Maëlie xxx

Juillet 2012 – Canmore AB- L’escalade (Médrick)

Je vais vous présenter un sport que j’aime beaucoup. Il se pratique en montagne et c’est un sport d’adrénaline. Je vais vous en parler. L’escalade est un sport qui consiste à grimper sur de la roche attaché par une corde. Ce sport est beaucoup pratiqué à Canemore. Dans l’Ouest Canadien.

Pour pouvoir grimper, il faut de l’équipement comme un harnais qui sert à s’attacher avec la corde qui passe dans un mousqueton. Un mousueton est un anneau en métal qui peut s’ouvrir et se barrer. Pour pouvoir mieux grimper et moins user nos souliers, on utilise une paire de souliers spéciaux qui collent après la roche. En escalade, on ne grimpe pas tout seul, c’est un sport d’équipe. Il y a la personne qui grimpe et celle qui assure en bas. Pour assurer, on utilise un grigri, un A.T.C ou une plaquette. Ils fonctionnent tous pareils et servent à retenir la personne qui grimpe par la personne en bas. Si on a les mains mouillées, il y a un sac de poudre qui enlève la sueur. Puis, un casque pour ne pas se faire mal par les roches qui pourraient tomber. Lorsqu’on fait le premier de cordé, on a plusieurs objets:(dégaines, friends et coinsseurs.) Les friends et les coinsseurs servent à assurer notre sécurité dans une craque pour qu’elle soit bien coinssée. La dégaine est deux mousquetons attachés d’une corde pour les mettre dans les encrages fixes, des encrages sont des anneaux en métal mit sur la roche. Puis on attache la dégaine à la corde.

Maintenant je vais vous parler des sortes de grimpes. Il y a dans un gymnase c’est traditionnel. Ça peut se passer dans la nature aussi. Quand on le fait (top rope) ça veut dire que l’on fait le tour de la montagne pour monter en haut puis on met la corde à l’endroit où l’on veut grimper. Mais quand on ne peut pas faire le tour, alors nous devons faire le premier de cordé. On monte avec les dégaines et on les attache dans les encrages fixes. En redescendant, il faut enlever les dégaines pour que les autres puissent monter en sécurité. Mais s’il n’y a pas d’encrage, nous devons utiliser les coinsseurs que l’on vient insérer dans la craque. On peut aussi faire de l’escalade de glace mais cela demande tout un équipement sophistiqué.

Les niveaux sont pas mal spéciaux. Il y a le niveau 1 qui est de la marcha sur du plat. Le 2 est une randonnée. Le 3 est quand ça monte un peu dans une montagne. Le 4 commence à être difficile et le 5 on a besoin d’une corde pour être attaché. Le 5 a plusieurs niveaux:5.1, 5.2, 5.3, 5.4 … jusqu’à 5.9. C’était le max que le monde était capable de faire avant. Maintenant que l’on a inventé l’équipement spécialisé, ils se sont dit  »Si ça continue comme ça, on va se rendre jusqu’à 5.30 ». Donc ensuite, ils les ont numérotés avec des lettres, 5.10a, 5.10b, 5.10c et 5.10d. Ensuite, c’est 5.11a jusqu’à(d). Maitenant le dernier niveau est 5.15c.

Il y a plusieurs sortes de parois. Elles se nomment:

  •  »Face » : c’est quand la parois est droite avec des prises.
  • « Friction » : c’est lorsque la parois est à angle, mais n’a aucune prise. Il faut compter sur nos pieds.
  • « Overhang » (surplomb) : c’est très difficile. Ça monte à l’envers!
  • « Cheminée » : c’est entre 2 murs de roches. Il faut imiter le Père Noël en montant entre les 2 murs.
  • « Craque » : c’est celle qui fait parfois saigner les doigts. À Val-David, il y a une craque dont nos mains doivent saigner pour la réussir. Elle se nomme « Bloody hand ».
  • « Pocket » : ce sont des trous dans la roche que j’appelle le « fromage Suisse ».

J’ai déjà grimpé de toutes ces sortes. Mais il y en a aussi d’autres que je n’ai pas grimpé, comme:

  • « Multi-cordes » : elle nécessite plusieurs longueurs de cordes pour monter en haut. Et finalement:
  • « Aiguilles » : ce sont des roches en ronds vers le haut qui au bout, c’est tellement petit que quand on s’asseoit en haut, on prend toute la place! (c’est très épeurant)

 

Il existe différentes sortes de roches plus ou moins bonne pour grimper qui s’effritent ou ne s’effritent pas dont le gneiss, le granite et le calquaire.

C’est un sport extrême donc il y a des dangers. Je vais vous en nommer quelques un. Il est important d’avoir un casque parce que si la roche s’éfritte ou il y a des personnes qui marchent en haut et qu’une roche tombe sur ta tête, ça peut faire très mal. Il est aussi important de ne pas piler sur la corde car de petites roches s’infiltrent à l’intérieur et l’use. Donc, si nous sommes en train de grimper et que la corde cède c’est atroce. L’encrage est très important, s’il est mal vissé dans la roche et il lâche, ça peut être très dangeureux dépendamment de la hauteur que l’on est. Notre coéquipier est très important. S’il nous écoute mal, nous assure mal, il ne tient pas le grigri ou qu’il jase avec quelqu’un d’autre, notre vie est entre ses mains. C’est un sport d’équipe, il faut communiquer.

Moi, je fais de l’escalade depuis que j’ai cinq 5ans à peu près. J’aime bien l’escalade car quand je suis en haut et que je dois redescendre, ça fait toujours un peu de stresse, c’est pour ça que c’est un sport d’adrénaline. J’aime aussi ce sport parce qu’il demande de la force, de l’équilibre et de la confiance envers notre coéquipier. Ma parois préférée est le over hang parce que lorsqu’on est dans le surplomp, tu as toujours le sentiment de tomber même si tu es attaché comme au Lake Louise.

Alors c’était l’escalade, bientôt, je vais vous écrire  un autre texte sur la région des Rocheuses…
Bonne lecture… Merci!
Médrick

Juillet 2012 – Traversée du Canada – Bonne année!

L’heure des aurevoirs…

C’est touchant et émouvant de dire bonne année à tous ceux qu’on aime en plein mois de juin…! La tête déborde d’émotions contradictoires : culpabilité, angoisse, excitation,  joie, stresse, panique… Tout le monde qui nous souhaite : « Bonnes vacances! ». Euh…! Vacances? Pas certains… « Bon voyage! » Un peu mieux mais… on se prépare surtout pour une aventure familiale intense… Après réflexion on vote pour des Olympiques familiales… C’est un grand défi qui demande beaucoup de préparation, de passion et de désir de surmonter des obstacles pour ressentir un grand sentiment d’accomplissement. 24 heures sur 24 avec 4 enfants pour 400 jours c’est sûrement une intensité Olympique!

Nos Olympiques ont donc débuté vendredi le 29 juin 2012 à 17h00 lorsque nous devenons des itinérants sans domicile fixe, sans téléphone et sans emploi. L’aventure commence par quatre journées à mettre toute notre vie dans des petites boîtes dans un coin du sous-sol. Je ne peux pas croire que nous arriverons à passer une année dans une « petite » roulotte (du moins par rapport à la maison) et pire encore lorsque sera venu le temps de l’abandonner pour nos sacs à dos.

Malgré l’aide réelle et inattendue des enfants qui espèrent partir le plus tôt possible, je sens comme une vague de panique. Ma voisine qui revient d’une semaine en voilier me « rassure » en me disant qu’il paraît que le sentiment d’être à l’étroit devrait empirer d’un pied par jour. Merci pour le réconfort! Je passe tout mon temps à dire à mon homme que j’ai vieilli et que je ne suis plus faite pour ce genre d’aventure précaire. Il me regarde en souriant…! Je me sens seul dans ma panique sans possibilité de me retrouver seul pour m’apitoyer sur mon sort.

On arrive finalement à quitter St-Hubert le mercredi 4 juillet vers 15h00 avec Médrick qui nous joue sa touchante interprétation de « Some one like you » de Adèle au piano pendant que Kaïlane refuse de prendre une photo, Loïkim rouspète et Maëlie pleure sa maladresse douloureuse… Bon disons que ce n’était pas comme dans les rêves mais nous partons enfin en argumentant sur le bon chemin à prendre! C’est la réalité…!

On doit affronter 5000km de route pour se rendre à destination de Vancouver. Avec optimisme, on espère arriver dans une dizaine de jours. Alors on roule, on roule et… on roule! Entre les odeurs des toilettes de la roulotte, le frigo trop petit et la proximité dans le pick up, la panique et la vieillesse se fait sentir pendant deux jours… Ensuite, malgré les bons conseils de ma voisine, je sens l’aventure prendre un tournant plus positif… J’arrive même à trouver ma roulotte plus grande.

Toutes les journées commencent avec beaucoup de rigueur. Depuis déjà plus d’une semaine les enfants ont commencé l’école. Les deux premières heures sont exclusivement réservées aux travaux scolaires. À ma grande surprise, tout le monde fait les efforts nécessaires pour réaliser leur année. Ma planification semble réaliste. Ensuite, on roule et on fait des arrêts pour se dégourdir. Depuis le début nous avons eu la chance de trouver sur notre passage de magnifiques arrêts routier sur le bord d’une plage. Les enfants s’amusent et se baignent. On poursuit la route, on écoute des films et tout le monde écrit son journal de voyage pendant que le souper se prépare et que Maëlie fait ses traitements. On dirait presqu’on s’est trouvé une belle routine… C’est l’équilibre… Le ministère de la santé émotive est comblé.

Pour mon homme, il maintient le cap de son pick up en nous conduisant heure après heure en toute sécurité vers notre destination. Son cerveau est rempli de calculs pour la batterie de son panneau solaire, la répartition du poids du véhicule, la vidange de nos excréments et s’assurer de la qualité de notre eau… Le ministère du transport est bien occupé.

Du côté des enfants, Kaïlane est fière d’apprendre l’anglais. Elle veut savoir comment rire en anglais. Elle affirme qu’elle connaît maintenant l’anglais : cat, duck et… fuck you! Loïkim nous rapporte des poissons pourris qu’elle cache dans sa chambre sous son lit. Ils puent tellement, après deux jours qu’elle pense mourir intoxiquée. Maëlie observe chacune des paroles qu’on nomme pour les analyser. On se croirait observé à la loupe. (Je ne sais pas à qui elle ressemble celle-là!). Finalement Médrick se démarque avec sa concentration exceptionnelle lors des devoirs malgré tout le monde qui parle. D’ailleurs, il a eu du plaisir à composer un texte pour le blogue sur Louis Riel suite à la visite de sa maison. Bonne lecture à tous dans la section enfant!

Juillet 2012 -Ste-Boniface MB – Louis Riel (Médrick)

Bonjour, aujourd’hui, je vais vous parler de Louis Riel. Il a été populaire parce qu’il a voulu sauver les Métis. (Les Métis sont un mélange de deux cultures). Il voulait protéger les Métis pour qu’ils aillent leurs droits eux aussi car ils étaient mal traités.

Louis Riel est le père du Manitoba. Il a habité près de deux rivières, il était entre les deux rivières. Elles s’appellent la « rivière Rouge » et « de la Seine ». Dans son temps, le monde avait des terres qui s’appellent une seigneurie. Les seigneuries étaient faites en long pour avoir accès à l’eau en tout temps. Si elles étaient en carrées, plusieurs fermiers n’auraient pas accès à l’eau et vivre serait beaucoup plus difficile.

Maintenant, je vais vous parler de sa maison. Elle a été construite vers 1870. Elle est vieille de 140 ans.

La femme de Louis Riel s’appelle Margerite. Il a cinq frères et quatre soeurs.

Tous les matelats de cette maison sont en paille. Les lits sont fait en morceaux de bois et pour soutenir le matelats, il y a de grosses cordes avec un noeud. ll a un rouet qui sert à fabriquer la corde avec de la laine de moutons. La machine à coudre est à la main et en métal. Ils se lavaient avec un pot d’eau. lls trempaient une serviette dans le pot et se lavaient. Pour atteindre le sous-sol, il fallait lever une trape. Parce qu’il n’avait pas de frigidaire, il fallait accrocher la viande sur des crochets pour la faire sècher. De plus, les brosses à dent étaient faites de poils de porc et les brosses en poil de chevaux. Finalement, les femmes portaient des « faux cul » pour se bomber les fesses et des corsets pour remonter leur poitrine.

Il est mort en 1885 en étant pendu. C’est grâce à lui qu’en plein milieu du Canada l’on parle encore français

Médrick.